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poque de sa canonisation; mais son nom est très-vénéré en Bretagne , on plusieurs églises ou chapelles ont été consacrées sous son vocable. Voy. Bolland., tom. Il, junii, p. 36. D. Lobineau, Histoire des saints de la province de Bretagne, etc. ; Rennes, 1723, ou Pans, 1736. L' Église de Bretagne , 1839. La Souv. Biogr. gêner.
I. MER1D A (Emerita Augwta), ancienne ville épisc. d'Espagne dans la Nouvelle-Castille , sur la Guadiana, entre Badajoz et Médelin. L'an 1124, son siège fut transféré a Saint-Jacques de Compostelle, en Galice, par Callixte IL L'an 666, on y tint un concile auquel assistèrent doute évéques de la province de Portugal. Voy. Hardouin, tom. III. Labbe, tom. VI. La Regià, tom. XV. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XL1V, p. 237-238.
IL MERIDA ( Emerita Nova), ville épisc. de l'Amérique sous la métropole de Mexique, et capitale de la province d Yucatan, située a douze lieues de la côte septentrionale; elle fut érigée en évéché pour toute la province d'Yucatan fan 1547. Les deux premiers évéques, Jean de Saint- François et Jean de la Porte, furent nommés, mais non point consacrés. On peut donc regarder comme le premier évéque de Merida François de Toral, cordelier provincial de la province du saint Évangile, sacré l'an 1562, mort en 1571. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, oui trace l'histoire de ce siège jusqu'en 1842, vol. XLIV, p. 238-240.
MÉRIBBAAL, flls de Jonathan et père de Micha. Voy. I Paralip., vin . 34; ix, 40.
MERIMUTH , fils d'Urie, et un des Juifs qui, après la captivité de Babylone, travaillèrent à la reconstruction des murs de Jérusalem. Voy. II Esdras, m, 81; x, 5; IH, 3.
MÉRITE, en théologie, signifie la bonté morale et surnaturelle de nos actions, et le droit
au'elle nous donne à une récompense de la part e Dieu. Il est clair, d'abord, que nous ne pouvons avoir aucun droit à l'égard de Dieu qu'autant qu'il a bien voulu nous l'accorder par une promesse qu'il nous a faite ; mais comme il est de la justice de Dieu d'accomplir exactement ses promesses, on peut, sans abuser du terme, nommer droit l'espérance fondée dans laquelle nous sommes d'obtenir ce que Dieu nous a promis, si nous remplissons les conditions qu'il nous a prescrites. Droit et justice sont évidemment corrélatifs : la promesse que Dieu fait a l'homme est une espèce de contrat qu'il daigne former avec loi. Les théologiens distinguent le mérite de coudignité (meritum de condigno) et le mérite decongruité ou de convenance (meritum de eongru») : le premier est celui auquel Dieu, en vertu de sa promesse, doit une récompense à titre de justice, et le second, celui auquel Dieu n'a rien promis, mais auquel il accorde toujours quelque chose par miséricorde. L'Écriture nous fournit des» exemples de ces deux espèces de mérite. Selon les théologiens, pour le mérite de coudignité, il faut: l°que l'homme soit juste ou en état de grâce sanctifiante; 2° qu'il soit voyageur (viatorj, c'est-à-dire encore vivant sur la terre ; ainsi le mérite n'a plus lieu après la mort; 3° que son action soit libre, exempte de toute nécessité ou de crainte; 4* que cette action soit moralement bonne et vertueuse; 5° qu'elle soit rapportée à Dieu et à une lin surnaturelle, et faite avec le secours de la grâce actuelle ; 6° qu'il y ait de la part de Dieu une promesse formelle des actions de cette sorte. Quant au mérite de congruité, l'état de grâce n'y est pas requis, puisque Corneille, le centu-
rion, mérita par ses aumônes et par ses prières
une faveur que Dieu ne lui avait point promise. Il suffit donc pour cette espèce de mérite que l'action soit bonne d'une bonté surnaturelle, qu'elle soit libre et faite par un homme vivant sur la terre. Les mérites de Jésus-Christ ne détruisent pas les mérites des justes. Au contraire, il est de foi que Jésus-Christ est le principe et la source de nos mérites, et que nous pouvons par sa grâce mériter la vie éternelle. En effet , j elle est nommée dans l'Evangile la récompense des bonnes œuvres , et saint Paul l'appelle la couronne de justice et le prix de la victoire. De là vient qne le concile de Trente dit que la grâce qui justifie les hommes leur est donnée par la renaissance en Jésus-Christ, en vertu du mérite de sa Passion. Voy. Exode, i, 80. lsaïe, i, 16. Ruth, i, 8. Daniel, xxiv, 4, 31. Ecclésiastique, xv, 15. Matth., v, 12. Actes, x, 1 et suiv. Rom., ll,6; iv, 4; vm,18. I Corinth.,H,9.U Timoth., iv, 7. Jacques, il, 85. August., de Dono persever., c. vi. Thom., 1. 2., q. 114, art. 4. Conc. Trid., sess. VI, cap. m, xvi, etcan. xxxill. Le Traité de la grâce, dans les théolog. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon. portatif. Bergier, qui, dans son Diction, de théol.. réfute les erreurs des protestants.
