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MORT
ne pouvait manquer de faire de grands et de rapides progrès. Aussi il régna bientôt parmi les Mormons une dépravation telle, que les États- Unis songèrent à porter un peu de réforme dans la nouvelle Sodotne. En I808, la capitale de ces saints d'un nouveau genre fut occupée par les troupes fédérales, et Us cédèrent un instant à l'orage. Mais rien n'annonce que celte secte soit prés de sa destruction , et la mollesse du gouvernement central américain n'est d'ailleurs que trop favorable à son extension. Voy. la Nouv. Biogr. geaer., art. Brigham et Smith ( Joseph ), où l'on trouve beaucoup de détails sur les Mormons et un certain nombre d'ouvrages à consulter sur cette secte. Le Diction, de la théoi. cttkol., au mot Mormons, qui indique aussi quelques sources où l'on peut puiser d'utiles renseignements. V Encyclop. catholique, au Suppléa*., art. MoRMosisME, Mormons.
MORNAY (Philippe de), en latin Monurus, Mnmayus, plus connu sous le nom de du Plessis-Mornay, baron de la Forèt-sur-Sèvre et seigneur do Plessis - Marly, né a Buhy, dans le Yexin français, en 1549," mort en 1623, fut un des plus fameux capitaines protestants de son siècle. Il se montra toujours fort attaché à Henri IV, qui le nomma conseiller d'état et gouverneurdeSaumur.Mornay était très-versé dans les lettres et dans la théologie. Il a laissé on assez grand nombre d'ouvrages , qui sont tous à Y index il Cl. App. Ind. Trid., et decr. 16 marui 1621), et parmi lesquels nous citerons . i° Ihfcfitrt de la vie et de la mort; Lausanne, 15"î6,tn-*; — 2» Traité de t Eglise, etc.; Londres, 1578, in-8»; — 3» Traité de la vérité de la religion chrétienne , etc.; Anvers, 1581, in-4°; plusieurs fois réimprimé jusqu'en 1617; — *' Adzcrhssement sur la réception et publication du concile de Trente; Paris, 1583; — 5° De l'In- Ui tut ion, usage et doctrine du sainct Sacrement de l'Eucharistie en l'Église ancienne, etc.; La Rochelle, 1596, in-4»; — 6° Discours et Méditattt/ns chrétiennes ; Saumur, 1619, 2 vol. in-12; 1G24, 3 vol. in-8». Voy. David de Liques, Vie de dm Plans- Momay. ln-4°. Sponde, Annal. Dupletx, Smgnlaria plessiacu , «tue memorabilia de ttta et mentis, facli*. controversiis et morte Ph. Monuh du Ptessts ; Hambourg, 162*, in-8». René M ornai de Villetertre, Vies de plusieurs anciens seigneurs de la maison de Montai, avec leur généalogie; Paris, 1689, in-4». Richard et Giraud. Feller, qui rapporte quelques mots remarquables de Voltaire sur la religion de Calvin et de Lu- (BBATA MARIA DE). Poy.MOU-
RKOXKS-
MORuLlTJM. Voy. MoREOlL.
MOROME ( Jean ), évèque et cardinal, né à 1 1509, mort à Rome l'an 1580, fut nommé en 1529, de Novare en 1553, ttvement les sièges de Pales- Frascati, de Porto et d'Ostie. Nommé plusieurs fois légat du pape, il fut promu au cardinalat en 1542, et chargé de clore, en 1563, le concile de Trente. A la mort de Pie IV, saint Charles Borromée donna sa voix au cardinal Morone. qui avait eu déjà vingt-huit voix dans un conclave précédent. Morone a laissé : 1* Statuts synodaux du diocèse de Modène; 1565, în-4*; — 2* un Discours prononcé au concile de Trente, et qui se trouve en té te des diverses éditions de ce concile; il a paru, en outre, à MiUa, 1563 et 1576, in-4»;— 3° des Lettres relatives SBX d/rerses missions dont il a été chargé. fay. Za Souv. Biogr . génér. Argelati , Biblioth.
Tiraboschi , Storia
délia Letteratura Italiana, tom. VII, part. I. Jacobelli, évèque de Foligno, Vie du cardinal Morone. Aubery, Hist. desCardinaux. Feller, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
MOROSINI (Andréa), historien , né à Venise en 1558, mort l'an 1618, entra au sénat en 1600, fut nommé membre du conseil des Dix et historiographe de la république. 11 a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : i°Opu- .iculorum et Epistolarum Pars prima; Venise, 1625, in-8*; ce recueil contient entre autres écrits : De B. Thomœ Aquinatis Vita et scriptis; — 2» Imurese et espeditionedi Terra Santa, etc.; ibid., 1627, in-4». Voy. Nicéron, Mémoires, t. XII. Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér.
1. M0R0ZZ0 (Carlo-Giuseppe), eu latin Motxttius, prélat, né à Mondovi en 1645, mort à Saluées en 1729, entra dans la congrégation réformée de Saint-Bernard, et devint abbé de la Consola à Turin. Nommé évèque de Bobbio en 1693, il fut transféré à celui de Saluces en 1698 ; il fonda un séminaire dans ce dernier diocèse. 11 a publié : 1" Cursus vitœ spiritualis; Rome, 1674, in-8»; trad. en italien, 1683; — 2* Theatrum chronologicum Cartusiensis ordinis; Turin, 1681, in-fol.; — 3* Vita e virtu del B. Amadeo ///. duca di Savoia; ibid., 1686, in-fol.; — 4* Cittercii reflorescentis, seucongregationum cistercio-monasticarum B. Maria; Fuliensis in Gallia et refortnatarum S. Bernard i in Itatia, chronologica Historia: ibid., 1690, in-fol. Voy. Cinelli, Bibliotheca volante, tom. III. p. 370. Tiraboschi, Storia delta Letteratura Italiana, t. VIII, p. 108. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. génér.
