PERE
citerons seulement : 1° Principios da historia ecdemstica em forma de diatogo; Lisbonne, 1*765, 2 roi. in-8°; — 2° Doctrina veteris Ecclesite de suprtm rtyum etiam in clericos potestate; ibid., 1765, in-fol.; réimpr. dans la Coliectio thesium ; 1768, 1774, in-8°; ces thèses ont été traduites en français sous ce titre : Traité du pouvoir da trèpies; Paris, 177*2, in-8°; — 3° Tentativa theoiogxta: Lisbonne, 1766, 1769, in -4°; trad. en latin par l'auteur; 1769; en français, en italien, en allemand, en espagnol, et suivie d'un Àppendix: 1768, in-4°; — 4° Vida de Joao Genou; ibid., 1769, 2 vol. in-8°; — 5° Demonstraçm theologica : ibid., 1769, in-4»; — 6° Testament Sovo e Velho em Portuguez; ibid., 1778l?J0,23vol. in-8»; et avec des notes, des préfaces et Jes variantes, 1794, dans le format in-4°; — 7° Analyse da Professao da Fè do santo Padre P*j /T; Lisbonne, 1791 ; — 8° Analisi det/a Profemone di Fededel santo Padre Pio IV. ora traita dal Portoghese con alcune dilucidazioni : Naples, 1792. V Analyse et la traduction italienne ont été condamnées par la S. Congrégation de l'Index. (Decr. 26 jan. 1795.) Voy. VEncyclop. cafte/. La Souv. Biogr. génér. Feller et Michaud, art. Figueiredo.
Y. PEREIRA DE SAINTE -ANNE (Joseph), de l'Ordre des Carmes, vivait au xvm* siècle ; il se distingua par son érudition. On a de lui : 1' Diisertalio apologeliva, historica, liturgica, etc.; Lisbonne, 1751, in-fol.; c'est un traite histor. des rites sacrés, dans lequel l'auteur a fait un grand usage des excellents écrits du pape Benoit XIV; — 2" Chronica de religions Carme- Idas, etc.; ibid., 1751, 2 vol. in-fol. Ces deux ourragessont très -estimés en Portugal; on y trouve surtout beaucoup de jugement et d'érudition. Voij. le Journ. des Savants, 1751, p. 696.
PERETRET (Jacques), docteur et professeur en théologie de la faculté de Paris, mort en 1658, a publié : Apparat ou Traité de ta grâce, atec des réflexions; Paris, 1650.
PEREMPTION , tin de non-recevoir ou espèce de prescription qui détruit et annule les procédures d'une iusiance quand on a été trois ans sans la poursuivre.. Le roi n'était pas sujet à la péremption, et l'Église jouissait de la même faveur quand il s'agissait du fonds des héritages, et non pas des fruits qui ne regardaient que l'intérêt du bénéficier. Voy. le Diction, de droit. Mellenet , Traité des péremptions des instancet; Dijon, 1750, in-8°.
PERER1US. Voy. Pereira, n° I.
PERES. Voy. PERBI.
