‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 341 sur 1294 · III. MOIS D0 PAPE ET DE L'ORDINAIRE · texte numérisé non relu

III. MOIS D0 PAPE ET DE L'ORDINAIRE

On appelle mois du pape les mois pendant lesquels le pape nomme à tous les bénéfices ecclésiastiques réguliers ou séculiers, avec charge d'àmes, lesquels viennent à vaquer en quelque lieu et de quelque manière que ce soit, et mois de l'ordinaire, ceux pendant lesquels lesévéques, dans les pays d'obédience et en vertu d'une permission accordée par le pape, peuvent nommer

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a c«-s nù-im-s bénéfices quand ils deviennent vacants. Or les mois du pape sont : janvier, février, avril, mai. juillet, août, octobre et novembre, et le» mois de l'ordinaire : mars, juin , septembre et décembre. La régie des mois établie par Martin V, et qui a été adoptée, étendue et affermie par ses successeurs , forme aujourd'hui la huitième 4e la chancellerie. Cette régie excepte des bénéfices réservés a la nomination do pape ceuiqai raquent par la résignation, ceux qui tant i li disposition de la sainte Église romaine, et ceax dont la disposition est réglée par des concordats particuliers passés entre le Saint- &e»e el les différentes puissances. Elle porte <m? tous ceux qui impétreront les bénéfices dont ede réserve la disposition au pape, seront tenus de taire mention expresse, dans leurs suppliques, àv mois dans lequel la vacance est arrivée, sous peioe de nullité des provisions accordées, même met* proprio, sur des suppliques où manquerait cette expression. Les mois, soit du pape, soit de l'ordinaire, commencent à minuit du mois précédent, et finissent à pareille heure du mois nivant. On prend pour régie , à cet égard , le premier coup de l'horloge publique ou commune de l'endroit. S'il n'y a point d'horloge, on a recours au témoignage des gens expérimenlés , M cours des étoiles, au chant du coq. Innocent VHl apporta à cette règle une exception, osi, avant été aussi réduite en règle, n'en a plus (ait qo'une avec l'autre ; c'est toujours la huitième règle de chancellerie, mais appelée Regu/a <k wxviUs et nttei-nativa , parce que par cette exception le pape accorde aux patriarches, aux archeiéquesqui observeront la résidence, la faculté de disposer librement de tous les bénéfice? qui vaqueront dans les mois de février, <f imï, de juin, d'août, d'octobre et de décembre, i l'alternative de* autres mois avec le pape. Voy, le mot Alternative, dans Richard et Giraud, le Diction, ecclés. et canon, portatif, el l'abbé André, qui rapporte dans leurs propres termes U règle des mois du pape et celle des mois de fomrmtim. Cosnpar. notre art. Alternative.

' MOÏSE . MOT SE. Comme les biographes et d'autres écrivains mettent indistinctement ces deut mots l'on pour l'autre, on devra chercher a Moyse les personnages qu'on ne trouvera pas in » Moise.

MOÏSE (François-Xavier), théologien, né aux en Franche -Comté, l'an 1742, mortàMorteaa, près de Besançon, en 1813, professait la Urologie i Dole lorsque la révolution éclata. 11 prêta serment à la constitution civile, fut élu é»*qoe du Jura, et prit une part active aux discussions qui s'élevèrent dans les conciles nationaux tenus a Paris en 1797 et en 1801 . A cette époque, il donna sa démission, et eut le titre de cruBoine honoraire de Besançon. On a de lui : 1» Réponses critiques à plusieurs questions proposées par les incrédules modernes sur divers endrrÂU des Livres saints; Paris, 1783, in -12, formant le tom. IV des Réponses aitiques de l'abbé Bullet; mais, dans les nouvelles éditions, on a fait disparaître le nom de Moïse; — 2e des Lettres pastorales, des Mandements, et plusieurs petits écrits insérés dans les Annales de la Rettqttm par Desbois de Rochefort. On lui attribue une Dissertation sur roriqine des fausses Décrétâtes, mù se trouve dans la Chronique religieuse, tom. V V'cy. Feller. Michaud. La Souv. Biogr. génêr.

MOISSAC (Moisiacum), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit «tuée dans la ville du même nom, à qui elle a donné naissancé, au diocèse de Canon. Elle fut fondée en l'Honneur de saint Pierre,

sous les rois de la première race, et réformée au xi* siècle par saint Hugues, abbé de Cluny. L'an 1626 , elle fut sécularisée et changée en collégiale. Voy. D. Vaissette, Géogr. hùtor., tom. VII, p. 46. Richard et Giraud.

