‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 474 sur 1294 · II. OPHNI , ville de la tribu de Benjamin · texte numérisé non relu

II. OPHNI , ville de la tribu de Benjamin

Vuu. Josué, xvm, 24.

OPHRA . fils de Maonalhi, appartenait à la tribu de Juda. Voy. I Paralip., iv, 14.

OPIT

OPPO

1. OPINION , en théologie , se dit par opposition au mot dogme. Un dogme est pour le catholique un point de doctrine fixé par l'autorité de l'Église ou du Souverain Pontife. 11 faut distinguer dans les écrits des théologiens, et même dans ceux des Pères de l'Église , le dogme d'avec les opinions. Tout ce qui tient au dogme est sacré; on ne doit jamais y donner atteinte : mais les opinions ou systèmes sont libres ; il est permis de les soutenir lorsque l'Église ne les a pas condamnés ; aucun système ne mérite la préférence sur lopin ion* contraire qu'autant qu'il parait s'accorder mieux avec les vérités décidées comme telles. Faute d'avoir égard à cette distinction, les ennemis de l'Église catholique loi ont fait un crime de toutes les opinions ridicules qu'ils ont pu découvrir dans certains théologiens obscurs , et qui ne tirent pas à conséquence. D'autre part , il y a des théologiens qui mettent plus de zèle et de chaleur à soutenir les opinions de leur école et les systèmes Particuliers qu'ils ont embrassés, qu'à défendre le dogme contre les attaques des nérétiques et des incrédules. Le chap. v des Décrétâtes, Ne muta m, au titre Constttutionibus, rappelle deux passages, l'un de Salomon, l'autre de saint Jérôme, qui défendent de se trop confier en son jugement, et de le préférer aux décrets des «aints Pères. C'est aussi une règle de droit que 1* joçe doit faire céder sa propre opinion à l'autorité des lois. Au reste, il est bon de ne jamais oublier la maxime déjà ancienne : Dans les choses nécessaires , unité ; dans les questions douteuse*, liberté: en toutes cltoses, charité. Voy. Bergier, Diction, tle théol. L'abbé André , Cours utpitabét. de droit canon.

U. OPINION PROBABLE. Voy. Probabiusme.

OPIlflOJfISTES (Opinionista>), sectaires qui parurent au xv* siècle, sous le pontificat de Piul If, et qu'on nomma ainsi parce qu'étant infatués de certaines opiniotis ridicules , ils les soutenaient avec opiniâtreté. Leur principale erreur consistait à se vanter d'une pauvreté affectée, et à enseigner qu'il n'y avait de véritable ricaire de Jésus -Christ sur la terre que <*loi qui pratiquait cette vertu. Sous ce prétexte ils ne reconnaissaient pas le Pape. Voy. Sponde. Annal, ad ann. 1467, n° 12.

OPITERGIUM, aujourd'hui ODERZO , ancienne ville épisc. d'Italie, dans l'état de Venise, siège uni à celui de Geneda. Cet évéché était établi du temps même des apôtres; mais on ignore les noms de la plupart des évèques qui 1 ont occupé. On en connaît seulement sept, dont le premier, Epodius, assista en 421 à la consécration de l'église de Saint-Jacques de Rivaolio. Foy. Ughelli, (to/tfl Sucra, t. X, col. 151. De CommaoTille, /" Table alphabét., p. 176. Richard etGiraud. Gaet. Moroni, vol. XLVI1I,

OPITZ (Henri), en latin Opitius, protestant, oé à Altembourg en 1642 , mort l'an 1712, professa ii Kiel. On a de lui plusieurs écrits, entre autres : i* Atrium lingwx sanctat; Hambourg, 1671, in -4P; — 2° Bit/lia par va hebrato-lntina : ibid., 1673; Leipzig, 1682, 1G89, etc., in-12; - 3» Synopsis linguœ chaldaica;; lena , 1614, in-4° ; — 4* Dr Samaritanorum litterarum spurta Antiouitnte: Kiel , 1683 , in-4* ; — 5» Sovum Lexicon hebrceo-chakicto-biblicum; Leipzig, 1692; Hambourg, 1706 et 1714, in-4»; — 6» De Statura et laie resurgentimm ; Kiel , 1707, in-4» ; — 7» Bi- Wm hebraicu cnm optimis impressis et manuscriptis et jus (a Masoram emendata; Kiel, 1709; Leipzig, 1712, in-4*; cette édition, à laquelle <J?»u travailla pendant trente ans, surpassa en

