‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 390 sur 1294 · II. NABUCHODONOSORou NABOPOLASSAR · texte numérisé non relu

II. NABUCHODONOSORou NABOPOLASSAR

père du grand Nabuchodonosor, né à Babylone, commanda d'abord l'armée de Saracus, roi d'Assyrie. 11 est nommé Sabuchodonosor dans le grec de Tobie, xiv, 15, et Nabopolassar dans Alex. Polyhisfor, cité par Syncelle. Il se ligna avec Astyages ou Assuérus contre Saracus ; tous deux assié-

férentsa capitale, la prirent, et, sur les débris de empire d'Assyrie, ils établirent deux royaumes : celui des Mèdes, que posséda Assuérus, et celui des Chaldéens ou de Babylone, qui fut fondé par Nabopolassar vers l'an du monde 3378, avant J.-C. 62-2, avant l'ère chrétienne 626. Vot/. dom Calmet, Diction, de la Bible. Ferdin. Hœfer, La Phénicie, la Babylonie et ? Assyrie. La N'ouv. Bioqr. génér.

III. NABUCHODONOSOR, lils et successeur de Nabopolassar, avait été associé à l'empire par son père, qui le chargea de réduire Carchémi se ou Ivai kemisch, que Néchao, roi d'Ëgypte, avait conquise quatre ans auparavant. Après avoir réussi dans cette expédition, le jeune prince marcha contre Joakim, roi de Juda, le vainquit, et le laissa en Judée i condition qu'il lui paierait un tribut annuel. Mais il enleva de Jérusalem plusieurs personnes de qualité, entre autres Daniel, Anamas et Mizaél, qui appartenaient i la famille royale, et qui furent élevés dans la langue et les sciences des Chaldéens. A la nouvelle de la mort de son père, Nabuchodonosor retourna à llahylone, mit dans le temple de Bel les vases sacrés du temple de Jérusalem et les riches dépouilles qu'il avait faites sur ses ennemis. Mais Joakim s étant révolté contre les Chaldéens, Nabuchodonosor envoya contre lui des troupes nombreuses qui pillèrent la Judée; Joakim tomba lui-même au pouvoir de ses ennemis, qui le mirent à mort et jetèrent son corps à la voirie, selon les ptédictions de Jéiémie. La seconde année de son règne, Nabuchodonosor eut ce songe mystérieux que Daniel put seul lui rappeler et lui expliquer; aussi le roi l'élevat-il aux plus grands honneurs et lui donna-t-il le gouvernement de la Babylonie. Jéchonins, roi de Juda, s'étant révolté, Nabuchodonosor marcha contre lui, 1 1 fit prisonnier, emmena plusieurs captifs, parmi lesquels se trouvaient Mnrdochée. oncle d'Esther, et le prophète Êzéchiel, et plaça sur le trône Matthanias, qu'il nomma Sédécias. Cependant neuf ans après ce dernier voulut secouer le joug, et appela à son secours le roi d'Egypte; mais Nabuchodonosor les vainquit tous les deux, fit périr Sédécias et toute sa famille, mit le feu à la ville et au temple, laissa Godolias pour gouverner le reste du peuple, et donna la liberté à Jérémie. Les Sidoniens, les Moabites, les Ammonites, les Iduméens et les Tyrieus furent tour ù tour battus par Nahu* hodonosor, qui , de retour dans ses Etats, se plut a embellir Babylone. C'est à cette époque que ce prince eut le songe prophétique que Daniel lui expliqua et qui lui présageait 1 étrange humiliation dont il devait être bientôt accablé. En effet, Nabuchodonosor s'étant glorifié de la grandeur et de la prospérité de Babylone, tomba dans une maladie qui altéia tellement ton imagination, qu'il crut être métamorphosé en bcpuf; il en prit les habitudes et les allures; maisaaj bout de fept ans il reconnut sa dépendance , et il recouvra l'esprit et la dignité royale. Cependant , toujours enivré d'orgueil , Nauuehodonosor fit faire l'année même de son rétablissement une statue d'or, et ordonna a tous ses sujets de l'adorer, sous peine d'être jetés dans une fournaise ardente. Mais dès le commencement de cette cérémonie , on s a-

