ORAT
canons, qui avaient été envoyés du Saint- Siège et qui furent confirmés comme doctrine du Saint-Siège par Boniface II , successeur de Félix; le troisième, en 1229. On propose comme douteux un quatrième concile, qui aurait été tenu en 501. Le siège d'Orange a été supprimé par le concordat de 1801. D'après le concordat de 1817, ii devait être rétabli ; mais les arrangements de 1823 entre la France et le Saint- Siège ont rendu sa suppression définitive. Voy. Labbe, tom. III, IV, XI. Hardouin, 1. 1, II, VII. La Regia, tom. VII, XI. La Gatlia Christ. ,tom. I. De Comman ville, /" Table alphabet., p. 22, au uiotARALSio. Richard et Giraud, tom. XXIX, p. 4-9. Gaet. Moroni, vol. XLlX, p. 37-39.
ORANGISTES. Dénomination sous laquelle les protestants irlandais , mécontents des concessions faites aux catholiques en 1793, s'associèrent à l'effet de contre-balancer la Société des Irlandais-Unis, laquelle poursuivait l'émancipation et la réforme. Comme la mémoire de Guillaume III, regardé parles protestants comme leur libérateur, leur est toujours chère, ils prirent le nom d Orange- Men ou Orangistes, et arborèrent des signes extérieurs de parti. Les catholiques s'unirent à leur tour sous le nom de Ikfenders, pour résister aux agressions violentes des Orangistes. Voy. le Diction, de théol. df Bei ?ier.
ORANTES (François). Voy. HORANTS.
ORATE, FRATRES . cest-â-d ire Priez, mes
ères. Après que le prêtre qui dit la messe a è ses doigts, il revient au milieu de l'autel, où il s'incline, fait une prière à la sainte Trinité, baise l'autel, puis se tournant vers le peuple, il dit d'une voix un peu élevée : Priez, mes frères (Omte, fratres), et, se tournant vers l'autel, il poursuit secrètement : Que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre, soit agréable à Dieu le Père toutputtsant ; et le peuple lui répond par la bouche du servant : Que te Seigneur reçoive de vos mains te sacrifice pour f honneur et la gloire de son nom, pour notre utilité particulière et pour le bien de toute ton Église sainte. Voy. le P.Lebrun, Explicutton ilt i prières de la messe.
ORATEUR (Orator}, terme de chancellerie romaine, qui signifie la personne qui demande une grâce au Pape en le suppliant; dans les appliques qu'on adresse à Rome , on ajoute ordinairement au mot orateur celui de dévot : Drtotus illius orator, id est, deditus, addktissiuouSamctitatiPapœ. Voy. Rebuffe, Praxi* format
1. ORATOIRE (Oratorium, sacelhtm, sacra reUnio), terme qui désigne, à proprement parter, un lieu particulier destiné à la prière. On a d'abord donné le nom d'oratoire* aux petites chapelles qui étaient jointes aux monastères, et où les moines priaient avant qu'ils eussent des églises. Plus tard, ce mot a passé aux autels ou chapelles qui étaient dans les maisons particulières, et même aux chapelles bâties à la campagne qui n'avaient pas droit de paroisse. Plusieurs conciles mentionnent ces sortes d'oratoires, dont quelques-uns avaient un prètrecardinal pour y célébrer la messe quand le fondateur le désirait, ou que le concours des fidèles le demandait. Voy. du Cange , au mot OràTOfUL'u. D. Macri Hieroiexicon , ad voc. Oratorium. L abbé André, qui, dans son Cours alphabét. de droit canon, montre par une décision de la Congrégation du Concile et par d'autres autorités, que le droit de concession d'oratoires privés n'appartient qu'au souverain Pontife, et qui ajoute avec raison que les oratoires des hôpitaux, des hospices de vieillesse, d'orphelins, de
prisons, ceux des palais épiscopaux, des séminaires, couvents de réguliers , collèges, conservatoires, etc., ne sont point compris dans la décision de la Congrégation du Concile, et que l'évéque peut permettre d'y célébrer la sainte messe , lors même que son autorité ne serait point intervenue lors de l'érection de ces maisons; qu'ainsi l'a décidé la même Congrégation, parce que ce sont des lieux établis pour I utilité publique.
