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plement, laquelle est née avec noua, renferme t ou le autre connaissance éminemment, de telle sorte que par elle nous connaissons implicitement tout être, sous quelque rapport qu'il puisse être connu. » — V* Proposition : < Toutes les autres idées ne sont que des modifications de l'idée par laquelle Dieu est compris simplement comme Être. » — VI* Proposition: 4 Les choses créées sont en Dieu comme la partie dans le tout, non point, à la vérité, dans un tout formel, mais dans un tout infini, très-simple, qu'il pose hors de soi comme ses parties, sans aucune division ou diminution de lui-même.» — VII* Proposition : c La création peut s'expliquer ainsi : Dieu, par l'acte même spécial par lequel il se comprend et il se veut comme distinct d'une créature déterminée, de l'homme, par exemple, produit la créature. » 11 ne sera peutêtre pas inutile, sous quelque rapport, de donner le texte mémo de la sacrée Congrégation. Prop. /. <■ Immediata Dei COgnllio, nabilualis saltem, intellectui humano essentialis est, ita ut sine ea niliil cognoscere possit : siquidemest ipsum lumen intelïectuale. > — Prop. II. « Esse iilud, quod in omnibus et sinequo nihil intelligimus, est Ens divinum. — Prop. III. Universalia, a parte rei considerata , a Deo realiter non distinguuntur. » — Piop. IV. « Congenita Dei, tanquam entis simpliciter, notifia omnem aliam cognitionem eminenti modo involvit, ita ut per <am omne ens, sub quoeumque respectu cognoscibile est, implicite cognitum habeamus. > — Prop. V. « Omnes aliae ideae non sunt nisi modificationes ideae qua Deus tanquam Ens simpliciter intelligitur. » — Prop. VI. « Res errata? sunt in Deo tanquam pars in toto, non quidem in toto formali,sed in toto infinito, simpficissimo, quod suas quasi partes absque sui divisioneetdiminutione extra se ponit. » — Prop. VII. « Ci ratio sic explicari potest : Deus ipso actu speciali, quo se intelligit et vult tanquam distinctum a determinata creatura, homine, v. a., creaturam producit. >
ONUPHIS ou ONUPHIT JE, aujourd'hui Nuph, ancienne ville épisc. do la première Égypte, située sur la rive droite du Nil. On en connaît deux évéques, Adelphius I", qui souscrivit au concile d'Alexandrie présidé par saint Athanase l'an 962, et Adelphius II, qui assista au premier concile de Constant inople. Voy. Lequien, Oriens Chrtst., tom. II, d. 6Y7.De Corn man ville, P* Table alphabét.,ji. 176.
I. ONDPHRE ou HONUPHRE (Saint), solitaire, vivait du temps des empereurs Constance et Valens. Il demeura d'abord dans le monastère d'Abage, situé près d'Hermopolis ; mais ayant entendu parler des prérogatives de la vie solitaire, il alla trouver un ermite d'un âge avancé, qui le conduisit dans un désert afTreux, environné de montagnes. Le vieillard y resta un mois avec lui , puis il le recommanda à la grâce de Dieu, et retourna dans sa cellule. Onuphre vécut dans de telles austérités, qu'en le voyant on ne savait si on apercevait un homme ou un être d'une espèce inconnue. Il y avait soixante-dix ans qu'il menait cette existence, lorsque Paphnuce, l'auteur de sa vie, le rencontra. Onuphre l'édifia au dernier point par ses instructions, et il mourut en sa présence. Les Grecs et les Latins célèbrent, le 12 juin, la fête de ce saint solitaire. Voy. Surius, Vitœ Isinctorum sefectissima?. Le P. Janning, dans la Continuât, de Boltandu*. Richard et Giraud. Le Diction, de ta thénl. eathol.
