II. MELCHA, ii! le de Salphaad. Voy. Nombres, xxvi
I. MELGHI , fils de Joanné et père de Lévi dans la généalogie du Sauveur. Voy. Luc, m, 24.
II. MELCHI, fils d'Addi et père de Néri, un des aïeux de Jésus -Christ selon la chair. Voy. Luc, ni , 28.
MELCHIADE ou MILTIADE /Saint), pape, né en Afrique, mort le 15 janvier 314, succéda â saint Eusèbe l'an 310. 11 obtint de l'empereur Maxence que l'on rendit aux chrétiens tout ce qu'on leur avait enlevé pendant les persécutions; et, d'après l'ordre du grand Constantin, il assembla à Rome un concile contre les donatistes, en 313. L'Église honore sa mémoire le 10 décembre. Saint Silvestre lui succéda. Voy. Valois, Dissertât, hist. du schisme des donatistes. Tillemont, Mémoires, tom. VI, art. 13-16 de son Histoire des donatistes. Richard et Giraud. Platina. De Vitis Pontif. Romanor. Un o ni us, Annat. Gact. Moroni, vol. XLIV, p. 149-150. Le Diction, de la theol. caihol.
I. MELCHIAS , fils d'Athanaî et père de Basaïa, appartenait à la race des lévites. Voy. I Paralip., vi, 40.
II. MELCHIAS , filsdeMaasaî et père de Phassur. Voy. I Paralip., IX, 12. Jérémie, XXI, 1.
III. MELCHIAS , chef de la cinquième famille des vingt -quatre familles sacerdotales. Voy. I Paralip., xxiv, 9.
IV. MELCHIAS, juif qui, au retour de la captivité, fut obligé de répudier la femme étrangère
Îu'il avait épousée en violation de la loi. Voy. Esdr..x,25.
V. MELCHIAS, fils de Hérem.aida a bâtir la moitié d'une rue à Jérusalem, après le retour de la captivité de Babylone. Voy. II Esdr.,m,ll.
VI. MELCHIAS, fils de Rachab, chef ou seigneur de Béthacaram , fit bâtir à Jérusalem la porte appelée du Fumier. Voy. II Esdr., m, 14.
VII. MELCHIAS, fils d'un orfèvre, fit construire plusieurs maisons, et contribua puissamment à rebâtir Jérusalem. Voy. II Esdr., m, 30.31.
VIII. MELCHIAS, fils d Énan, père d'Achitob et aïeul de Judith. Voy. Judith, vm, 1.
MELCHIEL, fils de Béria et petit-fils d'Aser, était â la tétc de la famille des Melchiélites du temps de Moïse. Voy. Nombres, xxvi. 45.
MELCHIOR. Y'»,. Canus.
MELCHIRAM, fils du roi Jéchonias. Voy.
I Paralip., m , 18.
MELCHISÉDECH, roi de Salem et prêtre du Très-Haut, vint â la rencontre d'Abraham, qui venait de remporter la victoire sur les quatre rois ligués qui avaient emmené Loth. Melchisé.lech bénit Abraham et lui présenta du pain et du vin, ou, selon ïexplication des saints Pères, offrit le pain et le vin en sacrifice au Seigneur. L'Écriture ne nous apprend rien de plus sur Melchisédech , dont elle ne fait connaître ni le père ni la mère, ni le lieu natal, ni l'époque de la mort. En ce sens il était, comme dit saint Paul, la figure de Jésus-Christ, qui est le prêtre éternel selon l'Ordre de Melchisédech , et non pas selon l'Ordre d'Aaron, dont on connait l'o-
MÊLÉ
MÊLE
rigine, la vie et la mort. Voy. Genèse, xnr, 18. Épitre aux Ilébr., vu. Christ. Schlegel, Dissertât. imprimée à la fin du Comment, de Louis Tena sur l'Épltre aux Hébreux. D. Calmet, Dissertât, sur Melchisédech, insérée à la téte de son Comment, sur rt'fiitrc aux Hébreux. Richard et Giraud. Feller.
MELCHISÉDÉCIENS (Melchisedechiani), hérétiques du m* siècle que l'on appela ainsi parce qu'ils disaient que Melchisédech était une vertu céleste supérieure à Jésus-Christ même, puisque Melchisédech était le médiateur des anges, tandis que Jésus -Christ n'était que celui des hommes. Ils prétendaient, en outre, que le sacerdoce de Jésus-Christ était formé sur le modèle de celui de Melchisédech, selon les paroles du psaume Cix : t Vous êtes prêtre éternel selon l'Ordre de Melchisédech. » L'auteur de cette secte était un nommé Théodote, de sorte que les melchisédéciens ajoutèrent seulement à l'hérésie des théodotiens ce qui regardait la personne de Melchisédech. Une autre sorte de melchisédéciens, nommés aussi Attinutmi, est mentionnée narCédrèneet Zonare. Ils demeuraient principalement dans la Phrygie, ne recevaient pas la circoncision et n'observaient pas le sabbat. Ils ne prenaient rien à personne avec la main, et ne recevaient rien de personne; ils mettaient à terre ce qu'ils voulaient offrir, et prenaient à terre ce qu'on leur offrait. Ils avaient une grande vénération pour Melchisédech. Voy. Epiphan., Hœres. lv. D. Calmet, Diction, de ta Bible. Bergier, Diction, de théol. Richard et Giraud. Ploquel, Diction, des hérésies. Gaet. Moroni, vol. XLIV, p. 150-151.
MELCHISOA, troisième fils de Saûl. Voy.
I Rois. XXXI, 2.
