‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 391 sur 1294 · NADA · texte numérisé non relu

NADA

NAGO

NAGHMAN (Moïse BAR-), vulgairement manide, célèbr« rabbin espognol. né à Girone en 1104, mort à Jérusalem vers la fin du xm»siècle, est souvent appelé par les Juifs Aramban, ahrégé deRabbi Moses-Bor-iïachman.h pratiqua d'abord la médecine avec succès; plus tard il s'appliqua à l'étude du Talmud, et il acquit tant de réputation, qu'en 1263 le roi Jacques d'Aragon rappela pour discuter avec les PP. Paul Christiani et Raimond Martin, dominicains, sur la question de la venue du Messie. 11 a laissé en hébreu un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Exposition de tu loi; Naples, 1400, in-fol.; Venise, 1545, in-fol.; — 2» Ui Loi de Tliomme, divisée en trente cha-

[ litres ; Constantinople, 1510; Venise. 1508, in-4°; 'auteur y traite de la manière dont l'homme doit se conduire dans la maladie, à la mort, dans le deuil , etc. ; — 3» Remarques sur Jad Chadika (Main puissante), de Maïmonide ; Constantinople, 1510, in-4»; — 4' Commentaire sur Job; Venise , 1518, in-4» ; — 5° La Lettre de sainteté; Rome, 1540; Cracovie, 1501, in -12; c'est une exposition des règles de conduite à suivre dans le mariage pour avoir des entants vertueux; — 6U Fontaine de Jacob ; Venise , 1547 ; — 7° La Porte de {a récompense; cet ouvrage , qui forme le XXX' chapitre de La Loi de l'/tomme, et qui traite de la récompense que l'homme doitobtenir après cette vie, a été imprimé séparément à Ferrai e en 1550, in4», et a Cracovie l'an 1618 Voy. Wolf , Bihlioth. hebraa , tom. I, p. 876-881, où on trouve la liste de vingt-sept ouvrages de Nachmanide. l>e Kossi , Diziomirio storico degli Autori tbrei, vol. H, p. 60-72.

NACH0N, mot quon lit seulement dans le II* livre des Rois, où il est question de l'aire de Nachon. On a pensé que ce devait être un nom d'homme, mais d'autres ont traduit par f<i>. • préparée , et ont pensé que c'était Taire d'Obéaédom que l'on trouva disposée pour recevoir l'arche. Dans les Paralipoménes on lit : l'aire de Chidon, et dans le Chaldéen : un lieu préparé. Quoi qu'il eu soit, cet endroit était dans Jérusalem ou près de cette ville, et peu éloigné de la maison d'Obédédom. Voy. Il Rois, vi, 10. Paralip., xiu, 0. D. Calmet, Diction, de la Bible. Ctmipar. Al RE, n° V.

I. NACHOR, lils de Sarug, mort à l'âge de 148 ans , eut pour fils Tharé , père d'Abraham. Voy. Genèse, xi, 22 , 24.

II. NACHOR, tils de Tharé et frère d'Abraham, épousa Melcha , iille d'Aran, dont il eut plusieurs tils. Nachor s'établit à Uaran , qui est nommée la ville de Nachor. Voy. Genèse, XI, 26.20; xx, 20, 21, 22,24.

NACHTIGALL. Voy. Luscimus.

NACLANTUS. Voy. Nacuhuntb.

NAG0LIA , ancien siège épisc. de la Phrygie Salutaire, sous la métropole de Synnade, au diocèse d Asie. Il fut érigé en archevêché au xi'siecle. Il a eu sept évèques , dont le premier, Basile , assista au concile de Chalcédoine. Voy. Lequien, Qriens Christ., ton, 1, p. 837. lie Commanville, /« Table alphabét., p. 465. Richard et Giraud.

NACRAS. Voy. Acarasus.

1 NABAB, fils d'Aaron et frère d'Abiu, fut, ainsi que son frère, frappé par le Seigneur pour avoir offert de l'encens avec un feu autre que celui qui avait été miraculeusement allumé sur l'autel des holocaustes. Un pense que ces deux itères étaient pris de vin, parce que, aussitôt après cet événement, le Seigneur défendit l'usage du vin aux prêtres pendant leur service dans le tabernacle. Voy. Lévit., îx, 24; x, 1 ,

2, 3, 8 et 0. D. Calmet, Diction, de la Bible.

