‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 339 sur 1294 · MOIN · texte numérisé non relu

MOIN

évèques , dont le premier, nommé Jean, est mentionné dans Thomas de Maraga , et le second . Elie, souscrivit la lettre synodale du catholique Die à Paul V. sous ce titre : Elie, arehexéatÊe de Sahert ou Seert. Il se qualifie aussi àanhertyitt d'Amid dans la même lettre; ce ai porte a croire que Mohudra n'était pas bien loignee d'Amid. \ oy. Thomas de Maraga , Hist. mrmaf., I. H, c. XI. Oriens Chritt., tom. H, p. 13S4. Richard et Giraud.

MOHAMMED. Vou. Mahomet.

MOIâTRA. Voy. Moatra.

MûflEDAM (Jean), évéque de Ravello, dans Je royaume de Xaples, né à Péd roche , dans le dtocfse de Cordoue , mort l'an 1549, professa le •in.it à l'université de Salamanque , et devint Ticiire général de l'archevêque de Compostelle. Charles-Quint l'envoya à Rome en qualité d'auditeur de Rôle, et le nomma évéque de Ravello. On a de lui : Decisiones Hjtœ Romatue. Voy. Tphelli, Ital. Sacra. Nicolas-Antonio , Biblioth. Hkjmm.

MOHILAW ou M0HIL0W (Mohilovia, Mo- ■/ifi et Mogilnvia), ville épisc. de la petite Russie, bâtie sur les rives du Borysthéne, et sous U métropole de Kiovie. Ce siège a été uni à ceux de Mscislaw et d'Orsa. On en connaît deux éféques : Hilaire ou H i la non , dont les Russes font la fête le 21 octobre , et Sylvestre , qui siégeait en 1642. Voy. Lequien , Oriens Chritt., loin. I, p. 1288. Gaet. Moroni, vol. XLVI,

MOHOLA, petit -fils de Galaad. Voy. I Paralip . vu, 18.

MOHOLI, fils ainé de Mérari, et chef de la famille des Moholites. Vou. Exode, vi, 19. I- MOINE, ÉTAT MONASTIQUE. Le mot moine

■ V . ftU> ). est délité 'lu grec HtQMcAoj , seul,

solitaire, ou des deux termes également grecs : Mono*, seul, et achat, peine, tristesse. Quoi qu'il en soit de son étymologie , moine est un terme consacré dans le christianisme pour désigner une sorte de chrétiens qui vivent dans la solitude et la pénitence , loin du commerce du moude. On ne s'accorde point sur l'origine de la vi« monastique ; les uns la font remonter aux Thérapeutes, dont parle Philon, et les autres la placent au H* siècle; mais, selon l'opinion commune , la vie monastique n'a pris naissance qu au iip siècle, époque à laquelle saint Nicon, évéque de Cyzique , souffrit le martyre avec cent quatre-vingt-dix-neuf moines qu'il gouvernail. Cependant la vie monastique ne fut guère connue et pratiquée en Occident que vers le milieu du iv* siècle. Vers l'an 340 saint Athaoase . étant venu à Rome , lit un tel éloge des religieux d'Orient, que plusieurs personnes se décidèrent a embrasser leur genre de vie. Vers l'an 350, saint Eosèbe de Verceil établit l'ordre monastique dans sa cathédrale, et saint Ambroise nourrissait une communauté de solitairesqui habitaient près de Milan. Entin vers l'an 3bU saint Martin vint en France, après avoir exercé la profession monastique en Italie, et bâtit le monastère de Ligugé , dans le diocèse de Poitiers, puis celui de Marmoutiers, près de la ville de Tours. U y avait autrefois trots sortes de moines : les cénobite , les anachortttx et les sarabaites. Les premiers vivaient en communauté sous une règle et sous un abbé ou un supérieur ; les seconds, appelés aussi eron/et, vivaient seuls dans les déserts; entln les sarabaites habitaient deux ou trois dans les cellules. Il n'y a plus aujourd'hui en Orient que des cénobites et des ermites, et tous observent U règle de saint Basile , qu'ils regardent comme

leur père. Jusqu'au temps de saint Benoit il n'y eut pas de règles fixes dans les monastères, chaque abbé choisissant parmi les diverses observances celles qui leur paraissaient plus convenables aux besoins et à la portée de leurs sujets. Ce fut seulement vers le vu* siècle que la règle de saint Benoit commença à être en usage dans les monastères de France, d'Italie et d'Angleterre, et le concile d'Autun, tenu vers l'an ho5, ordonna aux moines et aux abbés de se conformer à cette règle. L'ordre monastique n'était pas partagé en différents corps distingués par leurs fonctions, leurs noms et leurs instituteurs , et il n'y avait pas non plus de distinction entre les membres d'un même monastère. Vers le x* siècle les religieux de Saint- Benoit étant communément élevés à la cléricature et aux ordres sacrés , on distingua dès lors dans les monastères deux sortes de religieux , dont les uns, destinés au chœur et au sacerdoce , étaient nommés clercs lettrés ou couron~ néi , parce qu'ils étudiaient et portaient la couronne cléricale, et les autres, employés au travail des maias, s'appelaient corners, lais, non-lettrés, barbus et idiots. — A quelque point de vue que l'on considère l'état monastique , ou ne peut s'empêcher de reconnaître qu'il a rendu et qu'il rend encore au monde les services les plus signalés, et que les divers ennemis qui l'attaquent sont victimes d'injustes préjugés que rien ne iusliiie ; car il faut que les mérites des corps religieux soient bien incontestables pour avoir été reconnus et même vantés par le coryphée de la philosophie moderne, c Ce fut longtemps , dit Voltaire dans son Essai sur f Hist.

Îénér.j une consolation pour le genre humain , es asiles ouverts à tous ceux qui voulaient fuir les oppressions des gouvernements goth et vandale. Presque tous ceux qui n'étaient pas seigneurs de château étaient esclaves : on échappait dans la douceur des cloitres à la tyrannie et à la guerre. Le peu de connaissances qui restait chez les barbares fut perpétué dans les cloitres. Les Bénédictins transcrivirent quel-

Jues livres, peu à peu il sortit des monastères es inventions utiles; d'ailleurs les religieux cultivaient la terre , chantaient les louanges de Dieu, vivaient sobrement, étaient hospitaliers; leurs exemples pouvaient servir à mitiger la férocité de ces temps barbares... On ne peut nier qu'il n'y ait eu dans le cloître de grandes vertus. Il n'est guère encore de monastères qui ne renferment des âmes admirables qui font honneur à la nature humaine. Trop d'écrivains se sont plu à rechercher les désordres et les vices dont furent souillés quelquefois ces asiles de piété. U est certain que la vie séculière a toujours été plus vicieuse, que les grands crimes n'ont pas été commis dans les monastères, mais ils ont été plus remarqués par leur contraste avec la règle. » Parlant encore de ceux qui ont déclamé contre les moines en général, Voltaire dit : « Il faut avouer que les Bénédictins ont donné beaucoup de bons ouvrages, que les jésuites ont rendu de grands serviees aux belleslettres; il faut bénir les Frères de la charité et ceux de la Rédemption des captifs. Le premier devoir est d'être juste... Il faut convenir, malgré tout ce qu'on a dit contre leurs abus ( des religieux), qu'il y a toujours eu parmi eux des hommes éminents en science et en vertu ; qu'ils ont rendu de grands services... Les instituts consacrés au soulagement des pauvres et au service des malades ont été les moins brillants, et ne sont pas les moins respectés. Peut-être n'est -U rien de plus grand sur la terre que le

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