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le pain bénit. Compar. Eilogies, Hostie, n° 1, Obme.
OBLATES, religieuses d'une congrégation fondée a Rome en 1425 par sainte Françoise. Le pape Eugène IV approuva les statuts de cette congrégation l'an li37. Ce sont des filles ou des veuves qui renoncent au monde pour servir Dieu. Elles ne font point de vœux , mais seulement une promesse d'obéir à la supérieure, et, au lieu de profession, elles nomment leur engagement oblation. 11 y a dans le couvent <|ii elles ont à Home des dames de la première qualité; elles suivent la règle de Saint- Benoit. On les nomme aussi Cottalines. probablement à cause du quartier où est situé leur monastère. Voy. les Bollandistes et les Vies des Pères et des martyrs , au 1) mars.
I. OBLATION (Oblatio, oblntum, douarium), terme qui se prend en général pour tout don volontaire fait à Dieu en la personne de ses ministres, et à l'usape de son Église. Dans ce sons, on peut appeler oblations les dîmes, les prémices, et généralement tout ce qu«' les fidèles donnent volontairement à l'Église et à ses ministres. Cependant, dans un sens moins général, plus particulier et plus conforme à la îiianière de parler dos eanonistes , le mot ohlatmn signifie les offrandes volontaires faites à l'autel ou hors de l'autel, au plat, à la quête, au tronc, par dévotion, ou à l'occasion de l'administration de quelques sacrements, ou enfin pour quelque autre motif pieux. I/usage de faire de.s oblations à l'autel date de la plus haute antiquité. Saint Cyprten en parle dans son Traité de i o.wiùne, et, d'après l'ancien ordre romain, on voit qu'il a subsisté pendant plusieurs siècles. Ces oblations consistaient surtout en pain et en vin, dont le prêtre prenait une partie pour la consécration de l'Eucharistie , et distribuait le reste après l'avoir béni. Voy. La Combe, au mot Oblation. Les Mém. du clergé, tom. XI, p. 888; tom. XXXV, p. 234, 650, 782. D. Macri Hiervlexicun , pour cet- article et les suivants. Thomassin, Discipline de rk'gli*e , part. 1, 1. III, c. vi; part. III, l. Il, c. n; 1. 111, c. m, n° 2; part. IV. 1. III, c. iv, et c. vu. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon..
II. OBLATION. Ce terme s'emploie encore pour exprimer l'action même par laquelle on offre quelque chose à Dieu.
III. OBLATION. On appelle aussi oblation la partie de la messe où commence le sacrifice, c'est-a-dire où se (ait Y oblation ou l'offrande du pain et du vin destinés au saint sacrifice. C'est une partie essentielle de la messe; dans plusieurs anciennes liturgies, la messe entière est appelée oblation, en grec anaphoru. Voy. Bergier, Diction, de tlténl. Le Manuel catholique pour l'intelligence df l'Office divin ; Paris, 1802.
OBLATIONNAIRE (Oblahonarius), nom d'un oflit ier ecclésiastique. C'était autrefois un diacre ou un sous-diacre qui recevait les oblations des fidèles. Vnu. YOrdo romanus.
OBLATOIRE (Oblatorium), fer qui autrefois servait à faire cuire les obbtes ou pains de la messe, et avec lequel on imprimait dessus des ligures. Voy. les Acta SS. Beuedict., tom. IV, p. 36.
1.0BLATS DE MARIE IMMACULÉE. Société de pi êtres établie à Aix, en 1815, par M. Charles- Joseph de Mazenod, depuis évéque de Marseille, approuvée par lettres apostoliques du 17 février 1828, et dont l'objet principal est le ministère des missions. Ces ouvriers évangéliques sont répandus non -seulement dans les diocèses du midi de la France et en Corse, mais dans le
1 comté de Cornouailles, en Angleterre, dans le Canada et aux États-Unis. Quand M. l'abbé de | Mazenod passa à Marseille en qualité de grand- | vicaire de M.Charles-François de Mazenod, son oncle, qui venait d'être appelé au siège de Mar- | seille (1.^29), il amena avec lui les Oblats. Marseille devint dès ce moment leur maison-mère, ! qui depuis la mort de l'évèque a été transférée I à Autun, où elle est aujourd'hui. Voy. Bergier et le Diction, de la thcol. cathol.
II. OBLATS D'ITALIE, association fondée en 1816 par quelques prêtres piémontais. D'après les Annales de l'Archieonfrérie de Notre-Dame des Victoires, publiées en juin 1845, trois maisons d'Oblats, celles de Turin, de Novare et de Pignerol, se firent inscrire parmi ses membres. Cette société a envoyé des missionnaires dans les Indes orientales; ils exercent leur zèle apostolique dans l'empire des Birmans, dans les provinces d'Ava et de Pégu. Voy. le Diction, de la théol. cathol.
OBLAYE. Voy. l'art, suiv.
