II
... Anglite régime; — 4° Dissertalio de uni té Jiuiœ. Voy. la Uiblioth. Perizoninna ; 1715. Kicéron, Mémoires, tom. I, et tom. X, part. 17% p. 6, et part. p. 3. Le Journ. littér. de lu Ha\fttvm. VII. Richard et Giraud. Feller. Michaud. Chauflfepié, Souv. Diction, histor. La Sow. Bioor. génér.
PERKINS (Guillaume), en latin Perkinsus ou P*rki*mu, théologien anglican, né en 1558 à Morsion, dans le comté de Warwick ,mort à Cambridge, se rendit habile dans l'Écriture >jjnle,et devint professeur de théologie à Cambridge. On a de lui : 1° des Commentaires sur uue partie de la Bible; — 2° un grand nombre de Traités tftéologiques , 3 vol. in-fol. Il faut remarquer que tous les ouvrages de Pcrkins traitant de religion ont été mis a VIndex. Decr. lOmaii ilhl.) Voy. Feller, Biogr. univers.
PERLE (L'nio, margarita). Jésus-Christ défend j >es apôtres de jeter des perles devant les pourceaux , c'est-à-dire d'exposer les vérités et les mystères de la religion a la raillerie des incrédules. Salomon n'a rien de plus beau et de plus précieux que les perles pour relever le prix et la beauté de la sagesse. Voy. Matth., vu , 6. Frov.. xx, 15. D. Calmet, Diction, de la Bible.
PERM ou PERM SKI (Permia), ville archiépisc. de la province du même nom, située en Moscovie, près d« Yescora, à dix milles du confluent de cette rivière avec le Kama , et à deux cent cinquante de Moscou. Les habitants de ce pays embrassèrent la foi chrétienne vers le xvi* siècle. Lequien parle de trois évéques de Perm : le premier, fi..„ envoyé dans ce pays pour y prêcher l'Evangile, fut écorché tout vif par ses peuples encore barbares; le second, Etienne, qui les civilisa, et leur fit embrasser le christianisme ; les Moscovites l'ont depuis honoré comme saint, et font sa féte le 20 avril ; et le troisième, X..., mentionné dans Olearius. Voy. Lequien,
ver par des grâces puissantes qui produisent leur effet sans nuire à la liberté de l'homme; mais il ne s'ensuit nullement que, quand Dieu ne donne point ces grâces, il veut positivement que l'homme pèche; un pareil raisonnement viole évidemment les règles les plus simples de
m tués, fait. Giraud. G
Gaet.
Orient Christ., tom. I, p. 1313. Adam Olearius, Voyages très-curieux et très-renommés, faits en Xoscovie, etc.. p. 194. Richard et " Moroni. vol. LII, p. 108.
PERMETTRE. PERMISSION. Ces deux termes ont an sens équivoque dont les incrédules ont souvent abusé, et qu'il est important par là même de distinguer. Permettre signifie quel-
3uefois consentir, ne point défendre, ne point é^ipprouver ; dans ce sens, nous appelons permis ce qui n'est défendu par aucune loi : personne ne peut être justement puni pour avoir fait une chose ainsi permise; un maître qui a donné à son domestique la permission de sortir, serait injuste s'il le punissait de ce qu'il est sorti. Permettre signifie aussi ne point oter à quelqu'un le pouvoir ni la liberté physique de faire une chose qu'on lui a défendue : dans ce sens. Dieu permet le péché; il n'ôte point à l'homme le pouvoir de transgresser les lois qu'il lui a imposées , et il ne lui donne pas toujours la grâce efficace qui le préserverait du péché ; mais il ne s'ensuit pas de là que Dieu veut positivement le péché, et qu'il ne peut pas punir le pécheur avec justice. Les incrédules, qui ont dît qu'à l'égard de Dieu permettre le péché et vouloir positivement le péché, c'est la même chose, en ont imposé à ceux qui n'entendent pas les termes. Si dans le discours ordinaire on dit quelquefois Dieu l'a voulu, au lieu de dire Dieu l'a permis, cet abus de langage ne prouve rien. Dieu sans doute peut toujours em- Kcher l'homme de pécher, il peut l'en préser-
