I. MENAGHEM ou MENAHEM
MIPPANO, savant rabbin italien, né à Fano , florissait à la fin du xvi» siècle. Nous citerons parmi ses ouvrages : 1B Dix Traités cabalistiques selon les principes du rabbin Isaac Loria ou Luria ; les trois premiers de ces traités, savoir : Investigation au Jugement, La Mère de tout vivant, et Trtnté des attributs de Dieu , parurent à Cracovie, 1514; Venise. 1587; Amsterdam, 16i9j Francfort, 1678, in-4°; le quatrième, intitule Colombe du silence, parut à Amsterdam, 1619,1648. in-4°: le cinquième, Monde petit, Wimmersdorf , 1675, in-4» (et avec le sixième, Armées de Dieu), Hambourg, 1653, in-4"; les trois derniers sont restés inédits, ainsi que plusieurs traités cabalistiques. Voy. Wolf, Biblioth. //ebrœa. tom. I, p. 771-774.
II.MENACHEM ou MENAHEM-BEN-IEHOU- DA DE LONZANO, rabbin italien qui vivait au xvi* siècle, est très-connu par un ouvrage intitulé Deux Mains, dont la 1" édition a paru à Constantinople, et la 2« à Venise, en 1618, in-4°. Ces Deux Mains sont les deux parties dont se compose son livre. Dans la 1", qui est intitulée du pauvre, et qui a cinq doigts avec cha-
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on litre particulier, Menachem donne des instruction* «ai copistes du texte sacré, traite des de\oir> qu ont à remplir chaque jour les prêtres et le» lévites, etc. Dans la 3*, intitulée Alain du m, et dont chacun des cinq doigts porte aa titre particulier, l'auteur traite également difen sujets, parmi lesquels on remarque une explication de la loi . des prophètes et des hiporriphes. Voy. Wolf, BibUotheca Hebrœa, torn. I. p. 765-767, qui donne des détails sur cet importait ouvrage. Le R. P. Gabriel Fabricy, fie Tire» primitifs de ta révélation, tom. Il, p. &l£o. not.
III MENACHEM ou MENAHEM - BEN -ZE iiCfl m ZÉRAH , rabbin, né à Estella, dans le royaume de Navarre, où son père, exilé de France, s'était retiré en 1306, mourut à Tolède *m 1375. Forcé de quitter Estella à cause de h persécution soulevée contre les Juifs, il se rtfu^u à Tolède, et de là, en 1331, à Alcala, où il exerça les fonctions de prédicateur et de rabbu\ juvqu'en 1368, année pendant laquelle la nooTelle guerre lui fit perdre tout ce qu'il possedail, et l'obligea de retourner à Tolède. On a de lai un ouvrage dédié à son bienfaiteur Samuel Abarbanel, et intitulé Provisions pour ta n+ie ; Ferrare, 1551, in-*8, et avec des additions ; Saltonette, sans date. Ce livre, divisé en 5 traité*, et qui contient 317 chapitres, est très-esfcrn* parmi les juifs; l'auteur y traite des rites jBOaique». des prières et des bénédictions, des choses licites et illicites, des devoirs des femmes, éa *abbat et des fêtes, des quatre jeûnes et du demi, du Messie, de la résurrection des morts, etc. Voy. Wolf, Bibtioth. Hebr., tom. I, p. 704- X5. De Rossi. Dtzion. storico degli Autori ebrei, •eh 11. p. 49-60.
IV MENACHEM ou MENAHEM DE RECA- KATI, rabbin italien, mort en 1290. Il s'est rendu célèbre parmi les juifs par son grand savoir. On a de lui : 1* L* Livre des Jugements; Bologne, 1538, in-4*; ce sont des décisions léçales, morales et cérémonielles ; — 2« Raisons des précepte*; Constantinople, 1544, in-8»; Baie, 15RI, in-4- ; il y explique tous les préceptes afarmatifs et négatifs, et montre dans que! esprit le» prières doivent être adressées à Dieu ; — > (Commentaire cabalistique sur la toi, d'après le Zohar; Venise, 1523; corrigé et augmenté i ta Index, 1545; Bile, 1581, in-4", et avec une etpucataon, Lublin,1595, in-fol.. — 4*plusieurs *«tre» écrits , dont on trouve les titres dans Woil2ltibàoth. Hebrœa, tom. I, p. 776,777.