OBLIE ou OUBLIE, OBLAYE (Oblntœ, Ohlia), mot dérivé du latin oblata.ei dont les écrivains des derniers temps se sont servis pour signifier une hostie non consacrée. Ce nom est venu de ce qu'autrefois le pain destiné à la consécration était offert par le peuple. On appelait aussi ublies et oublie* une cérémonie que l'on pratiquait dans quelques églises en jetant au peuple des oublies avec des étoupes enflammées.
OBLIGATION, devoir qu'on s'est imposé par une convention expresse ou tacite. Les promesses que les chrétiens font au baptême, ou que les parrains et marraines font pour eux, sont de véritables obligations, qui les lient même plus fortement que les vœux contractés par un religieux. Car ces vœux peuvent souffrir dispense, tandis que les promesses du baptême n'en peuvent pas souffnr. Les obligations imposées aux clercs et aux religieux de vivre suivant leur état, sont des obligations qu'ils ont contractées en entrant dans l'état ecclésiastique ou en religion. Voy. le Diction, ecclés. et canon, portatif.
OBOLE, vingt-cinquième partie du sicle, selon D. Calmet. Dans le texte hébreu, on lit que le sicle vaut vingt guérâ. Or le guérà est la plus petite des monnaies hébraïques; il vaut environ un sou et sept deniers. Pour nous, qui regardons Yobo/e comme égale au guénï , nous pensons qu'elle est la vingtième partie du sicle. Voy. Exode, xxx, 13. D. Calmet, Diction, de ta Bible. J.-B. Glaire, Introd. histor.etcrit., etc., tom. Il, p. 194, 197.
OBOTH. trente-sixième demeure ou station des Israélites dans le désert. Voy. Nombres, xxi, 10.
OBREGON (Bernardin), fondateur de l'Ordre de.s Frères infirmiers Minimes , né à Las-Huelgns, près de Burgos, en 1540, mort à Madrid l'an 1509, avait embrassé la carrière des armes lorsqu'il se décida à se consacrer au soin des malades dans les hôpitaux. Plusieurs personnes pieuses vinrent bientôt se placer sous sa direction, et formèrent une congrégation qui fut ap-
Êrouvée, en 1509, par Decto Carafià, nonce en spagne. Deux ans après , l'archevêque de Tolède reçut leurs vœux de pauvreté, de chasteté, d'hospitalité et d'obéissance, et leur donna les règles et l'habit du Tiers-Ordre de Saint-François. En 1592, Bernardin se rendit â Lisbonne!, où il réforma l'administration des hôpitaux de I celte ville. Le peuple a nommé Obrégons les religieux établis par Bernardin. On a imprimé 1 sous son nom un Manuel à l'usage des infir-
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miers,et qui est intitulé Instruction de in fermas, etc.; Madrid, 1607, in-S". Voy. Fr. Herreia Maldonado. Vida de Uernnrdino de Obregon.
0BREPT1CE (DISPENSE). Voy. Dispense, n« I. Compftr. l'art, suivant.
OBREPTION est opposée à subreption , et signifie la fraude qu'on a commise dans l'obtention de quelque grâce, titre ou concession d'un supérieur, en lui taisant une vérité ; tandis que la subreption est la faute qui se commet dans l'obtention desdits actes en avançant des faits contraires à la vérité. Cependant d'autres disent que Yobreption consiste dans un faux exposé, et, hrubreption, dans l'omission de la vérité. Quoi qu'il en soit, robreptwn et la subreption, souvent confondues dans le droit, produisent 'Jes mêmes effets. Amydenius pense que toute obrejhtn r* ou tubieption qui ne nuit pas au concédant, c'est-à-dire a celui à qui l'on expose les ehoses, et qui est faite sans dol et sans fraude, n'annule ni ne vicie le rescrit. Ce qui est conforme à la déclaration d'Innocent III, qui excuse en pareil cas les impétrants : Venin dignusest oui nec nolutt,nec dtliqut t. Mais, comme en matière bénéficiai? la for me des provisions est toute de rigueur, à cause des abus dont elle est susceptible, il est difficile qu'on se trouve jamais dans le cas de cette exception. Voy. Ferrière, Diction, de droit et de prat. Amydenius, De Stylo Datnria,c. XXXIH, n. 24. Innoc, in cap. Super Ittterit. Richard et Giraud. L'abbé André, Cours al\>habt\. de droit canon.
OBRDI {Obrinensis Chdo), Ordre militaire institué au xm* siècle par Conrad, duc de Mazotie et de Cujavie, que quelques historiens appellent duc de Pologne. Ces chevaliers, à qui leur instituteur avait donné le nom de Chevaliers de Jésus- Christ , se firent ensuite appeler Clwnlters (TObrin, du nom d'un fort qu'on leur fit bâtir dans la terre de Cedeliz, en Cujavie. Les Prussiens ayant assiégé ce fort de manière qu aucun chevalier n'en pût sortir, l'Ordre d'Obtin, qui avait été fondé pour s'opposer aux incursions de ce peuple dans la Mazovie et la Cujane.fut supprimé par le duc Conrad, qui appela a son secours les chevaliers Teutoniques, qui recurent de lui l'habit et la règle des chevaliers de Livonie. Voy. le P. Hélyot, Hist. des (hd. m->nast., tom. VIII, C XVI.