exactitude toutes les précédentes. Voy. Feller, Biogr. univers. Chauûepié , Nouv. Diction. histor. et crit. Thiess, Gelehrten Geschichte der Vniversitœt Kiel, tom. I. Hetzel, Geschichte der Itebraischen Sprachc. La Nouv. Biogr. génér.

II. OPITZ (Paul-Frédéric), en latin Opitius, protestant, fils du précédent, né à Kiel en 1681, mort l'an 1747 , enseigna le grec , les langues orientales et la théologie à l'université de Kiel. 11 a laissé : 1° De Cmlodia templi Hierosolymitani nocturna ; Kiel , 1704 et 1710, in-4«, et dans Ugolino, Thésaurus, tom. IX; — 2» De Hadriani imperatoris Indole, virtutibus et vitiis ; ibid., 1722-1723, 2 part, in -4°. Voy. la Nouv. Biogr. génér.

0PMEER ou 0PMER (Pierre VAN), historien, né à Amsterdam en 1525, mort a Delft l'an 1595, étudia la médecine, la jurisprudence et la théologie. Il ne fut pas moins célèbre par sa science que par son zèle pour la religion catholique. On a de lui : 1» De Officio Missœ; — 2° Mis t or in martyrum Gorcomiensium , Hollandiatque ; — 3° Assertio historka; — 4° Opus chronographicum orhis universi, a mundi exordio usque ad ann. 1580; Anvers, 1611, in -fol.; cet ouvrage a été coutinué par Laurent Beyerlinck jusqu'en 1610 ; — 5» Le Navire de ta patience et ae la pénitence , en llamand. Voy. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud. Feller, Biogr. univers. Paquot , Mémoires pour servir à l'hist. littér. des Pays-Bas. La Nom. Biogr. génér.

0P0NTE (Opus), ancienne ville épisc. de la province d'Hellade, sous la métropole de Corinthe, au diocèse de flllyrie orientale. On en connaît trois évèques : le premier, Domnus, souscrivit au concile d'Éphèse; le second, Athanase , rétracta dans le concile de Chalcédoine ce qu'il avait signé deux ans auparavant dans le brigandage d'Éphèse; le troisième, Callinique , assista et souscrivit au cinquième

aie général, second de Constant inople. Foy. Lequien, Oriens Christ., tom. II , p. 206.

I. 0PPENHEIM, anciennement B0NCANICA, ville capitale d'une des préfectures du palatinat du Rhin, située à environ quatre lieues audessus de Mayence. L'an 1076 on y tint un concile, dans lequel on délibéra sur la déposition de Henri, roi des Romains. Voy. Mansi, Suppiétn. à ta coltect. des conciles, tom. Il, col. 19, etc. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, au mot Tbibur.

IL 0PPENHEIM (David-Ben-Abraham), en allemand Uppenheimer , rabbin , né à Worros en 1667, mort à Prague l'an 1737, dirigea l'école juive de Nicolsbourg , en Moravie, fut rabbin en Lithuanie, et devint chef de la synagogue de Prague. On a de lui ; 1° une Pré/ace, qui est en téte du Pentatenque, imprimé à Berlin, 1706; — 2° plusiours manuscrits sur différentes matières, mais spécialement sur l'Écriture et le Talmud. Votj. Wolf , qui , dans sa Biblioth. hebrata, tom. I , p. 291 , donne le titre de plusieurs de ces manuscrits. De Rossi , Dizionario storico degliAutori ebrei, tom. XI , p. 82, 83. La Nouv.

Biogr. génér OPPfDO

(Oppidum Mamerti), ville épisc. de la Calabre ultérieure , sous la métropole de Reggio, située sur une montagne, au pied de l'Apennin. Son premier évèque , N..., siégeait en 1391 . Voy. Ughelli, Itaha Sacra, tom. VU, col. 417, et tom. X, col. 303. De Commanville , /" Table alphabét. Richard etGiraud. Gaet. Moroni, volume XL1X, p. 30-33.

