‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 298 sur 1294 · MENS · texte numérisé non relu

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dans un seul office, on en fit des abrégés qu'on inséra dans les menées, comme les leçons dans no* bréviaires. Plus tard , on les abrégea encore pour les insérer dans les éphémérides ou calendriers, et dans lesfastesdes églises, comme on l avait fait chez les Latins. On ne sait pas positivement à quelle époque remontent les Ménologes; mais, il faut bien le remarquer, les Grecs y ont inséré, depuis leur schisme, les et "

les vies de plusieurs hérétiques qu'ils honorent comme des saints. Voy. Papebroch, Acta Sanctorum, maii, tom. I, p. 111, num. 19. I.eo Allatius , De Lib. Ecc/es. Grœc., Dissert, i. D. Macri Hierolexicon , ad vocem Menologium. liichard et Giraud. Bergier, à l'artfelc Menée. Ztccaria, Bibltoth. ritual., 1. 1, c. îv. Borgia, Vaticana Confessio, p. 105-106. Gaet. Moroni, vol. XLIV, p. 207-20Ô.

MÉNONISTES. Voy. MENNOMTES MENOT (Michel), cordelier, né vers l'an 1440, mort à Paris en 1518, professa la théologie dans son Ordre, mais se rendit célèbre par ses sermons, mélange barbare du sérieux et du comique, du burlesque et du sacré, des bouffon ueries les plus plates et des plus sublimes vé rites de l'Evangile. Cependant, quelque burlesques que soient ses Sermons, ils ont encore été défigurés par Henri Etienne et par Voltaire. Ou a de lui , outre quelques autres écrits . 1° Sermones quadragesimales olim Tuntms lieclamati; Paris, 1519 et 1525, in-8°; — des Servions prononcés à Paris; 1530. in -8°; — 3° Traité de T alliance et de la paix à faire par la pénitence ; Paris, 1536. Voy. YVading, Scriptor. OrJ. Minor. Nicéron, Mémoires, tom. XXIV. Richard et Giraud. FeUer. Michaud. La JW Biogr. génér.

MENOUX (Joseph de), jésuite, né à Besancon en 1695, mort à Nancy en 1766, acquit de la réputation comme prédicateur, et fut nommé, par le roi Stanislas, son prédicateur ordinaire, et supérieur d'un séminaire de missions pour la Lorraine. Il était membre de l'Académie de Nancy, et associé à celle des Arcades de Rome. On a de lui, entre autres ouvrages : 1° Xotious philosophiques des t entés fondamentales de la religion ; Nancy, 1758, in-8°, 7« édit.; livre qui avait d'abord paru sous le titre de Défi général de l'incrédulité; Fréron dit qu'il en est peu <f aussi méthodiques, d'aussi clairs, d'aussi précis, d'aussi conséquents; — 2° Heures du c/irétitn, à l'usage des missions; ibid., 1741, in-12. Voy. Fréron, Année iitlér., 1753, 1758. FeUer. Michaud. La Nouv. Bioyr. génér.

MENSE ou MANSB, signifiait autrefois une certaine mesure de terre exempte d'imposition. La loi des Franc9 avait donné à chaque église une manse entière exempte de toute charge, excepté du service ecclésiastique. On appelait manse épiscopale la portion assignée dans le partage des biens entre l'évéqueetson église : manse cauituiaire, celle du chapitre ; manse abbatiale, celle de l'abbé ; et manse conventuelle ou monastique, monacale, celle des simples religieux. Quoique les manses conventuelles ou monastiques fussent séparées de celles des abbés, les religieux ne pouvaient rien aliéner sans le consentement des abbés, parce que la séparation des manses ne changeait ni la nature des biens, ni l'état de la chose, ni la soli

portatif. Gaet. Moroni , vol. XLIV, p. 208, et, pour 1 étyinologie du mot , Ducange , Glossa-

rium. D. Macri, Hiero/exiton, ad voc. Mansus,

M en sa.

MENSING (Jean), dominicain, né en Saxe, professait la théologie a Ulm en 1514. 11 vint prendre ses degrés a Paris, et employa ensuite tous ses talents à combattre Luther de vive voix et par écrit, ce qui lui attira des persécutions de la part de Frédéric, duc de Saxe. Il a laissé : 1° De Sacrificio miss», site defensio missœ amtra Ltit/ieri de abroganda missa fibellum ; réimprimé sous ce titre : .V. Joannis Mensingi, theologi, de EcclesiœChristi Sacerdotio libri duo ab auctore nuper rerogniti et multis in locis aucti; Cologne, 1532 et 1681, in-8° ; — 2° De Judicio Ecclesiœ; — 3» De Dignitate operum; — 4° Apoloqia contra Johannem Frichansium et Eberhardum Widensether. Voy. le Père Échard, Scriptor. Ordin. Prœdkat., tom. II, p. 84.

MENSONGE (Meudacium), déclaration extérieure de nos pensées contraire à nos pensées, et qui peut se faire par paroles, par signes ou par écrits. On distingue plusieurs sortes de mensonges : 1° Le mensonge matériel, qui consiste à dire une chose fausse en elle-même, mais que l'on croit véritable ; — 2» le mn, songe formel, qui consiste à dire une chose que l'on croit fausse et contraire à la pensée de celui qui parle ; — 3* le mensonge pernicieux, qui a pour but de nuire au prochain ; — 4» le me-n songe officieux, qui tend à rendre service ; — 5° le mensonge joyeux, dont le but est de se divertir et de se récréer. Tout mensonge est mauvais d(9 sa nature ; mais le9 mensonges pernicieux, c'est-à-dire ceux qui sont préjudiciables à la foi, aux mœurs ou au prochain, sont des péchés mortels de leur nature, parce qu'ils sont contraires à la vérité, à la justice et à la charité ; tandis que les autres ne sont que des péchés véniels, qui peuvent cependant devenir mortels par accident. Voy. le P. Alexandre , sur le huitième pr&epte dû Decalogue. Les Conférences d'Angers, sur les Commandements de Dieu, tom. IL p. 400 et suiv., et en général tous les théologiens dans le Traité du Dêcalogue. Pontas. De Lamet et Fromageau, au mot : Mes.-onge. Richard et Giraud. Bergier, qui' dans son Diction, de théol., cite les passages de l'Ecriture ou le mensonge est condamné, prouve contre quelques incrédules que Jésus-Christ n'a jamais menti, que Dieu n'a approuvé aucun des mensonges dont il est fait mention dans l'histoire sainte, et que nos philosophes moralistes se sont trompés quand ils ont jugé trop sévère la doctrine de saint Augustin sur le mensonge. Le Diction, de la théol. cathol.t où est traitée la question de la restriction mentale.

MENTHE, herbe de jardin , dont les pharisiens donnaient la dlmc, quoique la loi n'y obligeât pas. Voy. Matth., xxui, 23.

MENTZER (Balthaiar), luthérien, né à Allendorf, dans le landgraviat de Hesse-Cassel en 1565 ou 1566, mort l'an 1627, professa la théologie à Marbourg et à Giessen. Il s'engagea dans de nombreuses controverses , où il ue ménagea pas les injures à ses adversaires, soit catholiques, soit calvinistes. Il a écrit quatrevingts et quelques ouvrages- ceux qui sont écrits en latin ont paru à Francfort, 1609, 2 vol. in-4»; nous citerons seulement : Exegesis Augustanœ Confessionù ; Giessen, 1613, in-12. cinq fois réimprimé. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

MENZ (Frédéric), protestant, né à Langendortmund, en Westphalie, l'an 1673, mort à

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