ML*' ANDRE (Menender), disciple de Simon lt MàfKien, né comme lui dans la Samarie, came hu aussi 6t profession de magie. 11 enseignait : 1* qu'il était cette vertu souveraine
'•• an.* a tout le monde et envoyée pai les puissance* invisibles pour le salut do genre humain; f> que quiconque ne se ferait pas baptiser en ton nom ne pourrait être sauvé, et que ceux qui recevraient son baptême ne seraient sujets ni à la vieillesse ni à la mort; 3° que Jé- «w- Christ n'était pas véritablement homme; 4* que les anges avaient créé le monde , mais quon pouvait les surmonter par des prestiges, et qs'uS étaient plus faibles que les démons. Fcy. IgnaL, Eput. ad Troll. Justin., Urat. ad Antmm. Iren-, 1. I , c. il. Tertull., De Anima, c. t, et De Pnr scnpt. , c. XLVi. Euseb., Hist. écrie t., L gL c. XXVI- Epiphan., Hêtres, xxn. Nicéphor*, LlII,c XJJ. Labbé Pluquet, Diction, des *rtne*. Bergier, Dtrti> < de théot. Richard et Girand. C mpar. Dosithée, n° III. Gnose, Siwv n« XliT . .
XZXANDR1ENS ( Menendnam) , nom dune
des plus anciennes sectes de gnostiques dont te chef fut Ménandre. Us étaient très-nombreux à
Antioche ; il y en avait encore du temps de saint Justin ; mais il y a beaucoup d'apparence qu'ils se confondirent bientôt avec les autres sectes de gnostiques. Voy. Ménandre.
MÉNANDRINO For/. Maksile, n* I.
I. MÉNARD (Claude), historien et érudit, né À Saimiur en 1574 ou 1580, mort dans l'Anjou en 1652, fut d'abord lieutenant de la prévôté d'Angers. Il partageait son temps entre les pratiques de pieté, les devoirs de charité et les études historiques. Il eut beaucoup de part aux réformes de plusieurs couvents de l'Anjou , et , après la mort de sa femme, il reçut les ordres sacrés. Presque tous ses enfants entrèrent en religion. Parmi ses ouvrages, nous citerons : 1° Reeherclteet advissur le corps de saint Jacqwle Majeur; Angers, 1610, in-8»; — 2» S. Augustin, contra secundum Juliani responsiontm operis imper feeti Lih. lt priores nunc primian editi , avec le traité De Gestis Pelagii , du même Père; Paris, 1617, in-8°; — 3° S. Hieronymi Stridionensts tndiculus de hœresihus Judm)rurn ; ibid., 1617, in-8°; — 4° Histoire de saint Louis, par Joinville ; ibid., 1617, in-4»; — 5» L'Allumer de la crèche avec la croix: ibid., 1620. Voy. Michaud , Biogr. univers., et la Souv. Biogr. génér.; on trouve dans ces deux ouvrages la liste des autres écrite de Claude Ménard.
II. MENARD ou METNARD (François), né à Stellenworf, en Frise, l'an 1570, mort en 1623 à Poitiers, où il vint s'établir encore jeune, et où il fut d'abord professeur d'humanités, puis de droit. Outre son Regicidium detvxtatum , quassitum, pnecautuin, composé ù l'occasion de la mort d'Henri IV, et ses Orationes légitima, dissertations oratoires sur divers sujets, on lui doit : 1* Dispututiones de juribus episcoporum; Poitiers, 1612, in-8»; — 2° des Notes sur la Vie de sainte Radégonde et sur la Règle de saint Césnire, publiées par Charles Pidoux; ibid., 1621. Voy. Dreux du Radier, Hist. Uttér. du Poitou. Michaud. Riogr. tmivers. La Noue. Biogr. génér.
