MEN
MENN
nier, curé de Pin, à établir dans ce village une imprimerie destinée surtout à reproduire et a multiplier les copies des livres liturgiques. C'est de cette imprimerie, fondée vers IGtf), et détruite en 1636, que sont sorties les Heures paroissiales à l'usage du diocèse de Besançon , où le peuple les appelle encore Heures de. Pin. On a de Ménestricr : i* Doctrine salutaire, propre pour attirer tes âmes à l'amour fie Dieu : Besançon , 16*28, in-12; — 2» Discours très -utile pour te salut des âmes, traitant des périls capitaux , etc.; Pin, 1631, in-8*; — 3° Brèves Concioues super Evangelia Dominiearutn totius anni; ibid.,1633, in-8°. Yay. Michaud. Biogr. univers.
I. MENGEou MEMIE (Saint), en latin Memmius, premier évéque de Châlons-sur-Marne, n'est connu que par la célébrité de son culte. Saint Grégoire de Tours atteste qu'il avait entendu dire que, de son vivant, saint Menge avait ressuscité une femme morte. Les anciens Martyrologes du nom de saint Jérôme ne le mentionnent pas, et le romain moderne l'appelle; Citoyen romain. Sa féte principale a hou le 5 août. Il y avait à Chàlons une abbaye, de son nom, qui était possédée par les chanoines réguliers de Saint-Augustin. Voy. Gregor. Turou., De Gloria Conf., c. lxvi. D. Mabillon, Anatecta , tom. II. Bichard et Giraud.
II. MENGE (SAINT-), Sanctus Memmius, abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin située près de'la ville de Chàlons-sur-Marne. On ignore le temps et l'auteur de sa fondation; mais on sait qu'elle existait dès le vnc siècle, du temps de Dagoberl II, roi d'Austrasie, et qu'il y avait alors des moines. Elle fut occupée successivement par des clercs séculiers do l'église de Cliàlons, par des chanoines réguliers et par ceux de la congrégation de France. Voy. la Gattia Christ., tom. IX.
MENGUC (François), de l'Ordre des Frères- Mineurs de l'observance, vivait au xvm* siècle. On a de lui : i°Flagellum dtemomun, exorcismos terribiles, potentissimos et efficaces, remediuque probatissima ac doctrinam singularem M nuilignos spiritus expellendos, facturaque et maleficia fuganda de obsessis corporibus eomplectens cum suis benedictionibtts et omnibus reqyùtitit ad eo~ rum expulsinnem ; imprimé d'abord en italien, et réimprimé en Allemagne ; — 2° Fustis dœmonum , adjurationes formidabiles, potetdisstmas et efficaces in malignos spiritus fugandos de oppressif corporibus humanis, ex sacra' Apoculypsis fonte, variisque sanctorum l'a t rum tttutoritatibus haustas, eomplectens... ; opus sane ad maximum exorcistarum commoditatem in tucem editum: suite de l'ouvrage précédent. Voy. le Journ. des Savants. 1710. Bichard et Giraud.
MENICONI (François), jurisc, né à Pérouse, vivait au xvm* siècle; il interpréta les saints canons dans l'université de cette ville; il a publié : Fr. Meniconii, jurisconsuiti Pernsini, in patrio gymnasio sacrorum canonum mterpretis , juris ecclesiastici Institutions in tibros quatuor distribu tte. et apport unis appendicibus locupletu ta-; Rome, 1750, S vol. in-8»; il y a ajouté : 1° Les Rubriques <fes Décrétâtes de Grégoire IX, avec ta concordance des collections postérieures ; — 2° Les Règles du droit, tirées du Vr livre des Décrétâtes; — 3* un Traité sur lu manière de lire le Testament de l'ancienne et de la nouvelle loi ; — 4° L'Explication des abréviations de l'une et de l'autiv loi, etc. Voy. les Annales tij}>ogr., mois de novembre 1761, p. 399 et 400. Bichard et Giraud.