MOISSON. Moïse avait ordonné aux Hébreux, lorsqu'ils moissonneraient un champ, de ne pas couper exactement tous les épis, mais d'en laisser une petite partie pour les pauvre* et pourles étrangers; c'était une loi d'humanité. Nous en voyons l'exécution dans le livre de Ruth, où Boox invite cette femme moabite à glaner dans son champ, et lui fait encore une aumône. La moisson de l'orge ne devait se faire qu'après la féte de Pâques, pendant laquelle on offrait au Seigneur la première javelle; ni celle du froment qu'après la féte de la Pentecôte, pendant laquelle on devait oflrir le premier pain de blé nouveau. Dans la suite, les Juifs ajoutèrent beaucoup de cérémonies à ce qui était ordonné par la loi pour l'ouverture de» moissons. l'oy.Levit., xxiu, 22. Ruth, il, 7 et suiv. Roland, Àntiq. sacras veter. Hebraorum. p. 234, 237.Bergior, Dtction. de t if> >l.

MOKET (Richard), anglican, né dans le Dorselshire en 1578, mort à Oxford l'an 1618, était agrégé et docteur de l'université de cette ville; il y devint recteurdu collège doTous-les-Saints, et fut un des commissaires royaux pour les affaires ecclésiastiques. 11 a donné une traduction latine de la Liturgie, des Catéchismes, de la Constitution et de divers autres points relatifs à la communion anglicane; Londres, 1610, in-fol. Cet ouvrage fut condamné à être brûlé , parce

Sue le traducteur avait omis un des privilèges e l'Église d'Angleterre. Un des traités que ce livre renfermait a été réimprimé séparément; il a pour titre : De Politia Ecclesiat Àiig/icano'; Londres, 1683, in-8» Voy. la Nouv. Biogr. génér.

HOLADA , ville de la tribu de Juda qui fut cédée à la tribu de Siméon. Voy. Josué, xv, '26; XIX. 2. I Parnlip.. IV, 28. Compar. Malatha. MOLAI. i v Moiay.

I. MOLANUS (Gérard-Walter), dont le nom de famille était originairement Van der Muelen, théologien luthérien, abbé de Lokkum, né à Hameln en 1633, mort l'an 1722, professa les mathématiques et ensuite la théologie, et obtint l'abbaye de Lokkum, avec la direction générale de toutes les églises protestantes du duché de Lunebourg. 11 passait pour le plus habile et le plus conciliant des luthériens de son temps. Il a été quelque temps en correspondance avec Bossuet relativement à la réunion des luthériens et des catholiques provoquée par Christophe Spinola , évéque de Neustadt. On a de lui : 1» Régules circa Christianorum omnium ecclesiasticam reunionem , tom a Sacra Scripiura quam ah universali Ecc/esta , et Augustanu ermfessione prascriptee, et a nonnullis, usque professoribus, zelo pacis collecta, cunctorumque Christianorum correctioni aepietati subjectœ; — 2» Cogitationes privatif de methodo reuniotiis ecctesiasticœ protestantum cum Ecclesia romana cutholicn , a Theotogo quodam Augustana Confessioni sincère addicto , cilra cujusvis prajudicium , in chartam conjectee,et Superiorum suorum consensu, privatim communicatee cum iltustrissimo n<- reverendissimo DD. Jacob Benigno S. R. E. Meldensi Episcopo; opuscule qu'il adressa à Bossuet. parce que le savant théologien n'avait pas ju^é le premier sufllsant; — 3» Nouvelle explication de ta méthode qu'on doit suivi e pour parvenir à la réunion des Eglises; écrit adressé encore à Bossuet, et dans lequel l'auteur semble revenir sur ses premiers pas, craignant sans doute d'avoir déplu aux

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princes de Hanovre, en s'avançant plus qu'il ne convenait aux intérêts de leur politique. Quoi qu'il en soit, Bossuet , dans une lettre a Leibniz, loue le savoir, la candeur et la modération qui rendaient Molanusun t/téoloqien des plus capables pour avancer le beau dessein de la réunion , etc. Voy. Strider, Hist. littér. de la Hesse. La Vie de Molanus, par J. Just. Von Einem ; Magdebourg, • 1734, in-8°, en allemand, où on trouve la confession de foi de Molanus , son testament et la liste de ses ouvrages, que Rotermund porte au nombre de 34, tant en latin qu'en allemand, outre plusieurs manuscrits. Les Œuvres de Bossuet, tom. XXV (édit. de Versailles), qui contient les deux premiers opuscules que nous venons de citer. Le card. de Bausset , qui , dans VHist. de Bossuet, tom. IV, L XII (même édit.), donne des détails très-intéressants sur Molanus. Feller. Michaud. Le Diction, de la théol. cathol.

IL MOLANUS (Jean VER). Voy. Meulen.