OPPORTUNE (Sainte), abbesse, née en Normandie, au diocèse de Séez. moi te a Mon-

OPST

treuil , près d'Almenèches , le 22 avril 770. fit profession dans le monastère de Mon treuil , dont elle devint abbesse. Elle intraisit et édifia ses sœurs par ses exemples et ses conseils, se distingua par une extrême douceur, une humilité profonde et une charité inépuisable. Elle eut la douleur de perdre son frère, Chrodegang ou Godegranc, évèque de Séez, qui fut assassiné à Nonnans, et dont on fait la fête le 3 septembre. Elle termina sa vie dans les exercices de la pénitence, et l'Église honore sa mémoire le 22 avril. Voy. Bollandus , Acta Sanctorum, au 22 avril. D. M abillon, Acta Sanctor. Ordin. S. Benedicti. La Gallia Christ., tom. XI. Nicolas Gosset , Vie de sainte Opportune; 1655, in - 12. Ri-

OPPOSANTS. Voy. Dissentants.

OPPOSITION , obstacle qu'on met i la célébration d'un mariage. 11 y a deux sortes d'opposition : celle qui vient d'une révélation secrète de quelque empêchement , et celle qui se fait

C*idi(|uement, par un acte exprès et juridique, première de ces oppositions s'appelle ordinairement révélation. Quant à la seconde, c'est une grande règle que l'opposition à un mariage ne peut être faite que par des personnes qui y sont intéressées , et qui souffrent lésion dans sa célébration. Cette lésion peut regarder l'ordre public dans la discipline de l'Eglise, et les particuliers, pour leurs propres intérêts. Il n'y a que la partie publique qui soit recevable à se plaindre de la lésion qui regarde l'ordre public , comme les promoteurs dans les offkialités. A l'égard des particuliers, les parents, tels que le père et la mère, les tuteurs et curateurs, sont fondés à s'opposer au mariage de leurs enfants et des mineurs, et cette opposition doit être faite entre les mains du curé de la paroisse. Les papes Alexandre III et Innocent 111 ont décidé que, quand l'Eglise défend à des personnes de se marier sur une opposition à leur mariage, elle ne croit pas que ce mariage soit nul précisément à cause de sa défense, a moins qu'il n'y ait quelque empêchement qui le rende nul. Alexandre III décide en outre que les oppositions à un mariage sont de la connaissance des juges ecclésiastiques. Voy., dans le droit canon, Cap. Cum ex titterie, de Cotut. et affin.; C. Littera ; C. Tua nos; C. Ad dissolvendum , cod.; C. Cum in apostolica. de Sp"ns. Les Conférences de Paris, tom. 1 , 1. IV, confér. iv; § I. Richard et Giraud, qui rapportent l'ancienne jurisprudence civile de France sur les oppositions au mariage. L'abbé André, qui , dans son Cours alphabét. de droit canon , cite textuellement les articles du Code civil sur la même matière. OPRICIUM. Voy. Méonie.

OPSTRAET (Jean), licencié en théologie, né à Beringhen, dans le pays de Liège, en 1651, mort l'an 1720, professa la théologie à Louvain, puis au séminaire de Malines, d'où son attachement à Jansenius et à Quesnel le fit renvoyer par l'archevêque comme éUnt un homme dangereux. De retour à Louvain, il prit part aux querelles excitées par les nouvelles erreurs, et fut banni par lettre de cachet, en 1704, de tous les Etats de Philippe V. Mais étant rentré deux ans après i Louvain. lorsque rette ville passa sous la domination de l'Empereur, il fut fait principal du collège de Faucon; c'est là qu'il mourut, après avoir reçu les sacrements moyennant une déclaration préalable de soumission à l'Eglise. Parmi ses nombreux ouvrages nous citerons : 1° Dissertatio theotogica de conversione peccatorie; Louvain. 1687, 1n-4*; trad. •n français sons ce titre : Idée de la conversion