III. MÉNARD (Jean ), prieur d'Aubord et membre de l'académie de Nimes, né dans cette ville en 1637, mort l'an 1710, jouit de l'estime et de la confiance de l'évéque Sé^uier, qui le fit promoteur du diocèse. Fléchier, successeur de Séguier, fit de Mcnard son confident le plus intime et son ami le plus cher. Nous avons du prieur d'Aubord : 1° un ouvrage de morale intitulé Paraphrase sur f Ecclésiastique ; 1710, in-8" dont I impression ne fut achevée qu'après sa mort; — 2e plusieurs ouvrages du même genre; — 3° un recueil de Sermons et A'Oraisuns funèbres prononcés en divers lieux : mais aucun de ces divers écrits n'a été publié. Voy. le Joum. des .S«twtf*,1710. Michaud, au Supplém.
IV. MÉNARD (Jean de LA N0Ë-), premier directeur de la communauté ecclésiastique de Saint-Clément, né à Nantes en 1650, mort l'an 1717, vint à Paris en 1669, et s'y fit recevoir avocat au parlement. Il obtint de grands succès au barreau ; mais des scrupules de conscience le déterminèrent a entrerdans l'état ecclésiastique. 11 dirigea avec honneur, pendant trente ans, le séminaire de Nantes , établit une maison du Bon-Pasteur, dont, par humilité, il ne voulut jamais être supérieur, et convertit un grand nombre d'hérétiques. 11 a donné : U Catéchisme de Santés; 1695. in-8°, 2» édit.; cet ouvrage, qui a été approuve par quelques évéques. a eu de nombreuses éditions. Sa Vie a été publiée à Bruxelles en 1734, in-12, par l'abbé Gourmeaux, curé de Saint-Louis à Gien, grand partisan des
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miracles du fameux diacre Paris ; cette vie ne
Eut obtenir de paraître en France avec approation; l'auteur fut même exilé en Auvergne. Il donnait l'histoire du culte de la Noë-Ménard et la relation des prétendus miracles opérés sur son tombeau. L'abbé Ménard avait accepté la bulle Unigenitus en 1714; il en appela ensuite dans le premier soulèvement qui eut lieu après la mort de Louis XIV, et il n'a pas eu le temps de revenir sur cette démarche. Voy. Richard et Giraud. Feller. Michaud. La iïouv. Btoyr. génér.
V. MÉNARD ( Léon ), conseiller au présidial de Nimes, né à Tarascon l'an 1706, mort à Paris en 1707, se livra à une étude approfondie de l'histoire et des antiquités. Il fut membre de l'Académie des inscriptions, ainsi que des académies de Lyon et de Marseille. 11 a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Histoire des évéques de Shnes; 1737, 2 vol. in-12; — 2° Histoire civile, ecclésiastique et littéraire de In ville de Nimes, avec des notes et les preuves; Paris, 1750-1758 , 7 vol. in-4°; on en a donné un Abrégé continué jusqu'en 17U0; Nimes, 1831-1833, 3 vol. in-8«; — 3» Réfutation du sentiment de Voltaire, qui traite d'ouvrage supposé le Testament du cardinal de Richelieu; 1750, in-12;
— 4» Vie de Fléchicr, à la tête d'une édition qu'il a donnée des Œuvres de cet évéque ; in-4°. I ou. le Journ. des Savants, 1738, 1743, 1748 et 1750. La France littéraire. Richard et Giraud. Le Beau, Eloge de Ménard , dans les Mémoires de ÏAcad. des inscriptions, tom. XXXVI. Le Nécrolnge des hommes illustres de la France, 1770. Michaud, Biof/r. univers. La Nom. Biogr. génér.
VI. MÉNARD (Nicolas- Hugues), bénédictin de la congrégation de Saint- Maur, né à Paris, en 1585, et mort à Saint-Germain-des-Prés , en la même ville, l'an 1644, obtint de grands succès comme prédicateur, et professa la rhétorique à Cluny. 11 a laissé : 1° Marlyrologium SS. Ord. S. Benedicti; Paris, 1(529, in-8»; c'est le martyrologe d'Arnoul Wion, enrichi de notes et d'observations fort amples ; — 2° Concordia regularum, auctore S. Benedicto. Aniano abbate, nunc primum édita ex Bibtioth. Floriacensis monnsterii , notisque et observationibus illustrata; ibid., 1638, in-8»; — 3° D. Gregorii papa», cognomento Magni, Liber Sacramentorum, nunc demum correctior et locupletior, editus ex Missali Mss. S. Eligii, etc.; ibid., 1642, in-4»;
— 4° De unico Dyonisio Areopagitica, Athenarum et Parisiorum episcopo ; ibid., 1643, in-S'; ouvrage dirigé contre le chanoine de Launoy ;
— 5° S. Barnabe, apostoli, Epistola catholica; ibid., 1645; ouvrage publié, après la mort de Ménard, par D. Luc d'Achéry. Voy. le Jourti. des Sav., 1665, 1666, 1695 et 1705. Nicéron, Mémoires, tom. XXII. D. Le Cerf, Bibliotb. histor. et Crit. des Auteurs de la Congr. de Saint- Maur. D. Tassin, Hist. littér. de la Orner, de Saint-Maur, p. 18. Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Souv. Bioyr. génér.
