MODE
pme «t ta théologie scolastique à l'université «i IngoVsUdt, rt devint recteur du collège de sa société à Dililn?en, puis a Inspruck.il était trèsversé dani l'Écriture sainte, les belles- lettres et les langues, tant anciennes que modernes, i On a ie lai : 1* Tracta tio de sponiaiibus et mafni» w, Dtlingen , KMt , in-12; — 2» Methottu* gcnttrvm dùputandi eum hm-eticis ex solo Dei wrfc $ mlxmniù vindicata ; Ingolstadt, 4618, w-4». t>. Morari . édit. de 1759.
MOCTSSDS. Voy. Mocêsr.
MODE (Vestiurn mwitit). Les ouvriers qui investit de nouvelles modes pèchent, lorsque «mode» sont immodestes ou lorsqu'ils ont une intention dépravée en les inventant. Hors cela, ileft permis aux ouvriers d'inventer des modes nouvelle*, dans le but de procurer aux femmes su légitime ornement; car, dit saint Thomas, il est permis aux femmes de se parer selon leur eut; par conséquent, ceux qui inventent dans cette intention des parures raisonnables , ne se rendent coupables d'aucun péché. Voy. saint Thomas, 2. q. 169, art. 2, ad 4. Sainte-Beuve, ton. I , cas 80. Pon tas, au mot Mode. Compar. art. Partjrk.
MODÈNE {Mutina) , ville épisc. et capitale du M>ienoî8 , sous la métropole de Bologne, située 'ntie Bologne au levant, et Parme au couchant. U foi chrétienne fut d'abord préchée à Modène par saint Denvs l'Aréopagite et sesdisciplesl'an ifi.oa, selon d'autres, par saint Apollinaire, apôtre 4*> toute l'Émilie, comme le rapporte Ughelli. Pea de temps après elle fut érigée en évêché suffisant de Milan , et en 1582 elle fut soumise à BoKne. lorsque le pape Grégoire XIII éleva <*'U> dernière église a la dignité de métropole, ft» fil confirma oe qu'avait fait Grégoire XIII àsns !« concordat qu'il conclut en 18U3 avec la "pobuqee italienne. Son premier évéque, Clet,. «♦Çaait en 108 ; on ignore quels furent ses successeurs jusqu'en 33J. Deux conciles ont été •«nu* à Modène : l'on en 973, et l'autre en 15(35. l'y- l'gwelli , Ifat. Sacr., tom. II , p. 73. La Riga, tom. XXV. Labbe, tom. IX. Hardouin,t. VI. fiirhard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLV, p. 2*6-3».
MODERAMÏfUS, MODERANTDS. Voy. Mous.
MODESTA POZZO. Voy. Fonte Modérât a.
L MODESTE (Saint), martyr de la Gaule Narbonnaise , eut la téte tranchée dans le territoire de la ville d'Agde , du temps des empereurs Dioctétien et Maximien, en compagnie de *»>nt Tibère ou Tibéry et de sainte Florence. On éleva a l'endroit où ils souffrirent une abbaye de Bénédictins sons le nom de Saint-Tut*ry. On célèbre leur féte le 10 novembre. Voy. CjM , Rut. du Languedoc , p. 279.
II. MODESTE (Saint), martyr et mari de saante Creacertce , nourrice de saint Vit, appelé ordinairement saint Guy, mourut avec eux pour la fm pendant la persécution de Dioctétien et de Masisnien , dans celle province du royaume de Naples qu'on appelle aujourd'hui la Principauté' *itirieu*9. On célèbre leur féte le 15 juin.
III. MODESTE ou MODESTDS (Saint), abbé de monastère de Saint-Tbéodose, puis patriarche de Jéra&alem en 032, a laissé trois Homélie* ou iyermtm» dont Photius a donné des extraits. Dans le premier de ces extraits il est dit que Marie- Madeleine, de laquelle Jésus -Christ chassa sept démons , était une vierge qui souffrit le martyre à Éphese, où elle s'était rendue •après de saint Jean l'évangéliste, après la mort de la très - sainte Vierge. Dans le second, Modeste raconte la mort de ta sainte Vierge, qu'il
MODR
appelle un dormir , et son Assomption en corps et en Ame, donne une explication orthodoxe et précise du myslère de la Trinité, et fournit des preuves évidentes de la doctrine de l'Église sur l'intercession des saints. Le troisième a peur objet la féte de la présentation de Jésus-Cnri«t au temple. Voy. Photius, Cod. 275. Richard et Giraud , article MootsTUS. Feller , Biogr. univers.
MODESTIE (Modcttia), vertu qui règle les mouvements de l'esprit et du corps, et qui fait ne chacun se renferme dans Ips bornes de son tat. Saint Paul veut que la modeslie des fidèles soit connue de tout le monde , et l'Église recommande surtout a ses ministres de faire régner cette vertu dans leurs gestes, leurs paroles, leurs actions, leur table, et toutes leurs démarches. Une f<>mme mondaine qui recherche dans ses vêtements le luxe d'une parnre Immodeste autorise la licence et le libertinage à lui préparer des repentirs bien amers. C'est d'ailleurs une vérité démontrée que la modestie, si nécessaire au salut, contribue, même dans ce monde, 4 notre bonheur. En effet, l'homme attentif à ne pas choquer ceux qui IVnvironnent par des airs avantageux, calme l'envie et la jalousie, et arrête les discours de l'homme chagrin et caustique, lesquels causent ordinairement mille désagréments divers, et quelquefois môme de vrais tourments, Voy. l'Epitre de saint Paul aux Philippicns, iv, 5. Le Diction, écrits, et canon, imrtntif.
