I. OFFICE (SAINT-). Voy. Inquisition, n° I
H. OFFICE DIVIN {Bes sucra, divina). On peut entendre par Office divin un certain nombre déterminé de prières que les clercs engagés dans les ordres sacrés sont obligés de reciter chaque jour, et qu'on appelle Bréviaire, ou l'office de l'Église et le service divin en général. Ayant déjà parlé du Bréviaire, nous ne dirons ici que ce qui est relatif à l'office divin en général. Or, envisagé à ce point de vue général , l'office divin, nommé aussi liturgie, se dit des prières publiques que l'on fait dans l'Église pour honorer Dieu. Ces prières ont été établies dès le temps des apôtres, et réglées diversement par les usages de chaque pays. Autrefois les clercs et les moines chantaient les psaumes par cœur, et lisaient de suite les livres de l'Ecriture marqués pour chaque temps , en observant le
reste des cérémonies comme ils lavaient vu pratiquer à leurs anciens. Les clercs , étant dechargés de la plupart des fonctions de la vie civile pour vaquer à l'oraison , devaient assister à l'office public; et, quand ils ne le pouvaient, ils faisaient les mêmes prières en particulier. C'est de là qu'est venue l'obligation de réciter l'office pour tous les clercs qui sont dans les ordres sacrés, et qui ont des bénéfices. Le concile de Trente attribue au synode de la province le soin de faire des règlements définitifs concernant l'office divin , et, en attendant la tenue du concile, à l'évèque diocésain, assisté de deux chanoines , l'un au choix de l'évèque , et l'autre au choix du chapitre. Mais en France l'autorité civile prit sur elle de modifier cette déclaration du saint concile. Selon l'art. 3t de l'édit de 4095, tout ce qui regarde la célébration du service divin dans un diocèse appartient à l'évèque, et non point aux chapitres, quoique exempts de sa juridiction. Voy. Cotte. Trident., sess. XXIV, cap. XII, de Befomutt. L. Fetraris, Prompta BiUioth. Richard et Giraud. Bergier, qui fait de très-justes réflexions sur la témérité des protestants dans le retranchement de l'office divin. L'abbé André, qui , à l'art. Office divin, traite de l'origine et de l'histoire de cet office ou du Bréviaire ; du temps et de la manière de le dire; de l'obligation de le dire; de la dispense; des rites divers; enfin, après avoir rapporté la bulle Quod a nobis de Pie V pour la récitation du Brévaire, et la bulle du même pape Quo primum tem\)ore pour la publication du Missel romain ; le bref de Grégoire XVI a l'archevêque deIReims (Mr Gousset, auiourd'hui cardinal ), qui l avait consulté sur la situation d'un grand nombre d'églises de France par rapport à la liturgie, document qui est de la plus haute importance , raconte le retour à la liturgie romaine en France. Compar. notre art. Liturgie.