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monUion n'est employée que pour avertir une ou plusieurs personnes connues et certaines, tandis que le monitoire est employé pour un avertissement général sans désignation particulière. On voit communément que les monitoires sont en usage dans l'Église depuis que le pape Alexandre III , vers l'an 1170, décida qu'on pouvait contraindre par censure ceux qui refusaient de porter témoignage dans une affaire. ( C. i , II, de Testibus cogendis.) Voy. Eveillon, Traité dts excommunications et des monitoires. Le Père Théoph. Raynaul et M. Rouault, Traité des monitoires. Pontas, au mot Monitoire. Collet, Moral., tom. IV, p. 213. Confér. de Parts star l'usure, tom. III, p. 296. La Combe, Jurisprud. caiwniq.,aa mot Monitoire. L. Ferraris, Prompta Bilitiotn., ad voc. Momtorium. Les Mémoires du clergé, t. VII , p. 1076, 1121. Gavantus, Summ. Buuar. Navarre, Concil. vu. Richard et Giraud. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon. Gaet. Mo» roni, vol. XLVI , p. 129-131. L'abbé Jacquin et Duesberg , Diction, d'antiquités chrétiennes.
MONLEZUN ( Jean-Justin), chanoine titulaire de la cathédrale d'Auch, né à Saramon, près d'Auch , en 1800 , mort l'an 1859, a laissé quel*
Îues ouvrages , parmi lesquels nous citerons . • L'Église anaélique, ou Histoire de l'église de Notre-Dame du Puy et des établissements religieux qui l'entourent; Clerraont, 1854, in-18; — 2° Vies des saints évéaues de la métropole d'Auch; 1857, in-8». Voy. la Souv. Biogr. génér.
M0NTLDÇ0N {Mont Lucius), ville de France située dans le Bourbonnais, et où Ton tint un concile en 1286. Voy. la Galtia Clwist., tom. II,
M0NM0REL(Charles LE BOURG BE), prédicateur, né à Pont-Audemer, mort en 1719, Tut aumônier de la duchesse de Bourgogne , et obtint l'abbaye de Launoy en Flandre. Il a laissé : Homélies sur les évangiles de tous les dimanches de Tannée , sur la Passion , sur les Mystères et sur tous les jours du carême; Paris , 1698, 10 vol. in-12: 1701 et 1706. La méthode que l'abbé Monmorel a suivie dans ses Homélies est à peu près la même que celle des saints Pères, qui expliquaient familièrement l'Écriture sainte, n observant d'autre ordre, d'autre division et d'autre liaison dans le discours que ceux que fournissaient les Évangiles, en prenant les circonstances les unes après les autres. Ainsi de Monmorel paraphrase tous les versets des Évangiles des dimanches de l'année dans le même ordre qu'ils occupent, et tire de chacun quelque moralité. Voy. le Diction, portât, des prédicat. Richard et Giraud.
1. MONNAIE {Moneta, mtmmus, numisma ) : il n'y eut de l'argent monnayé qu'assez tard chez les Hébreux. Abraham pesa 400sicles pour le tombeau de Sara, et l'Écriture remarque qu'il donna de bon argent, de la monnaie publique et ayant cours. Depuis ce temps il est souvent parlé de monnaie dans l'Écriture, mais sans aucune mention de coin ou d'empreinte, et les premières monnaies hébraïques que l'on connaisse avec empreinte sont celles qu Antiochus Sidétès, roi de Syrie, permit à Simon Machabée de frapper à son coin. 11 y a une règle de chancellerie touchant la monnaie dont on se sert pour le paiement des droits de celte chancellerie; c'est la vingtième, elle a pour titre : De Moneta; en voici les termes : Item declaravit D. N. quod libra turonensium parvorum et florenus auri de caméra vro œquali valore in concernentibus litteras et Cameram apastolicam compulari et œstimari debeant. Sous la première race des rois
de France, le droit de battre monnaie fut accordé à quelques célèbres églises et à de prandes abbayes. Voy. Genèse, xxm, 15, 16. D. Calmet, Dissertât, sur Tantiq. de la monnaie; dissertation qui est en tète de son Comment, sur la Genèse, et dont on trouve un précis dans son Diction, de la Bible . L. Ferraris, Prompta B*» blioth., ad voc. Moneta. J.-B. Glaire, Jntrod. histor. et crit., tom. H, p. 129 et suiv. L'abbé André, Cours alpltattét. de droit canon.