VU. MÉNARD (Pierre), avocat au parlement de Paris, né à Tours en I60t>, ou 1611, ou 1626, mort l'an 1685 ou 1701, a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels on cite : Vita B. Martini et Gregoni Turonensis chronologia, cum notts, insérées dans Jean Maan, Sancta et metropolitana Ecctesia Turonensis , etc., sous le nom latinisé de Petrus Menander. Voy. les Mémoires de Trévoux, janv. et févr. 170i. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. Michaud, au Supplém. La Nouv. Biogr. génér.
MENARDA1E ou MÊNARDAYE (De la), prêtre de Paris, vivait au xvnic Mècle. On a de
lui : Examen et discussion critique de l'histoire des diables de Loudun , de la possession des religieuses ursulines, et de la condamnation d'Urbain Grtmdier ; Liège , 1749.
* MENASSÉ. ou mieux, selon l'hébreu, Menasthsché. Comme beaucoup d'auteurs employant Manassé au lieu de Menasse ou Mrnaschsché, on devra chercher à Manassé les personnages qu'on ne trouvera pas ici à Me-
' MENASSE -BEN - ISRAËL . 61, de ta*, . rabbin , un des plus laborieux et des plus habiles écrivains juifs, né à Lisbonne en 1604, mort à Middelbourg en 1659, fut nommé, à l'âge de dix-huit ans, directeur de la synagogue d'Amsterdam. L'an 1656, il passa en Angleterre dans le but de demander le rappel de ses coreligionnaires; mais ses démarches n'obtinrent aucun résultat. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons : 1° Le Livre des figures de raoba, en hébreu ; la l1* part., qui a para à Amsterdam en 1628, contient un catalogue des passages du Pentateuque cités dans le Midratch rtabba; dans la 2* part., qui a paru en 1678, on trouve le catalogue des passages des cinq Meghilloth , cités dans le même ouvrage; — 2» Mischnaïoth ; Amsterdam, 1631 ,
1637, in-8»; ce sont les cinq Ordres de la Mtschna avec de courtes remarques; —3» El Conciliudor o de la convenientia ; de los.laaares de lai Escripturas ; Amsterdam, 1632-1651, quatre part. in-4°; cet ouvrage, qui a pour but de concilier 472 passages de l'Ancien Testament qm paraissent se contredire, a été traduit en latin par Vossius , Amsterdam, 1633-1667, in-4*, et en anglais par Linds; Londres. 1842, 2 vol. in-4° ; — 48 De Çreatione Probtemata xxx ; Amsterdam, 1635, in-8» ; — 5° De la Resurreccion de los muertes ; ibid., 1636, in-12 ; livre qui a été mis à l'/nrfex (decr. 3 aug. 1656); — 6° Libri /// de termina vitœ; ibid., 1639, in-8»; cet ouvrage a eu plusieurs éditions; — 7° De la Fragilidad humana; ibid., 1642, in-4°; ce livre traite du péché originel et de la chute de l'homme ; — 8° Piedra gtoriosa de ta estatua de Nebucadnezar ; ibid., 1655, in-12; c'est une explication du 2° chap. de Daniel ; — 9e A'*/>erança de Israël; ibid , 1050, in-8»; trad. en anglais, Londres, 1651, in-4°; en hébreu, Amsterdam, 1698; en juif-allemand , ibid., 1691, in-8°, en hollandais , ibid., 1666, in-12 ; — 10» Livre du souffle de vie, en hébreu ; Amsterdam, 16ô2, in-4° ; ce livre traite de l'immortalité de l'ime, de ses rapports avec le corps, et de ses destinées futures; le premier chapitre a été traduit en allemand par Springer ; Breslau, 1714, m-*-. Menassé a laissé des ouvrages inédits. On lui doit encore la publication de plusieurs éditions soit de diverses parties de l'Ancien Testament, soit de l'Ancien Testament tout entier dans le texte original, avec ou sans notes, une édit. du Pentateuque hébreu avec une traduction espagnole et des notes. Nous citerons surtout l'édition de la Bible hébraïque d'Amsterdam ; 1635, 2 vol. in-i". Menassé, dans sa Préface latine, dit qu'il a revu son édition d'après quatre autres les plus correctes de toutes, et que lorequ'il a trouvé quelques variétés entre elles, il a eu recoure aux règles de la grammaire et de la Massorc. Quant aux fautes que Richard Simon y a relevées, elles sont, comme le remarque judicieusement le P. Kabricy, de si peu de conséquence, qu'elle doit passer pour une bonne édition. Elle a cependant cela de singulier, ajoute le savant Père, que les Prophètes antérieurs et postérieurs sont a la stute des Hagiu-
