MOAB
MOCQ
06 saint Paul pas» en allant de Corinthe à Jé- 1 rusalem. Voy. Act., xx,14.
MIXTE (Mixtum), terme consacré, dans la Règle de Saint-Benoit, pour signifier on conp à j boire 00 une lasso de vin que l'on donnait aux lecieurs de table, aux serviteurs de cuisine et à tous ceux qui, pour un motif quelconque, étaient obligés de prévenir l'heure du repas. Quoique miaiurn vienne de miscere, mêler, il ne siffnilio pas toujours un mélange, puisqu'il se met simplement pour donner à boire, et que miscert nqurnn signifie donner de l'eau à boire. La plupart des commentateurs, tant anciens que nouveaux, entendent par le mixte dont il est parlé dans la Règle de Saint-Benoit , un coup h boire et du pain. Quant à la mesure du mixte, les usages de Citeaux portent nue le mixte est un quart de livre de pain et le tiers de l'hémine de vin. Les constitutions du Mont-Cassin permettent M lecteur do prendre le mixte même les jours de jeune ecclésiastique; mais les Pères de Citeaux le défendent ces jours-là. Voy. Dom Calmet, Comment, sur iechap. xxxvinrfe ta Réyle de Saint-Benoit. D. Macri Hierolexicon , ad voc.
MlXTt'M.
MIZINUM. Voy. MissmuM.
MIZPHA. Voy. Maspha.
MNA. Vny. Mine.
MNASON , que saint Luc appelle ancien disci/'/f. était de Chypre, selon cet évangéliste. U se trouvait à Césarée,en Palestine, lorsque saint Paul y passa pour se rendre à Jérusalem. U avait une maison dans cette dernière ville, et il y rcçul saint Paul et ceux qui l'accompagnaient. Le Martyrologe romain place sa féte «u 1*2 juillet, SOUS le faux nom de Jasnn. Voy. Actes, XXI, 1G. Tillemont, Vie de saint Paul, dans ses Mémoire*, tam. L
MNESTHEUS, père d'Apollonius, dont il est question dans H Machab., IV, 21.
MNIZUS (Misum ou Mnesum), ville épisc. de la première Galatie,sousla métropole d'Ancyre. On en connaît cinq évéques, dont le premier, Leucadius, assista au concile de Chalcédoine. Vou. Lcq u i en , Orittu Christ., tom. 1, p. 481.
MOAB, fils de Lot et de sa fille ainée, fut le père des Moabites. Voy. Lot et Moabites.
MOABITES, peuples issus de Moab, fils de Lot. Ils habitaient a l'orient du Jourdain et de la mer Morte, aux deux rives du fleuve Arnon, sur lequel était placée leur capitale Ar, ou Aréopolis, ou Ariel de Moab, ou Rabbath - Moab. Ce pays, d'abord au pouvoir des géants Eonrm, fut conquis par les Moabites, et devint plus tard la proie des Amorrbéens, à qui les Moabites en enlevèrent une partie. Moise s'empara de ce qui restait aux Amorrhéens et le donna à la tribu de Ruben. D'après l'ordre de Dieu, il épargna les Moabites, qui eurent de fréquentes guerres avec les Israélites. Le Seigneur avait ordonné que les Moabites n'entreraient pas dans l'assemblée de son peuple jusqu'à la dixième génération, pour avoir refusé aux Israélites le passage
Kr leur pay^s. David assujettit les Moabites et 1 Ammonites, et ils furent soumis à son empire jusqu'à la séparation des dix tribus. A cette époque, ils passèrent sous la domination des rois d'Israël ; mais, à la mort d'Achab, ils furent, à ce que l'on croit, emmenés par Nabuchodonosor au delà de l'tuphi ate , et renvoyés par Cyrus, ainsi que les autres peuples captils. Dans la suite, les rois de Perse, Alexandre le Grand, les rois de Syrie et d'Egypte, puis les Romains, les subjuguèrent tour a tour. Chamos et Béel* phégor étaient les principales divinités des Moa-
bites. Voy. Deutéron., xi, 14. Juges, xi, 13. II Rois, x. Bergier, Diction, de théol.