II. MONNAIE (FAUSSE), M0NNAYEURS (FAUX). Le pape Jean XXII déclare formellement que ceux qui falsifient la monnaie encourent par ce seul fait une excommunication qui est réservée au Saint-Siège. Quant aux clercs qui fabriquent de la fausse monnaie, le même pape dit non moins expressément qu'ils deviennent inhabiles à posséder des bénéfices, et que, s'ils en sont déjà pourvus, ils doivent en être privés ■ Et, si cleri fuerint delinquentes, ipsi, ultra pradictas pâmas, priventur bene/kiis haUtis. et prorsus reddantur inhabiles aa habenda. Les empereurs romains ont mis les faux- mon nu y ru n au nombre des criminels de lèse-majesté. D'où vient que les auteurs, en France, ont attaché presque unanimement an crime de fausse monnaie une privation de plein droit des bénéfices possédés par le coupable. Voy. les Extravag. in Crimine falsi, X, cap. i. Le Cod. Theod. de fais, mont t. Duperrai, Trailéde la capac, I. V, ch. ne. Pi aies , Traité des vacances de plein droit, p. III , ch. xxi , n» 2. Les Conférences de Paris sur rusure, tom. IV, p. 494. Pontas, Diction, des cas de conscience, au mot Monnaie. L. Ferraris, Prompta Bibliolh., ad voc. Moneta, Monetarius. Richard et Giraud.
M ON NIER (Hilarion), bénédictin, né à Toulouse, village de la Franche-Comté, Tan 10U3, mort à Morey, dans la même province, en 1707,
Erofessa la philosophie et la théologie à l'abaye de Saint-Mihiel. Il se livra plus tard à la prédication et à la controverse religieuse. Il obtint en 1706 le prieuré de Morey. 11 a laissé : 1° Éclaircissements des droits de la congrégation de Saint-Vannes sur les monastères qu'elle possède dans la Franche - Comté ; 1688, in -4°; — 2* sept Lettres, publiées par Duguet dans les Réflexions sur le traité de la grâce générale; 1716, in-12, et contenant une réfutation du système de Nicole ; — 3* deux Lettres sur les études monastiques, insérées dans D. Mabillon, Œuvres posthumes; 1724 , 3 vol. in -4*. Voy. VHist. de la congrég. de Saint-Vannes. La Nuuv. Biogr. génér.
M0NN0IE ou M0NN0YE ('Bernard de LA), littérateur, né à Dijon en 1641, mort i Paris l'an 1728, était très -versé dans les langues grecque, latine, italienne et espagnole. II fut reçu à l'Académie française en 1713. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1* Hymnes de saint Bénigne et de saint Mamers. qui se chantent dans l'église de Lan g r es; — 2* diverses Hymnes et autres pièces de Santeuil , trad. du latin ; — 3* Glose, ou Cantique de sainte Thérèse après la communion, trad. de l'espagnol. Voy. Papillon, Biblioth. des écriv. de Bourgogne: Dijon, 1742, in-fol. Richard et Giraud. Feller. Michaud, au mot Monnois. La Nouv. Biogr. génér., art. La Monnoye.
I. M0N0BAZE, roi de la proviuce d'Adiabène, époux et frère d'Hélène, laquelle se convertit au judaïsme. Monobate eut deux fils : Monobaze et Izate, qui se convertit aussi au judaïsme , selon l'historien Joseph , et au christianisme, suivant Paul Orose. Monobaze en mourant laissa le royaume à Izate, vers l'an 38
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de 1ère commune. Voy. Joseph, Antiq., I. XX, c. il. Orosius, Historiarum adversus paganos , I. VII, c. vi. Compar. l'art, suiv. et Izate.
