I. PATIENCÉ, terme qui, dans l'Ecriture, se
rirend ou pour la tranquillité avec laquelle 'homme supporte les adversités de cette vie, ou pour sa confiance dans le secours de Dieu. Il désigne aussi la miséricorde que Dieu exerce envers les hommes en les attendant à la pénitence. Voy. Jacques, v, 11. Psaume lxx , 5. Merre, m, 20 et alibi passim. Bergier, Diction, de théol.
II. PATIENCE (Patientia, tolerantia), vertu qui fait souffrir 1 adversité et la douleur avec courage, et sans murmure. L'impatience lui est opposée par défaut, et l'insensibilité par excès ; car, si l'on pèche souvent en souffrant avec impatience, on peut pécher aussi , et même mortellement, en souffrant trop patiemment les choses qu'on ne doit point souffrir. Voy. Richard et Giraud.
PATIENT (Saint), évéque de Lyon , mort vers l'an 491, fut promu à répiscopat vers 467. Il avait, dit Sidoine Apollinaire, toutes les vertus qui font un grand et saint prélat. Il travailla a 1 extirpation des hérésies, a la conversion des barbares et à la réformation des mœurs ; il orna et répara plusieurs églises de la ville et du diocèse de Lyon, en bâtit de nouvelles, et assista au concile d'Arles de Tan 475. On célèbre sa fête le 11 septembre. Voy. saint Sidoine Apol-
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