II. NADAB, fils de Jéroboam, premier roi d'Israël, succéda a son père. Il fit le mal devant le Seigneur, dit l'Écriture, et il imita l'impiété de son père, qui avait fait pécher Israël. Après un règne deux ans il fut Assassiné par Baasa, fils aAhia, de la tribu d'Issachar. qui usurpa son royaume. Voy. III Rois . xv, 25, 26 et suiv,

III. NADAB, fils de Séinéi , fut le père de Saled et d'Apphaîm. Voy. I Paralip., Il, 20, 30.

NADABIA, lils de Jéchonia*. Voy. 1 Paralip.,

NADAL (Augustin), littérateur, né à Poitiers en 1664, mort l'an 47 40, fut reçu en 17U5 i l'Académie des inscriptions, et fut pourvu de l'abbaye de Doudeauville en Boulonnais. Outre plusieurs tragédies et quelques dissertations, il a laissé : une Paraphrase mr le Cuutique des cantiques, que l'on trouve dans le recueil de ses œuvres; Paris, 1738, 3 vol. in -12; — 2* une Lettre contre l'incrédulité , insérée dans le Mercure du mois d'août 16'.)4. Voy. Morérif édit. de 1750. Richard et Giraud. Dreux du Radier, H» st. littér. du Poitou. Quérard, La France littéraire. Feller. Michaud.

NAOASI (Jean), jésuite, né à Tymau , en Hongrie, l'an 1614, mort à Vienne en Autriche l'an 1670, professa la rhétorique, la philosophie, la théologie morale et la controverse à Gratz, et fut assistant de deux généraux de son Ordre. Parmi ses nombreux énits nous citerons : 1° Annus sanctis*imœ Trimtatis cul'ui sacer, pro omnibus dominicis; lt'wO, in-24; — - 2° Annus angelicus , pro omnibus ferita ter t lis; Anvers, 1653; — 9* Annus euchansticus , etc.; 1081; — 40 Vita S. Emerici; 1644, in-fol.; - 5° Heroes et victimœ chnritntis Societalis Je<u , ah anno 1547; Rome, 1637, in-fol.; — 6» Annuee Littertr Societatis annorum 10f<0 et quatuor se~ auentium; Dilingen , 1658. Voy. Sotwel , Bihlioth. Scriptor. Societ. Jesu. Richard et Giraud,

Si indiquent les autres ouvrages du P. Nadasi. iïouv. Biogr. génér. Feller. Michaud.

NADAUD (Joseph), savant ecclésiastique, né à Limoges en 17P2, mort l'an 1775, se consacra à l'histoire du Limousin. On a de lui : 1* Tables cltrnuo/ogiques des évéques de Limoges; 1770; — 2° Tables chronologiques des papes et des cardinaux limousins : 17/4; — 3° plusieurs manuscrits qui sont restés au sémirraire de Limoges. 11 a collaboré en outre au Dictionnaire des Gaules et de la France de l'abbé d'Expilly, ainsi qu'à la Bibliothèque historique d*- Ut Frunce du P. Le Long. Voq. la Hou», Biogr génér., qui donne la liste des manuscrits de Nadaud. Michaud , Btugr. univers.

N.CSUS. Voy. Naisse.

NAGEL (Paul), luthérien fanatique, recteur de 1 école de Torgau, mort en 1621, professa d'abord à Leipzig, et se livra à l'étude de 1 astrologie. Il se crut appelé à expliquer les mystères de l'Apocalypse, et renouvela les erreurs des millénaires. Ses principaux ouvrages sont : 1" Prodromus astronomie upocalyptic<£ de moribus tam stellati firmament i quam ecclesinstiei ; DanUig, 1620, in 4»; — 2» De Quatuor tnundi

temporihus^ ibid., 1621, in-4». Voy. Moréri, édit. de 1750. Richard et Giraud.

