‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 409 sur 1294 · NE AN · texte numérisé non relu

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suflisait de s'abstenir du sang, des chairs suffoquées et de la fornication. Vers Tan 137, l'empereur Adrien, irrité par une révolte des Juifs, prononça contre eux une proscription générale. Alors les chrétiens juifs d'origine sentirent la nécessité de s'abstenir de toute marque de judaïsme. Quelques-uns s'obstinèrent à garder leurs cérémonies et firent bande à part; on leur donna le nom de Nazaréens , soit que ce nom eût été déjà donné aux juifs chrétiens en général , comme on le voit dans les Actes des apôtres ( xxiv, 5 >, soit que ce fût pour lors un terme nouveau destiné a désigner les schismatiques, et qui venait de l'hébreu ndzar, séparer. Bientôt ils se divisèrent en deux sectes: les membres de l'une gardèrent le nom de Nazaréens, et les membres de l'autre furent nommés Ebionitcs. Les Pères parlent souvent de \'Êvangi/e des Nazaréens, qui ne diffère pas de celui de saint Matthieu , et qu'ils conservèrent dans sa pureté , mais qui dans la suite fut corrompu par les Ébionitcs. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. Compar. Ébionites.

NAZARESCA, siège épisc. latin sous la métropole de Laris.se . au patriarcat de Constantinople. Il en est question dans plusieurs lettres du pape Innocent III. Nazaresca a eu six évèques, dont le premier, N..., fut élu en 1208. Voy. Orient Christ., tom. III, p. 986. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XLVII, p. 253.

NAZARETH , petite ville de la basse Galilée , située sur une éminence, a deux milles au levant du Thabor et à trois journées de Jérusalem. Elle n'est nommée ni dans l'Ancien Testament, ni dans Joseph, ni dans le Talmud; mais elle est devenue célèbre pour avoir été la demeure de Jésus -Christ, qui s'y est incarné, et de la très-sainte Vierge. Lorsqu'au ZIP siècle les Latins se furent rendus maîtres de la Palestine, ils établirent un évéque de leur rit à Nazareth, et y transportèrent les droits métropolitains de Scythopohs, qui était alors presque déserte. Mais, ayant été expulsé par les Sarrasins vers la (in du xiii» siècle, l'archevêque de Nazareth se retira à Barlette. ville située dans la Pouille, au diocèse de Trani , et fixa son siège hors de la ville, dans l'église de Notre-Dame, d'où il fut transféré à l'abbaye de Saint-Barthélémy, où est le chapitre de cette métropole. Les anciens diocèses de Cannes et de Monte-Verde lui ont été unis, l'un en 1455, et l'autre en 1534. L'archevêque de Nazareth est sans sufTragants, et relève immédiatement du Saint-Siège ; il a le droit de marcher la croix levée partout où il va. Le premier prélat de cette ville fut Bernard , qui siégeait eu 1120. L'au 1160, on assembla à Nazareth un concile dans lequel les Orientaux reconnurent la primatie du siège apostolique de Rome. Nazareth a eu aussi des évèques grecs sous le patriarche de Jérusalem. On en connait trois, dont le premier, Pachore , mourut en 1685. Voy. Matth., il, 23. Luc, IV, 16. Oriens Christ., t. III, p. 605. Ughelli,//oL Soer., tom. VII, p. 769, nouv. édit. Labbe, tom. X. Hardouin, tom. VI. Dom Calmet, Diction, de la Bible. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XLVII , p. 253-258.

NAZA RI ou NAZZARI (Francesco), savant ecclésiastique , né dans le Bergamasque vers l'an 1631, mort à Rome en 1714, professa la philosophie au collège de la Sapience, dans cette dernière ville , où il fonda un collège pour les écoliers de sa province. D'après les conseils de Michel -Ange lticci, depuis cardinal, il fonda en 1668, sur le modèle du Journal des Savants, le Giomale dé1 letterati, qui a été réimprimé a

Bologne avec des additions. Il a publié en outre une traduction italienne de V Exposition de la doctrine de l'Église catholique de Bossuet ; Rome, 1678, in-8». Voy. Martel, Slém. sur dirers genres de littérat. et d,hist.,j>. 91 et 92. Le P. Nicéron, Mém., tom. VI, art. de Ciampini. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud. Tiraboschi , Storia délia Letteratura Italiana , vol. VIII. La Nouv. Biogr. génér.. et Michaud, au mot Xazzari.