PÈRES DET L'ÉGLISE. La qualité de Pères qu ou a donnée aux anciens patriarches parce qu'ils étaient les pères et les docteurs de leurs familles, a passé de l'Ancien dans le Nouveau Testament. L'Église a honoré de ce titre les docteurs qui ont fleuri pendant les douze premiers siècles, c'est-à-dire depuis les Apôtres jusqu'à saint Bernard, qu'on appelle le dernier des Pères. Après les Apôtres, les Pères de l'Église sont les premiers interprètes des divines Écritures, et, quoiqu'ils n'aient pas reçu l'infaillibilité des auteurs divinement inspirés, ils étaient néanmoins remplis du môme Esprit, qui communément parlait en quelque sorte par leur bouche, et dirigeait, pour ainsi dire, leur plume pour l'instruction et l'édification des fidèles. Plus leur suffrage est unanime, plus il est recommandable. Car, comme le remarque Bossuet, « le concile de Trente n'établit sa tradition constante, ni l'inviolable autorité des saints Pères pour l'intelligence de l'Écriture,
Bossuet ajoute quelques lignes après : « Il faut distinguer les conjectures des Pères d'avec leurs dogmes, et leurs sentiments particuliers d'avec leur sentiment unanime. » On distingue parmi les Pères de l'Eglise ceux dont les écrits remontent jusqu'aux temps des apôtres, et qu'on a appelés en conséquence Pères apostoliques, comme saint Barnabe, saint Clément, saint Ignace, etc. On distingue encore les Docteurs de l'Église, c'est-à-dire les Pères qui, comme dit Benoit XIV, n'ont pas seulement enseigné dans l'Église, mais ont enseigné l'Église elle-même; tels sont saint Athanase, saint Ambroise, etc. Voy. Richard et Giraud. Bossuet, qui, dans sa Préface sur l'Apocalypse (n" XIII et XIV), montre quelle est leur autorité, et, dans sa Défense de la Tradition et des saints Pères, s'attache à les venger particulièrement des fausses imputations de Richard Simon et des calomnies du ministre Jurieu. Bergier, qui a également réfuté les attaques des protestants les plus célèbres et des incrédules leurs disciples sur ce point. L'Encyclop. cat/iol., dont l'art, signé Eugène de Genoude contient en grande partie celui de Bergier, mais avec de nouvelles et excellentes considérations. Compar. Auteurs, n° I, Docteur, n° IV, Écrivains, n° [,
PERESTAT, lieu où, l'an 1085, on célébra un
à ta Collect. des Conciles, tom. II, p. 65.
* PEREZ. Ce mot s'écrit encore Pérès, Pares, Parez.
I. PEREZ (Antonio), prélat espagnol, né à Saint-Dominique de Silos en 1559, mort à Madrid l'an 4637, entra d'abord chez les Bénédictins, devint général de sa congrégation en Espagne , et contribua à ranimer chez ses confrères le goût des bonnes études. Il occupa successivement les évéchés d'Urgel, de Lerida, de Tarragone et d'Avila. On a de lui : 1° Commentaria in Régulant S. Benedicti; Lyon, 162i, 2 vol. in-4°; — 2° Pentateuchus fidei de Ecclesia, etc.; Madrid, 1620, in-fol.; — A» Authentica Fides Matt/icei et Pauli super primam et tecundam ad Corinth.; Barcelone, 1632, in-fol.; — 4° Autltentica Fides quatuor Evangelistarum, Actuum Apostotorum et Epislolee ad Romunos, etc.; — 5° De Concdtis: — 6° De Script ura Sacra ; — 7° De Traditiombus sacris; — 8g De Romano Pontifice; — 9° Apuntamientos quadragesimales , ou Sermons sur le Carême; Barcelone, 1608, 3 vol. in-4°; — 10° Apuntamientos de ios sermones dominicales; 1603; trad. en italien par un augustin, et en latin par Romain Muller; Saltzbourg, in -8°. Voy. Ziegelbauer, Hist. littér. Ord. S. benedicti, part. III, c. iv, p. 375 et alibi passim. Nicol.- Antonio, BibUoth. Hisp. nova. Richard et Giraud.
II. PEREZ (Antonio), jésuite , mort en 1651, enseigna la théologie à Salamanque et à Rome. Le cardinal Pallavicini a dit de lui qu'il ne le cédait pour le génie à aucun mortel, et qu'il était illustre par sa religion et par sa pieté : Virum ingenio mortalium nulli secundum, simutque religtone ac pietate mclytum. Perez a publié divers Traités de tfiéologie scolastique et morale. Voy. Feller, Biogr. univers.
iil. PEREZ (Jacques) ou JACQUES DE VA- LENCE, de l'Ordre des Augustin*, né à Valence, en Espagne, mort en 1491, devint évéque de Chrysopolis. On a de lui : 1° des Commentaires sur tes Psaumes, sur le Cantique des cantiques, etc.: — 2° un traité contre tes Juifs; — 3" De Chnsto reparatorc generis humant; —
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4° Quœstionts finaiît Discussio. Voy. Dellarmin, De Scriptohb. ewles.
