‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 569 sur 1294 · PERI · texte numérisé non relu

PERI

épisc. de l'Asie Mineure située dans la grande Mysie, sur les bords du Caïque et du Titan, et à quinze lieue* au nord de Smyrne. Cette ville, qui n'était d'abord qu'un simple évéché su li ra gant d'Éphèse, fut érigée en métropole au ix* siècle, scion de Commanville, mais, selon d'autres, sur la fin du xm» ou au commencement du xive. Elle a eu seize évèques, dont le premier, Ciins, fut ordonné par saint Jean l'Évangéliste, suivant les constitutions apostoliques. Pergame a eu aussi des évoques latins ; on n'en connaît qu'un, Agnisius, dominicain, qui siégeait vers l'an 12Ù7. Il s'est tenu deux conciles a Pergame : l'un en 152, et l'autre en 1301. Perymne est aujourd'hui un évéché in partibus. l ot/. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 713; tom. III, p. 959. Vincent-Marie Fonta na, Sacrum Ttieatrum Dominicanum , p. 262. Baluze. Coliect. MuratoHi, tom. IX. De Commanville, Table alptmbét., p. 185. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LU, p. 94.

I. PERGE ou PERGA, PIRGI (Pyrgus. Pyrytum ), ville épisc. située sur la rive du fleuve Cestrus, et métropole de la seconde Pamphylie; elle l'était de toute la Pamphylie avant que ce pays fut partagé en deux provinces, première et seconde. Il parait, d'après les Actes des Apôtres, que cette ville reçut les lumières de la foi par le ministère de saint Paul et de saint Barnabé. L'Eglise de Perge fut unie dans la suite à celle de Silceum, et, vers l'an 812, on ne fit de ces deux sièges qu'une seule métropole. Perge a eu onze évèques , dont le premier, Épidaure , souscrivit au concile d'Ancyre ; c'est aujourd'hui un archevêché in partibui, qui a pour suffragonts les évèchés de Magyde, Eudocias, Termessus, Paléopolis et Codri. Voy. Lequien, Orient Christ., tom. I, p. 1013. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LU, p. 250-251.

II. PERGE ou PERGA, PIRGI (Pyrgus ou Pyryium), ville épisc. de Messénie, dans la province d'Uellade, au diocèse de ï'Illyrie orientale. La Notice d'Hiéroclès lui donne le quatrième rang parmi les sièges qui étaient sous la métropole de Patras, et la notice de l'empereur Anuronic le Vieux, le cent septième rang parmi les métropoles. On en connaît trois évèques, dont le premier assista et souscrivit au huitième concile général. Voy. Lequien, Oriens Christ. , tom. 11, p. 224. Richard et Giraud.

PERGETÈNE, siège épisc. de Lycaonie, sous la métropole d'Icône. On ne connaît cette église que parce que Jean de Sirans en fut nommé t véque le 18 avril 1412. Voy. Wading, Annal. Ord. Minor., tom. V, p. 78. Lequien, Oriens Christ., tom. III, p. 1135.

PERIiECIS, siège épisc. d'Égypte qu'on ne connaît que parce qu'un de ses évèques, Agathus, souscrivit le décret synodal de Gennade, patriarche de Constantinople , contre les siraoiiiagues. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. U,

P PER1B0LUS , mot dérivé du grec, et qui signifie une enceinte. Ézéchiel se sert de ce terme pour désigner un mur du parvis des prêtres qui avait cinquante coudées de long, ce qui était la longueur des appartements qui environnaient ce parvis. Voy. Lzéch., xlii, 7, 10. D. Calraet, Dirtion. de in Bible.

PÊRICOMÊ. Voy. AimiOPOUs, n°II.

PERIERUS (Jean), jésuite, né àCourtrai l'an 1711, mort en 1762, se distingua dans l'étude de l'antiquité ecclésiastique, et mérita d'être associé aux savants bagiographes d'Anvers qui ont écrit les Acta Sanctorum. Voy. Feller, Biogr. univers.

