PERE
14). Joseph dit que Dieu l'a établi le père de Pharaon, pour marquer l'autorité qu'il avait reçue dans le royaume de ce prince (Genèse, xlv, 8). Le diable est regardé comme le père des impies, parce que ces derniers suivent ses suggestions et se laissent pénétrer de ses sentiments (Jean, vni, il). Les prophètes reprochent aux Juifs de dire aux idoles : Vous êtes mon père: et, ne l'eussent-ils pas dit de bouche, ils le disaient par le culte impie qu'ils leur rendaient ( Jérém., il, 27). Se réumr à ses pères, s'endormir avec ses pères, aller à ses pères, est dit pour aller rejoindre par la mort, dans une autre vie, ceux qui ont vécu avant nous. Jésus- Christ est appelé le Père du siècle futur, parce qu'il nous engendre pour l'éternité. Dieu est nommé le Père des esprits, non-seulement parce qu'il les a créés, mais encore parce qu il les sanctifie; et Jésus-Christ ne veut pas que nous connaissions d'autre Père que Dieu, parce que, quelque respect que nous devions à nos pères selon la nature, Dieu doit trouver en notre cœur une préférence universelle au-dessus de ceux-ci
il saie, ix, 6. Matth., util, 9. Hébreux, xu, 9). ,0 premier père, le père des vivants, c'est Adam; le père des croyants, le père de la circoncision , c'est Abraham, qui est aussi nommé le père de beaucoup de nations, puisque les Juifs, les Ismaélites, les Iduméens et plusieurs autres sont sortis de lui (Genèse, xvii, 4. Rom., iv, 12, 17). V. PÈRE-M AÏTRE. Voy. Maître, n» II.
PERÊASLAVE ( Perenslavia ), ville épisc. de la petite Russie, sous l'archevêque de Kiovie: elle est située près du fleuve Trukicz, au delà du Borysthène et à dix milles de Kiovie. Voy. Leqnien, Oi iens Christ, tom. I, p. 1288.
PÉREE. Ce mot, dérivé du grec péran, c'està-dire au delà , désigne U contrée qui est au delà du Jourdain et à l'orient de ce fleuve. Quelquefois le nom de Pérée se prend , dans un sens plus étendu , pour tout le pays qui est au delà du Jourdain. Ce pays, vers 1 orient, était bordé de montagnes qui le séparaient de l'Arabie déserte. Voy. D. Calmet, Diction, de la Bible.
PERÉFIXE (Hardouin de BEAU MONT DE),
archevêque de Paris, né en 10O5 à Beaumont, près de Chàtellerault , mort à Paris l'an 1671, fit ses étude* à Poitiers, puis à Paris, fut reçu docteur de Sorbonne, et prêcha avec succès dans la capitale. Il devint précepteur du dauphin, depuis Louis XIV, puis évêque de Rodez, membre de l'Académie française, chancelier et commandeur des ordres du roi, et archevêque de Paris. Outre quelques ouvrages purement littéraires, on lui doit : 1* un Mundemeid pour la signature pure et simple du Formulaire du pape Alexandre VII; Paris, 1661; ce qui lui attira l'animosité des Jansénistes; — 2° Institutio principis; Paris, 1647, in-16 : recueil de maximes qui renferment les devoirs d'un roi enfant. Voy. la Gallia Christ., tom. VII. Martignac. Elog. des archevtfques de Paris. Le Journ. des Savants, 1698 et 1749. Feller. Michaud. La Souv. Biogr. génêr.
I. PÉRÉGRIN ou PÈLERIN (Saint), premier évêque d'Auxerre et martyr, vivait du m* au iv« siècle. Envoyé par Sixte II dans les Gaules pour y prêcher la foi , en compagnie d'un prêtre nommé Marse et d'un diacre nommé Corcodème, il remplit ce ministère avec autant de lèle que de fruit parmi le peuple d'Auxerre. La plupart des martyrologes marquent sa féte au 16 mai, que l'on croit être le jour de sa mort. Voy. Bolland.
fi. PEREGRIN (Alexandre), chanoine régu-
lier ou théatin, né à Capoue, vivait au xvue siècle. On a de lui : 1° Commentaires sur les Constitutions de son Ordre; Rome, 1628; — 2° Recued des privilèges de son Ordre; Modène, 1615; — 3° De l'Immunité ecclisiastiaue ; Crémone, 1621 ; — 4° Traité du duel, où il explique la bulle de Clément VIII ; Venise, 1614. Y -y. le P. Silos, clerc régulier, Historia clericorwn regulariumAom. III.
