OPER
11» 6» J Paralip., xxi \, 2. Exéch., xxviu, 13, { D. Calme t, Diction, de la Bible.
OLIAB, fils d'Achisamech, de la tribu de , fut désigné avec Béséléel pour travailler construction du tabernacle d'alliance, Voy. rit*, xxxi, 6, etc. Compar. Béséléel OLIBA ou OOLLA,, sont deux noms supposons lesquels Ézéchiel désigne les deux tûmes de Juda et de Samarie. Il les repréte comme deux sœurs qui se sont prostituées Égyptiens et aux Assyriens, ce qui a été M qu elles ont été menées captives par ceux nés pour qui elles avaient brûlé d'un amour msé. l'oj/.Ezéch., xxui, 4,5, 11, etc.
OOLIBAMA. fille d'Ana. (ils de Sébéon, rne d'Ésaù, et mère de Jéhus, dllélon et de é. On ne sait si elle donna sou nom à la i à'Oolibama , ou si c'est elle qui en prit le i après qu'Ésaû eût conquis cette ville, parce 1 parait que c'est celte même femme qui est îmée Judith dans la Genèse, xxvi, 34. Rien t plus commun, au reste, dans l'Écriture, de voir une même personne porter divers is. Vou. Genèse, xxxvi,2,5, etc. D. Calmet, 'ton. de la Bible.
. OOLIBAMA, ville du pays d'Édom. Voy.
•èse,xxxvi, 41. 1 Paralip., i, 52.
OLLA. Voy. OlJBA.
OMS (Jean-Baptiste), théologien belge, né à ■le, dans le Bral»ant, mort eu 1710, professa héologie à Garni, et devint dans cette ville iiprétre du duyenné. Il a laissé, en flamand : Vie de Mm* Françoise Taffin, fondatrice des gieusesnénitentes dites Carmélites; Gand, 1717, '2; — 2* Explication de la vie et des mystères la très ^sainte Vierge Marie, Mère de Dieu; I., 1703, 1706, in-12; — 3» Pieuse néologie ésiastique des vertus i ibid., 1708-1712, 3 vol. i°. Voy. Ant. Sanderus, Flandria illustrata, \. I , p. 241. Paquot, Mémoires pour servir à st. des Pays-Bas, tom. XII. La Nouv. Biogr. Jr.
ONSELL (Guillaume VAN), dominicain, né .nvers en 1571, mort à Gand l'an 1630, se a avec succès à la prédication, professa la ologie dans sa ville natale, et devint succes- :ment sous -prieur à Maestricht, prieur à id et à Bruges, puis définiteur de sa province, a de lui : Ie Ctavis cellarii divinat et humanœ ientiœ; Anvers, 1613, in-12; Gand, 1627,in-12; 2° Pratutn floridisstmum concionum de tenie; Anvers, 1617, in-12 ; — 3» Enchiridion con- 1 latnrutn, ex Hoseto aureo Silvestri Priera tis; L, 1619, in-12; — 4° Syntaxù instructissiuta Scripturœ; ibid., 1622, 1627, in-12; Paris, 2, 2 vol. in-12: — 5° OfRcina sacra Biblica; jai,1624, in-12; — 6° Hieroglyphica sacra, /ers, 1627, in-12; — 7° Syntaxis ad expeditam ini Verbi tractationem; ibid., 1622, in-12: — >erspectiva christ iance nobilitatis ; ibid., 1626, i»; - 9» Paradisus concionum; ibid., 1613, ¥>; — 10° Consolatorium animée hinc migran-
Gand, 1617, in-16; — 11° Victoria ac triums spomat Christi, upostolicce, catholica* ac ro- ■ue Ecclesia; ibid., 1625, in-8»; — 12° Tuba ; ibid., 1629, in-8». Voy. le P. Échard, Sc/> i-, Ord. Prœdic, tom. I, p. 551, 667, 668; i. II, p. 7, 9, 465, 466. Paquot, Mémoires pour •ir à fHist. littér. des Pays-Bas, tom. X. 0ZAM , fils d'Assur et de Naara, appartenait
tribu de Juda. Vou. 1 Paralip., iv, 5,6. PERANTE (GRACE). Voy. Grâce, n» III.