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graphe*, et que éet Hagiographes viennent immédiatement apr-ei les livres de Moyse. Voy. Wolf, Btblioth. kèbr. De Rossi, Diiion. storico degli Auiori eUet, loin. 11, p. 50-56. Richard et Giraué. Le R. P. Gabriel. Fabricy, Des Titres primitif df la Révélation, tom.il, p. 357-358, note. Feller. Bntgr. univers. La Now>. Biogr. génér.
MES AT Mt-notum}, abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située dans l'Auvergne, au diocèse H » neuf lieues de Clermont. On ignore lepoqae de sa fondation; mais elle est trèsiDataae , car >aitit Grégoire de Tours en fait mention. Elle fut d'abord sous l'invocation de sauat Martin ; mais elle prit plus tard le nom ée Sant-Ménelé, abbé qui la rétablit au vili' siècle, et dont on y conservait précieusement le corps. La première dédicace de l'église fut aite par saint Bonnet, évéque de Clermont, et loo en célébrait la féte tous les ans le 15 juin. Toy. La Gatlia Christ., tom. H, p. 366. Grègor. ïtiroo., De Vita Patrum, c. Xll. Richard et Gi-
I. MENCKE (Jean-Burckhard), protestant crudit, né à Leipzig en 1674, mort Pan 1732, pnt ses grades en philosophie, en théologie et ea droit, professa l'histoire, devint conseiller aoluroe, et remplit les principales dignités de l'université de Leipzig; il était membre des sociétés rovales de Londres et de Berlin. Il a hissé, sur diverses matières, un grand nombre <f ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° De U^ j/tnm/iute Christi- Leipzig, 1696, in-lP; — 2» Bibliotheca Menckeninna, quœ auctores, pr&tipue veteres grœcos et latinos, historiée item htterariœ, ecclesiasticœ et cidlis antiquitatum, *c rei nummariœ scriptores, philulogns, orutores. yortas, etc.; ibid., 1723, in-8»; 1727, ïn-8°. Il a continué les Acta Eruditorum , journal fondé par son père, Othon Mencke, et a publié trentetrois vol. Voy. Nicéron, Mémoire*, tom. XXXI. ChaulTepié, Sour. Diction, hist. et crit., p. 75-76. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. Michaud. La Nom». Biogr. génér. ,et Comnar. Part, auv. pour ce qui concerne les Acta Erudi-
II. MENCKE (Othon), protestant érudit, né a Oldembourg , dans la \Vestphalie , en 1644 , mort l'an 1707, étudia la théologie et la jurisprudence, professa la morale à l'université de Leipzig, où il se fit recevoir licencié en théologie, l'au 1671. Il fut cinq fois recteur de l'uni* versité de Leipzig, et sept fois doyen de la fa- < -ji*. 'le- philosophie Parmi ses principaux ouvnçÉS. nous citerons: 1° Une édition de ÏHittfjtre pélagienne du cardinal Koris; Leipzig, lb<<, in-fol.; — 2° Urte édition du Canon chrouieu* de Marsharo; ibid., in-4° ; — 3» Une édition de 1 llistoria universalit sacra et profana de Marc-Zuerius Boxhornius , à laquelle il a joint une continuation de dix années; ibid., 1^75. in-4°. II a fondé en outre le journal de Leq»ig, Acta Eruditorvm, dont il a fait paraître tient»- volumes. Le premier a été publié en idefi. in-4°. Cet ouvrage, qui a été continué par son fils et son petit-lils, forme en tout cent dix -neuf volâmes in-4°; il a été mis à V Index dés son origine ; car le premier des différents décrets de la S. Congrégation qui le condamnent remonte jusqu'à l'année 168>, et le dernier parte la date du 13 août 1764. Voy. Nicéron, M<mwrtt tom. XXXJ. ChaufTepié, Souv. Dtct*#. hist. et cnt., ton». III, p- 74 et suiv. Rielurd et Ginud. Feller. Michaud. La Nam.
