‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 396 sur 1294 · I. NAPPE D'AUTEL. L'usage des nappes sur · texte numérisé non relu

I. NAPPE D'AUTEL. L'usage des nappes sur

l'autel est delà plus haute antiquité; cependant, avant le m* siècle , on ne couvrait ordinaire-

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ment l'autel que d'une nappe, et seulement lorsqu'on allait «lire la messe, tandis que maintenant on en met trois, ou au moins deux, dont il y en a une pliée en deux. On rapporte l'usage des trois nappes au IXe siècle, et, depuis le xv» siècle, il est presque universel, surtout dans les églises d'Occident. Avant le i V siècle , on mettait indifféremment sur les autels des couvertures d'étoffes précieuses, et Léon IV fit faire une couverture de soie, mouchetée d'or, pour l'autel de Saint-Pierre. La rubrique veut que les nappes soient bénites par l'évéque ou par un prêtre qui en a reçu la permission. Cependant, dans un cas de nécessité, on pourrait se servir de nappes ordinaires ou communes. Voy. Boc-

Îuillot, Liturg. sacrée, p. 94 .et 95. De Vert, 'xpticat. des cérémon. de l'Eglise, tom. III, p. 158. L'abbé André , Cour* atphahét. de droit canon.

IL HAPPE DE COMMUNION, linge qu'on étend sur les mains pour recevoir la sainte communion. Le premier concile tenu à Auxerre l'an 578, ordonna aux femmes de ne pas recevoir la sainte Eucharistie la main nue, mais sur un voile appelé dominical; de là sont venues les nappes de communion pour les deux sexes. Le quatrième décret de la Congrégation île la visite apostolique, émané sous Urbain VIII, défend de présenter aux communiants le voile du calice ou le lavabo, en guise de nappe. Voy. Merati, part. IL titre X, n* 29. Moléon, Voyage liturgique, p. 160. Collet, Examen et résolution des principales difficultés qui se returontrent dans la célébration des saints mystères, p. 441.

NARBATHA , capitale du canton nommé Snrbatliène, située à soixante stades de Césarée, en Palestine. Ruffin lit Natxdha, en Samarie. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible.

NARBONNE (Sarbo, Karbona, Narbo Martius, Civitas Alaci/iorum, Colonia Deumanorum), ancienne ville archiépisc. et capitale du Narbonnais, qui avait pour suffragants les évèchés de Déziers, Agde, Carcassonne, Nimes, Montpellier, Lodève, Uzès, Saint-Pons-de-Tomières, Aleth et Alais. Son premier évèque, saint Paul, dont les martyrologes font mention au 22 mars, est le même que le proconsul Sergius Paulus, gouverneur de Chypre, converti par l'apôtre saint Paul, et envoyé dans les Gaules, suivant la tradition de l'église de Narbonne. 11 y a eu à Narbonne quarante- six conciles, dont le premier fut tenu vers l'an 200, et le dernier en 4706. Voy. la Regia.tom. XIII, XXV. Labbe, tom. H, V, VIL 1X-XI, XV. Hardouin, tom. II, III, VI, VIII, XII. Martène, Thésaurus Anecdot., tom. IV, et Cotlectio, tom. VIL La Galliu Christ., tom. VI. Pagi. ad ann.788. Baluze, Conc. GalL Sur/>on. De Commanville, /" Table alphabét., p. 166. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XLVll, p. 200-217.

I. NARCISSE, ami de saint Paul, était chrétien, selon les uns, et païen, selon les autres. Les Grecs le font évèque d'Athènes et martyr, et le mettent au nombre des soixante-dix disciples de Jésus-Christ. Baronius l'a placé au 31 octobre dans le Martyrologe romain. Voy. Romains, xvi, 11. Philippiens, iv, 22. Joseph, De Belto Jud., 1. II, c. xiv. Origen., in Rom., xvi. Ambros., in H m., xvi, 11. D. Calmet, Diction, de la Bible. Richard et Giraud.

