‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 436 sur 1294 · NOÉ · texte numérisé non relu

NOÉ

donc que le* jeunet (veuves) te marient, qu'ellet aient des enfantt, qu'elles soient mères de famille (I Timoth., v. 11, 14). De là vient que le premier concile de Nicée ordonna que, quand les cathares et les novatiens voudraient revenir à l'Église catholique, on les obligerait de ne plus regarder comme des excommuniés ceux qui avaient passé à de secondes noces. Qu'on ne m'impute pas, dit saint Jérôme, d'avoir condamné les secondes noces; comment pourrais -je les condamner, puisque je ne condamne pas les troisièmes, ni même les huitièmes? Il est vrai que je loue ceux qui se contentent d'un premier mariage, et que j'exhorte ceux qui sont veufs à passer le reste de leur vie dans la continence; mais je ne crois pas qu'on doive m qu'on puisse excommunier les personnes qui se remarient. Enfin les mêmes raisons qui prouvent que les premières noces sont permises , comme pour remédier à la concupiscence, pour s'entr'aider dans les besoins de la vie, pour avoir des enfants, etc., prouvent également que les secondes, les troisièmes et au delà sont permises. Néanmoins l'Église primitive tolérait plutôt qu'elle n'approuvait les secondes noces, surtout celles des veuves. Nous voyons encore de nos jours quelques restes de cette ancienne sévérité, puisque ceux qui ont été mariés deux fois sont exclus des orJres sacrés, et que le rituel romain défend qu'on bénisse les noces d'une veuve, quoiqu'elle épouse un homme qui n'a jamais été marié. Voy. le Diction, eeelés. et cation, portatif. L'abbé André, Court ûtphtibét. de droit canon. Contpnr. BioaME.

II, NOCES DE CANA. Voy. CAKA, n« I.

NOCETI (Charles), jésuite, né vers 1096 à Pontremoli , dans le Génois, mort à Rome l'an 1759, enseigna la théologie au collège Romain, devint coadjuteur du P. Tu rano, pénitencier de Saint-Pierre, et un des examinateurs des évèques. On a de lui , outre des Ég/oguct et des Poèmes , un ouvrage intitulé ; Veritas vindicata, 2 vol. C'est une critique de la Tticologia eliristiana du P. Conéina, qui fit beaucoup de brait; il y venge avec beaucoup de force ses confrères, attaqués par le dominicain , qui parait avoir excédé en critique et en censure par un zèle quelquefois plus vif que réfléchi, Voy. Feller, Biogr. univers. Michaud.

NOCE Y (Claude de), seigneur de Fontenay, mort à Paris en 1714, avait été sous-gouverneur du doc d'Orléans, qui fut régent du royaume. H a laissé : neuf Lettres tout â fait chrétiennes sur l'éducation des orifices ; Paris, 1746, in-12. Voû. Moréri, édit. de 1759.

NOCTURNE (Nocturnum), terme de bréviaire; nom d'une des parties de l'office divin qu'on appelle Matines. Ce nom de nocturne vient de ce que cette partie de l'office se disait autrefois la nuit, comme il se dit encore dans certains couvents. Il y a des matines, telles que celles de la férlc, oui n'ont qu'un nocturne, et d'autres qui en on! trois; telles Sont les matines des fêtes doubles ou semi-doubles. Autrefois on récitait les trois nocturnes séparément, comme trois offices différents, et cette distribution répondait aux différentes veilles de la nuit. Le iremier nocturne se disait vers les huit où neuf leures; le second, vers minuit , et le troisième, Vers les deux ou trois heures après minuit; mais cela n'avait lieu qu'aux nuits fbstives; dans les autres temps, on se contentait de dire un seul nocturne au milieu de la nuit. Voy. De Vert. Explicat. des cêrém. de l'Eglise, tom. II , n. 2(8 et suiv. Moléon, Voyage titurg., p. 125. Richard et Oiraud.

NOD, mot hébreu qu'on lit dans la Genèse iv, 16 ), et que le Chaldéen et l'auteur de la ùlgate ont pris dons son sens littéral, qui est vagabond, fugitif (profugvs), mais que beaucoup d'interprètes ont considéré comme un nom propre de lieu. Les Septante et l'historien Joseph ont lu Said au lieu de Nod , et l'ont pris pour nn nom propre. Voy. Naîd.

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