peut , la violation de ses iois; qu'il serait coupable s'il permettait à quelqu'un de les violer. A la vérité, un législateur humain doit empêcher le mal autant qu'il le peut, parce que son pouvoir est borné, et que ce n'est pas exiger de lui l'impossible que de l'obliger à faire tout ce qu'il peut : mais à l'égard de Dieu , dont la puissance est infinie, c'est une absurdité de vouloir qu'il fasse tout ce qu'il peut, qu'il procure le bien , et qu'il empêche le mal autant qu'il le peut, puisque son pouvoir n'a point de homes. Ainsi voilà les deux sophismes sur lequels sont fondées toutes | les objections des incrédules touchant la permission du mal physiquement : 1° Ils envisagent le mal comme un terme absolu et positif, au lieu que , dans les ouvrages du Créateur et dans l'ordre de ce monde, rien n'est bien ou mal que par comparaison , 2° ils comparent la conduite de Dieu à celle des hommes; ils lui prescrivent les mêmes règles et les mômes devoirs, sans faire attention qu'il n'y a aucune ressemblance, ni aucune proportion entre un être dont tous les attributs sont infinis, et les êtres bornés. Voy. Bergier, Diction, de théol. Le Diction. de la théol. cathol. Compar. Liberté, n» II, Mal. Grâce. n° III.
PERMIA, PERMSKI. Voy. Perm.
PERMUTATION est, en matière bénéficiai, le changement qui se fait d'un bénéfice pour un autre par l'autorité et la permission du supérieur. La permutation d'un bénéfice, telle qu'elle s'est pratiquée dans la suite des temps, était inconnue dans l'Église avant le XII* siècle, et le pape Urbain III, sur la fin du même siècle, ayant écrit que l'évêque pouvait, pour des causes nécessaires, transférer un bénéficier d'un lieu à un autre, on se servit, quoique mal à propos, de cette décision pour autoriser les permutations. L'usage des permutations commença donc à s'introduire par suite de la décrétai Qwrsitum d'Urbain III, et il est certain qu'il était complètement établi dès l'an 1294. Dès lors il y eut des évéques qui prétendirent pouvoir disposer des bénéfices permutés comme de ceux qui leur étaient remis entre les mains dans les simples démissions; et, sur ce fondement, ils les conféraient à d'autres qu'aux permutants. Clément V condamna leurs prétentions, et déclara nulles les provisions expédiées siy résignation, pour cause de permutation en faveur d'autres personnes que des permutants. Cette disposition de Clément V a donné occasion de considérer l'admission des permutations comme forcée et nécessaire. Sor ce fondement, c'est une opinion commune que les collations des métropolitains, pour cause de permutation donnée sur le refus des ordinaires, doivent être reçues. En France il u'y a pas de permutations proprement dites , il n'y a que des démissions pures et simples. Voy. les Mém. du clergé, tom. X . p. 1716 et suiv. Richard et Giraud, qui traitent : 1° de la nature et de l'origine de la permutation; 2" des bénéfices qui peuvent être permutés ; 3° des causes pour lesquelles on peut admettre la permutation; 4° des supérieurs qui peuvent admettre la permutation; 5* des conditions et des formalités de la per-
PERP
PERP
mutation. Le Diction, ecclés. et canon, portatif. L. Ferraris, Prompta Bibiioth., ad verb. Resi-
GNATIOSEU RENUNTIATIO BENEFICIOBI M, ET PER- Ml'TATIO EOBL'M.