MENIN, conseiller au parlement de Metz, a laissé , outre quelques autres écrits : Traité historique et chronuloyique du sacre et couronnement
des rois et des reinet de France depuis Clovis jusqu'à présent, et de tous les souverains de l'Europe, augmenté de la relation exacte du sacre de Louis X V; Paris, 1722. in;12; 2« édit., ibid.,1723; 3» édit., Amsterdam, 1724, plus correcte et plus complète que la précédente, dont la censure avait retranché plusieurs passages. Cet ouvrage a été traduit et publié en anglais; Londres, 1725, in-8«. Voy. Michaud, Biogr. univers.
MENIUS ( Justus ), théologien dont le nom figure dans Y Index de Clément VIII, né à Fulde en 1491 ou 1499, mort â Leipzig l'an 1588, était diacre à Mûhlberg lorsqu'il embrassa le luthéranisme. Il fut successivement pasteur à Erfurth, surintendant de Gotha, et attaché à l'église de Leipzig. Il accompagna Luther au colloque de Marpurg, signa, en 1537, les articles de défense adoptés dan* la réunion de Smalcalde, et composa le premier rituel ecclésiastique de la Saxe, avec Georges Spalatin, Cruciger, Mvconius et Jean Webern. On cite de lui, outré Historien Drseriplio de Mlo Gothico : 1° Commentaria in lib. Sttmuelis et Acta Apostolorum ; Wittemberg, 1532, in-8»; — 2° Sepultura Lutheri; 1538, iu-4*; — 3° De l Esprit des Analtaptistes , en allemand; Wittemberg, 1511, in-4"; — 4° De la Légitime Défense, en allemand; ibid., 1547, in-8*. Voy. la Nom, Biogr. génér. Le Diction, de la théol. cathol.
I.MENNA, fils de Mathatha et père de Méléléa, un des aïeux de Jésus-Christ. Voy. Luc,
IL MENNA (Antoine), capucin, puis chartreux, né à Crémone, a publié : Modèle de la perfection chrétienne; Paris, 1606.
MENNAISIANISME. Voy. Lamennaisisme.
MENNAS (Saint), né à Alexandrie, mort au mois d'août 552, était supérieur du grand hôpital de Samt-Samson de Constantinople lorsqu'il fut élu patriarche par l'empereur Justinien et le cierge, à la place du monophysitc Antime Ier, que le pape Agapet, se trouvant à Constantinople , avait déposé pour avoir abandonné son siège- de Trobi/onde et s'être arrogé le siège patriarcal. Le Pape sacra Mennas, et lit part de cette élection et de ce sacre aux évéques qui avaient été en rapport avec Antime, eu louant la profonde science, la conduite irréprochable et le zèle infatigable du nouveau patriarche, qui de son côté justilia ces éloges par la manière dont il gouverna l'église de Constantinople. Ayant signé, par crainte, un édit que l'empereur Justinien avait proclamé, et que le pape Vigile avait refusé de ratifier, le pieux patriarche rougit de sa faiblesse, se soumit à la sentence portée par le Pape contre lui, en faisant une retractation complète et absolue. 11 gouverna l'église de Constantinople pendant seize ans et demi. Les Lalins l'honorent le 25 août, et les Grecs le 21. Sa Vie se trouve dans les Bollandistes , tom. 1" du mois d'août, au 25e jour. Voy. Labbe, ConciL, tom. V. col. 47, scq. et 338. llardouin, tom. III, col. 10. Baronius, Annal., ann. 530, n. 27, et ann. 551, n. 6 seq. Pagi, Critica, ann. 536, n. 6. Le Maityrol. tnm., au 25 août. Le Diction, de la théol. cathol.
1. MENNE (Saint), martyr en Phrygie, né en Egypte au IV siècle, suivit d'abord la carrière des armes; mais il la quitta a l'époque de la persécution de Dioclétien, et se retira dans un désert, où il se prépara au martyre par le jeûne, la prière et les veilles. Après cela il se présenta à Pyrrhus, gouverneur de Phrygie, qui lui lit trancher la tête. Les Grecs et les Latins célèbrent sa féte le 11 novembre. Voy. Tillemont, Mémoire*, loin. V, V,e de S. Pierre d'Alexandrie.