MERL AT (Élie), protestant, né à Saintes ou près de Mirambeau en 1634, mort à Lausanne l'an 1705, fut pasteur de l'église de Saintes, présida, en 1678, le synode de Jouzac,fut exilé par le parlement de Guyenne, à propos de la publication d'un livre sur le Renversement de ta morale d'Arnauld, et il se retira à Lausanne, où il obtint une chaire de théologie 11 a laissé : 1° Réjwnse générale au livre de M. Arnauld, intitulé : Le Renversement de la morale de Jésut- Christ ; Saumur, 1676, in-12; — De Conversione peccatoris ad Deum; Lausanne, 1682, in-12: — 3* Le Moyen de discerner les esprits; ihid., 1689, in-8°; sermon dirigé contre les visionnaires du Vivarais ; — 4° Le Vrai et le faux Piètisme : ibid., 1700, in-12. Feller, Biogr. univers. La Souv. Biogr. yénér.
MERLE (VAN). VoV. Mkrula.
MERLER ou MERLO, MERLON (Jacques), en \i\in Jacoàus Horstius, théologien hollandais, né à Horst en 1597, mort à Cologne en 1644, fut chapelain de François de Lorraine, évéque de Verdun et curé de N.-D. in Pasculo. 11 a laissé : 1° Enchiridion officii divini, tum ecclesiasticorum, tum ahorum divinis offictis pie interesse cupientium usui accommodatum ; Cologne, 1623, in-8*; — 8e Monita sapientiœ chrisiianar, ad mores et vitee spiritualis officia omnemque pietatis cuitum utilia; ibid., 1630, in -84; - 3» Fascicule myrrha et thuris; ibid., 1630, in-24; — 4° Paradisus animée chrïstianar, lectiss'mis omnigence pietatis deliciis nnuenus ; ibid., 1630 et 1644, in-24 ; 1675, in-16; 1683 et 1T32, in-8°: 1692, in-18; 17IH, in-24; trad. en français, Pans, 1685, in-12; Bruxelles, 16*0, >n-12- Louvain, 1696, in-12; Paris, 1715, 2 vol. in-12; plusieurs évéques défendirent la lecture de cet ouvrage , parce que l'auteur insinuait que Jésus - Christ n'est mort que pour les élus; — 5" Viattcum quotidianum tiommis christiani; Cologne, 1633. in-4°,— &>Septem tubce orbis christiani, ad refonnationem ecclcsiasticœ disciplina; toto orbe, et pratsertim in Germania, ad proysentium et graviorum malorum remedium, institueiulnm excitantes, etc.: ibid., 1635, in-18; — 7» S. Bernardi, abbatis Clarivallensis,Vitaet opçrn, etc.; ibid. ,1641, 2 vol. in-fol.; — 8° Aphorismi eucharistici, ta est pice et sanctrr celebrationis et communionis monita, ex pra»cipuis ascetki» collecta et Ulustrata, avec Litaniat
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eucharisties et Aspirationes devota ad membra Christi crucifin; ibid., 1638, in-18; — 9° Chrtstiani Theodtdactus . seu doctrina pie viveudi et beûte rmrvemli, etc.; ibid., 1613, in-18; — 10° Vialor christianus recta ac regia vin in eaelum tendent, etc.; ibid., 1613, 2 vol. in-12; 1669, 2 vol. in-32; trad. en français, Paris, 1698-1700, 2 vol. in-8". Voy. la .Vomi-. Biogr. g&nér. Feller et Michaud, art. HonsTHis.
I. MERLIN (Charles), jésuite, né à Amiens en 1678, mort à Paris l'an 1747, professa la théologie avec beaucoup de succès. On a de \ui:i9 Réfutation des critique* de M. Hat/le sur saint Augustin; Paris, 1732, in-40; — 2» Véritable Cléf des ouvrages de saint Augustin; ibid., 1732, in-4°; — 3° Traité historique et dogmatique sur les paroles ou les formes des Sacrements de r Eglise; ibid., 1715, in-12; — 4* Examen exact et détaillé du fait oTHonorius; 1738, in-12. 11 a donné, en outre, aux Mémoires de Trévoux, un grand nombre d'articles dans lesquels il combat les opinions émises par Bayle sur les Pères de l'Église. Voy. la Souv. Hior/r". génér.
