‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 410 sur 1294 · II. NEANDER (Michel), philologue allemand · texte numérisé non relu

II. NEANDER (Michel), philologue allemand

NÊCE

NÉCR

né à Sorau en 1535 , mort l'an 1595 , dirigea le J collège d'Uefeld. Outre un grand nombre d'où- I vi ■ à l'usage des collèges, il a publié : Theologia dtruiiana , e seriptis Patrum grœcorum et latinorum. Voy. Nicéron, Mémoires , t. un. XXX, et Chauffepié, Souv. Diction, histor. et cri t., qui donoent la liste complète des écrits de Neander, et la Souv. Biogr. génér., qui en indique les principaux.

L NEAPOLIS est le nom latin de Naples, de Sapfause et de Sapoti. Voy. ces mots.

II. NÉA POLIS, ville de Macédoine, voisine des frontières de la Thrace. Saint Paul , comme ou lit dans les Actes des apôtres, y passa en venant de l'ile de Samothrace, et de là il se rendit à Philippes. Vou. Actes, xvi, 11. D. Calme t. Diction, de la Bible.

NEBAHAZ . idole des Hévéens; on ne sait précisément pas quel est ce dieu. Les rabbins et plusieurs commentateurs croient que Nebahaz avait la forme du chien, à peu près comme iAnubisdes Égyptiens. Voy. IV Rois,xvn,31. D. Calmet, thction. de la Bible.

NEB Aï . de la tribu de Lévi , fut un des Israélites qui , après le retour de la captivité de Babylone, signèrent l'alliance que fit Néhérnie avec le Seigneur. Voy. II Esdr., x, 19.

NEBALLAT, ville de la tribu de Benjamin. VoV. II Esdr., xt. 31.

NEBIO ou NEBBIO (Sebium), ville épisc. de Corse, sous la métropole de Gènes; ce n'est plus aujourd'hui qu'un village. L'évéque a transféré sa résidence à San-Fiorenzo , petite ville située sur un golfe auquel elle donne son nom. Le premier évoque de Nrbbio, Martin, assista en (49 au concile de Latran. Voy. Ugbelli , Ital. Sacra, t. IV, p. 1010. De Commanville. Table albhabét., p. 160. Richard et Giraud. Gaet. Moroni. vol. XLVII, p. '200.

I. NEBO , un des Israélites qui revinrent de Babvlone en Judée avec Zorobabel. Voy. I Esdr., il, &

II. NEBO , père de plusieurs fils qui renvoyèrent les femmes étrangères qu'ils avaient épousées pendant la captivité de Babyloue. Voy. I Esdr.. x, 43.

III. NEBO, ville mentionnée dans Nombres, xxxu, 3, la même que .NV;/x),n* I.

IV. NEBO ou NABO, montagne dans la terre de Moab, vis-à-vis de Jéricho , et dont le sommet était appelé Phasga. Elle faisait partie des monts A banni. Voy. Deut.,xxxu, 49; xxxtv,1.

V. NEBO , ville de la tribu de Juda. C'est probablement le village de Nabau, situé à huit milles d'Hébron , vers le midi , et qui était désert du temps d'Eusèbe et de saint Jérôme. Voy. 1 Esdr., il, 29; II Esdr., vu, 33. Dans ce dernier passage, la Vulgate lit comme le texte hébreu : uns autre Sebo, c'est-à-dire probablement différente de Nebo de la tribu de Ruben , mentionnée dans le livre des Nombres, xxxu, 33.

NEBRISSENSIS (Antonius). Voy. Antoine, n* XX.

NEBSAN, ville de la tribu de Juda, située près de la mer Morte. Vou. Josué , xv, 62.

NECEB, la même qu'Adami, ville de la tribu de Nenhthali. Vou. Josué, XIX, 33.