H. NARCISSE (Saint), évèque et martyr, fut compagnon de sainte Afre. Voy. Afre.

III. NARCISSE (Saint), évèque de Jérusalem, né vers la lin du rr siècle, mort l'an 216, était déjà fort âgé lorsqu'il succéda à Dolichien sur le siège de Jérusalem. Il gouverna son diocèse

a ver zèle et fermeté , assista , vers l'an 195, au concile de Palestine, et opéra un grand nombre de merveilles. Cependant des hommes d'iniquité l'ayant indignement calomnié, Narcisse se retira dans la solitude, d'où il ne sortit qu'en 207. Dès qu'il revint on l'obligea de remonter sur son siège, qu'il gouverna avec Gorde, qui l'avait remplacé. Parvenu à une extrême vieillesse, et privé du concours de l'évéque Gorde , qui était mort, saint Narcisse se déchargea sur saint Alexandre de l'administration de son diocèse. On ignore l'époque précise de sa mort. Dans Adon et Usuard, sa fête est marquée au 29 octobre. Voi/.Tilleinont, Mémoires, tom. III. Richard et Giraud.

NARD, plante aromatique des Indes qui a plusieurs épis à Heur de terre, ce qui l'a fait appeler spic-nard. Il est jaune et tirant sur la couleur pourpre. Saint Marc parle d'un parfum d'épi de nard, et saint Jean d'un parfum de nard pistique, que plusieurs entendent du nard pur et non sophistiqué. Le spic-nard est le plus estimé pour faire des parfums. Voy. Marc, xiv, 3. Jean, XII, 3. D. Calmet, Diction, de la Bible.

NARDI (Baldassare), théologien, né à Arezzo, vivait au xvir siècle. 11 a réfuté Marc Antonio de Dominis, et s'est attaché à défendre le principe de la suprématie du pape. Outre des poésies en latin et en italien, il a laissé : Expunctiones locurum falsorum de papatu ronumo: Paris, 1616, 1618, in-K Voy. la Souv. Biogr. géner. Tiraboschi , Storia délia Letteratura ilalianu . tom. VIII.

NARDIN (Jean-Frédéric), pasteur protestant, né à Moutbéliard en 1687, mort à Blainont l'an 1728, fut pourvu du diaconat de l'église d'Héricourt, puis de celui de Blamont. Il s'était rallié aux doctrines des piétistes, et était assez versé dans la science ecclésiastique. On a de lui : 1* Le Prédiculenr évauyélique: Baie, 1735, in-4*; Paris, 1821, 4 vol. in-8°, 4« édit.; — 2» Psaumes et cantiques spirituels, trad. en partie de l'allemand; Halle, 1740, 1755, in-12. Voy. la Nom*. Biogr. génér.

NARD0 (Seritona ou Seritum), ville épisc. d'Italie située à quatre milles de la côte du golfe de Tarente, sous la métropole d'Otrante. C'était d'abord une célèbre abbaye de l'Ordre de Saint- Basile, >ituée dans le diocèse de Brindes; en 1095, elle passa à l'Ordre de Saint -Benoit, et elle fut érigée en évéché l'an 1413, par le pape Jean XXIII. Voy. Ughelli, llalia Sacra, tom. I, p. 1035. Gaet. Moroni, vol. XLVll, p. 222-226.

I.NARD0T (Adrien), dominicain, né à Dijon, qui vivait vers le milieu du xvi« siècle, savait le grec et l'hébreu. 11 professa l'Écriture sainte, et se livra à la prédication. On a de lui : Dtxcours prédicables amplifies par Iteux communs , pour servir la plupart à sujets divers et r rhxiordinaires; Lyon, 1625, in-8°. Voy. le P. Échard. Scriptor. OÎ-d.Prœdic, tom. II, p. 436. Papillon, Hi ht tôt h. des Aut. de Bourgogne.

IL NARD0T (François -Antoine), curé de Saint-Pierre de Dijon, né dans cette ville, mort en 1682. a laissé : Discours en l'honneur de tnessire André Fremyot , archevêque de Bourges; Dijon,1641,in-4». Voy. Papillon, Biblioth.des Aut. de Bourgogne.

NAREG ou NAREGATSI (Grégoire), écrivain ascétique arménien, né à Andevatsi, dans le Vasbouragan, en 951, mort l'an 1003, vécut dans un monastère dont un de ses parents était abbé, et eut une grande réputation de sainteté. On lui doit ; 1° Recueil de pièces de théologie mystique ; ouvrage quia eu une multitude d'éditions; mais les meilleures sont celles de Constantinople ,

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