‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 316 sur 1294 · HEUR · texte numérisé non relu

HEUR

Mansi. Supplem. Collect. Cancilior., tom. II, p. 479. De Commanville, /" Table alphabétique, p. 156. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Gaet. Moroni, vol. XLV, p. 10. Le Diction, de la théol. cnthol.

MEUBLES D'ÉGLISE. Ces meubles, qui font partie des biens d'église, ne peuvent être aliénés, si ce n'est dans certains cas de nécessité ou d'utilité, et avec certaines formalités. 11 faut cependant distinguer ceux qui sont destinés à des usages pieux et sacrés, et qui à cause de cela sont hors du commerce , d avec ceux qui ne sont pas destinés à des usages pieux, et qui par leur valeur n'ont rien de comparable aux biens immeubles, c'est-à-dire qui ne sont pas précieux. Les premiers ne sont aliénables que pour des œuvres de piété, comme, par exemple, pour racheter des captifs. Il est permis cependant de les aliéner lorsqu'ils ne peuvent plus servir aux usages auxquels ils avaient été destinés; mais, dans ce cas, si l'on en transporte la propriété, comme par une vente faite a des laïques, on doit en changer la forme, s'il est possible, pour ne pas les exposer à l'abus et au mépris; ce qui n est pas nécessaire quand on les engage simplement, parce que l'Église en conserve la propriété , et que celui à qui on les donne en gage n'a pas droit de s'en servir. Quant aux meubles de la seconde espèce, on peut les vendre sans formalités et au gré de ceux qui en ont l'administration. Les canons n'ont pas défendu de les aliéner, parce que leur conservation n'a pas une grande importance et qu'ils périssent par l'usage. Voy. les Can. X, LXX, caus. xu, qu. il. et cap. De Pignon bu t. L'abbé kndré,Coursatphabét. dedroit canon.,art. Meuble, Aliénation. Compar. notre art. Aliénation DES BIENS D'ÉGLISE.

M EU LE N (Jean VER), Motanus, théologien belge, né à Lille en 1533, mort a Louvain en 158o, se lit recevoir docteur en 1570, professa la théologie, devint chanoine de l'église Saint- Pierre et directeur du séminaire de Louvain. Ses principaux ouvrages sont : 1° De Picturis et imayinibus sacris; Louvain, 1570, 1574, 1595, lu-su, réimprimé sous ce titre : De Historia sacra rum imuyinuin et jiictui arum lib. IV; Liège, 1771, in-4»: — 2° Culendurium ecctesiasticum; Anvers, 1574, in-12;— 3° De Fide hetretids servanda lib. Ut; quarius itetn de fide rebellibus servanda, et quintus de fide uc iuramento quee a turannis exiguntur; Cologne, 1581, in-8°; — 4° De Piiê Testamentis; ibid., 158i, 1001 , in-8°;— 5» Theologiat practicœ Compendium; ibid., 1585, 1590, in-S». — 6° Orationes 111 de Agnis Dei, de Decimis dandis et de Decimis reapiendis: ibid., 1587, in-8°; — 7» De Canonicis lib. Ut; ibid., 1587, in-8°; — 8° Militta sacra ducum ac principum Brabantiœ cum annotât. Pétri Louwii; Anvers, 1592, in -8°; — 9° Natales sanctorum Betgii et eorum chonica recapitulatio ; Louvain, 1595, in-8°; Douai, 1620, in-8°, avec un supplément d'Arnold de Raisse ; — 10* Bibliotheca materiarum theologica quee a quibus auctoribus , quum antiquis, tutn récent ionbus, sint pertractee; Co-

des Œuvres de saint Prosper; Anvers, 1574; et de saint Augustin; ibid., 1577. Voy. Le Mire, Elogia Belgica. Valère- André , Fasti academici studii Lovaniensis. Foppens, Biblioth. Betg. Nitt tom. XXVII. La Nouv. Biogr.

ou MEDNG , M EH UN (Mogdunum), petite ville de l'Orléanais, sur la Loire, où, l'an

891, se tint un concile (Concitiutn Magdunente). Voy. Labbe, tom. IX. Hardouin, tom. VI.

