MYST
MYTH
p.Nu». . du Verbe, la
réelle de lésas -Christ sous les espèces eue lia ristiqnes, «te. On saitqu'unemaximeadoptée par ks incrédules est qu'il est impossible de croire es qu'on ne peut pas comprendre. Mais quelle est la sauree de nos connaissances qui ne soit pleine de mystères? Il y en a partout autour de nous. Il y en a dans les phénomènes du majméet de l'électricité. Il y en a dans la fleur cueillons , dans l'insecte que nous la végétation et la vie sont des proinsolobles. Il y a des mystères dans qui s'écoule , dans le lieu que nous occupons ; qui nous donnera des notions bien précités du temps et de l'espace? Il n'y en a pas moins en nous-mêmes; car quels sont les liens
lime
qui unissent en nous Time et le corps? Quelle action exercent -ils l'un sur l'autre? Comment •rissent les sens? Pourquoi la vue appartientelle exclusivement à l'œil, l'ouïe à l'oreille, le cent au palais? Pourquoi la main est -elle dépourvue des sensations accordées aux autres orjanes , tandis que ceux-ci partagent avec elle la faculté de toucher. « Notre raison , dit le savant Nicolas de Malezieu, est réduite à d'étranges extrémités. La raison nous démontre la divisibilité de la matière à l'infini, et nous trouvons en même temps qu'elle est composée d'indivisibles. • Voltaire lui-même, qui se montre d'ailleurs si ennemi de la révélation divine, avoue nue la religion n'offre pas à la raison humaine de plus frand mystère à croire que le phénomène géométrique des asymptotes ; phénomène dans lequel on voit une ligne droite qui , indéfiniment prolongée, s'approche continuellement d'une
Test le nous veussons
faiJ n'appartient pas à une créature, quelque exce&V nte qu'elle puisse être , de vouloir concilier des vérités dont le Créateur a voulu lui cacher la comptabilité. Ces dispositions nous rendront plus soumis aux mystères, et nous accoutumeront à respeeter des vérités qui sont par leur nature impénétrables à notre esprit, que nous venons de trouver assez borné pour ne pouvoir pas même concilier des démonstrations mathématiques. » Yoy. les apologistes de ta religion en général. Nicolas de Malexieu, Ék-mtrnii de gtrnmttrie de M. le duc de Bourgogne, 1715, in -»». Bergier, Diction, de théol. L tucuclop. catkoi., où on trouve d'excellentes considérations mises à la portée de toutes les intelligences. Compar. notre art. Mario - Bet-
TXSO.
MYSTICISME , MYSTICITE, qui ont la même étymologie que le mot mystère, peuvent se définir : vie cachée en Dieu , c'est-a-dire vie contemplative. Godescard dit judicieusement que c'est une connaissance expérimentale, un goût de Dieu, qui ne s'acquièrent puint, et qu'on ne peut obtenir par soi-même , mais que Dieu com-
à 1 âme dans la prière et la contern< i. C'est un état surnaturel de prière passive dans lequel une âme qui a crucifié en elle tes affections terrestres, qui s'est dégagée des cno»?s msidIcâ et qui s'est accoutumée à converser dans le ciel , est tellement élevée par le Seigneur, que ses puissances sont fixées sur lui sans raisonnement et sans images corporelles représentées dans l'imagination. Dans cet état, par une artère tranquille, mais très- fervente, et par une vit intérieure de l'esprit, elle re- Dieu comme une lumière immense, éterfwie en trxtaae, elle contemple sa
bornes et ses
fme munir, *ori
autres perfections adorables. Par cette opération, toutes ses allections et toutes ses puissances semblent transformées en Dieu par l'amour; ou elle reste tranquillement dans la prière de la pure foi , ou elle emploie ses affections à produire des actes enflammés de louange, d'adoration, etc. Saint François de Sales, sainte Thérèse, saint Jean de la Croix , et tous les autres auteurs de la vie spirituelle qui ont écrit sur la mysticité ont dit à peu près les mêmes choses. Il n vaque des hommes entièrement ignorantsdela religion qui ont tenu un langage contraire. Voy. la Thédooie mystique, attribuée à saint Denis l'Aréopagite. Les OEuores de sainte Thérèse. Les Œuvres de saint Jean de la Croix. Saint François de Sales, Traité de f amour de Dieu , 1. VI, ch. i. L'Encyclop. cathot., où sont parfaitement réfutées les idées aussi fausses que ridicules émises sur le mysticisme par les auteurs du Dieitonnairc des sciences philosophiques , et par Jouffroy, le professeur de philosophie, dans son Cours de droit nuturel.
MYSTIQUE (SENS). Voy. Sens de l'Écriture.
MYTHE. Ce mot, qui est grec, signifie proprement fable, fiction t mais, en termes d'Ecriture sainte, il se prend pour une tradition allégorique destinée à transmettre un fait véritable, et qui dans la suite a été prise par erreur pour le fait lui-même. Ainsi, par exemple, l'histoire de la tentation et de la chute de nos premiers parents, et celle de la tour de Babel, si on les prenait pour des mythes, ne seraient qu'une fiction allégorique inventée et composée par quelque ancien philosophe pour expliquer le mal moral et physique, et la diversité des langues, et qui dans la suite aurait été prise pour ces faits mêmes. Depuis environ un siècle et demi on a fortement agité la question de savoir si l'Écriture ne renfermait point de mythes, et beaucoup de critiques ont soutenu qu'il y en avait dans l'Ancien et dans le Nouveau Testament. Mais il est facile de montrer la fausseté de cette assertion par les considérations suivantes : 1° Les premiers chrétiens, juges les plus compétents de la matière , loin d'avoir reconnu des mythes dans l'Ancien Testament, n'y ont vu qu'une histoire pure et simple d'événe' nients positifs et réels. *2* Il u'y a jamais eu chez les anciens Hébreux, comme ehez tous les autres peuples de l'antiquité , des temps obscurs, incertains et fabuleux qui ont précède les temps historiques, et par conséquent favorisé l'introduction des mythes. 3° Les histoires de l'Ancien Testament n'offrent rien de révoltant et même rien de choquant aux yeux d'un critique éclairé qui voudra se dépouiller de tout esprit de prévention: il en est bien autrement de tous les autres anciens peuples. 5° Les traditions bibliques ont pu facilement se conserver dégagées de mythes , tant par leur nature même que
Ear la manière dont elles ont été rédigées, •'un autre côté il est également faux de prétendre qu'il y ait des mythes dans le Nouveau Testament. La raison que nos adversaires allè-
Suent en faveur de leur opinion se réduit, en erniére analyse , à dire que les mystères et les miracles étant impossibles, tous ceux qui sont rapportés dans le Nouveau Testament doivent nécessairement être considérés comme de simples mi/thes. Mais cette prétendue impossibilité est une pure chimère (I «y. Miracle, Mystère). Les écrits du Nouveau Testament ont eu pour auteurs des témoins oculaires ou des contemporains qui touchent au temps des faits qu'ils racontent , nous croyons l'avoir suffisamment