II. ORATOIRE (PRÊTRES DE L') ou 0RA- TORIENS. Il y a deux congrégations de prêtres de l'Oratoire : l'une, établie à Rome sous le titre de Sainte-Alurie en la Valicella, a été instituée par saint Philippe de Néri ; l'autre a été fondée en France parle cardinal Pierre de Rêrulle, sous le titre d'Oratoire de Jésus. Saint Philippe ne donna aux membres de sa congrégation ni vœu , ni règle particulière ; il voulut qu'elle fut établie dans une seule maison de Rome, et que les autres maisons qui se formeraient sur son modèle, dans les différentes villes, ne fissent point corps avec elle ; cependant celles de Naples, de San-Severino et de Lanciano lui sont unies. Cette communauté est composée d'un supérieur, qu'on appelle prarporitus ou père, et de quatre prêtres qui lui servent d'assistants; le supérieur et les autres officiers ne demeurent que trois ans en charge. Les sujets y jouissent de leurs biens, et ceux qui n'en ont pas sont entretenus aux frais de là congrégation; après y avoir vécu trois ans, ils sont censés membres de la congrégation. La congrégation de l'Oratoire de France a été établie 1 an 1611 . et détruite en 93. Elle formait un corps compose d'un grand nombre de maisons, et elle était gouvernée par un supérieur général ? aidé de trois assistants. L'autorité suprême résidait dans le corps dûment assemblé, auquel le général demeurait soumis. Quoiqu'on ne fit pas de vœux dans cette congrégation, les membres étaient cependant tenus d'obéir aux statuts qui se faisaient dans les assemblées générales , qui avaient lieu tous les trois ans. Le but de cet institut était d'instruire, de prêcher, de confesser et de vaquer à toutes les fonctions du sacerdoce sous l'obéissance des êvéques. On se chargeait aussi de missions, de cures et de séminaires. Tout en rendant justice aux services immenses qu'a rendus à la religion l'ancien Oratoire derrance, on est obligé de reconnaître que le jansénisme trouva auprès de lui un accès malheureusement trop favorable , au moins dans un certain nombre de ses membres. Ainsi la révolution de 93 semblait avoir tait disparaître à jamais de notre patrie cette congrégation vénérée, lorsqu'un ecclésiastique aussi zélé
Sue pieux, M. l'abbé Pététot, curé de SaintiOch à Paris, après avoir médité longtemps sur son rétablissement, pris les conseils les plus autorisés, et reçu directement de Rome un encouragement et une première bénédiction, réunit en son presbytère j le 16 août 1852, cinq autres ecclésiastiques animés du même esprit
3ue lui , et ils reprirent tons les six le nom 'Oratoriens , que depuis soixante ans la France ne connaissait plus, en y ajoutant les mots de l'Immaculée Conception, pour satisfaire au désir qu'en avait manifesté Sa Sainteté Pie IX en bénissant le nouvel institut, dont le titre fut donc à dater de ce jour l'Oratoire de l'Immaculée Conception. Cependant, le 22 mars 1864, un décret de la Congrégation des Êvéques et réguliers l'ayant canoniquement érigé, lui a donné te nom d'Oratoire de Jésus et de Marie Immaculée. L'esprit et lo but du nouvel Oratoire ne diffèrent
ORCIÏ
ORDl
w» rien de ceux de l'ancien, et quant à sa constitution, elle est absolument la même, sauf quelques modifications commandées par le changement des temps. Com/xir. Bêrulle, Condren, Nh;i . n° II, et aux auteurs à consulter indiqués dans ces articles joignez le P. Adolphe Perraud, oratorien, L Oratoire de France au xvn* et au Xix» irièr/e; Paris, 1H66. in-12. seconde édition. ORATOIRES DES HEBREUX. Voy. Proseu-
Ql'ES.