PERATION. Les théologiens expriment égaient par ce terme les actions de Dieu et es des hommes. Ainsi ils distinguent, en lant des premières , les opérations rairacu-
OPHE
leuses d'avec celles de la grâce qui sont communes et journalières. A l'égara de celles de l'homme, ils distinguent aussi les opératintis de l'âme d'avec les mouvements du corps , les opérations surnaturelles d'avec les actions naturelles, etc. Quant aux opérations dans le Christ, l'union h y posta tique du Verbe divin avec la nature humaine, fait que l'on distingue en Jésus-Christ trois sortes d'opérations: \"les divines, qui sont propres à Jésus-Christ comme Dieu; telles sont la création et la conservation des êtres; 2° les humaines, qui appartiennent à la nature humaine, telles que le boire, le manger, le sommeil, etc.; 3° les mixtes, c'est à-dire celles oû l'une et l'autre nature ont eu part, comme la guérison des malades par attouchement. Ces dernières sont appelées par les Pères grecs t/téundriques, et par les Pères latins dei-vu iles, c'est-à-dire divinement humaines. Voy., dans les théologiens, le Traité de l'Incarnation. Le Diction. ecclés. et canon. }>nrtatif. Bergier, Diction, de théol.. aux mots Opération et Incarnation.
Compar. TlIÉANORIQUE.
OPFERGELD (Frédéric), protestant, né à Breslau en 1668, mort l'an 1740, fut pasteur à Festenberg et a Nauen, et devint, en 1721, prévôt du couvent de Notre-Dame à Ma^debourg. 11 a publié : \° Bibliotheca sacra; Ma^debourg,1728, in-8°; — 2" Fêtes singulières, en allt-mand ; Brug, 1696, in-12; — 3° Isotices sur les rabbins et sur leurs écrits qui concernent l'exégèse; Halle, 1738, in-8°. Voy. la Nouv. Biogr. gênée.
0PH AZ , qu'on lit une seule fois dans la Vulgate (Jérém., x , 9), est, selon D. Calmet, Gesenius et autres iuterprétes, le mémepays qu'Ophir, d'où l'on rapportait de l'or. Ces! probablement l'or que 1 on trouvait dans le Phasis et dans la Colchide, et qui se vendait ou s'échangeait autrefois dans quelque ville du pays d'O-
Shir. Dans le texte hébreu, le mot Ouphaz se lit érém., x, 9; Daniel, x, 5, et, avec une légère différence d'orthographe, I Rois, x, 18. Dans le premier de ces passages, le chaldcen, le syriaque et Théodotion lisent Ophir au lieu d'Ophaz, et, dans le dernier, le syriaque lit également Ophir. Quant à la Vulgate, elle porte, comme nous l'avons dit plus haut, Ophaz, dans Jérémie. Or saint Jérôme dit dans son Commentaire sur ce passage : Septem itj/ainibuA upud llcbr&os adpeilatur awum, quorum unum Ophaz tticitw , auod nos dicere possemus obrizum. De là la même Vulgate lit dans Daniel auro obrizo. Mais dans le 111 (hébr.. I) Rois elle porte auro fulvo; et, de son côté, le traducteur arabe a rendu le texte par : De l'or qu'il ( Salomon ) avait apporté de ilnde. Ici les Septante, suivis de la plupart des traducteurs anciens et modernes, ont traduit par d'or éprouvé, c'est-à-dire épuré, passé par le creuset, et le chaldéen parrfwr bon, excellent; ce qui s accorde parfaitement avec l'endroit parallèle de II Paralip., x, 17, où l'hébreu dit d'or pur, et la Vulgate mundopurissimo. Voy.T). Calmet, Diction, de la Bible. J.-D. Micbaelis, Supplément a ad Lexica hebraica. W. Gesenius, Thésaurus ling. hebr.