NÊCESSARIENS , nom qu'on a donné aux sectateurs de Joseph Pricstley, célèbre chimiste et philologue anglais, qui prétendait que les motifs d'agir de fhomme sont soumis nécessairement aux lois de la matière, et que, dans les moindres choses comme dans les plus importantes , toute violation, toute détermination est un etfet nécessaire. Voy.f dans le Diction, de

j théologie de Bergier, l'exposé et la réfutation des Necegtnrien*, et notre art. Priestley.

NÉCESSITANTS, terme dogmatique dont on se sert en parlant des causes de nos actions. Ainsi on dit : motif nécessitant , grâce nécessitante, pour exprimer une grâce ou un motif auxquels nous ne pouvons résister, et qui entrainent nécessairement le consentement de la volonté. Si on excepte les protestants et les jansénistes, il n'est personne qui ose soutenir que la grâce est nécessitante , et que la volonté humaine ne puisse résister à son impulsion. Nous sommes trop convaincus par notre expérience que l'homme résiste souvent à la grâce. Nous sentons que, quand nous faisons le mal avec remords et en nous condamnant nousmêmes, nous résistons à un mouvement intérieur qui nous en détourne; ce mouvement vient certainement de Dieu, et c'est une grâce à laquelle nous résistons. L'Eglise a justement condamné cette proposition de Jansenius : On ne résiste jamais à la grâce intérieure dans Tétat de nature tombée. Voy. Bergier, Diction, de t/téot. Comjtar. l'art, suiv.

NÉCESSITÉ (Necesntas, Secessitudo) , puissance a laquelle on ne peut résister, et qui entraine la volonté d'une manière inévitable. On distingue plusieurs sortes de nécessité : 1° la nécessité physique, appelée aussi impuissance simple et physique, et qui est le défaut d'un principe ou d un secours nécessaire pour agir ; 2° la nécessité morale , qui consiste dans une grande difficulté de faire une chose ou de s'en abstenir ; 3° la nécessité simple et abmlue , qui accompagne l'agent partout, indépendamment des situations ou des circonstances particulières dans lesquelles il peut se trouver ; 4» la nécessité relative, qui dépend des états et des circonstances , 5° la nécessité de moyen ou la nécessité absolue , comme est, par exemple, celle du baptême; car c'est le seul moyen que Jésus-Christ a institué pour obtenir le salut : tellement que quiconque meurt sans être baptisé , par sa faute ou autrement, ne peut être sauvé ; 6° la nécessité de précepte, telle qu'est celle de recevoir l'Eucharistie; celui qui refuserait volontairement de la recevoir mériterait la damnation; mais s'il en était privé sans qu'il y eût de sa faute, il ne serait pas coupable. Voy., dans les théologiens, le Traité des actes humains et le Traité de la qrâce.

NECHAO, (ils et successeur de Psammetichus, roi d'Egypte. Il porta ses armes jusqu'à l'Euphrate, et s'empara de Carchémise. L'Ecriture raconte avec un grand détail l'expédition de ce prince. Voy. IV Rois, xxiii, 29-35. II Paralip., xxxv, 20-22. Jérém., xlvi, 2. D. Calmet, Diction. de la Bible.

NECOOA, dont les fils revinrent de Babvlone avec Zorobabel. Voy. I Esdr., », 48. II Esdr.,

Vl NÉCROLOGIE ou NÉCROLOGE (Necrolo-

Îium), CALENDAIRE (Calendarium) et OBI- U A I RE ( Obitorium ou Obituarium), terme qui est surtout en usage chez les moines, et qui signifie un livre dans lequel on écrit le nom et la mort des abbés , des prieurs , des religieux et des bienfaiteurs, avec le jour de leur commémoration. Les nécrologcs qui sont à l'usage des séculiers contiennent la mort des chanoines et des dignitaires. Le P. Mabillon remarque que, chez les moines, le nécrologe a remplacé les diptyques. On a aussi nommé Sécrologe ce que nous appelons aujourd'hui Martyrologe, c'est-à-dire le catalogue des hommes morts en odeur de sainteté, quoique tous n'aient

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