PAGI
PATN
ceux qui l'ont établie une ignorance complète du sentiment catholique. 4* Les incrédules ont taxé d'injustice et de cruauté les lois de Moïse contre l idolâtrie. Mais d'abord ils ont donné ■ite fausse explication de ces lois et en ont tiré de Causses conséquences. En second lieu, nous reconnaissons que ces lois étaient non point injustes et cruelles, mais sévères. Or cette sévérité était d'autant plus nécessaire, que les Hébreu» , très-enclins à l'idolâtrie, se trouvaient environnée de nations païennes , et que , dans leur république, le culte des idoles était nonseulement un cnme de religion, mais un crime d État. Vmj. Bergier, Dictum. de théot. J.-B. Claire. Les Livres saints vengés, tom. I, p. 24 et soir. Le Diction, de la tkeot. cathot. Compar. at» art. Idolathie , Images , n« I.
PAGANUS < Marc -Antoine), de l'Ordre des Frères Mineurs, né à Venise ou à Forli, mort »ers l'an 1587, se distingua par sa science et sa pété. U exerça les charges de visiteur apostolique et de provincial dnns la province de Gênes. Il a laissé, outre des poésies religieuses, en italien : 1» Tractatus de ordine, jurisdictione et rettdentia eptscopomm; Venise, 1670; — 2° Ihs- <*ms, tu* tractatus de pœnitentia; ibid., 1570, ia-4»; — 3» Trait é de la pénitence sur la loi ca- *'Wf«e, en italien ; 4570, in-4-; — 4* un Discours ■nr tè$ mùères du temps, en italien ; — 5" Règles de ta confrérie de Satnte-Croix , en italien : Venise. 1587;— 6* Spéculum viri christiani; ibid.; — > Bmis Su m ma triurnphorum militantium V™J*cfccta reforniationeinterioris hommis; ibid., 1587; — 8* Examen de conscience pour tes pénitents; ibid.. 1586, en italien. Voy. le P. Jean de Saint-Antoine, Bibtioth. univ. Francise, tom. 11, p. 316.
I. PAGET (Eptiraîm), fils du suivant , né Tan 1575, mort i Deptford en 1647, parlait et écrivait quinte ou seite langues, tant anciennes que modernes. H se montra rigide puritain comme •on père, et son attachement i la cause royale l«i fit perdre ses bénéfices. Parmi ses écrits, Bous citerons : 1* Christianogrnphia , ou tableau dt toutes les communions chrétiennes non souanses au Saint-Siège: Londres, 1635, in-48; — * Haresiographia ; «bld., 1645, in-4»; il décrit dans cet ouvrage les hérésies de son temps. Y*!. Wood, Athen* Oxonienscs. Brook, Livcs of /*e Puntnns. La Nouv. Biogr. génér.
II. PAGET (Eusebius), anglican, père du précédent , né i Cranford vers l'an 1542, mort à l^idres en 46)17, fut recteur de Saintc-Aunc à Londres. On a de lui plusieurs ouvrages, entre airtres : 1» «ne traduction de l'Harmonie des Evangile* 4e Calvin ; 4584, in-4»; — 2» The His- *<« v <>f rte Bible briefty collected, dont il y a eu pluiteors éditions. Voy. la Nouv. Hiogr. génér.
1. PAGI (Antoine), cordelier, célèbr e critique, né a K&gues en 16x4, mort à Aix l'an 1600, se livra avec succès à la prédication, et fut nommé quatre fois provincial de son Ordre. 11 était trèsversé dans l'histoire et dans la chronologie. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° une édition en latin des Sermons inédits de Saint-Antenne de Padoue; Avignon, 1685; — 2» Crifico tu*Utriob-ekronotogica in Annotes ecctesiasticos Bor*mn,Htustr. ac rev. H. Spondani, Apamiarum epitcrjpx, cjus episcopi, cjus epitomatoris ordine servato, m qua rerum narraiio dcfenditur, illuttratmr, smjrpirtur, ordo temporum corrigitur, innmatur et periodo greteo-romann , nunc primum rrmemnatu. nami tur, ; Paris, 468U, in-fol.; Genève, 1724, 4 in-fol.. dernière édit. Foy-hï Joum. det Ewmts, 1682, 1684, 1686, 1689, 1707 et 1718. Nxèron, Mémoires, tom. 1 et XVII. Richard et
Giraud. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. génér.