II. MONOBAZE . fils du précédent, eut tant de déférence pour les dernières volontés de son père, que , quoiqu'il fût l'aîné , non-seulement il ne voulut pas prendre le royaume, mais il le conserva religieusement pour son frère . qui se trouvait dans une province éloignée lorsque son père mourut. Voy. Joseph, Antiq.. 1. XX , c. il. D. Calmet , Diction, de la Bible.
MONOCDLE ( Monocula ou Monocularis), nom donné au bénéfice qui était à la collation d'une personne qui n'avait à pourvoir qu'à ce seul et même bénéfice , et qui pour cela s'appelait collateur monocide. Les impétrants étaient obligés de mentionner ces sortes de bénéfices munocules comme les autres; mais la nécessité de l'expression était plus grande dans le cas d'une union. Les monocvdes n'étaient pas sujets aux expectatives. Voy. Félin, tu c. in nostra de rescript, coroll. \Xlll. Sanleger, Quœst. benef. part. II, c. II, S vi, n° 3. Rebuffe, In Tract, nominal. awKst. XV, n°« 41, 42. Richard et Girand.
MONOD ( Pierre ), jésuite , né à Bonneville on Savoie l'an 1586, mort à Miolans en 1644, j professa les belles-lettres et la philosophie dans plusieurs collèges de sa compagnie, et devint lecteur de celui de Turin. Nommé confesseur de la duchesse Christine, sœur de Louis XIII, il prit une grande part aux affaires politiques. Outre plusieurs ouvrages historiques en faveur de la maison de Savoie , il a laissé : 1° Hermès Christianui ; Lyon, 1619; traduction d'un ouvrage français du P. Jacquinot, jésuite, intitule : Adresse pour vivre selon Dieu dans le — 2» Àniedt
monde; — 2° Àmedeus pari ficus, seu de Euge- «l'i IV et Amedei, Sabaudiœ duris, in sua otedientia Felicis V nuncupati, controversiis ; Turin, 1624, iti-4»; Paris, 16*26, in-8»; reproduit dans Baronius, Annales, tom. XVII; — 3° Extirpation de l'hérésie, ou Déclaration des motifs que le roi de France a d'abandonner la protection de Genève; la seconde partie de cet ouvrage n'a pas été publiée; — 4° plusieurs autres ouvrages manuscrits déposés dans la biblioth. de l'université de Turin, entre autres : Annales ecclesitustici et civiles Sabnudiœ, et Hierologium alpluibelicum ; c'est un dictionnaire des rites religieux. Voy. Moréri, édit. de 1759. Michaud, Biogr. univers. Rosolti , Scriptores Pedemontii.
MONOPHYSISME , doctrine des monophysites. Voy. l'art, suiv.
MONOPHYSITES . mot dérivé du grec, et qui signifie unité de nature; nom donne ù des hérétiques d'Orient qui ne reconnaissaient en Jésus-Christ qu'une seule nature , et qui condamnaient comme nestoriennes les expressions que l'Eglise a autorisées dans le concile de Chalcédoine. Compar. Eutychrens, Jacobites.