0PHEL , mur. L'Écriture dit que Joathan, roi de Juda, lit divers bâtiments sur le mur ou dans le mur d'Ophel; que Manassé, roi de Juda, fit élever un mur à l'occident de Jérusalem et de la fontaine de Géhou.au delà de la ville de David, depuis la porte aux Poissons jusqu'à Opliel, et qu'au retour de la captivité les Nathinéeus demeurèrent à tjphel; ce qui fait penser que ce mur et cette tour étaient dans le voisinage du temple, puisque lesNathinéens devaient être à portée d'y faire leur service à toute heure.
nPUI
OPHR
Voy. H Paralip., xxvii, 3; xxxui, 14. Il Esdras, ut. 2t>; xi, 21.
I. OPHER, second fils de Madian et petit-fils d'Abraham et de Céthura. Voy. Genèse, xxv, 4.
II. OPHER, ville royale des Chananéens que quelques géographes confondent mal à propos avec Ophéra; car dans le teite hébreu les deux noms sont différents. Voy. Josué, xii, 17.
III. OPHER, lieu situé dans la tribu de Zabu- Ion , d'où prenait son nom la ville de Geth d'Opher ou en Opher, appelée aussi Gethhépher. Voy. Gethhépher.
OPHÉRA, ville de la tribu de Benjamin. Voy. Josué, xvin,23.
OPHI, nom d'homme. Voy. Jérém., XL, 8.
OPHIM Voy. Hupham.
OPHIOLÂTRLE (Ophiolatria), mot grec qui signifie culte de* serpents ou des dragons.Dame\ tua le grand dragon que les Babyloniens adoraient. Les Egyptiens pratiquaient aussi l'ophiolàtrie, et les Indiens le pratiquent encore aujourd'hui. Voy. Daniel, xiv, 22.
OPHIOMACOS, mot dérivé du grec, et qui signifie celui qui combat les serpents. Pline et Aristote parlent d'une espèce de sauterelles fort grosses qui combattent, eu effet, contre les serpents. Moïse met Yophiomacus au nombre des sauterelles dont on peut manger. Voy. Lévitiq., xi , 22. Plin., Hist. nat., ). XI, c. xxix. Aristote!., Hist. nnt., 1. XI, c. vi. Bochart, Hierozoicon, tom. III, p. 251 et seq., édit. de Leipzig. D. Calraet, Diction, de la bible, et Comment, littér. sur le Ucit.x xi, 22. O.-G. Tychsen, De Locustis bibltcis; dissertation ajoutée à l'édition allemande du Discours d'Asso y del Rio sur les sauterelles, intitulée Abhandlung von den Heuschrecken und ihren Vertdaungimittelnjtus dem Spanischen, etc.; Rostock. 1787, in-8°. J.-D. Michaelis, SupplementaadLexica hebraica, p.9UMM2..I.-B. Glaire, Introd. histor. et crit., etc., tom. II, p. 8ti et suiv.
OPHIOMANCE ou OPHIOMANTIE, art par
lequel on prétend connaître l'avenir en observant les serpents.
t. OPHIR, fils de Jectan. On ne sait ni quels furent ses descendants ni quelle province particulière il peupla entre Massa et Séphar, que Moïse appelle la demeure des fils de Jectan; cependant il est certain que le pays d'Ophir a été peuplé par les enfants du fils de Jectan. Voy. Geuèse, x, 26-29. D. Calmct, Diction, de la Bible.