GBRIZUM . terme que l'on trouve assez souvent dan> l'Ecriture, et que l'on traduit par or. Cependant le texte hébreu qui est traduit par obriiun n'est pas toujours le même ; car, dans plusieurs endroits, il porte simplement bon or( or yur. Pline dit qu'on appelle obrizum l'or qui a été plusieurs fois affiné au feu. Voy. II Parafip.. m, ô. Job., xxviii, 15; xxxi, 24. Isaïe, xm, 1i Daniel. x,5. Plin., Sut.histor,, 1. XXXIII, c. m. I). Macri Hierolcxicon, ad voc. Obkyzum. D. Calme t. Diction, de lu Bible.
OBSCEMTÉ, parole ou action capable de blesser la pudeur. Un des plus sanglants reproches qu'on ait pu faire aux écrivains de notre siècle, même à plusieurs de nos philosophes, dit Bergier, dont nous ne faisons qu'abréger l'article, c'est d'avoir souillé leurs plumes par des uhtcénités. Non-seulement ils ont chei ché à justifier par des sophismes la plus brutale de toutes les passions, mais ils ont travaillé à la faire entrer dans les cœurs par tous les moyens possibles. Les livres, les tableaux, les gravures, les statues, les spectacles licencieux, tout est exposé au grand jour dans les rues et dans les places publiques. La pudeur est obligée de fuir pour n avoir pas continuellement à rougir des objets dont se» regards sont frappes. C'est sur-
tout à ce genre de scandale qu'on peut appliquer la terrible sentence de Jésus-Christ, qu'il vaudrait mieux être précipité au fond de la mer qu'être chargé et responsable de la perte de ses frères. C'est faire le mal pour le mal. De la saint Paul recommande instamment aux fidèles d'Éphèse de ne jamais se permettre aucune obscénité, aucune parole indécente, comme étant indigne de saints. De là les apologistes du christianisme ont donné pour preuve de la sainteté et de la divinité de cette religion le changement qu'elle a opéré dans les mœurs, la chasteté, la modestie, la retenue dans les paroles
un évéque convaincu d'avoir écrit des livres licencieux dans sa jeunesse, et qui ne voulait pas les supprimer, fut déposé. Il était sévèrement défendu surtout aux clercs de lire ces sortes d'ouvrages. Saint Jérôme s'exprime sur ce sujet avec la véhémence ordinaire de son style. Une des raisons pour lesquelles la lecture des livres des païens fut interdite aux fidèles, c'était les obscénités dont la plupart étaient remplis. Au reste plusieurs auteurs païens, même parmi les poêles , ont blâmé la licence qui ré-
f;nait de leur temps dans les discours et dans es écrits; et en cela ils ont rendu hommage à la sainteté des lois du christianisme. Voy. Matth., xvni, 7. Êphés., v, 3. Hieronym., Epist. CXL! ad Damas. Bergier, qui, dans son Diction, de théol., montre la nullité des arguments de certains écrivains licencieux, qui ont prétendu trouver leur justification dans les Livres saints et dans les Pères de l'Eglise.
OBSEDE, OBSESSION. On appelle obsédé un homme que le démon, sans entrer dans son corps, tourmente, agite, poursuit et fait agir; et obsession, l'état de cet homme sur lequel le démon exerce ainsi son action diabolique. Voy. Possédé.
OBSÈQUES 'Exequia , justa funebria, parental tu), root dérivé du latin obsequiunt, parce que les obsèques sont les derniers devoirs ou services qu'on rend aux défunts. Ce mot a aussi signifié en latin {'office ecclésiastique ou le service qu'on fait dire pour les morts. Voy. le Diction, de la théol. cathul., qui traite plusieurs questions qui se rattachent aux Obsèques. Compar. notre art. FUNÉRAILLES.
OBSEBVANCE, terme qui se prend : Ie pour une action par laquelle on observe une règle, une loi, un statut; 2° pour la règle même, la loi, le statut, l'ordonnance qu'on observe; 3° pour les corps ou communautés religieuses qui observent certaines règles. C'est dans ce sens qu'on dit les Cordeliers de la grande ou de la petite Observance. Voy. Bergier, Diction, de théol. Le Diction, de la théol. cathol., au mot OBSERVANTS. Compar. nos art. Capucins, Conventuels, Cordeliers, Franciscains, Observantins.
OBSEBVANTS (Observantes), nom donné par quelques conciles, et notamment par le troisième d'Orléans (chap. v) aux clercs qui desservent une église.
OBSERVANTINS (Observantini) , religieux cordeliers de l'Observance. Les Observantins ont suivi la réforme introduite par saint Bernardin de Sienne, qui tâcha d'y établir la première observance. Ils sont distingués des Conventuel s, qui prennent leur nom des Couvents les plus célèbres de l'Ordre, dont ils sont en possession comme les plus anciens. Voy. le Diction, ecc/és. et canon. portatif. Le Diction, de la théol. cathol., au mot Observants. Bergier, au mot Obser-
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