MONOPOLE ou ACCAPAREMENT, MONO- POLEUR (Monopolium). Le mot monopole, dérivé du grec, veut dire vendre seul. C'est un trafic par lequel un ou plusieurs marchands, artisans ou autres, se rendent seuls maîtres de quelque marchandise , afin de ne la vendre qu'à un certain prix dont ils conviennent entre eux. On distingue deux sortes de monopole : l'un qui est autorisé par le souverain , et l'autre qui se fait sans cette autorité ; ce dernier a lieu lorsque quelques personnes conviennent ensemble, de leur autorité privée, de faire enchérir ou baisser les marchandises. Ce monopole est contraire à la charité , puisqu'il fait souffrir tout le monde, et il est contraire à la justice , soit que les mo-
nopoleurs vendent leurs marchandises sus du plus haut prix, soit qu'ils ne les vendent qu'au plus haut prix ; ce qui est également injuste ; car ils forcent les citoyens a acheter au prix qu'ils ont fixé eux-mêmes. Ceux qui s'en rendent coupables sont donc obligés à restitution. Les lois romaines condamnaient les monopoleurs au bannissement perpétuel et à la confiscation de tous leurs biens. Voy. Leg. Jubemwt unica, cod. de Monop., 1. IV, tit. ux. L. Ferra n s , Prompta Biblioth. Pontas , au mot MONOPOLE. Conférences de Paris sur f usure , tom. II, p. 248. Collet, Moral., tom. I, Richard et Girauu.
I. MONOPOLI (Monopolis), ville épisc, située dans la Pouille, sous la métropole de Bari. Le premier évéque de cette ville , Dieudonné , siégeait en 1059. Voy. Ughelli, Ital. Sacr., tom. I, p. 961, où l'on trouve la liste des cinquante premiers évéques, liste continuée jusqu'en 1844 par Gaet. Moroni, vol. XLVI, p. 133-135.
IL MONOPOLI ( Jérôme de ), dominicain , né dans cette ville, mort à Viterbe en 1528, professa la métaphysique à Padoue. Nommé en 1516 provincial de la province de Naples, il y fonda un hôpital pour les incurables et un autre pour les malades. Clément VIII le nomma archevêque de Tarente en 1528, mais il mourut peu de temps après. On a de lui : De Xecessitate bonorum operum et de veritate sacramenti Eucharistiœ; Naples . 1539, in-8°. Voy. le P. Échard, Scriptor. Ora. Prœdic., tom. II, p. 76.
M0N0SEL0I (André), d'une famille noble de Hongrie , fut élevé sur le siège épisc. de Vesprin après avoir rempli avec zèle plusieurs emplois. On a de lui : De lnvocatkme et veneratione sanctorum ; Tyrnau, 1589, in - 4°. La matière y est amplement et savamment discutée. Nicolas Gyarmati , ministre réformé, attaqua cet ouvrage; mais Pierre Pozman, depuis cardinal, mit à néant, dans une très-solide et élégante réfutation, tout ce que le téméraire ministre avait opposé à l'œuvre du savant et pieux évéque. Voy. relier, Biogr. univers.
MONOTHÉLISME, doctrine des monothélites. Voif. l'art, suiv.
MONOTHÊLITES ( Monotheiitœ), mot dérivé du grec, et qui signifie unité de volonté; nom donné aux hérétiques qui ne reconnaissaient qu'une seule volonté en Jésus - Christ. Us ne niaient pas que les facultés, les volontés et les opérations humaines ne fussent en Jésus-Christ, à cause des deux natures ; mais ils les réduisaient à une seule opération théandrique on déivirile qu'ils attribuaient au Verbe ; parce que, disaient-ils, l'humanité lui était tellement unie qu'elle n'agissait point par elle-même, mais par le Verbe , qui lui donnait son mouvement comme à un pur instrument. Cette erreur, qui était un reste de celle d'Eutychès , fut enseignée vers l'an 620 par Théodore , évéque de Pharan. Plusieurs autres évéques adoptèrent cette opinion , que l'empereur Heraclius favorisa par une publication intitulée : Ecthése, ou Exposition de lu foi qui établit l'unité de volonté en Jésus-Christ ; cette pièce fut condamnée par le pape Jean IV et par les évéques d'Afrique. L'an 648, l'empereur Constant publia un autre édit ou formulaire appelé Type, qui imposait silence sur la question de l'unité ou de la multiplicité des volontés en Jésus-Christ ; mais ce type fut condamné également par les papes Théodore et Martin I"; ce dernier pape tint i ce sujet un concile à Home en 649. Plusieurs écrivains ecclésiastiques s'élevèrent fortement contre les monothélites, qui furent définitive-