‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 340 sur 1294 · MOIN · texte numérisé non relu

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sacrifice que (ait un sexe délicat de la beauté, de la jeunesse*, souvent de la haute naissance, pour soulager dans les hôpitaux ce ramas de tontes les misères humaines, dont la vue est si humiliante pour l'orgueil et si révoltante pour la délicatesse. 11 est une autre congrégation plus héroïque; car ce nom convient aux Ti mitai ces de la Rédemption des captifs; ces reli-

C'eux se consacrent depuis six siècles à briser s chaînes des chrétiens chez les Maures. Us emploient à payer la rançon des esclaves leurs revenus et les aumônes qu'ils recueillent. On ne peut se plaindre de tels instituts. > Voilà le témoignage que Voltaire a rendu aux moines: il mérite sans doute plus de confiance que celui d'une foule ignorante et insensée qui semble n'avoir des yeux que pour les fermer volontairement à la lumière, et n'avoir un coeur que pour l'ouvrir à l'ingratitude. Voy. le Con. P/ocuit, X VI, au. i. Isidor. Hispat , k'tymol., 1. VII, c. xiu, Bocquillot, Liturgie $acrée , p. 333. D. Calmet, Préface de son Comment, sur la Règle de Suint' Benoit, et Comment., p. «2, 219, 367. D. Macri Hierulexicon, ad voc. Monachus. L. Perraris, Prompta Biblioth. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. Bergier, Diction, de théol. L'abbé André, Court alphabet, de droit canon. Gaet. Moroni, vol. XLVI, p. 50-56. Compar. Monastère.

H. MOINE (Abraham LE Y né en France sur la lin du xvn* siècle, mort l'an 1770 en Angleterre, où il s'était réfugié, et où il exerça le ministère. Ses écrits prouvent que. malgré les erreurs de la secte dans laquelle il s'était engagé, il avait du zèle pour le christianisme. On a de lui plusieurs traductions d'ouvrages anglais en français : 1* les Lettres pastorales de l'évéquc de Londres ; — 2° les Témoins de la Résurrection, etc., de l'évêque Sherlock, in-12; — 3» l'Usage et les fins de la prophétie, de Sherlock, in-8*. Ces traductions sont accompagnées de Dissertations curieuses et intéressantes sur les écrits et la vie des incrédules que ces évêques combattaient. Voy. Feller, Biogr. univers.

III. MOINE (Étienne LE}, protestant, né à Caen en 1024, mort à Leyde l'an 1680, se fit recevoir docteur en théologie à Oxford en 1677. 11 fut pasteur à Rouen, assista en 1675 au synode de Caen en qualité de vice-président, et devint professeur de théologie à Leyde. Son principal ouvrage est intitulé : Varia sacra, seu Sylloye opuscu/orum orœcoi-um ad rem ecclesiasticam spectantium ; Leyde, 1685, 1694, 2 vol. in-4°; on y trouve trois dissertations curieuses sur saint Polycarpe , saint Bamabé et saint Hippolvte. Vou. le Journ. des Sawmts.

IV. MOINE (Jean LE), cardinal, né à Cressy en Ponthieu, mort à Avignon en 1313. Après avoir pris le degré de docteur en théologie à l'Université de Paris, il lit le voyage de Rome, où il fut parfaitement accueilli, et même nommé auditeur de Ilote. Boniface VIII l'aimait et l'estimait beaucoup. Ce pontife le fit cardinal ; il l'envoya légat en France pendant son démêlé avec le rui Philippe le Bel. Le corps de Le Moine fut transporté d'Avignon à Paris, et enterré dans le collège qu'il avait fondé et qui porte son nom. On a du cardinal un Commentaire sur le Vf livre des Décrétâtes, ouvrage

u'il composa à Rome, et qui lui valut le carinalat. Voy. Moréri, Diction, histor. Chaudon et Delandine, Diction, univers, histor., crït. et ùibtioar. Feller, Biogr. univers.

V. MOINE (Pierre LE), iésuite, né à Chaumont en Bassigni l'an 1602. mort à Paris en 1671 , a laissé , outre des poésies : 4* La Dévo- '

tion aisée; 1632, in-8»; — 2* Manifeste apologé-tique pour la doctrine des jésuites , contre le Itvre intitulé : La Théologie morale des jésuites; Paris, 1644, in-8»; — 3* Les Hymnes de lu sagesse et de f amour de Dieu ; — 4° La Galerie des femmes fortes, avec leurs portraits ; Paris, 1647, in-fol. et in-12. Voy. Titon du Tillet , Pamrurse français. Le Journ. des Savants , 1066. Le Long, Biblioth. histor. de la France. L'abbé Goujet, Biblioth. des Écrivains français. La Nouv. Biogr. génér.

MOIRE -MONT (Mauri Mons), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, située en Champagne, au diocèse de Châlons-sur-Mame. Elle fut fondée par un comte nommé Nautère , qui y établit des chanoines. Plus lard elle tomba en ruines, mais elle fut restaurée et cédée aux Bénédictins en 1074 par le prévôt et les chanoines de l'église de Reims , du consentement de l'archevêque Manassès. L'an 1622 cette abbaye fut unie à la congrégation de Saint-Vannes. Voy. la Gallia Chrùt., tom. IX, col. 931.

I. MOIS (Mentis), temps que le soleil met à parcourir un signe du zodiaque, c'est-à-dire un

f»eu plus de trente jours; c'est ce qu'on appelle e mois solaire ou astronomique, qui fait la douzième partie de l'année. Le mois lunaire est périodique ou synodique; le périodique est le temps que la lune emploie à parcourir le zodiaque, et le synodique est le temps dans lequel la lune revient du soleil au soleil, c'est-àdire 29 jours et demi. Les Hébreux et les Grecs se servaient de mois lunaires; mais les anciens Hébreux n'avaient pas de noms particuliers pour désigner leurs mois; ils disaient le premier, le second, etc. II n'est question dans les livres de Moïse que du seul mois abib, c'est-à-dire des épis nouveaux ou des fruits nouveaux. Ce fut après la captivité de Babylone que les Juifs era-

[iruntèrent aux Chaidéens et aux Babyloniens es noms de leurs mois. Mais comme les douze mois lunaires ne faisaient que 354 jours et six heures, ils intercalaient dans leur année, île trois ans en trois ans, un treizième mois, qu'ils appelaient ve-adar, à la lettre et adar, c'est-à-dire second adar. Ce treizième mois se plaçait entre adar et nisan, de sorte que la Pftque fut toujours célébrée la première pleine lune après, l'équinoxe. Voy. le P. Lamt, Introduct. à t Écriture sainte. D. Calmet, Dissertât, sur la chronologie. J.-D. Michaelis,Comwienf. de mensib.Hebiteorum, où il est assez bien prouvé, ce nous semble, que le système des rabbins, qui fait commencer abib à la néoménie de mars, ziv à celle de mat, et ainsi des autres, est erroné. Nous saisissons cette occasion pour avertir le lecteur que, dans les différentes éditions, soit de notre Introduction histor. et crit., etc., soit de V Abrégé d'Introduction, tout en disant que pour l'indication de la correspondance des mois des Hébreux avec les nôtres, nous avions adopté l'opinion de Mtchaelis, nous avons, par inadvertance, suivi celle des rabbins. Il s'agit donc simplement, pour corriger cette erreur, de substituer la nouvelle lune de février à la nouvelle lune de janvier, et de même pour tous les autres mois.

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