‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 476 sur 1294 · ORAI — 1656 - ORA.N · texte numérisé non relu

ORAI — 1656 - ORA.N

toujours la même signification. Il se prend quelquefois pour le rochet, et quelquefois aussi pour un linge, que l'on portait autour du cou, et qui servait à essuyer la sueur de la bouche et du visage pour l'empêcher de salir la bordure de l'ancienne étole. Voy. S. August., De Civit. Dei, 1. XXII, c. vni, Pierre de Blois, Serm. XLVI. Jo. Durant, De Rit. Ecoles., 1. II, c. K, n. 14. Balsamon, Comment, in can. XXII Laodicen. hocquiWot, Liturg. sacr.,$. 149. Dom. Macri Hierolexicon , ad voc. Orarium. Boissonnet , Diction, alphabético-méthod. (tes cérémonies et des rites sacrés. Compar. Étole.

I. ORAISON, prière qu'on fait à Dieu. Voy. Prière, Contemplation.

II. ORAISON se dit encore d'une certaine prière qui est propre pour l'office du jour ou pour les commémorations des fêtes et fériés. Elle est presque toujours précédée d'une antienne et d'un verset. L'oraison du jour termine les Laudes, Prime, Tierce, Sexte, None et Vêpres. Après le Magnificat on dit les Oraisons, les suffrages des saints, une Oraison pour la commémoration de la férié du saint, du patron, etc. Les rituels appellent Oraisons les prières qui commencent par le mot Oremus. On dit aussi des Oraisons à la messe, avant l'épitre, à l'offerte et après la communion. Voy. le Afanuel catholique pour l'intelligence de t Office divin.

III. ORAISON DOMINICALE (Oratio dominica), nom donné par excellence au Pater Noster, parce que c'est la formule d'oraison que Jésus-Christ a enseignée lui-même de sa propre bouche à ses disciples ( Matth., vi, 9. Luc, xji, 2). Depuis l'origine de 1 Eglise chrétienne, cette prière a toujours fait partie essentielle du culte public; elle se trouve dans toutes les liturgies; ou la récitait comme aujourd'hui non -seulement après la consécration de l'Eucharistie, mais encore dans l'administration du baptême; c'était pour les nouveaux baptisés un privilège de pouvoir la dire dans l'assemblée des fidèles , et d'appeler Dieu notre Père. On ne l'enseignait point aux catéchumènes avant qu'ils eussent reçu le baptême. Les Constitutions apostoliques, un concile de Gironne, le quatrième concile de Tolède, ordonnent de la réciter dans l'office divin au inoins trois fois par .jour. Les Pères de l'Eglise les plus anciens, Origène, Tertullieu, saint Cyprien , ont fait les plus grands éloges de celle-ci ; ils l'ont regardée comme un abrégé de la morale chrétienne, comme le fondement et le modèle de tontes nos prières; ils en ont expliqué toutes les demandes l'une après l'autre. Plusieurs auteurs modernes , tels que Bourdaloue, le P. Le Brun, etc., ont fait de même. D'un autre côté, les incrédules ont fait leurs efforts pour trouver quelque chose à reprendre. Les uns ont dit que Jésus -Christ n'en est pas le premier auteur, qu'avant lui cette formule était déjà en usage chez les Juifs. C'est une allégation hasardée dont ils n'ont pu donner aucune preuve positive. Quelques autres out soutenu qu'eu disant à Dieu : Ne nous induisez point en tentation, nous faisons injure à sa bonté souveraine, puisque nous le supposons capable de nous porter au mal , et d'être ainsi cause du péché. Mais pour faire un pareil reproche il faut ignorer que, dans l'Ecriture, tenter signifie seulement éprouver, mettre à l'épreuve t obéissance , ta fidélité, la vertu de quelqu'un ; or on peut l'éprouver autrement qu en le portant au mal ;'savoir, en lui commandant quelque chose de fort difficile ou en lui envoyant des afflictions : c'est en ce sens que Dieu tenta Abraham (Genèse, xxu, 1); que l'aveuglement de