MOADIA , un des chefs des Lévites qui revinrent de Babylone à Jérusalem avec Zorobabel. V01/. H Esdras, Xlt, 17.
MOALLAK, monastère sous le nom de saint Serge, situé sur la mont Sajus, du côté de la ville de Bapdad, près du Tigre. C'était le siège d'un évéque jarobite qui, l'an 1330, fut uni à celui de Sigara. Voici deux évéques de Moallak : Jean, qui fut sacré par le maphrien Grégoire Bar-llelmeus, tt N..., sacré évéque de Moallak et de Sigara par le maphrien Grégoire-M?»tthieu,enl33. Voy. Lequien,Orien* Christ., t. Il,
! p. ir»«8.
MOÀTRA ou MOHATRA, nom donné à un contrat par lequel on achète à crédit, mais fort cher, de la marchandise, à condition de la revendre aussitôt, argent comptant et à bon marché, au marchand même do qui on l'a achetée. Ce contrat, qui contient une usure manifeste, a été condamné par le premier concile de Milan, par celui de Bordeaux de 1583, par Innocent XI. et par l'assemblée générale du clergé de France de Van 1700. Cependant les théologiens pensent communément que le contrat Mohatra est permis lorsqu'il n'y a ni scandale, ni fraude, ni convention explicite ou implicite de revendre à la même personne, au plus bas prix, la marchandise qu'on lui a achetée au plus haut prix, et que tout se passe de bonne foi. Voy. Pontas, au mot Usure, cas 39. Conférences de Pari* , tom. Il, p. 276. Collet, Moral. ,lom. L
MOBILES (FÊTES), en latin fe*ta mohilia , non stata (esta, nom donné aux fêtes qui ne se célèbrent pas le même jour, tous les ans, et qui sont : les dimanches de la Septuagésime,de la Sexagésime,de la Quinquagésime, les Cendres, Pâques, l'Ascension, la Pentecôte, la Trinité et la r ète-Dieu. Cela dépend de la fête de Pâques, fixée par l'Église au dimanche qui vient après la pleine lune qui suit l'équinoxe du printemps, ou le 21 mars.
MOBONNAl, undes trente vnillants capitaines de David. Voy. Jl Rois, xxill, 27.
MOCÈSE (ttocyssus ,Ju.*tinwnopoiis), ancienne ville de Cappadoce fondée par l'empereur Justinien, à l'endroit où il y avait auparavant un fort du même nom. Ce prince ayant érigé une troisième Cappadoce en divisant fa deuxième en deux provinces, désigna pour métropole de cette troisième Cappadoce la ville de Mocèse, qu'il appela Justintanapolù ; mais comme le concile de Chalcédoina avait réglé les provinces ecclésiastiques, et qu'aucune disposition du prince ne pouvait y porter atteinte, il en résulta que le siège de Mocèse ne jouissait pas encore des droits métropolitains vers la fin du vu* siècle). Mocèse a eu neuf évéques, dont le premier, Pierre, assista au concile tenu à Constantinople l'an 536, sous le patriarche Mennas. Voy. Lequien , Orient Chnst., tom. I, p. 408. De Commanville, P* Table alphaoét., p. 160. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol.XLV, p. 285.
MOGHONA, ville de la tribu de Juda. Voy. II Esdras, xl,28.
MOCHORI, père d'Oei, de la tribu de Benjamin. Voy. I Paralip., ix,8.
MOCHETTI (Pierre), bamabite, né i Como en 177*2, mort l'an 1840, a publié en italien : !• Considérations chrétiennes sur te peuple juif; Milan, 1829; — 2« Sermons; ibid., 1820, 1839; — 3» Défenses des miracles; ibid., 1832.
MOCLONTA. Voy. Mogi.éna.
MOCQUET (Jean), jésuite, né en Lorraine, mortàînsprock l'an 1642, professa la philose-