MEUNIER (Jean- Antoine), chanoine et prieur de Saint-Martin-des-Champs. né à ChAlon -sur- Saône en 1707, mort l'an 1780, a laissé : l'Apologétique de Tertullien; cette traduction a été

Îubliée par Dampmartin: Paris, 182*2, in-12. oy. Quérard, La France littér. La Nouv. Biogr. génér.

MEUR (Vincent), fondateur du séminairedes Missions-Étrangères, né àTonguedec, dans le diocèse de Tréguier . en 1628, mort à Vieux- Châ • teau en Brie l'an 1668, était aumônier i la cour de Louis XIV. lorsque avec le concours de quelques ecclésiastiques il résolut de fonder une institution où la foi pourrait trouver des apôtres. L'an 1652 ils s'unirent à la Société de Jésus, et, l'an 1657, Alexandre VU approuva celte institution naissante. Cependant Meur ne suivit pas ses compagnons. Il resta à Paris pour s'occuper de discussions théologiques. Il attaqua Jansenius et ses adhérents. Il tut nommé , en 1601, supérieur du séminaire des Missions, et il devint plus tard prieur de Saint-André, en Bretagne. Voy. la .N'ont;. Biogr. génér.

I. MEURIER (Gabriel), grammairien belge, né vers 1530 à Avesne , mort probablement à

] Anvers, s'était rendu habile dans les langues anglaise , française , flamande et espagnole. Il enseigna pendant près d'un demi-siècle dans l'école qu'il avait fondée à Anvers. On a de lui, outre des écrits purement littéraires : 1° Le Bouquet de philosopftte morale; Anvers, 1568, in- 12; — 2»Li vre aOr, contenant la charge des parents, les préceptes du bon maistre, le devoir des enfants et l'office d'une bonne matrone; ibid., 1578, in-12 ; — 3* La Guirlande des jeunes filles; Cologne, 1617, in-12. Voy. Paquot, Mémoires pour servir à t'Hist. littér. des Pays-Bas. Brunet, Manuel du Libraire. La Nouv. Biogr. génér.

II. MEURIER (Hubert), en latin Morus. doyen et théologal de l'église de Reims, né dans le diocèse d Amiens, mort à Saint -Diez, en Lorraine, l'an 1602, était fort instruit dans les matières ecclésiastiques; il se distingua par son grand amour pour la Ligue. On lut doit , outre une Lamentât mu ou petit Sermon prêché aux funérailles de Louis de Guise, archevêque de Reims , massacré aux états de Blois : 1* Chrétienne et catholique Exposition des saints et sacrés mystères de la messe; Reims, 1584, 1586 et 1598, 3 vol. in-8°; — 2» Traité de C institution et vrai usage des processions; ibid., 1584; — 3» une Traduction française du Concile provincial tenu à Bewis par Louis de Guise; ibid., 1586, in-8»; — 4° Petit Traité de l'untiquité, vrai usage et vertu, tant des Indulgences ecclésiastiques que des Agnus Dei; ibid., 1587, in-8°; — 5» De Sacris L'ncttonibus, abri Ut ; Paris, 1593, in-8». Voy. Michaud Biogr. uni'-ers.

MEURIÈSE. Voy. Meubisse.

ME0R1S (Sainte), martyre de Gaze, en Palestine, mourut pendant la* persécution de Diocléticn. Elle souffrit en compagnie de sainte Thée; mais cette dernière ne mourut pas dans les supplices. L'Église honore leur mémoire le 19 décembre. Voy. Tillemont, Mémoires, tom. V, dans la Vie de saint Arrien, gouverneur de la Thébaide. Richard et Giraud.

MEURISSE ou MEURIÈSE (Martin), de l'Ord.e des Frères Mineurs, né à Roye,en Picardie, mort à Metz l'an 1649. professa la théologie, et devint évéque de Madaure in partibus} et coadjuteur de l'éveque de Metz. Il fonda a Montiny, près de Metz, un couvent de religieuses Il a publié : 1» Apologie de l'ado-

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