IL M0R0ZZ0 (Giuseppe), prélat et cardinal, né à Turin l'an 1758, mort à Novare en 1842, se ht recevoir docteur en théologie en 1777. U devint successivement protonotaire apostolique, vice-légat de Bologne , gouverneur de Pérouse et de Civita-Vecchia, archevêque de Thèbes in partibus, secrétaire de la Congrégation des Évé-
Îues, cardinal et évèque de Novare. Il a laissé : 0 Statistique du patrimoine de Saint-Pierre ; Rome , 1797; — 2° Éloge hùtorique du cardinal Bobba ;Turin, 1799, in-*>. Voy. la Nouv. Biogr. gén.
M0RRIS0N (Robert), anglican, philologue, né en 1782 à Morpeth , dans le comté de Northumberland , mort à Canton en 1834 , est devenu célèbre par ses travaux sur la langue chinoise. Après s'être livré à des études savantes, il partit pour Canton, où il apprit en peu de temps la langue du pays. 11 fut nommé, en 1808, interprète de la factorerie anglaise à Macao. C'est surtout à lui qu'est due Ta fondation , en 1818, du collège anglo-chinois de Malacca, auquel il fit un don de 1000 livres sterling. Après un voyage en Europe, U retourna en Chine en 1826. Outre un Dictionnaire chinois, une Grammaire chinoise, et quelques autres ouvrages de philologie, il a laisse une Version chinoise de la Bible, qui parut depuis 1810 jusqu'en 1818, en parties détachées; elle forme environ 30 vol. m- 12, elle a été fidèlement composée sur la version anglaise. Plusieurs des livres de l'Ancien Testament ont été traduits par le docteur Milne. Morrison, gui connaissait mieux que personne les imperfections de son ouvrage, travaillait à en donner une édition complètement nouvelle, lorsque la mort le surprit. Voy. A. de Rémusat, Journ. des Savants, août 1824. FeUer, Biogr. univers. La Nouv. Biogr. génér.
I. MORT (Mors), terme qui se prend dans l'Écriture : 1° pour la mort du corps, qui consiste dans la séparation de l'àme et du corps; 2° pour la mort de l'àme , qui consiste dans sa séparation d'avec Dieu par le péché mortel , et
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la perte de la grâce sanctifiante ; 9* pour la privation de la béatitude éternelle ou la damnation ; c'est ce qu'on appelle une seconde mort ; 4° pour un danger imminent de mort, la peste, les maladies contagieuses, le poison ou un grand malheur. — La mort est entrée dans le monde par la jalousie du démon; et le premier homme n'en subit la triste loi pour lui et pour sa postérité que parce qu'il mangea du fruit défendu. S'il n'eût point violé la défense que Dieu lui avait faite d'en manger, il ne serait pas mort, et l'usage du fruit de l'arbre de vie l'aurait conservé dans une santé constante pendant une longue et heureuse vie, après laquelle Dieu l'aurait transporté sans le faire mourir, comme Enoch et Élie, dans le séjour de l'immortalité. C'est la doctrine des conciles et des Pères, quoique plusieurs rabbins croient qu'après avoir très-longtemps vécu, son ame se serait séparée de son corps sans douleur et sans violence, par le baiser du Seigneur, pour aller jouir d'une vie éternelle et beaucoup plus heureuse encore. Jésus-Christ a vaincu la mort par sa mort même, et nous a mérité l'immortalité, non qu'il ait rendu notre âme immortelle de mortelle qu'elle fut auparavant, ni qu'il nous ait préservés de la mort, mais parce qu'il nous a rendu la vie de la grâce et mérité le bonheur éternel, pourvu que nous ayons soin de nous appliquer le mérite de sa mort par la foi, les sacrements et les bonnes œuvres. Voy. Bergier, qui, dans son Diction, de théot., réfute plusieurs erreurs des incrédules relativement à la mort. VEnct/cJop. cathol., art. Mort (phys.et théoL).
II. MORT (Mortums). Les morts étaient traités avec beaucoup de respect chez les Hébreux, qui étaient convaincus de l'immortalité de Time et de la résurrection future. Us se faisaient an devoir de les ensevelir, de faire leurs obsèques, de porter de la nourriture sur leurs tombeaux, afin d'en faire profiter les pauvres, et ils regardaient la privation de sépulture comme un giand malheur. Lorsqu'un Israélite mourait dans une maison ou dans une tente, ceux qui s'y trouvaient et les meubles qui y étaient, contractaient une souillure de sept jours, et il en était de même de ceux qui, à la campagne, touchaient le corps, ou les os, ou le sépulcre d un homme mort. Aujourd'hui les Juifs ne se regardent pas comme souillés par un mort; ils se contentent de déchirer l'extrémité de leur habit de la largeur de la main. Les chrétiens rendent aussi de grands honneurs aux morts ; ils les ensevelissent avec beaucoup de religion et de soin. Voy. dom Calmet, DictKm.de ta Bié>ie.Cotnvar.$ÈvvLTVHR.