MENN — 1465 —
MÉNO
II. MENNE s mit ), martyr en Libye, vivait au iv siècle: il souffrit, croit-on, à Alexandrie, sous Maximm. Ou honore sa mémoire le 11 novembre. Voy. Tillemont, Mémoires.
III. MEME « Saint), solitaire dont on célèbre la fête k U novembre. On en trouve l'histoire dan» ^.i'î Grégoire !o Grand, Dialogues, c. xxxi.
ME.V.M, est probablement la province Miniade. qui a donné son nom à l'Arménie. Voy. Jér*iB . u,27.
ME55ISTES. Voy. Mennonites.
ME5ITITH , ville au delà du Jourdain, à quatre iiiiJle< d Èsébon, sur le chemin de Philadelphie, Hou Easebe. Elle appartenait aux Ammonites krsgoe Jephté leur ht la guerre. Voy, Juges, u. & Euseb.. Onnmasticon , ad voc. Mennith.
M EN NO ou MENNON, fds de Simon, d'où seti sur nom de Simonis, né en 151)5 à Witmarîmn, dan*, la Frise, mort près de Lubeck l'an 1561. était prêtre catholique et curé de Witmarwro. Incapable, au milieu des commotions religieuses de son époque, de conserver l'indépendance de son jugement, il ne lit, comme tant ïïutit-s, que suivre le torrent. 11 commença par mettre en doute la présence de Jésus -Christ <hm l Eucharistie, quoique, comme il l'avoue lui-ruërne dans son livre intitulé Y Abandon du fi^att, il fut très-peu ver*é, à cette époque, .ans la connaissance des Écritures. Il se mit liai s seulement a les lire assidûment, ainsi que les ouvrages de Luther, de Bucer et d'autres réformateurs, et il trouva bientôt comme résultat -e se» études c qu'il avait été trompé par un • alte idolitrique (la sainte messe), un faux baptême et une fausse communion. » En conséquence, il commença « à dévoiler à maints fidèles les abominations papales. » Dès ce moment il se mit a la téte des anabaptistes modérés. Après avoir reçu le nouveau baptême que lui administra Ubbo Philipps, il se consacra à l'instruction des anabaptistes de la Frise, de Grœningue, de* Gueldres, de la Hollande, du Brabant, du Holsteiu et de la Prusse occidentale, qui reconnurent en lui leur maitre et leur chef. Les écrits de Mennon, qui se trouvent dans Y Index de Clément VIII, et parmi lesquels on distingue YAbnndun du pftpume , sont presque tous en hollandais. Ils parurent d'abord séparément, puis réunis; Amsterdam, 1600, 1046, in-4°. et 1681, petit in -fol. Voy. Mœller, Cimbriu litterata, loax. IL Herm. Sehyn, Plenior Deductio historia- MermoHitarum. Michaud, Bingr. univers.La. Nouv. Biogr. génér. Le Diction, delà théol. cat \ >t., et cmtstr. l'art, suivant.
MENNONITES ou MÉNONISTES, MENNIS- TLS {Mennonttœ ), nom donné, dans les Piorinees-Unies, à certains hérétiques disciples de Mennon Simonis, qui passent communément pour une secte d'anabaptistes ; de sorte que, dm IS ces provinces, tous les anabaptistes sont quelquefois désignés sous le nom de Mennonites. Ces hérétiques repoussent cependant le nom d'anabaptiste*: car. disent -ils, Mennon Simonis n'a été disciple d'aucun anabaptiste et n'en a pas soutenu les excès. Les Mennonites sont divisés en plusieurs sectes; les deux principales sont celles de Flandre et de Frise. Les premiers, appelés les vrais mennonites , exercent la discipline ecclésiastique avec une extrême rigueur, excommunient pour des fautes très-légères . et croient qu'il ne faut avoir aucun commerce a\ec les excommuniés ; les seconds, au contraire, sont fort relâché* ; ils reçoivent dans leur communion uon- feulement ceux qui ont été rejetés par les autres xnenjjonjtes, mais encore toutes sortes ie personnes impures, ce qui les a fait appeler
par dérision Hamararii , Borboritœ et Stercorarii. Enfin il y a une nouvelle classe de mennonites appelé neutralistes , et qui tient le milieu entre les deux premières. Les deux sectes des Flamands et des Frisons se subdivisèrent en plusieurs autres, dont la plupart ont adopté en partie les opinions des socimens; tels sont les mennonites appelés galénites, qui reconnaissent pour chef Galenus ou Galien Abraham, médecin d'Amsterdam et grand fauteur du socinianisme. Voy. Hornbeck, Summa controv., 1. V, c. ccct.ti. Stoupp, Religion des Hollandais. Richard et Giraud. Compar. l'art, précéd.
