‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 338 sur 1294 · I. MŒLLER (Henri). Vou. Moller, n» I · texte numérisé non relu

I. MŒLLER (Henri). Vou. Moller, n» I

II. MŒLLER ou MOLLER (Jean), en latin Mollerus , protestant, biographe et bibliographe, né l'an 1661 à Flensbourg en Danemark, mort l'an 1725, étudia la théologie, la philosophie et l'histoire. Il professa au collège de sa ville natale, et il en fut nommé recteur en 1701. 11 a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Isagoge ad historiam Chersonesi Cirnhricae, chorogrophicam , naturulem, antiquariam, civilem , genealogicam , ecclesiasticam et litterariam , tam vetustiorem quant modernam , Hambourg, 1091-1002, in-8». Voy. Feller et Michaud, au mot Moller. La Nouv. Biogr. génér.

MŒRCKENS (Michel), prêtre de la Chartreuse de Cologne, vivait au xvm« siècle. On a de lui : Conatus chronologicus ad Catulogum episcoporum , archiepiscoprtrum , cancellariorum et electorum Colonies; Cologne, 1745, in-4°. Voy. le Jnurn. des Savants, 1747, p. 7*7.

MŒSIA. Voy. MÊSIE.

MŒURS. On appelle mœurs la manière de vivre ou d'agir, bonne ou mauvaise; mais on prend souvent ce mot en bonne part; ainsi on dit simplement : // a de* minus, pour il a de bonnes mœurs. La morale chrétienne n'est autre

chose que ce corps de préceptes que prescrit la religion , et qui servent à diriger les actions des hommes conformément aux principes naturels de justice et d'équité. C'est dans ce sens que l'on regarde les canons que l'Église fait touchant les mœurs comme ceux qu'elle fait sur la foi , c'est-à-dire comme infaillibles et invariables. Un des paradoxes que les incrédules ont soutenus de nos jours avec le plus d'opiniâtreté est que la religion ne contribue en rien à la pureté des mœurs, que les opinions des hommes n'influent en aucune manière sur leur conduite. Mais alors par quel motif les philosophes enseignent- ils avec tant de zèle et d'opiniàtretc ce qu'ils appellent la vérité? Et si les

| opinions et les dogmes ne sont d'aucune utilité pour régler la conduite, que leur importe de sa-

j voir si les hommes sont croyants ou incrédules.

I chrétiens ou athées? il est aussi absurde de prêcher l'impiété que d'enseigner la religion. Pour sentir la fausseté de la maxime des incrédules il suflit de comparer les mœurs qu'ont eues, dans les divers âges du monde , les adorateurs du vrai Dieu avec celles des nations livrées au polythéisme et à l'idolâtrie. Or le résultat de cette comparaison est que, depuis l'origine du monde jusqu'à nos jours, les peuples qui n'ont pas été éclairés des lumières de la vraie religion sont tombés dans un état de dépravation et d'avilissement tel , qu'on découvre à peine en eux quelques-uns des traits qui caractérisent la nature humaine, tandis que les anciens Hébreux et les chrétiens sont les seuls qui aient conservé cette même nature dans toute sa dignité. Voy.. pour preuve de notre assertion , non - seulement les écrivains sacrés de la Bible, les apologistes chrétiens , Bossuet , dans son Discours sur fhis* toire universelle, et Bergier, dans son Diction, de théologie, mais les auteurs païens eux-mêmes, dont le témoignage ne saurait paraître suspect à nos adversaires.

MŒZEL. Voy. Meusel.

MOGILA (Pierre), théologien russe, né en Moldavie vers l'an 1597, mort en 1616, fit ses études à l'université de Paris, prit du service en Pologne , embrassa Tétai monastique à Kief en 1025, et fut nommé en 1632 métropolitain de l'église de cette ville ; il y introduisit l'enseignement de la théologie, avec le développement qu'il recevait à cette époque dans les universités d'Europe. On a de lui : !• une Profession de foi qui a été ratifiée par les conciles de Kief et de Jassy. Elle est regardée comme le premier livre symbolique de l'Église d'Orient; elle a paru pour la première fois en 1640, et a été souvent réimprimée en russe, Irad. en

grec : Amsterdam , 1062 ; en latin j Leipzig, 1695 ; en allemand; Berlin, 1727, et Bresiau, 1751; — 2° un Catéchisme; Kief, 1645, et quelque? autres opuscules. Voy. la Nouv. Biogr. gêner.

MOGILA VIA. Voy. Mohilaw.

M0GLENA ou M0CL0NTA, ville épisc. de Macédoine, située près de Caslorie, sous la métropole d'Achride, au diocèse de TIllyrie orientale. On en connaît deux évéques, dont le premier, Niphon . siégeait du temps des empereurs Andronic, et le second, Théodoret, siégeait dans ce siècle. Toy.Cantacuz., Hist. , 1. 1, c. xliv, 47. Lequien, Oriens Christ., tom. 11, p. 318.

M0GLIA. Vou. Mohilaw.

MOGUNTIA.MOGUNTIACUM.Foy.MAYENCE.

MOHADRA , ville épisc. du diocèse des Chaldéens, située dans le pays de Dormesane. Bar- Hebncus croit que c'est la même que Sccred ou Seert , située dans la Mésopotamie, et érigée plus tard en métropole. On en connaît deux

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