II. MERLIN (Jacques), théologien, né à Saint- Victurnien , dans le Limousin , mort à Paris en 1541 , se lit recevoir docteur à la faculté de théologie de Paris, et devint grand vicaire de Paris, curé et archiprèlre de la Madeleine. On lui doit : 1° une Aftoloffie d'Origène, en téte de l'édition
3n'il donna des ouvrages de ce Père; 1511 ; il v éfend Origènc de toutes les erreurs qu'on lui imputait : — 2>une Collection de tous les conciles: Paris, 1524. in-fol. ; 1535, in-8°; Cologne, 1530, in-8°; — 3° Les Œuvres de Richard de Saint- Victor Paris, 1518 ; — 4° Les Œuvres de Pierre de Blois; ibid., 1519; — 5» de Dut and de Saint- Pourçain; ibid., 1515; — 6» six Homélies, en français, sur ces paroles : Missus est angélus Gabriel: ibid.. 1533, in-8». Richard et Giraud.
III. MERLIN ou M0NR0Y (Jean-Raymond), protestant, né a Romans vers l'an 1510, mort à Genève en 1578 , professa l'hébreu à Lausanne , exerça les fonctions de pasteur à Genève, assista au colloque de Poissy, et fut appelé dans le Béarn par Jeanne d'Albret, qui l'employa à y répandre le protestantisme. U a donné : 1° une traduction française des Commentaires d'Œcolampadc sur Job et Daniel; Genève, 1561, in-8°;
— 2» Catéchisme extrait de celuy de Genève, /»«r examiner ceux qu'on veut recevoir à la Cètie,avec la translation en langue Iniarnoise; Limoges, in-8°; — 3° Les dix Commandements de la loy de Dieu, translatés d'hébreu en /conçois, et exposez avec six autres translations ; Genève, 1561, in -8°. Voy. la Souv. Biogr. génér.
IV. MERLIN (Pierre), théologien protestant, né vers l'an 1535, mort en 1603, était fils du précédent. Disciple de Théodore de Bèze, il jouissait d'une grande considération parmi ses coreligionnaires; il présida, en 1578 et en 1583, les deux synodes de Sainte-Foi et de Vitré, et fut député par les églises de Bretagne à celui de Saumur, tenu en 1596. Il a publié : 1° vingt Sermons sur le livre d'Esther: La Rochelle, 1591, in-8°; Genève, 1594, in-8°; — 2° Job commentariis illustratm ; Genève, 1599,in-8°; — \¥Sainctes prières recueillies de plusieurs passages de l'Ancien et du Souveau Testament ; ibid., 1609, in-18;
— 4° Discours théologiques de la tranquillité et vrai repos de l'âme; ibid., in-8°. Voy. la Souv. Biogr. génér.
MERLO, MERLON (M'clonus Jocobus). Voy.
Mekler.
M3RM0N (Arnoul), de l Ordre des Fières- Minetirs. né à Alost, en Flandre, mort à Louvain l'an K>78, exerça les premières charges de son
Ordre dans les Pays-Bas, et professa la théologie à Louvain. On a de lui : l' Thentrum conversions gentium; Anvers, 1572; — 2° De la Suite du commerce avec les hérétiques: Louvain, 1561; — 3» Le Catéchisme des pénitents; — 4» Traité de la confession ; — 5e Traité de la pénitence publique ; — 6* Des Rogations, pèlerinages, processions, etc.; Louvain, 1568;— 7° Dm Culte de la Croix; ibid. Voy. Valère- André, Biblioth. Belg. Le Mire. DeScriptor. sav, xvi.
MÉROB, fille aînée de Saùl, fut mariée a Hadriel, dont elle eut six fils, qui furent livrés aux Gabaonites et crucifiés sur la montagne, devant le Seigneur, pour réparer l'injustice que Saûl avait faite aux Gabaonites. Le texte de l'Écriture porte que ces six hommes étaient fils deMichol, fille de Saùl et épouse d'Hadriel; mais il y a apparence que Michol a été mis mal à propos au lieu de Mérob, puisque Michol épousa Ph.il- Liel et non pas Haariel. Voy. I Rois, xtv, 49, 18, 17. II Rois, xxi, 8. D. Calmet, Diction, de la Bible.
MÉROCLE ou MIROCLE, MIROCLET (Saint), évéque de Milan. On croit qu'il succéda à saint Materne, oui vivait sous Dioclétien ; mais il est certain qu il assista au concile assemblé à Rome l'an 313, par le pape Melchiade, et à celui qui fut tenu à Arles l'année suivante. Le Martviologe romain a placé sa féte au 3 décembre, comme étant le jour de sa mort, quoiqu'on trouve dans des monuments fort anciens qu'il mourut le 30 novembre, et qu'il fut enterré dans la basilique Portienne auprès du martyr saint Victor. Voy. Mabillon, Muséum //<//., tom. I, p. 110. Tillemont, Mémoire*, t. IV, dans Y Hat. des donatistes.
I. MERODACH, roi de Babylone, que les Babyloniens mirent au rang des dieux et adorèrent. Voy. Isaïe, xxxix, 1. Jérémie, L, 2.