ORATORIENS. Voy. Oratoire, n» II.
OR ATORIOM, abbaye. Voy. Loroux.
ORBAIS (Orbacum), abbave de l'Ordre de Saint-Benoit située dans la Brie, an diocèse de Soyons, à cinq lieues de Château-Thierry. Elle fut fondée vers l'an 080, sous l'invocation de Saint -Pierre, par saint Rieul, archevêque de Reims, qui y lit venir six religieux de l'abbaye de Rebais. Cette maison Tut très-florissante au IX* siècle, et les Bénédictins de Saint -Maur, qu'on y introduisit en 1066, ne purent lui rendre ion ancienne prospérité. Voy. la Gallia Christ., tom. IX. Richard et Giraud.
ORBELLIS ^Nicolas de), eordelier, né i Angers, mort en 1 î.T. . a laissé plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Commentaria in IV Ubros Sentent iarum; Paris, 1411 et 1498, in-fol.; — 2° Expositio logicœ ad mentent Scoli ; Baie, 1503, in-4°; — 3" Super Summuhis Pétri Hispani; Venise, 1516, in-4°; — 4» Sermones in omnes epistolas guadragesimales ; Lyon, 1491; — 5° A bré'gé de thAilogie seb>n la doctrine de Sent: Hag..enau,1503; Paris, 1511, 1517, 15'20. Voy. Wading, In Hiblioth. et Annal. Francis. Le P. Jean de Suint-Antoine, Hiblioth. unie. Francise., tom. 11, n. 31)2 et 393. Richard et Giraud.
ORBESTIER (Orhistcrium), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans le Poitou, au diocèse de Luoon, à une demi-lieue des Sablesd'Olonne.KHe fut fondée au xi* siècle par Guillaume, duc d'Aquitaine et comte de Poitiers. Il ne restait plus de ce monastère que l'église, les calvinistes ayant détruit les autres bâtiments. Voy. \a(ial/ia Chrtst.,iom. II.
0RBIBARIENS, hérétiques issus de la secte des Vaudois, et qui parurent vers l'an 1198. Ils furent, comme on croit, appelés ainsi du mot latin orbis, parce qu'ils couraient le monde comme des vagabonds, sans avoir de demeure fixe. Us niaient la Trinité, la divinité de Jésus- Christ, le jugement de Dieu, la résurrection des corps, et méprisaient l'usage des sacrements. Innocent 111 les condamna, comme nous le voyons par sa lettre LXXV1II adressée à l'évôque de Tarragone, au sujet de la foi des Vaudois. I oy.Eymeric, In Directorio, part. ll,qua>st. 14. Petrus Monach. Valissarnensis, Ord. Cisterc. in htst. Albigens. Sponde, Annal., ad ann. 1192, . o. 26. D'Argentré, Colleetio Judtciorum, etc., tom. L
ORBISTERIUM , abbaye. Voy. Orbestier.
ORCAMP (I ru Cumnus), abbaye de l'Ordre de Citeaux située au diocèse et à une lieue de Noyon , sur la gauche de l'Oise. Elle fut fondée en 1121* par Simon de Vermandois, évëquede Noyon, à l'endroit où I on avait bâti autrefois un monastère sous l'invocation de Saint-Éloi. Cette abbaye fut d'abord habitée par douze religieux
3ue saint Bernard y envoya de Clairvaux , à la einande du fondateur, sous la conduite d'un abbé, Waleran de Beaudemont. Voy. la Gailia Christ., iom. IX col. 1129.
0RCELIS ou 0RCELL1S. Voy. Orjcuel*.