perçut que les Juifs, et surtout les compagnons de Daniel, refusaient d'adorer la statue du roi. Nabuchodonosor fit donc jeter dans une fournaise ardente Sidrach, Misach et Abdenago. On sait comment Dieu les préserva miraculeusement , et comment ils sortirent tains et saufs du milieu des flammes. A la vue de ce miracle, Nabuchodonosor reconnut la puissance de Dieu, éleva les trois Hébreux aux plus hautes dignités, et publia un édit dans lequel il proclamait la grandeur du Dieu des Juifs. Yoy. IV Rois, xxxiv, 1. II Paralip., xxxvi, 6. Daniel, i et rr. Jérém., xxii, 18. 19; xxxvi, 30. Joseph, Antiq., I. X, c. X,XI, et Contra Avpion., 1. I. D. Calmet, Dietion.de la Bible. J -B. Glaire, Les Livres saints venges, tom. II, p. 176 et suiv., où Ton trouve la réfutation des difficultés qu'ont opposées au récit de Daniel sur Nabuchodonosor les rationalistes modernes d'Allemagne, Bleek, Bertoldt, etc

NABUNA ou NABUNAL (Élie ou Hélie de ). de l'Ordre des Frères Mineurs, né dans le Périgord , mort à Avignon en 1367, devint successiment professeur de théologie, archevêque de Nicosie, patriarche de Jérusalem et cardinal. Il avait la réputation d'un habile théologien. Il a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels on cite surtout : 1° un Commentaire sur le Maître des Sentences en latin: — 2» un Commentaire sur l'Apocalypse ; — 3° Traité de la vie contempla - Une; — 4» des Sermons. Voy. Egg., Purpura docta* part. II, p. 370. Weding, Annal., ad ann. Christi 1342. tom. III, n» tv. Le P. Jean de Saint- Antoine, tublioth. univ. Francise., tom. 1, p. 3-25. Richard et Giraud. Fêller, Btogr. univers.

NABUSEZBAlf, un des princes de la cour de Nabuchodonosor. Voy. Jérém., xxxix , 13.

NABUTHEENS(jVo6ur/rtPi). Koy. Nabathêe>s.

NABUZARDAN , général des armées de Nabuchodonosor qui dirigea le siège de Jérusalem, et s'empara de la ville tandis qo« ce prince était en Syrie. Voy. IV Rois, x.w, 8. Jérém., xxxix , 11 et suiv.; xl, 1 et suiv., ui, 30.

NACAR1A ou NACC ARIA, capucin, né à Civita-di-Penna, mort à Naples en 1676, fut théologien et définitcur de sa province. 11 a publié, outre une Itist. de la peste de Saples : 1* Lt Sonye de Nabuchodonosor expliqué par douze paradoxes moraux; Naples, 1666 et 1609, in -4*; — 2» des Sermons; Venise, 1673 et 1676; — 3° Pentateucum mari oie , id est, Conckmes de B. Vtrgine; in -8°; — 4» Declamaliones sacrm, 3 vol. ; — 5» Pamassus m monte Albernut, id est, Problema sacrum qhn-ia S. Froncieci: \ vol.; — - 6* Sermons sur la Passion de Notre-Seigneur. Voy. le P. Jean de Saint-Antoine, BiàHotn. unt vers, francité., tom. I, p. 120.

NACCHIANTE ou NACCHIANTI (Jacques), en latin Naclantus, dominicain, né a Florence, mort en 1569, professa la théologie i Rome, fat nommé en 1544 éyèque de Chioggia, dans l'état de Venise, et assista au concile de Trente. O a laissé : Ie Scripturte Sacra Meduila; Venise, 1561, in-4» ; — 2» Enarrationes in Epistolam Pauh ad Ephesios et in Epistolam ad Romanoe: Ibid., 1570, 2 vol. in-8»: — 3» Digression** et Traciotioae* AT/// théologales varia , etc.: ibid., 1657, 2 vol. in-fol.; — 4* Theoremata théologien, de ineffabili SS. Trinifatis arcano; de Incarnationis mysteru», etc.; — 5» Theoremata metaphytiea , de divina materialium oc contingentium coynitione, etc.; — 6° Theoremata natura/ia. etc.; — 7* Quastio /, de créât ton e rerum ; questio II , de tmtnrrrtahtate anima, tic.; tous ces ouvrages ont été réimprimés i Venise , 1657. Voy. le P. Échardl, iptov. Ord. ProHlie., tom. II , p. 202

Page 1