II. OPHIR, pays célèbre dans l'Écriture. En consultant les passages où il en est question, on voit nue les vaisseaux qui se rendaient à Tharsis allaient aussi u Uphir ; que ces vaisseaux s'équipaient sur la mer Rouge, au port d'Asiongabei , qu'il fallait trois ans à la flotte de Salomon pour faire le vovage d'Ophir, et que cette flotte rapportait de l'or, des paons . des singes, des aromates, de l'ivoire, des boisd ébène, etc.; enfin que l'or d'Ophir est le plus estime de tous ceux dont parle l'Ecriture , et que le pays d'Ophir était celui où l'or abondait leplus(III Rois, IX, 28; x, 11; xxil, 4y. I Paralip.. xxix, 4. 11 Paralip., vin, 18; IX. 10). Mais ces indications ne suffisent pas pour nous faire connaître la position de cette contrée. Parmi les nombreuses conjectures qui ont été faites et les opinions diverses qui ont été émises sur la question, il n'en est guère que deux qui présentent une certaine probabilité, celle qui place Ophir dans l'Inde, et celle qui la met dans l'Arabie. L'une et l'autre ont en leur faveur des partisans instruits et des raisons qui paraissent plausibles. Nous nous bornerons a citer les principaux au-
teurs qui les ont soutenues. Ainsi on compte parmi les partisans delà première opinion l'historien Joseph, Antiq., 1. VIII, c. il. Joseph a rallié à son sentiment la plupart des anciens interprètes. La version arabe a rendu plusieurs fois le mot Ophir, du texte original , par Inde. Luc. Holstenius, Annotation** in Geugraphiam sacram Caroli a S. Paulo, Italiam nntvjuam Cluverii et Theiaurum geogrophicum Ortcllii. Carapége Vitringa, Geogr. sacra, p. 114 et seq. Varerius, De Ophira, in Criticis sacris, tom. VI, p. 459 et seq. Reland, Dissertationum misccllanearum partes très, i, 4. Christophor. Cellarius, Geogr. antiq., 1. III, c. XXIII, p. 873-874. Mais si ces écrivains s'accordent a mettre Ojihir dans l'Inde, ils sont loin de s'entendre sur la partie de l'Inde où il est situé. Parmi ceux qui veulent qu'Ophir se trouve dans l'Arabie, nous nommerons seulement Michaelis, Spicilegium, tom. II, p. 184 et seq. Gosselin, Recherches sur la géogr. des anciens, tom. II, p. 118. Vincentius, Ad Searchum, tom. II, p. 237, 404, 412. Bredow, Hist. Unters., tom. II, p. 253. Th. Chr. Tychsen.. De Commerc. hebr., in Comment. Soc. Gott., t. XVI, p. 150. U.-H. Seetzenius, Zachii Monatl. Correspond., ann. 1809, p. 331 et seq. Ajoutons Volney et Niebuhr. Mais les partisans de cette seconde opinion ne s'accordent pas plus que ceux de la première quand il s'agit de fixer la partie de l'Arabie où est situé Ophir. Bochart (Phaleg, n, 27) admet deux Ophir, l'un arabe, et l'autre indien; mais les raisons sur lesquelles il appuie son sentiment ne paraissent pas bien solides. Voy. D. Calmct, Diction, de la Bible. Gesenius, Thesaur. ling. hebr., tom. I, p. 141-143. Nous disons volontiers avec lui : << India vero et Arabia argumentis tam gravibus commendari possunt, ut in tanta hujus rei ambiguitate certam sententiam dicere non ausim, malinique in argumentis a?qua lance ponderandis acquiesce re. »
OPHITES ou OPHIOMORPHITES, mot grec qui vient de ophù, c'est-à-dire serpent. Ce nom a été donné, ainsi que celui de Serpentins, à des hérétiques du u* siècle qui adoraient un ser-
tient qu'ils cachaient dans une caverne derrière eur autel, croyant que Jésus -Christ était le serpent qui avait trompé Éve. Ils offraient à Dieu la matière que le serpent avait léchée, et autour de laquelle il s'était entortillé , comme pour montrer que celle-là seule était agréable au Seigneur. Les hérétiques eurent pour chef un Egyptien nommé Euphrnte, qui, vers l'an 180, enseigna toutes les erreurs de Valentin. Voy. Origen., Contra Cets.. 1. VI et VII. Epiphan., Htfres., vu. Tillemont, Mémoires pour «nir à fHist. ecclésiastique, etc., tom. U. Bcrgier, Diction, de théol. Pluquet, Diction, des hérésies. OPHLAL, fils de Zabad. Voy. 1 Paralip., n,37.
I. OPHNI, fils du grand prêtre Héli, était, ainsi que Phinéès, son frère, un homme pervers et corrompu. Aussi sont-ils repris dans l'Ecriture pour leur insatiable cupidité, passion qu'ils
f ortètent jusque dans l'exercice du sacerdoce. Is périrent dans une guerre entreprise contre les Philistins, et l'arche du Seigneur tomba au pouvoir des ennemis. En apprenant ces tristes nouvelles, Héli tomba à la renverse et se brisa la téte contre le solj telle fut la juste punition que le Seigneur lui infligea à cause de sa coupable faiblesse a l'égard de ses fils. Voy. I Rois, m et iv.