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PÉRIGNAC (Payrinwcum), abbaye de l'Ordre de Citeaux située dans la vallée de Montpesat, au diocèse d'Agen. Elle fut fondée au xir siècle

Îar les moines et l'abbé de Bonnefons,dont elle tait fille en ligne de Morimond. Cette abbaye a été détruite pendant les guerres des Albigeois et par les hérétiques des derniers siècles. Voy. la Gallia Christ., tom. II, col. 052. Richard et Giraud.

PÉRIGUEUX (Petrigorium, Petrocorii, Petrocorium, Petrogorium,Vesuna, Vesunne, Vesnnœ Petrocoriorum), ville épisc. sous la métropole de Bordeaux. Le premier évêqne de Périgueux fut saint Front {voy. ce mot). La cathédrale de Saint-Etienne ayant été ruinée par les huguenots, on la transféra à la collégiale de Saint- Front, située dans la ville, et on unit les deux chapitres. Érigé dans le iir» ou iv* siècle, l'évêché de Périgueux fut supprimé en 1801 et rétabli en 1817. Voy. de Commanville, In Table alphahét., p. 186, au mot Petrocohium. Richard et Giraud, tom. XXIX , p. 53 et suiv.

PERIN ("Léonard), jésuite, né à Stenai, en Lorraine. Van 1567, mort à Besançon en H>J8, professa à Pont-à-Mousson la théologie scolastique et l'Écriture sainte. Plus tard il fut chargé de réfuter par ses sermons les calvinistes, qui cherchaient à répandre leurs erreurs dans le Barrois. Parmi ses ouvrages, nous citerons : 1° Trasonica Pauli Ferrii Metensif calviniani ministri in specimine ab eo edito sch<ilastici orthodoxi dispecta, castigataque amice; Pont-à-Mousson, 1619, in-8°, — 2° Sacra atque hilaria Mussipontana, ob relatos a Gregono XV autoritate apostolica, in ecclesiasticum sanctorum Album et Canonem, Ignatium boyolam et Fr. Xaverium, sanctitate et miraculis claros, sociflatis Jesu soles geminos, etc.; Pont-à-Mousson, 1623, in-4°; cet ouvrage avait d'abord été donné en français par le P. Louis Wapy, jésuite; — 3° Vita S.Sicolui, myrensis episcopi, etc.; ibid., 1627, in-12. Voy. D. Calmet, Biblioth. Lonuine. Moréri, édit. de 1759. Richard et Giraud.

PERINDE VALERE. Lorsqu'un acte de provision peut être annulé pour quelque défaut, le pourvu obtient un resent du pape appelé perinde valere, par lequel le pape ordonne que l'acte soit aussi valable que s il avait été fait comme il faut; et, par le moyen de ce rescrit, l'acte est valide et a effet du jour même de la

f provision; mais ce rescrit n'a point lieu lorsque e droit est déjà acquis à un tiers. Il ne supplée point non plus aux défauts qui n'y sont pas exprimés, et l'expression de 1 un ne supplée pas aux autres. Un défaut naturel, tel que la démence, quoique exprimé dans le rescrit, ne peut pas être effacé. Voy. Rebuffe, In Prax. be~ nef'., part. II, tit. de Rescnpt. etiam et perinde valere, n<* 2, 3, 4, 27, 37, 54. L'abbé André, Cours alphabet, de droit canon.

PERIODE JULIENNE. Cette période, inventée par Joseph Scaliger, a été ainsi nommée paire qu'elle est accommodée à cette forme d'année que l'on appelle (innée de Jules César, et qui est composée de Ut>5 jours, forme d'année établie chez les Romains par César, et transmise jusqu'à nous. Les trois cycles solaire, lunaire et d'indiclion , multipliés les uns par les autres, composent la période Julienne, c'est-àdire une révolution de 7980 années. En effet, le cycle solaire est une révolution de 28 années, le cycle lunaire une révolution de 19, et le cycle de 1 indiction une révolution de 15. Or si l'on multiplie 28, 19 et 15 l'un par l'autre, on aura une révolution de 7980 années. Depuis la réfor-

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mation du calendrier, la période Julienne csl devenue inutile.