PERNETTI ou PERNETTY, PERNETY (Jac crues), chanoine de la cathédrale de Lyon, né a Chazelles-sur-Lyon en 1606, mort à Lyon l'an 1777, était membre de l'Académie de cette ville. 11 a laissé quelques ouvrages, parmi les» quels on cite surtout : 1° Les Abus de réduration sur la piété, lu morale et l'étude; Paris, 1728, in-12; — '}? Conseils de ramifié à Ariste; Francfort, 17.18, in-12; cet ouvrage a ou quatre éditions ; — 3e Tableau de la vtlle de Lyon ; Lyon , 1760, in-8°; on y trouve une liste de tous les chanoines comtes de Lvon de 1020 à 1758. Voy, le Jour, des Savants, 1Ï46 et 1750. Sabatier. Us Trois siècles tittér. Feller. Michaud. La Nouv. bingr. gêner.
PERNETY ( Antoine - Joseph ) , érudit, neveu du précédent, né à Roanne en 1716, mort â Valence dans la Drôme, en 1801, entra cher les bénédictins, et accompagna en qualité d'aumônier l'expédition que Éougainville conduisit aux iles Malouines. Plus tard il quitta l'habit religieux, et se rendit en Prusse, où le roi le nomma conservateur a la bibliothèque de Merlin. Il obtint ensuite l'ubbaye de But gel en Thuringe ; cependant il fut obligé de quitter la Prusse, a cause de l'admiration qu'il professait pour Swedenborg, dont il avait adopté les idées; et à sou retour en France il forma une secte dont on ne connait pas bien les principes, et qui comptait une centaine d'affiliés. Il a laissé sur divers sujets quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Manuel bénédictin ; Paris, 1754, in-8° ; — 2° La Vertu , le pouvoir, la clémence A la yloire de Marie, Mère de Dieu; ibid., 17110, in-8°. Il a travaillé à la Diplomatique avec Dom Tassin. Voy. La France Itttér. Feller. Michaud. La Souv. Biogr. yénér,
PER OBITUM . terme de la chancellerie romaine qui s'applique aux vacances des bénéfices par la mort des titulaires. Voy. DatairE, ir II.
I. PERODSE (ftottftt), ville épisc. de lÊtat ecclésiastique , située sur une colline élevéo à la droite du Tibre. Le Pape fait gouverner cette ville et son territoire par un vice-lépat. Le nremierévéque dePérouse, saint Herculanus, d'Antioche, disciple du prince des apôtres, fnt ordonné l'an 57, et martyrisé sous Dotuitien vers l'an 90. Voy. Ùghelli , Italia sacra , t. I , p. 1 153. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LU, p. 132-180.
II. PÉROUSE (André de), religieux de l'étroite observance de Saint-rrançois, né dans la province de la Marche, en Italie, vivait au xvil* siècle; il avait la réputation d'un lluologien subtil. 11 a laissé : 1° Anotysts purissinue conceptumis l ht parce ; Venise ,10^1, in-4«; — 2° Specu/um de concept tone B. Virgmis; Padoue , 1027 ; — 3° Disputationes de prtedestinationis causa ; — 4° Explanatio in mortuorum hymnum dtctum SeauenUa. Voy. le P. Jean de Saint- Antoine, Bibhoth. univ. Francise, tom. I, p. 68.
III. PÉROUSE (Thaddée de), général des augustins, vivait du xvi< au xvu* siècle; il assista au concile de Trente. On a de lui : 1° Exitosition sur haie; Pérouse, 1598, 2 vol.; — 2° Traité du triple festin; Rome, 1603.
PERPERÉNE, ville épisc. de la province d Asie, au diocèse d'Asie, située dans l'Éolide, suivant Strabon et Ptolérnée. Un en commit îes, dont le premier, Pollion , assista concile de Nioée, en 325, et le se-
cond, Paulin, assista au concile de ConsUnunople, où Eutychès fut condamné. On le trouve aussi dans les Actes du concile de Chalcédoin«\ Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 7i#. Richard et Giraud.