MELCHITES ou MELQDITES (Melehita>), nom donné aux chrétiens orientaux qui suivent la doctrine du concile de Chalcédoine sur l'incarnation de Jésus-Christ, et reconnaissent en lui deux natures et une personne. Lorsque Dioscore, patriarche d'Alexandrie, eut été condamné par le concile de Chalcédoine, un schisme éclata a Alexandrie et à Antioche entre les catholiques
en syriaque, signifie royalistes ou impériaux , parce qu'ils se conformaient à l'édit de l'empereur Marcien pour la réception du concile. Le nom de metchites a subsisté, et a désigné pendant longtemps ceux qui étaient unis a l'Église catholique. Depuis le schisme des Grecs, il désigne ceux qui sont unis au patriarche de Constantinople et qui se servent des mêmes liturgies. A l'exception de quelques points peu importants sur les cérémonies et la discipline ecclésiastiques, ils ont les mêmes sentiments que les Grecs schématiques; c'est pour cela qu on leur donne indifféremment le nom de arers et de melchites. Ils ont traduit en arabe l'Eucoloue des Grecs , ainsi que plusieurs autres livres de l'office ecclésiastique, les canons des conciles, etc. Voy. la Perpétuité de ta foi, tom. 1 et IV. Le P. Le Brun, Explicat. de la messe, tom. II, p. 448. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de theol. Gaet. Moroni, qui, toI. XLIV, p. 151-162, fait l'histoire détaillée des melchites, et cite un certain nombre d'auteurs qui ont écrit sur ces chrétiens orientaux.
MELGHOM. le même que Moloch, était le Dieu des Ammonites. Voy. Moloch.
MELDJS. Voy. M eaux.
MELE. Voy. Méloé.
MÉLÉA, fila de Memma <t pér« d'Eliakim,
' un des aïeux de Jésus Christ. Voy* Luc, m, 31.
I. MELECE dit le Grand (Saint), né à Mélitène, dans la petite Arménie, mort à Constantinople en 381 , fut appelé en 357 au siège de Sébaste, à la place d'hustathe , qui venait d'être déposé comme partisan de l'arianisme. Il y eut un certain nombre de catholiques qui refusèrent de reconnaître Mélèce, sous prétexte que les Ariens ayant eu part à son élection , elle devait être regardée comme irrégulière. Mélèce tenta de ramener son troupeau a la foi; mais, voyant l'inutilité de ses efforts, il se retira à Bérée, d'où il fut appelé à Antioche pour occuper le siège de cette ville. Un mois s'était à peine écoulé qu'il fut déposé et exilé par les schismatiques, parce qu'il avait prononcé devant le peuple un discours dans lequel il défendait chaleureusement l'orthodoxie. Rappelé par Julien en 362, il trouva son siège occupé par Paulin, que les Ariens y avaient placé, mais qui était d'une grande piété. Par un sage accommodement avec cet évêque Mélèce apaisa la division qui s'était mise parmi les catholiques. Il assista à plusieurs conciles, dont le dernier fut le concile général de Constantinople. Les Grecs et les Latins célèbrent sa fête le 12 février. Saint Épiphane, évêque de Salami ne ou Constance en Chypre, nous a conservé le discours que saint Mélèce prononça devant l'empereur Constance en faveur de l'orthodoxie , et on trouve dans les Œuvres de saint Chrysostome le panégyrique prononcé par ce Père, Van 3H*i, sur le tombeau du sjint évêque d'Antioche. Voy. Épiphan., P«naru/»i.Tillemont, Mémoires, t. VU. Bollandus, Acta S<mctorum. Richard et Giraud. L'abbé G u il In ii, Biblioth. choisie des Pères de f Église, tom. XX. Michand. Feller. Gaet. Moroni, vol. XLIV, p. 163-164. La Nouv. Biogr. génér.
II. MÊLÈCE (Mefirim, Melitius), évêque de Lycopolis d Egypte, dans la Thébaïde, mort vers Van 326, fut déposé dans un synode, tenu vers 305. par saint Pierre d'Alexandrie, pour avoir sacrifié aux idoles pendant la persécution ; mais, au lieu d'accepter avec soumission la pénitence qui lui était imposée, il se répandit en invectives contre ses juges, et devint leur dénonciateur auprès des ennemis du nom chrétien. Le concile d'Alexandrie condamna Mélèce et tous ses adhérents ; celui de Nicée , tenu l'an 325, usant de clémence , lui conserva son titre d'évèque à condition qu'il cesserait de troubler son successeur. L'indocile prélat persévéra dans son schisme jusqu'à sa mort. Voy, Feller. Michaud. Compar. Mflêtiens, n° II.
III. MÉLÈCE SYRIGUE ou SYRIQUE, protosyncellc de l'église métropolitaine de Constantinople, né en Crète l'an 1585 ou 1586, mort à Galata en 1662 ou 1664, fut choisi par son patriarche, comme le plus savant théologien grec, pour se rendre en Moldavie afin d examiner une Confession de foi composée par le clergé de Russie , et qui a été adoptée depuis par toutes les Eglises d'Orient; elle a p aru à Rome en 1581 . Parmi les ouvrages de Mélèce on remarque surtout la Béfutation de la Confession de l'Église orientale, donnée, en grec et en latin, par Cyrille Lucar, patriarche de Constantinople; on en trouve, dans le IIP vol. de la Perpétuité de la foi, un extrait, qui a été réimprimé dans l'ouvrage do Richard Simon, inti-» tulé: De ta Créance de t Église orientale sur la Transubstantiation ; 1687. Voy. Richard et Giraud. Feller. Michaud.