PÊR10DEUTE (Periodeuta), nom donné chez les Grecs à des espèces de doyens ruraux qui étaient toujours on chemin pour visiter les fidèles et les contenir dans le devoir; c'est pour cela que Grégoire de Thessalonique les appelle Ambulants. Balsamon les nomme Exarques.

Voy. D. Macri Hierolexicon , ad voc. Periodeutes.

PÉRION ou PERRION (Joachim), bénédictin, né à Cormery, dans la Touraine, vers 1499, mort vers 1559, se lit recevoir docteur en théologie à Paris l'an 4542; il se livra spécialement à l'étude des langues anciennes. Parmi ses nombreux écrits nous citerons : 1° Topicorum theologicorum Lib. Il; Paris, 1549, in-8°; il y

Srouve la doctrine catholique par des extraits ien choisis de l'Écriture et des Pères ; — 2° Ifc Vitis et rébus gestis apostolorum; ibid., 4554, in-16; trad. en français, 1552; — 3° De Vita rebusque gestis J. C, Mariée Vivginis et Joftannis Baptistœ; ibid., 4553, in-16; — 4° De Sanctorum virorum qui pntriaixha* ab ecclesia appellantur Rébus gestis oc Vitis; ibid., 4555, in -4»; trad. en français ; — 5» une version latine du Traité des hérésies de saint Jean Damascène; 4548. infol. Voy. le Mire, De Scriptor. sœc. xvi. Nicéron, Mémoires, tom. XXXVI. La Vie dp Périon, dans les Essais de littérature, nov. edit., 4702, tom. I". Teissier, Éloges. Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biour. génér.

PER1P0T- DURAND, célèbre rabbi n ara^'onais qui vivait à la lin du xiv* siècle et au commencement du xv*. Il est appelé aussi Ephndi, du nom de doux de ses ouvrages. Il se convertit au christianisme, ou du moins il le professa extérieurement pendant quatre années, après lesquelles il se retira en Orient, où il reprit ouvertement l'exercice de la religion de ses pères. On a de lui : \»ljettre à Rouet, juif converti d'Avignon, nommé auparavant David-Ben- Garon ou Gorcn; cette lettre, dont le titre est dans le manuscrit de Leyde : Magistri Pourpeth Avenionensis, ex judœo-christiam, ad conversionis sua snciutn magistrum Bonet ben Goreu, Avenionensem, fut imprimée à Constantinople, mais sans date et sans indication de l'année de l'im-

pression, avec un

Commentaire de Rabbi Jo-

seph-Ben-Schein Tob; Pcripot semble d'abord approuver Bonet; mais ensuite il se déchaine contre lui, et attaque violemment le christianisme ; — 2° Ouvrage de l'Éphod ou du Pectoral; c'est une grammaire philologique et critique de la langue hébraïque Irès-estimée. Dans une préface longue et bien raisonnée, l'auteur parle de différentes classes de rabbins et de leurs travaux; il établit ensuite quinze règles pour diriger les études de la langue sacrée, et donne des conseils excellents à ceux qui se proposent de la cultiver; cet ouvrage a été traduit en latin par Pagnino; — 3° Ceinture de TÉp/iod ou du Pectoral; c'est un livre d'astronomie, comme l'affirme de Rossi, et non d'arithmétique, comme d'autres l'ont prétendu ; il se compose de xxix chap., dont le xxur», qui traite de l'année bissextile, est une pièce de poésie; — 4° Opprobre des gentils, confondu mal à propos avec la Lettre à Bonet ; c'est une attaque contre le christianisme qui n'a jamais été imprimée, mais qui est assez connue, parce que les exemplaires manuscrits n'en sont pas bien rares; — 5* un Commentaire sur le More Sevoclum de Maïmonide, imprimé a Venise et à Sabionctta ; — G0 quelques opuscules cités par de Rossi. Voy. Joseph Rodii,;uczde Castro, Escritores Habinos

Espatioles. J. Buxtorf, Biblioth. rabbinien. Bartolocci, Biblioth. mnqn. rabb. Wolf, Bibhoth. fiebrœa, tom. I, p. 992-994. De Rossi, Dizionari» storico degli Aidori ebrei. vol. II, p. 89-91. Annali ebreo-tipogr. di Sabioneta, p. 17 e seg. Riblioteca giudaica anticrùtianu , p. 88, 90. Michaud, Biogr. univers. La Souv. Biogr. génér., au mot Éphodi.