du pécheur , avec des additions ; 1731 , 1732 ; in -12; — 2> Dissertatio theotogica de proxi ariministrondi sacfumentum pœm tentia- ; Louvain, 1092, in-4* ; — 3" Doctrina de loborioeo baptismo : Liège. 1692 et 16(16; — 4* Appendix ad dottrinnm de taborioso baptismo; ibid., 1696 et 16U7, in-12; — 5* Doctrina de taborioso baptismo Expositio apologetica , cum triphei dis&uisitione ; ibid., 1696, in-12 ; — 6* Lochs Concitu Tridentinivindkatutudversus Martinum Steyaert ; ibid., 1697, in-12; — 7» Doctrina de admmietrando ***cramento pcenitentiee collée tis hem emtnent. cardinal.tumillustr.epùcoporumdissertationibus, etc.: Louvain , 1791 ; Rouen , 1704 ; c'est un recueil d'instructions pastorales, dont la préface est d'Opstraet; — 8* Pastor bonus, seuidea, officium, spiritus et praxis part arum ; 1687, in-12 ; ouvrage condamné par un décret du Saint-Office en date du 27 février 1766; — 9* Theoiogus christianise ; Louvain, 1692 et 1697, in-12; trad. en français sous ce titre : Le Directeur d'un Jeune théologien; Paris, 1723; — 10» Certitudo moral ie i» administratione sacramenti pamitentia a Mart. Stei/aert nppugnata , a Joanne Opstraet asserta ; Liège , 1694. in- 4*; — 11* ïnstitutiones theotogica- de actibus humanis; 1709, 3 vol. m -16; — 12* Theologia dogmatùxe, moratis , proc/iro et scholasticœ , Pars prima, etc.; Louvain, 1726, 3 vol. in-12; — 13* De Locis iheologicis Dissertationee decem ; 1738, 3 vol. in-12. Voy. Richard et Giraud , qui donnent la liste des autres ouvrages d'Opstraet. Feller, Biogr. univers.

OPTAT (Saint), évèque de M i lève, en Numidie, né en Afrique vers l'an 315, mort après 386, ne nous est connu que par ses écrits, et par les éloges qu'ont faits de sa vertu et de son savoir saint Augustin et saint Fulgence. La féte de saint Optât se célèbre le 6 juin. On a de lui un ouvrage qui a pour but de confondre les donatistes; il est intitulé : De Schisme te donutistarum; il a eu de nombreuses éditions; mais celle qui passe pour la meilleure a été donnée par hllie Dupin; Paris, 1700, in - fol., Amsterdam, 1701, in-fol.; Anvers, 1702, in-fol. August., De Doctrina Christ., 1. II, c. rv. Contra Parmen., 1. I, c. m, et De Vnilate Sectes., contra Pétition., c. xix. FulgenL, Adàionimum, 1. II, c. xui. D. Ceillier, Hist. des Aut. suer, et ecclés., t. VI, p. 625. Moréri, Diction, histor. Richard et Giraud , qui donnent un aperçu de l'ouvrage du saint évèque. Feller , Biogr. univers, il. Fisquet, qui , dans la Nouv. Biogr. génir., donne aussi une idée dn même écrit. Le Diction, de la théot. cathol.

OPTIMISME, système dans lequel on soutient non-seulement que tout est bien dans le monde, mais que tout est le mieux possible ( optimum ) ; en sorte que Dieu , avec toute sa puissance, n'a pu faire mieux que ce qu'il a fait, que chaque créature ne peut être ni plus parfaite, ni plus heureuse qu'elle n'est, eu égard a l'ordre général de l'univers. Cette hypothèse a été imaginée pour résoudre la grande question de l'origine du mal, et pour répondre aux objections que Bayle a faites sur ce sujet. Elle a été soutenue avec beaucoup d'esprit par plusieurs auteurs anglais, par Jacquelot, par Ma lebranche, par Leibniz. Ce sont surtout ces deux derniers qui paraissent l'avoir mieux développée que les autres : Malebranche dans ses Entretiens sur la Métaphysique et dans son Traité de la nature et de ta grâce ( ouvrages qui sont à l'Index, comme nous l'avons déjà remarqué à l'art. Malebranche ) : et Leibniz, dans ses Essais de Théodicée. Cependant il ne faut pas confondre l'optimisme des deux philosophes; il

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