IV. FEREZ (Jérôme), religieux de la Merci, né en Espagne, qui vivait vers l'an 1555, a laissé quelques ouvrages, entre autres des Commen~ (aires sur saint Thomas. You. Alph. Raimond, Hist. de l'Ordre de la Merci. Nicolas-Antonio, Biblioth. Hispan.
V. PEREZ (Joseph), en latin Perezius, bénédictin espagnol, mort vers la fin du xvu* siècle, professa la théologie à l'université de Salamanque, et s'appliqua à éclaircir l'histoire d'Espagne, et principalement celle de son Ordre. U a publié des Dissertations latines contre le P. Papebroch, qu'il trouvait trop rigide sur certains points, et enjparticulier sur les Actes de saint Eleuthère; 1688.
VI. PEREZ (Martin d UNANOA ), jésuite, né à Valence, en Espagne, mort en 1660, a laissé : 1» Traité des attributs divins; — 2° Truité de ta sainte Trinité; — 3° Traité de l'Incarnation; — 4° Du Sacrement de mariage; ces ouvrages ont paru à Lyon en 1654.
VII. PEREZ (P.), chapelain d'honneur du roi, a publié : De la Vanité de la cène de Chnrenton, ou Réfutation du titre du livre d'Aubertin; Paris, 1643 et 1645.
PERFECTIBILITÉ CHRETIENNE. Pour justifier les variations de leur doctrine et de leur culte, les protestants disent que la religion chrétienne est indéfiniment perfectible, et que dés lors il n'est pas étonnant d'y voir des chan-
Sements progressifs, qui sont la suite nécessaire e sa constitution. A la vérité, la religion peut sous certains rapports être susceptible de perfectionnement. Ainsi à telle ou telle époque il sera possible d'exposer sa doctrine avec plus de clarté, d'augmenter les solennités de son culte, de détruire plus facilement les superstitions de l'ignorance au milieu des populations. La morale sera perfectionnée dans la pratique si l'on est plus fidèle à l'observer, si l'on trouve les moyens d'en rendre l'application plus utile,
filus profitable à l'humanité, et, sous ce rapport, e mode d'exercer la bienfaisance chrétienne pourra vraiment être amélioré. Si les protestants s'étaient bornés à introduire de pareilles réformes dans la religion, le concile de Trente n'aurait certainement pas lancé ses anathémes contre leurs innovations; il y aurait, au contraire, applaudi au nom de l'Eglise universelle, qu'il représentait; nous n'aurions pas la douleur de nous voir désunis comme nous le sommes; un seul pasteur nous conduirait, un seul bercail nous réunirait tous. Mais il en a été tout autrement. Leur prétendu perfectionnement, c'est la mutilation dans la foi , le rejet des sacrements et d'une foule d'autres points qui appartiennent à l'essence même de la religion fondée par Jésus- Christ. C'est évidemment le
Krfectionnement du barbare, qui, pour embelune statue, lui briserait des membres, lui déformerait les autres, et lui déprimerait le front. Mais si les protestants ont retranché à la religion de Jésus-Christ, d'un autre côté ils y ont Tait des additions ; ce qui ne sort pas moins des limites d'un simple perfectionnement. Car d'où ont-ils tiré, par exemple, l'inamissibilité • le la justice, la tolérance de la polygamie, la terrible réprobation absolue, la rémission du péché par la seule croyance qu'il est remis? Y a-t-il dans la doctrine de Jésus-Christ quelque chose qui conduise à ces principes? Non, leur christianisme réformé n'est pas celui du divin Sauveur, celui des apôtres; ils l'ont altéré, défiguré par les retranchements arbitraires qu'ils