NAGGE, Israélite de la tribu de Juda , était fils de Mahath. 11 donna le jour à Héli , et fut un des ancêtres de Joseph, époux de la sainte Vierge. Voy. Luc, lll , 25.

NAG0LDE. Voy. Nalgooe.

NAG0T (François -Charles), Sulpicien, né a Tours en 1734, mort à Baltimore l'an 1816,

NAHU

NAIG

professa la théologie au séminaire de Nantes, devint supérieur de la maison des Robertins à Paris , puis supérieur du petit séminaire de Saint-Sulpice et directeur du grand séminaire. En 1791 il se rendit a Baltimore, où Pie VI venait d'ériger un siège épiscopal, et il fonda dans cette ville un séminaire et un collège dont il fut supérieur. Ses principaux ouvrages sont : 1° Relation de la conversion de que/que* protestants; — 2° La doctrine de t Écriture sur tes miracle* ; Paris; 1808, 3 vol. in-12; trad. de l'anglais de Georges Hay ; — 3° Vie de M. Olier, curé de Saint - Suhàce ; 1813, in-8°. Voy. Y Ami de la Religion, 1816. Feller, Bioyr. univers. I«a Sow. Biogr. ye'nér.

NAGRAN ou NÊGRAN, siège épisc. de l'Arabie Heureuse , au diocèse des Chaldéens. On n'en connait qu'un évèque , Silas , nestorien ,

Îui siégeait du temps de saint Aréthas, martyr. ou. Lequien, Oriens Ckritt., tom. Il, p. 1325. NAHABI, lils de Vapsi , fut un de ceux que Moïse envoya pour visiter le pays de Chanaan. Voy, Nombres , xill , 15.

NAHALIEL, campement des Israélites dans le désert. Eusèbe dit que Nahaliel est sur l'Arnon . et que Mathana , d où les Israélites allèrent a Nahaliel, est située au delà de l'Arnon vers l'orient, a douze milles de Médaba. Voy. D. Calmet, Diction, de In Bible. Nombres, xxi, 19.

I. NAHAM . lils de Caleb, fut un des descendants de Juda. Voy. I Paralip., IV, 15.

II. NAHAM, père de Céila, et qui avait pour sœur Oduïa, fut un des descendants de Juda. Voy. I Paralip., iv, 19.

NAHAM AN I , un des chefs Israélites qui revinrent de la captivité de Babylone avec Zorobabel. Voy. II Esdr., vu, 7.

NAHARAI, natif de Bérotb, fut un des trente vaillants capitaines de David, écuyer de Joab. Vot/. II Rois, xxtu, 37.

N AHARO WAN . NAHAROWIA ou NARH0- WIA, ville épisc. de la Babylonie, située entre Bagdad et Vasith, sur le bord oriental du Tigre, au diocèse des Chaldéens. Il n'y avait qu'un seul évèque pour cette église et pour celle de Kasr ou Kosr. Voy. Kasr.

NAHARVANA . ville épisc. de la province patriarcale des nestoriens de Syrie, située dans la Babylonie suivant Assemani , et à quatre parasanges de Bagdad suivant Albuféda. Voy. Assemani , tom. 111 , p. 7(30. Albuféda, Tabl. géogr., n°282. Lequien, Orteils Christ., tom. III. p. 131)7, qui dit que c'est peut-être la même que Savarzona.

I. NAHASSON . lils d'Aminadab et cher de la tribu de Juda à l'époque de la sortie d'Egypte. Deux ans après la sortie d'Egypte, il lit, le premier, son u!h m iuli' au tabernacle; elle consistait eu un bassin d'argent du poids de 130 sicles et en une coupe d'argent de 10 sicles. Il donna, «n outre, des animaux pour être offerts eu holocauste pour le péché et pour le sacrifice paci- Jique. Vuy. Nombres, vu, 12, etc.

II. NAHASSON , ville de la tribu de Nephthali. Voy. Tobie, i, 1.

NAHATH , fils de Bahuel et petit-lils d'Esaû. Voy. Genèse, xxxvi, 13.