MODESTUS, patriarche de Jérusalem. Voy.
ModecTE, n° III.
MODI AD , sié^e épisc. jacohite, situé dans la Mésopotamie, au pays de Tur-Abdin, en deçà du Tigre. On n'en connaît qu'un évéque, Cyrille, qui siégeait en 1178. Voy. Lcqu ien, Ôriens Christ., tom. II , p. 1513.
MODIN , bourg célèbre de la tribu de Dan ; c'est la patrie de Mathathias et de ses (ils les Machabées. Voy. I Mach., II, 1.
MODIUS (François), philologue et jarisc, né à Oudenbourg, près de Bruges, en 1536, mort h Aire en Artois l'an 1597, *e fit recevoir docteur en 1513 , passa la plus grande partie de sa vie en Allemagne. Plus tard il retourna dans sa patrie, et devint chanoine à Aire. Il a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Qctosticha ad singulas cleri romani figuras' addito h'bro singuinri de ordinis ecclesiastici origine , progressu , vestitu; Francfort, 1585, in-4». Voy. Valére-André, Bibtioth. Belg., t. I, édit. de 1739, in-4°, ou l'on Irouve une liste exacte des écrits de Modius. et Richard et Giraud. qui en indiquent quelques-uns.
MODOALD (Saint), évéque de Trêves, mort le 1*2 mai vers l'an 610, était frère de la bienheureuse lté ou Iduberge, ferome du B. Pépin de Lunden, maire du palais d'Austrasie. Obligé d'aller en 622 à la cour de Dugobert. roi d'Austrasie, il y donna une si haute idée de sa vertu , qu'il y fut nommé cette année-là même à l'évéché de Trêves. Modoald gouverna son diocèse avec une éminente sainteté, bâtit plusieurs monastères, enlre autres celui de Saint-Symphorien , et assista au concile de Reims tenu l'an 625. La plupart des martyrologes marquent sa féte au 12 mai. Voy. Bollandus, mois de mai, tom. III.
MODON. Voy. Mrthone.
MODREIf A ou MELAMELINA, JUSTINÏAH A , ville épisc. de la seconde Dithyuie. sous la métropole de Nicée. Ou en connaît cinq évéques, dont le premier, Ma cedoni us , assista au cinquième concile général. Voy. Lequien , Oriens
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MOHA
Christ., t. I, p. 660. De Commanville , Table alphabét.
MODREVIUS (André-Fricius), secrétaire de Sigismond-Auguste, roi de Pologne, au milieu du xvi* siècle, avait beaucoup d esprit, mais il le déshonora , comme on l'a justement remarqué, dicendo quœ non oportuit, scnkendo quœ non licuit , agendo quœ non decuit. Il flotta toute sa vie entre les sociniens et les luthériens , et finit par être méprisé des uns et des autres. Il travailla beaucoup à réunir toutes les sociétés chrétiennes dans une même communion. Ses ouvrages ont été mis à l'Index par Clément VIII. Son traité De Republica emendanda le fit chasser de la Pologne et dépouiller de ses biens ; cet ouvrage, en effet, conçu dans un très-mauvais esprit, respire la licence et la haine de Tordre plus que le véritable amour d'une sage liberté. Voy. relier, Biogr. univers. Richard et Giraud , qui donnent la liste complète des écrits de Modrevius.
MODRONI (Alphonse), barnabite, né à Milan en 1681, mort l'an 1753, a publié plusieurs ouvrages de piété dont les principaux sont : 1° Impiego di santi pensieri ; Milan , 1738, 3 vol.; — 2° // Cnore a Dio, 5 vol.
MŒHLER (Jean-Adam ou Adrien), célèbre théologien catholique, né à Igersheim , près de Mergentheim, en 1 /96, mort à Munich l'an 1838, enseigna la théologie à Tubingue, et fut nommé en 1835 professeur à l'université de Munich. II a laissé en allemand plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° L'Unité dans l' Eglise, ou le Principe du catholicisme ; Tubingue, 1825, in -8°; trad. en français par Ph. Bernard; — 2° Athanase le Grand et l'Eglise de son temps en lutte avec fariatdsme ; Mayence, 1827 et 4844, in-8*; trad. en français, Paris, 1841, 3 vol. in -8°; — 3° Symbolik; Mayence, 1832; in -8°, souvent réimprimé; trad. en français; Besançon, 1836, 2 vol. in-8°; — 4° Nouvelles recherches sur les différences de doctrine entre les catholiques et les protestants; Mayence, 1834 et 1835, in-8% trad. en français; Besançon, 1840, in-8"; — 5» Patrologie, ou Histoire littéraire des chrétiens; Ratisbonne, 1839, 2 vol.; trad. en français; Paris, 1842, 2 vol. in-8°. Voy. Feller, Biogr. univers., au Supptém., où l'on trouve des détails intéressants sur les principaux écrits de Mœhler. La Nouv. Biogr. génér.