III. PÉRÉGRIN (Camille), né dans la campagne de Rome, vivait au xvi* siècle, lia publié les Vies des Papes; Rome, 1596.
PEREGRINI ( Marc - Antoine ), jurisc., né à Vicence en 1530, mort en 1616, était profondément versé dans le droit civil et canonique; il fut docteur et professeur de ces facultés, devint secrétaire de la république de Venise et professeur doyen en droit canon à l'université de Padoue. 11 a laissé, entre autres ouvrages : 1° De Jure fisci./ib. VIII; — 2° De Fideicotnmissis, etc. Voy. Thomasini, In Elog.UIustr. viror. Patav. Richard et Giraud.
I. PEREIRA (Bento ou Benoit), en latin Pererius, jésuite, né à Valence , en Kspagne , l'an 1535, mort à Rome l'an 1610, profe>sa avec honneur les sciences et la philosophn*. Ses principaux ouvrages sont : 1» Commentât ia in Danielem; Rome, 1586, in-4*; — 2* Commentaria in Genesim; ibid., 1589-1598, 4 vol. in-4*; — 3* De Magia et divinatione astrologica ; Ingolstadt, 1591 , in-8»; — 4" Setectœ Du put n tûmes in Sacrum Scripturam; Ingolstadt, 1601-1610, 5 vol. m-'»"; tous ces ouvrages ont eu de nombreuses éditions. Voy. Possevin, In Appar. satr. Alegambe. Rib/ioth. Scriptor. Soc. Jesu.
II. PEREIRA (Bento ou Benoit), jésuite portugais, né à Borba, dans LAlentejo, en 1005, mort en 1681, professa les belles-lettres à Evora. Il a laissé plusieurs ouvrages de théologie, de poésie et de morale, parmi lesquels nous citerons : 1° Prornptuarium theolitgicum ; Evora, 1671- 1670,2 vol. in-fol.;— 2° Éclaircissement de la théologie morale; Lisbonne, 1668. Voy. le Journ. des Savants, 1725. p. 713.
III. PEREIRA DE CASTRO (Gabriel), jurisc. portugais, né à Brague d'une famille illustre, vivait du xvr au xvii* siècle. Il était membre du collège de Saint-Paul à l'université de Coïmbre, expéditeur des appels, sénateur du concile suprême de Portugal. On a de lui : De Manu regia, seu de legihus regiis quibus regni Portw galliœ in causis ecclesiasticis cognitio est ez jure, privileaio, consuetudine: Lisbonne, 1622, in-fol.; Lyon, 1673 et 1698, in-fol. Cet ouvrage, que Feller vante beaucoup, a été mis à l'Index par un décret daté du 26 octobre 1640.
IV. PEREIRA DE FIGUEIRED0 (Antonio), littérateur portugais, né au bourg de Macao en 1725, mort à Lisbonne en 1797, fit ses études au collège des Jésuites à Villa-Viçosa. Plus tard il prit l'habit religieux dans la congrégation de l'Oratoire de Lisbonne, où il enseigna la grammaire , la rhétorique et la théologie. Dans les différends qui s'élevèrent entre Rome et la cour de Portugal, il se déclara d'abord pour le Saint- Siège : mais il suivit bientôt la bannière opposée ; il publia et défendit les fameuses thèses du pouvoir des rois sur les personnes et les biens ecclésiastiques. En 1759, il fut nommé premier interprète dans le bureau des affaires étrangères et de la guerre. Alors il quitta l'habit religieux. Il devint membre, puis doyeu de l'Académie des sciences. Il a publié un grand nombre de thèses et d'écrits théologiques, de dissertations et de mémoires sur la grammaire, la lexicographie, l'histoire, etc. Parmi ces écrits
PÈKtë