‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 335 sur 1294 · I. MITRE (Saint). Voy. Merrb , n* I · texte numérisé non relu

I. MITRE (Saint). Voy. Merrb , n* I

II. MITRE (Cidarù, mitra). Il est parlé dans l'Ancien Testament de mitres de prêtres et de mitres de femmes. Nous avons lait connaître celles des prêtres à l'article Cidaris. Quant à celles des femmes, Isaie en fait mention par le mot hébreu rehâlôth , dérivé d'un verbe qui signifie trembler, chanceler, et qu'on entend généralement d'un voile flottant. LaVulgate l'a rendu par mitres, sorte de turban ou de bonnet phrygien avec des mentonnières. On connaît assez peu la forme des anciennes mitres ; mais on sait

u'elles étaient liées par le bas d'un ruban ou 'une espèce de couronne ornée de pierreries. Le voyageur Eugène Roger dit que les femmes syriennes et arabes ont ordinairement sur leur tete une mitre d'argent nommée arkié, faite en forme de pain de sucre , elle est entourée d'un voile de soie noire, bordée de perles et de pierres précieuses. Les autres voyageurs de 1 Orient parlent aussi de ce voile comme faisant partie de la coiffure des femmes. Voy. Judith, x, 3. Isaie, m, 19. Baruch, v, 2. Eugène Roger, La Terre-Snude, 1. II. Th. Shavv, Voyages, tom. I. i. 377,378, 380. Chardin, Voyages, tom. IV, p. 12, .3. Mémoires d'Arvieux, tom. 1U, p. 296. Niebuhr, Descript. de l'A ra bie, part. I,c. XXVI, p. 93. Schrœder, De Vestiiu mulier.hebr., c. vi, p. 62-94. J.-B. Glaire, qui, dans son Introd. hislor.et crit., etc., rapporte les textes de ces divers auteurs.

III. MITRE (Mitra, infuia sacra)} ornement pontifical que les évéques et les abbés réguliers portent sur la tête lorsqu'ils marchent ou officient pontificalement. C'est un bonnet rond, pointu et fendu par le haut, avec deux fanons qui pendent sur les épaules. On est fort partagé sur les mitres des évéques ; les uns disent qu'elles ne sont pas antérieures au x* siècle, car on n'en voit aucun vestige ni dans les anciennes liturgies, ni dans les auteurs ecclésiastiques qui ont traité des rites jusqu'à cette époque; et, les autres, que la mitre a toujours été en usage dans l'Eglise, mais qu'autrefois les évéques ne

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pouvaient la porter sans la permission spéciale des papes. Les cardinaux portaient aussi la mitre comme les évéques ; mais, l'an 1245, Innocent IV leur donna le chapeau rouge dans le concile de Lyon. Malgré les plaintes des évéques, les abbés réguliers portèrent la mitre, et le même privilège fut accordé à plusieurs chanoines de cathédrales. Quelques chapitres d'Allemagne ont encore ce privilège. Le pape a le droit exclusif d'accorder la mitre a tous les prélats et ecclésiastiques, quoiqu'ils n'aient pas le caractère épiscopal. Les abbés ou chanoines qui ont reçu du pape la faculté de porter une mitre

8 lus précieuse, ont la préséance sur les autres, 'h distingue ordinairement, à Rome, trois sortes de mitres : la précieuse, ornée de diamants, la dorée sans diamants, et la simple, faite de soie ou même de lin blanc. La mitre des évéques est un uniforme; on la leur met sur la téte a leur consécration, et les auteurs ecclésiastiques donnent plusieurs sens mystiques à cet ornement. C'est, dans l'esprit de 1 Église, un vêtement de gloire et d'honneur, un casque de défense et de salut. Voy. Thomassin, Discipline de t Église, part. III, 1. 1, c. xxv. Le card. Bona, Rerum liturgie. Libri II, 1. 1, c. XXtv, §14, p. 251, tom. II , édit. de Turin , 1749. Martenne, Traité des anciens rites de t Église. Bocquillot, lÀturg. sacr., p. 166. Richard et Giraud. Le Diction.eeclés. et canon, portatif. Bergier, Diction, de théol. Gaet. Moroni, vol. XLV, p. 260-281.

I. MITRID ATE , fils de Gazabar, ou bien Mitridate trésorier, selon la traduction littérale de Gazabar, comme l'a entendu l'historien Joseph, remit, par l'ordre de Cyrus, à Sassabasar, prince de Juda, les vaisseaux du temple que ce prince rendit aux Juifs lorsque ceux-ci s'en retournèrent à Jérusalem. Voy. I Esdras, i, 8, et III Esdras, Apocryph. Joseph, Antiq., 1. XI, c. i.

IL MITRID ATE , fut un de ceux qui signèrent la lettre écrite à Artaxerxès.roi de Perse, contre les Juifs, pour les empêcher de rebâtir les murs de Jérusalem. Voy. I Esdras, iv, 7.

MITRY. Voy. Meure, n° I. MITTARELLI (Nicolas-Jacques, en religion Jean-Benoît), un des plus savants hommes qu'ait produits l'Ordre des Camaldules, né à Venise en 1707 , mort à Murano l'an 1777, professa la philosophie et la théologie au couvent de Saint- Michel, à Murano, fut envoyé àTrévise comme confesseur du monastère de S.-Parisio, et devint abbé du couvent de Saint-Michel de Murano, puis général de son Ordre. Doué d'un grand sens critique et d'une mémoire extraordinaire, il avait acquis les connaissances les plus étendues sur l'histoire ecclésiastique de l'Italie. Il a laissé : 1° Memorie delta vita di S. Parisio, monaco camaldolese e del monastero de' SS. Cristina e Parisio di Treviso; Venise, 1748, in-4«; — 2° Memorie del monastero délia S. Trinità di Faenza; Faenza, 1749, in-8°; — 3e Annales Camakiulenses, quibus plura inseruntur tumcœteras italico-monasticas res, tu m historiam ecclesiasticam remgue diplomaticam illustruntia ; Venise , 1755-1773 , 9 vol. in-fol., en collaboration avec le P. Calogera et le P. Costadoni ; — 4° Ad Scrtptores rerum italicarum Cl. Muratorii Accessiones historiœ Faventinœ : Venise, 1771, in-fol. fou. Fabroni, Vita Italorum. Tipaldo. Bioyr. deyli Italiani itlustri , tom. X, p. 140. Feller, Bioyr. univers. La Nouv. Biogr génér.

MITTENTES. Voy. Lapses.

I. MITYLÈNE, ile de la mer Egée ou de l'Archipel. Voy. Mételin.

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