lui ont fait subir, et par les additions munstrueuses qu'ils lui ont imposées. Il est donc manifeste que les protestants sont sorti» des conditions d'un véritable perfectionnement. Ce qui constitue la religion chrétienne, c'est le dogme, la doctrine, les sacrements et le ministère sacré . toutes choses que Jésus-Christ a luimême établies, déterminées, réglées ; par conséquent elles sont inaltérables, immuables. Les apôtres, qui ont reçu leur mission immédiatement de l'Homrne-Dieu, n'ont jamais rien changé aux instructions qu'ils avaient reçues de leur maitre. Dans leurs prédications ils n'ont jamais prétendu perfectionner, en augmentant ou diminuant le dépôt oui leur avait été confié; ils se faisaient gloire de n'enseigner nue ce qu'ils avaient reçu de Jésus -Christ. * Je m'étonne, écrit saint Paul aux Galates, que vous ayez passé si vite de celui qui vous a appelé à la grâce du Christ à un autre Évangile, quoiqu'il n'y en ail point d'autre; seulement quelques personnes sèment le trouble parmi vous et veulent i inverser l'Evangile du Christ. Mais si nous-méme ou un ange du ciel vous évangélisait autrement que nous vous avons évangélisés, qu'il soit unthème. Comme nous l'avons déjà dit, ainsi je le répète : Si quelqu'un vous annonce un autre Évangile que celui que vous avez reçu . qu'il soit analheme (Galat., g, 6-8). ■ Ainsi elle ne saurait être de Jésus- Christ cette religion où l'on retranche des dogmes, des sacrements que le divin Sauveur a prescrit à ses apôtres de prêcher, de faire observer, et que ceux-ci ont enseignés fidèlement. Il est vrai que, suivant les protestants, ce sont les catholiques qui ont inventé des dogmes et un culte inconnus aui chrétiens de la primitive Église. Mais c'est une assertion dont les protestants cherchent la preuve depuis plus de trois siècles que l'assertion a été ftite pour la première fois. Quant à nous, nous pouvons leur prouver, pièces en mains, que notre symbole de foi d'aujourd'hui est absolument le même que celui des premiers fidèles du christianisme. On objecte que le dogme de l'Immaculée Conceptiou ne date que de quelques années seulement. Mais ceux qui font cette objection ignorent sans doute que proclamer un dogme, c'est-a-dire déclarer que la vérité qu'il exprime existe déjà dans l'Écriture ou la tradition, qu'il est déjà l'objet de U croyance des fidèles, n'est pas le créer, l'inventer. Sous ce rapport le pape Pie IX n'a pas plus créé l'Immaculée Conception que le concile de Trente n'a ciéé la confession, la présence réelle de Jésus-Christ dans l'Eucharistie, etc. Ainsi l'Eglise catholique ne fait pas de nouveaux articles de foi ; elle se borne à définir ceux que nous tenons de Jésus-Christ. Nous ne croyons pour la foi, nous ne pratiquons pour les sacrements que ce qui a été cru, ce qui a été pratiqué toujours et partout depuis les temps apostoliques. Ainsi la religion de Jésus-Christ n'est pas perfectible dans le sens où l'entendent aujourd'hui plusieurs sectes protestante»; et ainsi dispai ait comme réprouvée, comme criminelle, cette faculté de modifications incessantes, qui est cependant la suite nécessaire , visible , du système de l'examen privé et de l'inspiration individuelle. Voy. Bossuet, Histoire des variations des églises protestantes. L'abbé Barran, Exposition raisonnée des dogmes et de la morale du christianisme, tom. I, p. 254. dans Bergier, Dictùm. de théol. Le Diction, de la théol. cathul. , art. Perfectibilité du christumisiik.
PERGA. Voy. Peroe.
PERGAME ( Pergamus ou Pcrgamum ) , ville