0RGHAMPS (Claude d), général des Minimes, né à Besançon en 1596, mort à Madrid l'an 1658, avait acquis une grande réputation comme pré»
I dicateur. Il mourut pendant la visite qu'il fai- | sait en Espagne des maisons de son Ordre , et Philippe III suivit ses funérailles une torche à la main. On a de lui : 1* une édition de l'ouvrage du P Lallemandet, intitulé : Cursus théologiens; Lyon, 1656, in-fol.: — 2° Les Perfections royales d'un jewte prince : ibid., 1651,in-4°. Voy. la Now. Riogr. yénér.
0RCISTUS, siège épisc. de la seconde Galatie, sous la métropole de Pessinonte. On en connaît trois évéques, dont le premier, Domnus, souscrivit au concile d'Êphèse tenu l'an 481 . le second, Longinus , souscrivit à celui de Chaleédoine, et le troisième , Segermas, souscrivit les canons in Trullo. Voy. Lequien, Ori'em Christ., tom. I , p. 493.
ORDALIE ou ORDÉAL(Orrfflnum), nom donné en Angleterre à ce qu'on appelait en France épreuve du feu, du fer chaud, de l'eau, du duel. VOH. EpRKtrvE, h* IL
ORDERIG ou ORDRIC , OLDERIC VITAL ou VITALIS, moine de Saint-Evrou),ne i Atcham, sur la Saveme,en 1075, mort après l'an 1143, était d'origine française. L'an 1080, il prit l'habit monastique à Saint - Evroul , et on lui ht quitter le nom d'Orrferr'rpour celui de Vital, en
I honneur de saint Vital, dont on célébrait la féte ce jour-là; et, l'an 1107, il reçut la prêtrise.
II était aimé et considéré de ses frères , qu'il édifia par ses exemples et éclaira par son érudition. On a de lui une Histoire ecclésiastique , qui contient beaucoup de faits très-intéressants, tant par rapport à la Normandie et i l'Angleterre que par rapport à la France, et qu'on ne trouverait pas ailleurs. Cette histoire a paru pour la première fois en 1619, dans le recueil de Buchesne : Hùtoriar Normannorum Scriptorat. On trouve une grande partie de cet ouvrage dans la Collection des histor. de France, tom. 1X-XII. Aug. le Prévost en a donné une excellente édition; Paris, 1838-1855, 5 vol. in-ë«, et en 1853 et 1854. Thomas Forester a publié les trois premiers volumes d'une traduction du même ouvrage; Londres, in-12. Voy. YHtst.luter. de lu France, tom. XII, p. 190 et suiv. Richard et Giraud, au mot Ordric. La Noua. Biogr. génir.
I. ORDINAIRE (Ordinarius), terme qui, «n jurisprudence canonique, signifie l'archevêque, l'évéque ou autre prélat qui a la juridiction ecclésiastique dans un territoire, parce qu'il y est établi et qu'il juge selon le droit commun et ordinaire. On appelle aussi ordinaire celui qui a la collation d un bénéfice de droit commun ; et on appelle le pape V ord t autre des ><> < h autres, parce qu'il est 1 évéque des évéques, et que de droit divin il a juridiction sur toute l'Église, et que par conséquent il a naturellement la collation des bénélices sur tous les collateurs ordinaires. L'ordinaire a droit de bénir les mariages dans tout sou diocèse, et c'est aussi l'ordinaire qui donne les visa des provisions qui ne sont point en forme gracieuse. Voy., dans le droit canon, cap. I, De Ofhao; cap. Cum EpUcopus, cod. Ut. in 6*>. Fagnan, in cap. Post cesstonem , de Probat., n. 5. Panorra., in cap. Cum ohm, de Major, et obed. D. Macri Hierolexicon , ad voc.
OROINARIUS, EPlsCOPUS, DlŒCESANUS.
II. ORDINAIRE ou 0RD0,en terme de liturgie, se dit : 1°d'un livre qui apprend la manière de réciter l'oflice divin et de dira la messe ( Foy. Bref, n' 11); 2° d'une partie de la messe qui se récite ordinairement tous les Jours, ce qui distingue cette partie de la messe du propre, qui ne se dit qu'a certains jours.
ORDINAL {Ordinale), terme qui se prend
ORDI