NAHUM, le septième des douze petits prophètes. L'inscription de son livre joint à son nom l'épithète de Hàelqùschl, que les Septante ont rendu par Elkésaïos, et la Vulgate par Elcesceus, c'est-à-dire Elcéséen, ou oVElcés, ou à'Elcésé, village de Galilée dont on voyait encore les ruines du temps de saint Jérôme. L'inscription du livre de Nahum ne dit rien du temps

auquel il a prophétisé ; et il n'y a sur ce point de chronologie aucune tradition unanime, ni parmi les Juifs, ni parmi les Pères de l'Église chrétienne. Cependant la plupart des critiques disent que ce fut après la ruine du royaume des dix tribus. D'un autre côté , le contenu même du livre suppose que les oracles du prophète ont été composés avant la destruction de Jérusalem par les Chaldéens, puisqu'il invite les Juifs à se réunir dans le temple pour y célébrer les solennités. Les meilleurs interprètes pensent aussi que Nahum a prophétisé du temps d'Ézéchias, car il parle de la défaite de Sennachérib comme d'une chose passée, et l'on sait que ce' événement eut lieu la quatorzième année du règne d'Ézéchias. La prophétie de Nahum consiste en trois chapitres , qui ne forment qu'un seul discours; il prédit la destruction de Ninive d'une manière vive et pathétique ; son style est grand et figuré. L'authenticité des prophéties de Nahum n'a jamais été contestée; les critiques les plus hardis ne font pas difficulté de I admettre. La fête de Nahum est généralement placée au 1" décembre. Voy. Joseph, Antiq.. I. IX, c. xi; 1. X, c. i. Hieronym., Comment, in Xohum. Epiphan., De Vita èt morte Prophct. Clem. Alex., Stromat., I. I, D. Calmet, Diction, de In Bible. J.-B. Glaire, Introduction histor. et rrit., etc., tom. IV, p. 84 et suiv.

NAlO, selon les Septante et l'historien Joseph, pays où se retira Gain après le meurtre de son frère. Voy. Genèse, iv, 16.

NAIGE0N (Jacques-André), philosophe, né à Paris, ou à Dijon, mort l'an 1810 à Paris, où il s'était lié avec le baron d'Holbach et Diderot , et avait puisé dans leur société les principes d'incrédulité dont il devint un des apôtres les plus ardents. Mais, il faut bien le remarquer, Naigeon était ou feignait d'être incrédule en matière de vraie philosophie et de religion ; car il était pour tout ce qui paraissait contre la religion d'une crédulité qui allait jusqu'à la bêtise, qu'on nous passe ce mot; nous en connaissons de plus relevé, mais pas de plus exact. Quant à ses ouvrages, assez nombreux, ils portent tous le cachet de son esprit incrédule et irréligieux; nous ne citerons que celui qui a pour titre La Théologie portative, parce qu'il résume son symbole de foi sur les vérités fondamentales de la philosophie et de la théologie. Or voici quelques-uns des articles de ce symbole : L'âme est « une substance inconnue, "qui agit d'une façon inconnue sur notre corps, que nous ne connaissons guère. » La spiritualité c<4 < une qualité occulte inventée par Platon, perfectionnée par Descartes, et changée en articles de foi par les théologiens. » Quant à l'immortalité, il dit : « 11 est essentiel pour l'Eglise que notre âme soit immortelle, sans cela nous pourrions bien n'avoir pas besoin des ministres de l'Eglise, ce qui forcerait le clergé de faire banqueroute. » Il dit du libre arbitre : t Libre arbitre, sans lequel les prêtres ne pourraient pas nous damner, et à l'aide duquel nous jouissons, par-dessus les autres animaux et les plantes, du pouvoir de nous perdre nous-mêmes. » Les vertus chrétiennes ne sont pas mieux traitées : La charité, « c'est, dit Naigeon, la plus importante des vertus, qui consiste à aimer par -dessus toutes choses un Dieu que nous ne connaissons guère, ou ses prêtres, que nous connaissons très-bien; déplus, elle veut que nous aimions notre prochain comme nous -même, pourvu néanmoins qu'il aime Dieu et ses prêtres, et

Su'il en soit aimé; sans cela il est convenable e le tuer par charité. * Ces extraits suftUent ,

NALI

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