‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 435 sur 1294 · NOCE · texte numérisé non relu

NOCE

ment comme des esclaves , usage qui s'est perpétué dans une grande partie de l'Orient. On voit dans la Genèse, xxiv, 33 et suiv.; (xxxrv, 8-9), et dans Tobie (vu, 10, 11) la manière dont on demandait une fille en mariage. La cérémonie de la noce durait ordinairement sept jours pour une fille, et trois jours pour une veuve (Genèse, xxix, 23. Juges, xiv, 17). Lorsque le jour du mariage était arrivé, l'époux faisait préparer chez lui un festin, et, vêtu d'habits de fête, accompagné de jeunes gens de son âge, au milieu des chants d'allégresse et au son des instruments de musique, il se rendait chez l'épouse , qui de son côte , après s'être lavée , se parait de ses plus brillants atours, ceignait sa tête d'une couronne (d'où elle était appelée coronata), et, escortée de jeunes filles de son âge, le suivait en pompe dans sa maison. Dans des temps moins anciens , cette marche de l'épouse, qui avait lieu le soir, était éclairée par des flambeaux qu'on portait devant elle, ainsi que le rapportent les talmudistcs, et comme 1 Évangile (Matth.. xxv, 1-42) semble l'insinuer. Les hommes se livraient à toute la joie du festin, tandis que les femmes étaient a table de leur côté dans le gynécée. Vers la fin du repas, on souhaitait à la nouvelle mariée une postérité nombreuse ; c'était en cela seulement que consistait la bénédiction nuptiale (Ruth, iv, 11-12), dont on augmenta depuis la solennité ( Tobie, vu, 15). Enfin l'épouse, qui était restée constamment voilée des pieds a la tête, était conduite au lit nuptial. Telles étaient les cérémonies qui, dans les Livres saints, sont désignées par les expressions : Sponsam domum deducere , uxorem accipere, etc. Voy. D. Calmet, dans sa longue et savante Dissertation sur les mariages des Hébreux, en tête de ses Commentaires sur le Cantique des cantiques; dissertation dont il a donné un précis dans son Diction, de la Bible. J.-B. Glaire, dans son Introduction, etc., tom. II, p. 252. Compar. notre art. Mariage, n° I, où nous assignons le véritable sens d'un passage de la Genèse (n, 24) sur la nécessité du mariage.

I. NOCERA (Suceria), ville épisc. de la province de Rome, située au pied du mont Apennin, à quatre lieues au nord de Spolète. Son premier évéque, Félix, siégeait en 402, sous le pape Innocent I«T. Voy. Ughelli , Italia Sacra , tom. 1, p. 1063, et tom. X, p. 302. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLVIII, p. 59-65.

D. NOCERA DE* PAGANI (Nucerta Paganica ou Pagtmorum), ville épisc. du royaume des Deux-Siciles, dans la principauté Citérieure. i trois lieues de Salerne et à sept de Naples. Elle fut érigée en évéché dans les premiers siècles de l'Église, sous la métropole dont elle est suffisante encore aujourd'hui. Son premier évéque , saint Prisque , fut martyrisé sous Néron. Pie VII, par sa lettre De utifiori, supprima ce siège et l'unit à celui deCava ; maisGrégoire XVI,

rir sa bulle In vinea Domini electa , en date du décembre 1833, le sépara de Cava, et le rétablit dans son premier état. Voy. Ughelli, liai. Sacr.,tom. VII, p. 524. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. XLVIII, p. 65-68, où on peut voir les diverses opinions par rapport à la dénomination de Nocera de' Paganu

I. NOCES (SECONDES). On appelle ainsi le mariage que contracte de nouveau une personne qui a déjà été mariée, mais qui est devenue libre par la mort de l'autre partie contractante. Les montanistes et d'autres hérétiques blâmaient autrefois les secondes noces, que saint Paul recommande aux jeunes veuves : Je veusc

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