VIII. ŒUVRES SURÉROGATOIRES. Voy
Œuvres , n° IV.
I. OFFENSE FAITE A DIEU. Les philosophes incrédules, qui ont écrit qu'un être aussi vil que l'homme ne peut offenser Dieu, ont évidemment joué suruneéquivoque.Sansdoute l'homme ne peut troubler la souveraine félicité de Dieu, ni lui causer aucune émotion capable d'altérer son immutabilité; mais il peut faire ce que Dieu défend, braver ses menaces, mériter punition. Or c'est ce que l'Écriture sainte appelle offert ser Dieu, faire une offense à Dieu, déplaire à Dieu , provoquer sa colère, être son ennemi , etc. Nous demanderons à nos adversaireseux-mêmes s'il est possible d'exprimer la conduite de Dieu â l'égard des créatures par des termes différents de ceux qui expriment la conduite des
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hommes. Le mot offenser, qui signifie à la lettre se trouver à la rencontre de quelqu'un, être en lutte contre lui ou lui barrer le chemin, est déjà métaphorique à l'égard d'un être humain, à plus forte raison l'est-il à l'égard de Dieu. Voy. Bcrgier, Diction, de théol. Compar. Anthropologie.
II. OFFENSE FAITE AU PROCHAIN. Bien qu'à la rigueur il y ait quelque différence entre offense et injure , on les confond dans le langage ordinaire, en les considérant l'une et l'autre comme une violation en fait ou en parole du respect que nous devons au prochain. Il faut distinguer l'offense ou l'injure du reproche juste et légitime qui est adressé au prochain en vue de son bien, pour le corriger. Voy. Injure. Compar. Correction, n° II.
I. OFFERTE {Oblatio, Oblata, Oblatum), offre que le prêtre fait à Dieu du pain et du vin, avant qu'ils soient consacrés, par l'oraison qu'on appelle Secrète ou Super oUvta, pour les préparer, comme par degrés, à être changés au corps et au sang de Notre -Seigneur Jésus- Christ.
II. OFFERTE. On appelle ainsi, en Espagne, la promesse de faire une bonne œuvre pendant un certain temps, afin d'obtenir de Dieu quelque bienfait spirituel ou temporel. L'offerte diffère essentiellement du vœu , en ce qu'elle n'est pas censée obliger, comme le vœu, sous peine de péchc. Voiij Bcr^icr.
I. OFFERTOIRE (Offertorium), antienne qu'on chante pendant que le peuple va à l'olfrande. Autrefois l'offertoire consistait en un psaume intercalé de son antienne, que l'on finissait au signal du célébrant. Le prêtre ne le récitait pas aux messes hautes. Après l'antienne, le prêtre, ayant découvert le calice, élève le pain sur la patène en récitant une prière qui commence par : Suscipe, sancte Pater, etc. Ayant mis ensuite le vin et l'eau dans le calice, il élève également le calice en disant une autre oraison : Offerimus tibicalicem ,etc. Or ces actions, jointes a ces prières, s'appellent aussi Offertoire, et plus proprement ; car c'est dans ce moment qu on offre le pain et le vin. Voy. le Manuel catholique pour Tmtclligencc de l'office divin. De Vert, Cérémon. de r Église, tom. IV, p. 19 et 1G8. Le P. Le Brun, qui, dans son Expltcat. des cérém. de la messe, t. II , p. 280. a remarqué les divers changements qui ont été faits dans cette partie de la mes e dans les différents siècles et dans les différentes églises. Gaet. Moioni , vol. XLVIII, p. 281-282.
II. OFFERTOIRE. On a encore nommé Offertoire la nappe de toile dans laquelle les diacres recevaient les offrandes des fidèles. Voy. Bergier, Diction, de théol.