PÊRIPSÉMA, terme grec dont saint Paul se sert pour marquer que lui et les chrétiens de son temps étaient considérés par les païens comme les ordures et les balayures du monde. Les plus savants interprètes croient que saint Paul l'ait allusion en cet endroit à une coutume

3u 'avaient les païens de prendre quelquefois es hommes pour servir d'expiation a toute une ville ou à tout un peuple dans les calamités publiques. Voy. 1 Cor., iv, 13. D Calme t, Diction, de la Bible. D. Macri Hierolexicon.

PERISCÊLIDES, terme grec qui signifie un ornement que les femmes mettaient autour de leurs jambes. C'était probablement une petite chaîne qui empêchait les femmes de faire de trop grands pas. Les Septante le traduisent par bracelet. Voy. Nombres, xxxi, 50. II Rois, 1,10. Isaïe, m, 20. D. Calmet, Diction, de ta Bible. D. Macri Hierolexicon. Guillem. Gesenius, Thésaurus philologicus criticus. etc. p. 1176.

PERISTACÏUM et PERISTASI (Peristasium), ville épisc. de Thrace située sur la Propontide, sous la métropole d'Héraclée, érigée au ix* siècle. On n'en connait qu'un évêque. César, qui appartenait à l'Ordre des Frères Mineurs et qui siégeait en 1526 sous Clément VII. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. III. p. 975. De Commanville,/'* Table alphabél., p. 185.

PERITHEORIUM , siège épisc. de la province de Rhodope, sous la métropole de Trajanopolîs, au diocèse de Thrace, érigé au îv* siècle. Cette église est unie aujourd'hui à celle de Xanthia. On n'en connait que cinq évéques, dont le premier, Jacques, assista au concile de Photius. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 1205.

PERITZ0L ou FARISS0L (Abraham), rabbin, né à Avignon, vivait au xv« siècle. Il a laissé : 1° un Commentaire sur Job{ imprimé dans la Biblioth. rabbinique de Venise, 1517, in -fol., et dans celle d'Amsterdam, 1724; — 2° une Lettre intitulée Chemins du monde, en hébreu; Venise, 1587, in-8«: Offenbach, 1720; Oxford, 1720; réimprimé dans Ugolini , Tesoro délie antichtlà sacre; dans cet ouvrage, Peritzol parait avoir eu pour but principal de prouver qu'il existait, dans plusieurs contrées de l'Asie, des communautés juives autonomes gouvernées par des princes de leur croyance ; — 3° plusieurs autres ouvrages inédits, dont on trouve les titres dans Wolf, Biblioth. hebrœa, tom. I, p. 90-91, et dans De Rossi, Dizionario storico degli Autori ebrei, vol. I, p. 117-148. Voy. la Souv. Biogr. génér. Michaud, Biogr. univers., art. Famssol.

PÉRIZOMA (SuUif/'tcitlum), espèce de culotte ou de ceinture très-large qui couvrait les reins. Moïse dit qu'après avoir péché, nos premiers parents joignirent ensemble de larges feuilles de liguier, afin de s'en faire une ceinture qui couvrit leur nudité. Voy. Genèse, ni, 7. D. Calmet, Diction, de la Bible. D. Marri Hierolexicon.

PERIZONIUS (Jacques V00RBR0EK), protestant, né à Dam, dans la province de Groningue, en 4654, mort à Leyde en 4745, devint successivement recteur du gymnase de Delft, professeur d'éloquence et d'histoire à Franeker, puis professeur d'histoire et de langue grecque à Leyde. Il a laissé quelques ouvrages, entre autres : 1" Origines Babylonicœ et &gyptiaca- , etc.;

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