MENOCHIUS (Jean -Etienne), jésuite, né à Pavie en 1570, mort à Rome l'an 1655, enseigna la théologie dans divers collèges de son Ordre, et devint successivement recteur de ceux de Modène et de Rome, provincial pour les provinces de Milan et de Venise, et assistant du supérieur général. On a de lui : 1° Hiei'opuliticon, rive institut innés politicœ e Scripturis depromptœ ; Lyon, 1625, in-8°; — 2° Institutions ireonomicœ e Scripturis deprampta»; ibid., 1627, in-8°: — 'S°Brevis Erpositin sensu* litteralis totius Scripturar; Cologne, 1630, 2 vol. in -fol. ; cet ouvrage, justement estimé, fut réimprimé plusieurs fois; la meilleure édition est celle de Paris 1719, 2 vol. in-fol., reproduite à Avignon, 176H, 1 vol. in-88; dans ces deux dernières éditions se trouve une bonne Préface, qui renferme de courtes notices sur Menochius et les autres jésuites qui se sont appliqués plus particulièrement à 1 interprétation des saintes Ecritures, et où se trouve encore un choix de notes et de dissertations de différents autres membres de la Société de Jésus, sur des points de critique, de chronologie ou d'histoire sacrée. Depuis-, on a joint le même Commentaire de Menochius à la Bible du P. de Carrières; Paris, 1719; Avignon, 1768, 4 vol. in-4°; — 4° Storie tessute di varie eruditione sacra , morale e profana : Rome, 1046-1654, 6 vol. in-4°; — 5° De Wpuùiica mbra-orum; Paris, 1648 et 1652, in-fol. ; — 6° De Œconomia christiann ; Venise, 1656, in-4°; — 7° Storia mt scellanea sacra ; ibid., 1658. in-4°. Von. le Jmrn. des Savants, 1719, p. 289. Alegambe, Rifdiofh. Scriptor. Socwt. Jesu. Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Nouv. Bthiioth. génér.
MENOIS ou MINOIS, siège épisc. de la première Palestine, sous la métropole de Césarée, au diocèse de Jérusalem, située près de Gaza. On en connait trois évéques, dont le premier, Zozime, assista, en 451, au concile de Chalcédoine. Voy. Lequien . Orims Christ., tom. II, p. 670. Richard et Giraud. Gaetano Moroni , vol. XLIV. p. 207.
MÉNOLOGE (Menologium), dérivé du grec A/en, c'est-à-dire mois, est le calendrier des Grecs. Il est divisé par chaque mois de l'année, et contient en abrégé les vies des saints pour chaque jour, ou la simple commémoration de ceux dont on n'a pas les vies écrites. Le Ménologe des Grecs est donc à peu près la même chose que le Martyrologe des Latins, et il y a
(iresque autant de différentes sortes de Ménooges que de Martyrologes généraux ; le principal est celui qui porte le nom de l'empereur Basile, et qui a été inséré, par Ughelh, dans Yltalia Sacra, tom. IV. On appelle encore Ménol/jges diverses éphémérides, qui ne sont autre chose que des calendriers. Les Ménologcs viennent de ce que les registres des Actes des saints (appelés Synaxaires, parce qu'on les lisait dans les églises aux jours de synaxe ou d'assem- ' blée), étant trop longs pour être lus en entier