‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 342 sur 1294 · II. MO LÉ (Jacques de). Voy. Molay · texte numérisé non relu

II. MO LÉ (Jacques de). Voy. Molay

MO LÉON (De), écrivain du xvni* siècle, a donné : Voyages liturgiques de France, ou recherches faites en diverses villes du royaume, contenant plusieurs particularités touchant les rites et les usages des Églises, avec des découvertes sur l'antiquité eccléstastiaue et païenne; Paris, 1718, in*8*. On trouve, à la fin de cet ouvrage, un opuscule intitulé : Questions sur la liturgie de l'Église d'Orient , proposées en 1701 par le sieur de Moléon à M. Pn. Guailau, prêtre syrien et archidiacre aTAntioche, autrefois schismaiique, et depuis 30 ans catholique romain, persécuté par les schismatiques orientaux de Damas, et emprisonné pendant 2 ans dans un cachot pour avoir ramené deux évêques, six prêtres et deux cents personnes à la communion de l'Église romaine. Voq. le Journ. des Savants, 1709, p. 2G2.

M0LESME (Molitmus), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit, de la congrégation de Saint-Maur, au diocèse de Langres, à trois lieues de Chàtillon-sur-Seine. Elle fut fondée, en 1097, par saint Robert, son premier abbé, qui a donné l'origine à l'Ordre de Citeaux. Voy. D. Vaissette, Géfxjr. hittor., tom. VI, p. 292.

M0LFETTA {Melphictum , Molfetum), ville épisc. d'Italie sous la métropole de Bari, située dans une ile, sut* la côte du golfe de Venise. Son premier évéque, Jean, assista en 1179 au concile de Latran. Voy. Ughelli , ltalia Sacra . tom. II, p. 916. De Commanville, I" Table alfthabéth.,p. 151. Gaet. Moroni, vol. XLVI, p. 29-32.

MOUD, tils d'Abisur. Vuy. I Paralip., il, 29.

M0LIEV0RUM, siège épisc. arménien sous le catholique de Sis. On n'eu connaît qu'un

MOLI

MOLI

évèqae, Ntersès, qui assista au concile d'Adane. Voy. Leqnien, Oriens Christ., tom. I, p. 1437. De Commanvitte, I™ Tab/e alpha bét., p. 161.

I. MOLIH ou MOULIN ( Charles du ) , en latin Moi menu, célèbre jurisc., né en 1500 i Paris, où il est mort Tan la66, lit ses premières études a Paris, el son droit à Poitiers et à Orléans, où il i en 1521 . Le parlement de Paris lui offrit

une place de conseiller, qu'il refusa pour conserver plus de temps à ses études et a la composition de ses ouvrages. Le peuple de Paris , informé de son attachement au parti protestant et de la manière dont il traitait le Saint-Siège, nUa sa maison ; ce qui l'engagea à quitter la France et à (aire des voyages. Partout où il s'arrêtait il enseignait le droit avec une réputation extraordinaire. Charles du Molin était certainement un homme d'un grand savoir, mais il était trop plein de lui-même , et ne faisait pas assez de cas des autres. Il se donnait le Lire de docteur de la France et de l'Alleet il mettait à la téte de ses consultations : Moi qui ne le cède à personne, et à qui personne ne peut rien apprendre. Cependant sur k fia de sa vie il abandonna entièrement le parti protestant, et mourut dans des sentiments pleins de soumission à l'Église catholique. Son nom figure dans l'Index de Clément VIII. Parmi ses écrits, dont on trouve la liste dans Nicéron, nous mentionnerons seulement : 1« Le Conseil sur k fait du concile de Trente; Lyon, 1564, in-*5; c'est une consultation en cent articles, dans laquelle il examine en détail les décrets du concile , et prétend en démontrer l'abus, l'excès de pouvoir, l'illégalité qui avait dominé dans cette assemblée , et quel danger il y aurait pour les libertés du royaume à recevoir ses décrets comme loi de l'État; — 2° Conseil touchant les etmtagti et les inconvénients de la nouvelle secte, c* Religim factice des Jésuites; ouvrage qui a été mis à l'Index avec le précédent par un décret en date du 10 juin 1659. Quant aux ouvrages annotés par Ch. du Molin, voici ce qu'on lit dans l'Index d'Alexandre VU : € Libri autem Juris caaonid et catholicorum auctorum, in quibus babentur Postillas et notae ejusdem, non pernisi Us deletis et emendatis juxta issu Clemenlis VIII, impressam 1602. » Voy. Nicéron, Mémoires, tom. XL! II. VEncyclop. cathol. La Nouv. Biogr. génér., *n mot Di moi un .

II. MOLIN (Laurent), protestant suédois, professeur et archidiacre à Upsal , né en 1657, mort en 1724 ou 1729, était théologien, philologue et homme d'État souvent consulté. Outre plusieurs ouvrages d'érudition, on a de lui une traduction de la Bible en suédois , qu'on appelle en Suède la HUde de Molin; c'est une édition portative que Molin fit imprimer à ses frais pour les voyageurs et les étudiants. Voy. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.

I- MO LIN A ( A loi iso ou Alfonse de), franciscain espagnol , vivait au xvi* siècle. Il passa la plus grande partie de sa vie dans le Mexique, et il étudia avec ardeur les langues du pays , afin de répandre le christianisme parmi les indigènes. Outre des ouvrages purement littéraires, on lai doit : 1* Catecismo mayor y menât ; Mexico, 1564, 1606; — 2° Confesonario mayor y memor; ibid., 1565. Voy. Nicolas Antonio, Btbhoth. Hisp.y tom. I. Wading. Scriptor. Ordtn. Mmor , p. 13-1 4. Michaud, Biogr. univers. La Nouv. Btotjr. génér.