UÈ$DEriMtmata, Mimate ou Mimntum Gababam. Vicut Htmatonts} , ville épiscopale sous
la métropole d'Alby, et ancienne capitale de tout de Gévaudan, fut érigée en évêché vers l'an 250. L'évèque était seigneur et gouverneur de Mende et du comté de Gévaudan. L'évéché était, dès l'an 267, à Javoux, que les Notices nomment Civitas Gabnlorum, à quatre lieues de Mende, et il y fut transféré vers Van 500. Mende était autrefois sous l'archevêché de Bourges. Voy. Gregor. Turon., Historia Franc, 1. I, c. mil;]. IV, c. XL. La Gallia Christ, tom. 1, p. 83. nov. edit. De Commanville, h Table alphabét.. p. 158-150. Richard et Giraud. tom. XXVllI, pag. 413-418. Gaet. Moroni, vol. XL1V. p. 194-196.
MENDEL. Voy. Avigador, n« II.
MENDELSS0HN (Moses), juif célèbre, né à Dassau en 1729, mort à Berlin l'an 1786, surmonta tous les obstacles que lui présentaient sa religion et son état d'indigence , pour parvenir à la réputation d'un savant distingué. Son père, qui était écrivain public et tenait en même temps une école, lui donna une bonne éducation. Il l'instruisit dans la langue hébraïque et dans les principes de l'érudition juive. Dès sa plus tendre jeunesse, Mendelssohn se forma l'esprit par une lecture assidue de la Bible, et par ses propres réflexions. La poésie lyrique des Hébreux, qui l'enthousiasmait, lui fit faire des vers de très-bonne heure. À l'âge de quinze ans, il fut contraint par le besoin de se rendre ù Berlin, où il vécut presque d'aumônes que lui faisaient ses coreligionnaires. Parmi ses écrits, qui sont tous en allemand, nous citerons : 1° Phédon, ou sur l'immortalité df l'Ame ; ouvrage qui a eu un grand nombre d'éditions en Allemagne, et qui a été traduit dans presque toutes les langues; — 2° Traduction du discours de Jean -Jacques Rousseau, sur l'inégalité des conditions, mais avec des remarques très - importantes ; Berlin , 1756; — 3* Jérusalem, ou sur la puissance religieuse et le judaïsme; ibid., 1783; il y cherche a rapprocher les juifs des chrétiens; — 4° Matinées • ibid., première part., 1785, 1 vol.; deuxième édit. ; ibid., 17h6, in-8u; ce que les Matinées offrent de plus important ? c'est la réfutation du panthéisme, et particulièrement du spinosisme ; la mort l'empêcha d'achever cet ouvrage ; — 5° Essai d'une traduction allemande des cinq livres de Moïse; Gœttingue, 1778; en caractères et en texte hébreu ; ibid.; avec des caractères en langue rabbinique; Berlin, 1780- 1783; — 6° Sur la délivrance des Juifs; ibid., 1782; — 7° Les Psaumes traduits en allemand; ibid., 1783-1788, in-8»; cette traduction, si elle n'est pas d'une grande exactitude, rend du moins la couleur générale du roi -poète avec beaucoup d'élégance et d'harmonie, et avec une connaissance parfaite du goût de la poésie lyrique orientale. Voy. Feller. Michaud. La Souv. Biogj-. génér.