Tobie et les malheurs de Job sont appelés une tentation (Tobie, u, 12). Ainsi, lorsqu'il est dit Deutér., vi, 16) : « Tu ne tenteras point le eigneur ton Dieu, » il est évident que cela ne signifie pas : Tu ne porteras point Dieu au mal, mais tu ne mettras point sa puissance et sa bonté à l'épreuve en attendant de lui un miracle sans nécessité. La demande de VOraison dominicale signifie donc : Ne nous soumettez point à des épreuves au - dessus de nos forces, mais donnez-nous les secours nécessaires pour les supporter. Voy. Origène. Tertullien, saint Cyprien , dans leurs Traités de la Prière. Bourdaloue , dans le Recueil de ses Pensées. Le P. Le Brun , Explication des cérémonies de ta Messe, tom. II. p. 534. Bergier, Diction, de t/ièol.

IV. ORAISON MENTALE; prière qui se fait intérieurement sans proférer des paroles. On l'appelle aussi Méditation et Contemplation , ou simplement Oraison ; ainsi faire oraison, Yoraison, s'entend de Yoraison mentale. Elle consiste à se frapper d'abord l'esprit de la présence de Dieu, à méditer une vérité du christianisme, à nous en faire à nous-mêmes l'application, à en tirer les conséquences et les résolutions propres à corriger nos défauts , et à nous rendre plus fidèles à nos devoirs, soit envers Dieu, soit envers le prochain. Voy. Bergier, Diction, de théol. Compar. Contemplation, Méditation, Prière.

ORAL (Orale, orarium) , vêtement pontifical qui consiste dans une espèce de grand voile que le Pape met sur sa tête , et qui se replie sur ses épaules et sur sa poitrine. Voy. Innocent 111, Myster. missœ, 1. II, c. LU. Durand, Rationale divincrum officiorum, I. III, c. VI. D. Macri Hierolexicon, ad voc. Orarium et Fanon.

I. ORAN (Jean), jésuite, né à Liège, mort à Mons en 1603, professa la théologie dans cette dernière ville. On a de lui : 1° Defensio brevis pro societatis innocentia ; — 2° Epistoke de reçu* Japonicis, Mogoreniciset Chinetisibus ; -—3° De Officio principis christ iani et institut ione ejusdem : trad. de l'espagnol de Pierre Ribadeneira ; cet ouvrage est une réfutation de Machiavel. Voy. Valère- André, Biblioth. Belg., édit. de 1739, tom. II. p. 706.

II. ORAN (Nicolas), de l'Ordre des Frères Mineurs de l'Observance , vivait au xvir» siècle. Il se livra à la prédication,professa la théologie, fut gardien des couvents de son Ordre à Liège et à Namur, et deux fois défi niteur pour la province de Flandre. 11 se rendit recommandable par sa piété, sa prudence et son savoir. On a de lui : 1° trente Sermons, sous ce titre : Apostasie du traître Judas; Mons. 1611 , in-8°; -- 2» Exilium generis humani felicissimum ; ibid., 1611 , in-8°; — 3° Benjamin evangelicus, seueonveisio S. Pauli; 1624; — 4° Conversio Cornelii Centurionis; Mons, 1632, in -8°; — 5° Mysteria Passionis dominicœ ; — 6" Oratio moraiis et histotica de S.Alberto, sacra romanee Ecclesioe card. episcopo Leodiensi etmartyre. Voy. Valère-André, Biblioth. Belg., édit. de 1739, in-4», tom. 11, p. 917. Wading, Annal. Le P. Jean de Saint- Antoine, Biblioth. unie. Francise., tom. II, p. 392.

ORANGE (Arausio), ancienne ville épisc., fut érigée en évéché au commencement du iv* siècle, sous la métropole d'Arles. Son premier évéque fut saint Luce, qui souffrit le martyre durant l'irruption des Allemands, sous Crocus, leur général, vers l'an 312. Il s'est tenu trois conciles a Orange : le premier en 411, présidé par saint Hilaire d'Arles; le second, l'an 529 , sous le pape Félix IV; saiut Césaire d'Arles y présida ; l'on y publia 25 articles en forme de

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