NAZÀRIUS. Voy. Nazaire, n» III.

I. NAZIANZE, ville épisc. de Cappadoce , au diocèse du Pont, et patrie de saint Grégoire le théologien. Elle fut d'abord 'suffragante de Césarée, métropole de toute la Cappadoce, puis de Tyane, métropole de la II' Cappadoce et de Mocèse, métropole de la IIP Cappadoce. Au ix* siècle elle fut enfin élevée à la dignité métropolitaine. On en connait quatorze évèques , dont le premier, N..., eut pour successeur Grégoire , père de saint Grégoire le théologien , qui fut ordonné vers l'an 329. Aujourd'hui Nazianze est un archevêché in partious. Voy. Lequien, Oriens Christ., t. I, p. 412. Richard et Giraud. Gaet. Moroni , vol. XLVII , p. 259-260.

NAZZARI. Voy. Nazari.

NEAL (Daniel), anglican, né à Londres en 1678, mort à Bath l'an 1743, fut pasteur d'une congrégation dissidente. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° History ofNeu>England, betng an impartial acc<mnt of the civil and ecclcsiasttcal affairs of the country; Londres, 1720, in-8»;

— 2° History of the pu rit ans ; ibid., 1732-1738, 4 vol. in-8»; 1793-4797, 5 vol. in-8» ; 3» des Sertnotis , dont plusieurs sont dirigés contre l'Église romaine, prêches à Old-Jewrylorsde la fondation faite à cet effet par les non-conformistes en 1735. Voy. Feller. Hiogr. univers. La Nouv. Biogr. gén.

I. NEANDER (Jean-Auguste-Guillaume), né à Gœttingue en 1789, mort à Berlin l'an 1850, était issu de pat ents juifs. Il embrassa le protestantisme, fut nommé professeur extraordinaire de théologie à l'université de Heidelberg, puis appelé à Berlin, où il a donné jusqu'à sa mort des leçons sur toutes les branches de la théologie, pnnei pa lement sur l'histoire ecclésiastique. Il a laissé plusieurs écrits, entre autres : 1° De Fidei gnoseosque chtistinnn Idea et ea gua ad se invicem atque ad philotophiam ratione \e~ cundutn mentent démentis Alexandrini; Heidelberg, 1811, in-8»; — 2» Saint Bernard et son temps, en allemand; Berlin, 1814; 1848; — 3» Développement génétique des principaux systèmes gnostiquci, en allemand; ibid.,1818; in-8»;

— 4» Saint Chrysostome et l'Eglise, urincijtalement celle d'Orient, îtnidant son siècle, en allemand, ibid., 1821, 1822 et 1848, 2 vol. in-8», — 5» Antignostigue , esprit de Tertullien et introduction à ses écrits, en allemand: ibid., 1825 et 1849; — 6° Choses mémorables de l'histoire du christianisme et de la vie chrétienne, en allemand ; ibid., 1822-1823 , 3 vol. in-8» ; 1825-18N7 ;

— 7° Histoire générale de la religion et de rÈglise chrétiennes , en allemand ; Hambourg. 1825- 1815, 5 vol. in-8» j cet ouvrage est d'un haut intérêt; — 8» Histoire de la propagation et de la direction de l'Eglise chrétienne par les apôtres, en allemand ; ibid., 1832, 1833; trad. en français; 1811 ; — 9» Histoire de Jésus dans sa ro«. flexion historique , en allemand ; ibid., 1837 , in-8°, plusieurs fois réimprimé; trad. en français; 1815; — 10» l/rtm* de théologie, en allemand, publiées par Muller; Berlin, 1857, 2 vol. in-80; — 11» Dogmatique chrétienne , en allemand, publiée par Jacobi ; ibid.; 1857, in-8*. Voy. la Nouv. Biogr. qéner.

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