IL ONDPHRE PAltVINI. de l'Ordre de Saint- Augustin, né à Vérone en 15*9, mort à Palerme
l'an 1568, se fit remarquer par son érudition et par l'élégance de son style; il était profondément versé dans les antiquités ecclésiastiques. Il a laissé, en latin, un grand nombre d'ouvrages pleins d'une érudition profonde, et la plupart sur des matières qui n'avaient pas encore été traitées; nous citerons seulement: 1* Traite de la primauté de saint Pierre; Vérone, 1579; Venise, 1591 ; — 2° Traité des anciens rites d'ensevelir les morts parmi les cJtrétiens, et de leurs cimetières; Cologne, 1574; — 3° Cltronique ecclésiastique, depuis Jules César jusqu'à Muxùmlien II; ibid-, 1508;— 4» Chronique des Papes et des Cardinaux; Venise, 1557; — 5* Traiié des sept principales batiliques de la ville de Rome; Rome, 1570; Cologne, 1584; — 6° Traité du trfiptéme pascal, et de l'origine de la consécration des pains de cire qu'on appelle des Agnus Dei ; Rome, 1556 et 1630. Il a, en outre, continué les « des Papes de Platina, depuis Sixte IV jusqu'à Pie V, et a annoté les Vies des Papes de cet auteur. Voy. Possevin, Apparatus sacer. Richard
ONYCOMANCE ou ONYMANCE, terme grec
ui signifie proprement divination par les ongles. a superstition en a fait un art par lequel on prétend connaître l'avenir, en frottant les ongles avec de l'huile et de la suie, et en les présentant ainsi au soleil. Ainsi les ligures que l'on croit voir sur les ongles ainsi préparés révèlent ce que l'on veut savoir.
ONYMUS (Adam -Joseph), né à Wurtzbourg en 1754, fut successivement professeur de théologie, sous -régent du grand séminaire de sa ville natale, professeur dexégèse, conseiller ecclésiastique, chanoine de la cathédrale, régent du séminaire noble, directeur des gymnases de Wurtzbourg et MinnersUdt, et il était vicaire général et doyen du chapitre quand il mourut. On a de lui, outre un certain nombre de Dissertations, d'articles dans les journaux et d'opuscules : 1« près de 200 Homélies sur la doctrine, la vie et les souffrances de Jésus-Christ, formant un commentaire suivi ; — 2* La Sagesse de Jésus, fit* de Sirach, trad. du grec, avec des notes; VVurtibourg, 1786: — 3* Hist. de f Ancien et du Nouveau Testament; 1786-1802, 5vol.; — k»Exposition /trafique de la doctrine de f Église cat/tol., Sultzbach, 1820; — 5" Vues sur les yuérisons miraculeuses opérées par le prince Alexandre Hohenfohe, depuis le 20 janvier 1820, Wurtzbourg, 1821. l%.IIaas,qui,danslc Dictu.n. de Ut theol. cathol., dit qu'Onvmus n'était pas exempt de quelques-unes des idées fausses de son siècle.
ON YX , mo^grec qui signifie ongle, et qui se prend dans l'Ecriture : 1° pour l'ongle odorant ; 2* pour la pierre appelée onyx (lopts '.»««,). Le texte hébreu que saint Jérôme traduit après les Septante par 1 ongle aromatique, est entendu par d'autres du laudanum ou du bdellium ; mais la plupart des commentateurs l'expliquent par onyx ou ongle odorant, qui est une coquille semblable à celle du poisson nommé purpura. On pèche l'onyx dans les marais des Indes, où croit le spica nnrdi, dont ce poisson se nourrit, et qui rend sa coquille si odorante. On recueille ces écailles lorsque la chaleur a desséché les marais. Le meilleur onyx se trouve dans la m«*r Rouge; il est blanc et gros; le babylonien est noir, et moins estimé. L onyx, pierre précieuse, était la onzième dans le pectoral du grand prêtre; c'est une espèce d'agate blanchâtre el noire, et, comme le blanc qui s'y trouve tire sur la couleur de l'ongle, on lui a donné le nom d'onyx ou ongle. Voy. Genèse, n, 12, et les commentateurs sur ce passage. Exode, xxx, 34 i