MOLA RI DE FIVIZANO (Augustin), en latin Augustinus Fivizanus, de l'Ordre de Saint- Augustin, né à Fivizano.dans la Toscane, l'an 15*26, mort à Rome en 1595, se distingua parsa science et par sa piété. 11 fut confesseur des ppes Grégoire XIII et Clément VIII, sacristain de la chapelle apostolique, commandeur de l'hôpital du Saint-Esprit de Saxe, et vicaire général de son Ordre. Il a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° De Ritu SS. Crucis romano Pontifici praferendat: — 2° Vita S. Augustini, etc. Voy. Cornélius Curtius , Elog. virar. illustr. Aubert Le Mire, De Scriptor. seec. xvi. Richard et Giraud.

MOLATHI, qu'on lit dans la Vulgate comme nom de ville, au H» livre des Rois (xxi, 8), parait être la même que Abelmehuta, mentionnée dans les Juges (vu, 23), et qui, en hébreu, se àilAbel Mehota; mais le texte original de H Rois, xxi, 8, porte Meholathi, adjectif dérivé de Meh-jla, et la Vulgate elle-même a rendu (1 Rois, xviii, 19) Meholathi pur Molathites, c'est-à-dire Malathite, de Molatha.

M OLATHITE . qui est de Molathi. Voy. I Rois, xviii. 19. Compar. l'art, précéd.

MOL AT ou MOLAI, MOLE (Jacques de), dernier grand maitre de l'Ordre des Templiers, né de Jean , sire de Longuy ou Longvie, Longwy, et de Raon, dans le comté de Bourgogne, mort brûlé vif à Paris le 18 mars 1314. Le pape Clément V lui avait mandé d'aller en France se justifier des crimes dont son Ordre était accusé. Il quitta Chypre, où il faisait vaillamment la guerre aux Turcs, et vint à Pans suivi de soixante chevaliers des plus qualifiés, et du nombre desquels était Gui ou Guy d'Auvergne. Ils furent tous arrêtés le même jour, et la plupart périrent par le feu. L'Ordre des Templiers fut aboli en 1311, par Clément V, dans le concile de Vienne. Molay et Guy furent retenus en

Erison jusqu'en 1314, qu'on fît leur procès. Dans i séance, on donna lecture d'interrogatoires faits à Chinon du 17 au 20 août 1308, interrogatoires contenant leurs aveux; mais ils protestèrent hautement l'un et l'autre contre ces prétendus aveux. Le roi, promptement instruit de ce qui se passait, ordonna qu'on plaçât immédiatement les deux accusés récalcitrants sur un bûcher, élevé à la pointe occidentale de l'ile de Notre-Dame, où ils furent, en effet, brûlés lentement et à petit feu. Les chroniqueurs, d'ailleurs assex peu nombreux, qui nous ont transmis le récit des faits, remarquent tous que le roi fit brûler les deux templiers sans prendre l'avis des prélats commis par le pape pour le jugement définitif, ->ans même consulter les clercs

de son conseil. Voy. Feller. Michaud. La Vont-. Bioqr. génér., et compar. TEMPLIERS.

MOLCHOM, tils de Saharaîm et descendant de Benjamin. Vuy. 1 Paralip., vin, 8.

MOLDAVIE ( Moldavia ou Moldoblachia ), contrée d'Europe et une des provinces qu'on nommait Barbares. Elle était comprise autrefois dans la Valachie , prise en général et plus anciennement pour la Dacie , où le christianisme fut introduit dès les premiers siècles de l'Eglise. Le concile de Chalcéduine la soumit au patriarche de Constantinople , et elle a pour métropole la ville de Setxaba. La religion dominante du pays est la religion grecque schisroatique. La Moldavie est gouvernée, quant au spirituel, par un métropolitain et trois évêques soumis au patriarche de Constantinople; ce métropolitain , qui prend aussi le titre d'exarque, réside ordinairement à Jassy, qui est la principale ville du pays, et il a pour suffragants les évêques de Romaniwaivar, de Radants et de Chusi ou Chotza. Le nombre des catholiques , dans la Moldavie, très-petit d'abord , était parvenu, en 1804, à 19,000, et il s'élève aujourd'hui au-dessus de 55.000. Cette église, après avoir été gouvernée par un évèque catholique, que le pape nommait a la recommandation du roi de Pologne, l'est maintenant par un vicaire apostolique. Voy. Lequien, Oriens Christ., t. I,

61252; t. III, n. 1118. Richard et Giraud. Gaet. oroni, vol. XLVI, p. 23-28. Compar. Bacou.

I. MOLE (Guillaume-François-Roger), né en 1742 à Rouen, mort l'an 1790, était avocat au parlement. Il a laissé, outre l 'Histoire des modes françaises : 1" La Légende ou histoire morale; Paris, 1768, in-12; — 2» Observations historiques sur les erreurs des peintres, sculpteurs et dessinateurs, dans ta i-eprésentation des sujets tirés de l'Histoire sainte; ibid., 1771, 2 vol. in-12. Ces ouvrages ont paru sans nom d'auteur. Poy.Quérard, La France littéraire.

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