1. MENDÈS f Alfonso). jésuite portugais, né à Evora en 1579, mort a Goa Pan 1656, professa' l'Ecriture sainte au collège de sa ville natale, reçut de Grégoire XV le titre de patriarche d'Ethiopie, et s'embarqua pour ce pays l'an 1023. Le sultan lui permit de se livrer en paix à ses travaux apostoliques; mais, forcé par le successeur de ce prince de retourner en Europe, il tomba au pouvoir des Turcs , qui lui firent subir une dure captivité ; les jésuites le rachetèrent, et il fut nommé, 1 m 1634, archevêque de Goa. 11 a laissé, entre autres ouvrages : 1° Branhaymant, id est Lux fidei ; Cologne. 1692, in-fol.; catéchisme éthiopien trad. en langue latine; — 2° Helntio de martyrio D. Apoltïnarit
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dé Atmeida; Manille, 1641. Vog. la Souv. Biogr. génér.
II. MENDÈS SILVA (Rodrigo), généalogiste portugais, né & Celorico, dans la province de lien a, vers l'an 1600, mort en Italie, exerça à Madrid les fonctions d'historiographe royal, et fut attaché au conseil suprême de Castille. Il a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Genealogias reaies y catalogos de dignidades ecclesiasticas y seglares; Madrid, 1639 et 1656, in-4*. Voy.ln Nouv. Biogr. génér.
MENDIANTS {Mendici , Mendicantes ), qui vont de ville en ville demander l'aumônet sont censés avoir un domicile dans le lieu où ils se trouvent actuellement; d'où il résulte qu'ils n'ont d'autres propres évéques , ni d'autres propres curés que ceux des lieux où ils se trouvent, comme les soldats, selon ces paroles de la loi Municeps, xxm, § 1 : Miles ibidomici- Irtim habere videtur ubi inheeret. Le premier concile de Milan, le concile de Cologne de l'an 1536, celui de Bordeaux de l'an 1583, celui de Bourses de l'an 1584, défendent de recevoir dans les hôpitaux les mendiants qui peuvent
^gner leur vie, et leur ordonnent de travailler, est défendu par les conciles de Bourges, tenu en 1581, et d'Aix en 1585, de demander l'aumône dans les églises; ils permettent seulement aux mendiants de se tenir à la porte. Mais, comme le font justement remarquer les auteurs du Diction, ecclés. et canon, portatif, « on ne se plaît que trop souvent à flatter, par une lâche complaisance, la dureté des gens riches, en disant que nourrir les mendiants c'est multiplier les vagabonds. Mais, s'il y a des hommes assez vils pour se faire un métier de mendier, ignore -t-on que l'honnête homme même est sujet à bien des malheurs qui peuvent le réduire à cette triste ressource? Laissons donc au gouvernement le soin de punir les mendiants fainéants; mais pour nous, rendons honneur à l'humanité souffrante ou à son image. Si nous craignons qu'un mendiant valide abuse de nos aumônes, tâchons de lui procurer des travaux qui le fassent subsister. » Voy. Pontas, au mot : Empêchement de clandestinité, cas xn. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. VEncyclop. cathot.
H. MENDIANTS , religieux qui vivent d'aumônes. Il y a quatre Ordres anciens, qu'on nomme principalement les quatre mendiants : les Carmes , les Dominicains , les Franciscains et les Augustins, parce qu'ils ont renoncé à la possession des biens au commencement de leur institut ; cependant les Franciscains seuls sont mendiants par leur règle même, tandis que les autres ne le sont qu'en vertu de constitutions ajoutées à leur régie. Quoique bonne en ellemême, la mendicité religieuse a des inconvénients que saint Bonaventure déplorait; ce qui a déterminé le concile de Trente à permettre les biens-fonds aux Ordres mendiants , excepté aux Capucins et aux Frères Mineurs de l'étroite observance. Les religieux mendiants ne peuvent posséder aucun bénéfice, de quelque qualité qu'il soit; ils en sont incapables par leur état, par l'esprit de leur règle , par le droit commun et par la disposition des lois ecclésiastiques. La Clémentine Ut professnres, publiée dans le concile de Vienne, a renouvelé le règlement des plus anciens conciles en ordonnant que les religieux mendiants qui passent à d'autres Ordres n auront pas voix en chapitre et ne pourront posséder aucune sorte de bénéfices. Cette règle étant générale, on ne peut s'en écarter sans dispense particulière du pape. C'est au xir» siècle
que les Ordres mendiants ont commencé. L'Lurope était alors infectée de différentes sectes d'hérétiques, qui, par les dehors de la pauvreté, de la mortification, de l'humilité, du détachement de toutes choses, séduisaient les peuples et introduisaient leurs erreurs. Tout prédicateur qui ne paraissait pas aussi mortifié qu'eux n'aurait pas été écouté; il fallut donc des hommes qui joignissent à un véritable zèle la pauvreté que Jésus-Christ avait recommandée à ses apôtres (Matth., x, 9. Luc, xiv, 33, etc.;. Plusieurs s'y engagèrent par vœu, et trouvèrent des imitateurs. Mosheim lui-même, quoique protestant, très-prévenu contre les moines et surtout contre les mendian /«.convient cependant de cette origine. Voy. Hélyot, Hist. des Ordres monastiques. Durand de Maillane, Diction, de droit canon. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier, et VEncyclop. cathol.t qui répondent victorieusement aux attaques des hérétiques et des incrédules, qui ont prétendu que l'institution des Ordres mendiants était l'ouvrage de l'ignorance des siècles barbares, d'une piété mal entendue, d'une fausse idée de perfection, etc. Gaet. Moroni, vol. XLIV, p. 200.