II. PAGI (François), cordelier, né à Lambesc en 1654 , mort à Orange l'an 1721 , était neven du précédent. Il se consacra i l'étude de l'histoire ecclésiastique. On a de lui : Breviarium historico-chronologicum illustriotaPontificum Romanorum gesta, concilionm generalium acta, nec non comj^lura tum tacrorum rituum tum antique Ecclesia capita complecfens : Anvers, 1717- 1727 , 4 vol. in-4». Voy. le Journ. dei Savants, 1717 et 1719. Moréri.édit. de 1750.
PAGNIN ou PAGNIN0 (Santé), en latin Sanctes Pnyninut. dominicain, né i Lucques vers l'an 1470, mort à Lyon en 1536, était profondément versé dans la théologie et les langues orientales. 11 se livra avec succès à la prédication, professa à Rome les langues orientales, et acquit une grande réputation par ses ouvrages. Il s'établit a Lyon en 1525, et les services qu'il rendit a cette ville lui firent décerner le titre de citoyen. U a publié : 1° Veteris et Novi Testa* menti nova Transtatio; — 2» une Traduction latine de la Bible; Lyon, 1528, in-4*; réimprimée notamment dans la Polyglotte d'Anvers ; — 2° Thésaurus lingua saticta'; ibid., 1529, in-fol.; Paris, 1518, in-*°; il a beaucoup servi & Gesenius pour U composition de son Diction, hchr., comme l'a avoué Gesenios lui-même; mais il a été corrompu en plusieurs endroits par Jean le Mercier et Antoine Cavalleri ; aussi leur édition (Genève, 4614, in-fol.) est-elle à Y Index de Clément VIII; — 3° Isagoae ad Sacras LUteras; Lyon , 1528, in-4°; — 4* nebraicarum institutionura Lib. /F? ex rabbi D. Kimchi; Lyon, 1526; Paris, 1549, m-4»; — 6* Catena argentea in Pentateuchum; Lyon, 1536, 6 vol. in-fol.; c'est un recueil de commentaires hébreux , grecs et latins;— 7° Isaqogc grrrra; Avignon, 1525, in-fol. Voy. le P. Écliard, Scriptor. Ordin. Prœdicat., tom. II, p. 113, 908. Le P. Touron, Hist. des Hommes illustres de l'Ordre de Saint-Dominique. Sixte de Sienne, Bibtioth. sancta , 1. IV. Tiraboschi, Sloria délia lettertitura ital., t. VII. L'abbé La bouderie, qui , dans la Biogr. univers, de Michaud, remarque avec raison que si les PP. Touron et Fabricy, etBuxtorf, ont trop loué la traduction de la Bible de Pagnino, Richard Simon l'a certainement trop déprimée. La Nouv. Biogr. # génér.
PAIGE (LE), en latin Paigius. Voy. Le Paige.
PAIN , terme qui , dans l'Écriture , se prend pour toute sorte de nourriture. Les Hébreux faisaient cuire le pain dans un four (tannout ) ou sous U cendre , ou sur des platines échauffées, etc. Ils ont encore à présent une espèce de four nommé aussi tannour, qui est fort semblable i une grande croche de grès, autour de laquelle ils appliquent la pâte lorsque la cruche est échu titrée. Dans la Palestine, on se sert d'une cruche à moitié remplie de petits cailloux blancs et luisants, sur lesquels on jette la pâte étendue en forme de galettes. Dans les contrées de l'Orient où le bois est rare, on fait cuire le pain entre deux brasiers de fiente de vache allumée. Durant toute l'octave de Pâque, les Hébreux conservent encore scrupuleusement l'usage de ne manger que des pains azymes ou sans levain. Moïse avait ordouué aux Israélites de donner à leur arrivée dans la terre promise, en oiïi ande d'élévation au Seigneur, uu gâteau de leurs pâtes. La quantité de ce pain qui était donnée au prêtre ou au lévite n'était pas déterminée par la loi; mais saint Jérôme nous apprend
Îu'on l'avait fixée entre la quarantième partie e la masse au plus et la soixantième au moins. L'expression si fréquente dans l'Écriture de