II. MOLIN k (Antonio de), de l'Ordre des né a Villa-Nueva-de-los-Infantes en l'an 1612, professa la théologie

dans son Ordre, et rat élu supérieur; mais le désir de mener une vie plus parfaite le détermina à se retirer à la chartreuse de Miraflores, où il mourut en odeur de sainteté. On a de lui : 1° Instruecion de sacerdotes; Barcelone et Madrid; cet ouvrage a eu sept éditions; trad. en latin; Anvers, 1618, in-8»; en français, 1639; en anglais, 1652, et en italien; — 2» Eiercicios espirituales de las excelencias y prorrcAo, Burgos, lol5, in-4»; Madrid, 1653; tràa. en italien. Voy. Le Mire, De Scriptor. «te. xvn. Nicolas- Antonio, Biblioth. Hup., tom. I. La Nouv. Biogr. génér.

III. MOLIN A (Dominique de), dominicain, né à Séville en Espagne, vivait du xvi* au xvii* siècle. 11 a publié toutes les Bulles émanées du Saint-Siège touchant les privilèges des réguliers; Séville, 1626. Voy. le P. Êchard , Scriptor. Ordin. Prœdic, tom. II.

IV. MOLIN A ( Louis), jésuite , né à Cuença , dans la Nouvelle-Cas tille , en 1535, mort à Madrid l'an 160i, professa pendant vingt ans la théologie i l'université d'Evora en Portugal. Il a laisse : 1» Comment, in primam partem D. Thomœ; Cuença, 1593, 2 vol. in -fol.; — 2* De Liberi urbitrii eu m gratiœ donis Concordia; Lisbonne , 1588, in-4*. Cet ouvrage , qui au xvi» siècle donna lieu à de grandes discussions sur la prescience, la providence, la grâce et la prédestination de Dieu , fut attaque par les dominicains, qui le déférèrent à l'Inquisition. La cause avant ensuite été portée à Borne , Clément VIII établit la congrégation de Auxiliis pour l'examiner, et Paul V congédia les deux partis sans se prononcer pour 1 un des deux ; — 3° De Jus ht m et turc; Cuença , 1592, 6 vol. in-fol.; Mayence, 1659; Genève, 1732 , 5 vol. in-fol. Voy. Bibadeneira et Alegambe , De Scriptor. Societ. Jesu. Le P. Lemos, Serri, etc., Hist. de la congrég. de Auxiliis. Bichard et Giraud. VEncyclop. cathol. Compar. Molimsme.

MOLIN JS. Voy. Moulins.

M0LINCUS. Voy. Molin (Du).

MOLIN E (Pierre), protestant, est auteur de : 1* De Altaribus et sacrificiis christianorum ; Hanau , 1607 ; — 2° De Peregrinationibus super s titiosis: ibid., 1607; ces deux traités ont été réimprimés dans Struve, Biblioth. des livres rares. Voy. le Journ. des Savants, 1729, p. 127 et

M0LINELLI (Jean -Baptiste), clerc régulier de la congrégation des Écoles Pies, né en 1730 i Gènes , où il mourut l'an 1799 , professa successivement la philosophie à Oneilles et la théologie à Gènes , puis à Borne , et de nouveau a Gènes. On a de lui : 1* une Thèse (qu'on loua beaucoup ) sur les sources de l'incrédulité et sur la vérité de la religion chrétienne; Borne , 1771 , in-4» de 89 pages : — 2» Traité sur la primauté du Pape; ibid., 1788; — 3» des Remarques et des Notes ajoutées à la théologie de Lyon, publiée à Gènes en 1788 par Olzati; ce qui montre à quelle école appartenait Molinelli ; — 4» Préservat if contre la séduction;— 5° Du Droit de propriété des églises sur les biens ecclésiastiques ; ces deux derniers ouvrages avaient pour but de défendre le système démocratique , que l'auteur avait embrassé pendant la révolution qui régnait dans son pays ; — 6e des Mémoires et des Consultations sur différentes matières ; il les rédigea en qualité de théologien de l'Etat; — 7e beaucoup de manuscrits. Voy. Michaud. Feller

M0LINET ou MOULINET (Claude du), chan.

régulier de Sainte-Geneviève, né à Chàlons en 1620, mort l'an 1687, devint procureur général de

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sa congrégation et bibliothécaire de l'abbaye de Sainte -Geneviève. On a de lui : 1* Les Figures des différents hahits des chanoines réguliers en ce siècle, etc.; Paria, 4(366, in -4»; — 2» Réflexions sur l'origine des chanoines séculiers et sur l'antiquité des clumoines réguliers; 1674; —

— 3° Historia summorum Pontificum u Martino V ad Innocentium XI, etc.; 1678, in-fol.; — 4° Magistri Stepftani abbatis S. Genovefat, tum episcopi Tornacensis Epistolœ , quee auctiores, emendatiores ac notis illustratœ denuo prodeant ; 1679, in-8»; — 5» Dissertations sur la vision que Constantin eut de ta croix deS.-S., sur la mitre des anciens, etc.; — 6° Tractatus singulares bibliothecœ S. Genovefat Parisiensis , de rébus sacris , antiguis et physicù; — 7° Le Cabinet de la bibliothèque de Sainte- Geneviève..., contenant les antiquités de la religion des chrétiens , des Égyptiens et des Romains , etc. Voy. les Mémoires du temps. Le Journ. des Savants. 1666, 1678, 1671), 1681, 1684, 1687 et 1692. Moréri, Diction, histor. Richard et Giraud.

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