MENDINIZA, siège épisc. de la province d'Hellade, sous la métropole d'Athènes, au diocèse de l'illyrie orientale, suivant les nouvelles Notices. Cet évéché fut érigé au xvn* siècle, et il se nomme encore aujourd'hui Mendinitsa et Bodinitsa. On n'en connaît qu'un évéque, Jacques, qui siégeait au xviu* siècle. V'oy.Lequien, Oriens Chritt., tom. II, p. 239. De Commanville, /•» Table alphabet., p. 155. Gaet. Moroni, vol. XMVjD. 200.
MENDO (André), jésuite, né à Logrono en 1608, mort 1 an 168», fut successivement prédicateur i la cour, conseiller de l'Inquisition, recteur des collèges d'Oviedo et de Salamanque , vice-provincial de Castille et confesseur du duc d'Ossuna, vice -roi de Catalogne, l'.unu ses ouvrages, nous citerons . 1° Bulla sacrât cruciatee Dituctdaiio; Madrid, 1651, in-fol.; — 2» De Ordinibus militaribus Disquisitiones théologien -morales; Salamanque, 1657, in-fol.: — 3° Quaresma, sertnones; ibid., 1662-1668, 2 vol. in-4»; trad. en latin par l'auteur, sous ce titre : Quadragesitna xeu Conciones; Lyon, 1672, in-4»; — 4» Statera opinionum benignarumin controversiis moralibu»; ibid., 1066, in-fol. ; ouvrage condamné par la S. Congrégation de Y Index (decr. 30 juin 1678 et 14 apr. 1082); — 5° Crisis de Soc. Jent pietate, doctrinaet fructu; ibid., 1006, in-12. Kow.N'icol.- Antonio, Biblioth. Hispana , tom. III. Alegambe, Scriptor. Societ. Jesu. La Atout». Biogr. génér.
MENDOÇA. Voy. M en DO /a , nu 111.
I. MENDOZA (Alfon&e), de l'Ordre de Saint- Augustin, né en Espagne, mort l'an 1593, professa la théologie à Salamanque. Il a laissé : 1° des Contrtwerses de théologie ; — 2° Leçons théologiques du règne et du domaine dt Jésus- Christ; ces ouvrages ont été imprimés à Cologne en 1603.
II. MENDOZA (Fernando de), jurisc., né à Madrid vers l'an 1566, mort en 1648, a laissé : 1° Disputationes in locos diffkiliores Titu/t de Partis in Digestorum libris; Alcala,1586, in-fol.; — 2e De Concilia lllibentano Ubri très; Madrid, 1594, in-fol.; Lyon, 1665; cette édition contient des additions nombreuses. Voy. Nicolas- Antonio, Biblioth. //i.«iMin.,tom. I.
III. MENDOZA ou MENDOÇA (Francisco de), jésuite, né a Lisbonne en 1572, mort à Lyon l'an 1626, professa les belles-lettres, puis la littérature sacrée, et fut envoyé a Rome en qualité de procureur. Il a laissé : 1° Commentaria in lihnt*