PERPET ou PERPÉTUE (Saint), eu lutin Perpetuus, évéque de Tours, mort le 8 avril «M , fut élevé sur ce siège vers la fin de lan 460. Il se rendit recommandable par sa piété, et par le zèle qu'il montra pour la pureté des mœurs, la discipline des canons de l'Eglise « t le culte de Dieu. Il fit bâtir en l'honneur de saint Martin une nouvelle église dont il fit luimême la dédicace , assembla en 461 le premier concile de Tours, et en célébra un autre à Vannes en 465. L'Eglise honore sa mémoire le 9) novembre , que l'on croit être le jour de son ordination. Voy. saint Grég. de Tours, Hist., I. X, c. XXXI. Rollandus.
PERPÉTUE (Sainte), martvre, née a Carthage, morte vers l'an 302, était mariée, et avait un jeune enfant qu'elle noumssaitlorsqu'on l'arrêta comme chrétienne. Elle confessa généreusement la foi de Jésus - Christ, maigre les instances de sa famille , et fut exposée aux béte* dans l'amphithéâtre. Mais, comme elle ne mourut pas de ce supplice, elle reçut le dernier coup de la main du gladiateur. Avec elle souffrirent Revocat, Félicité, Saturnin, Secondule et Satur ou Satyre. Sainte Perpétue a écrit la première partie des actes de son martyre et de celui de ses compagnons. On célèbre la fêle de ces martyrs le 7 mars. Voy. D. Ruinait, Actes de sainte Perjtétue et de sainte Félicité. Tillemont. Mém. eccL, tom. III. Fleury, Hist. ecciés., I. V.
I. PERPÉTUITÉ se dit, en matière bénéficiale, d'un bénéfice irrévocable et perp«iiiel, de sorte que le bénéficier ne peut être réroqué hors les cas marqués par le droit. La perpétuité des bénéfices est clairement établie pr les anciens canons, et l'on y voit que les prêtres sont Inséparablement attachés a leurs église* comme par un mariage spirituel. Voy. labbe André, Cours alphabet, de droit canon. Connu». notre art. Inamovibilité.
II. PERPÉTUITÉ DE L'ÉGLISE. La ven£ tuité est une des propriétés essentielles a 1 E- (.lise. De même que depuis l'établissement de l'Eglise il y a toujours eu des pasteurs qui ont instruit , prêché , exercé les fonctions du saint ministère , de même aussi il y en aura toujours jusqu'à la fin des siècles qui rempliront ces mêmes fonctions. Cette perpétuité de l'Egli^ est appuyée sur les paroles de saint Paul, qui dit que Jésus-Christ a donné des ministres a son Eglise pour la consommation des élus, pour exercer l'œuvre du ministère, et pour l'édification du corps de Jésus-Christ Voy. Ephés., iv, 11-12. Diction, erelés. et canon, portatif, art. Visibilité de l'Eglise.
PERPIGNAN (Perpinianum et Paperianuin).
ville épisc. de France, ancienne capitale d» Roussilion, était autrefois suffragante de 1« métropole de Narbonne; elle l'est aujourd'hui de la métropole d'Alby. En 1600 ou 1602, »u* instantes prières de Philippe 11, le pape Clément VIII transféra le siège d'Elne dans la collégiale de Saint-Jean de Perpignan, dont les chanoines ne firent plus qu'an corps avec ceux d'Elne. Le premier é»êque d'Elne fut Domne, oui gouvernait cette Église en 568, et le premier de Perpignan , Antoine Gallart , qui fut élu le 29 mars 1609, et qui en 1610 fut nommé 11* véché de Vich.' Voy. Richard et Giraud, t. XXIX, p. 57 et suiv.Gaef. Moroni, vol. LU, p. 109-111-
PBRB
PKRR
PERPINIACO (Guido de), mort à Avignon en 1343, fut appelé Perpiniaco, selon Feller, parce qu'il était de Perpignan. Il se fit carme . devint général de son Ordre l'an 1318, et évèque de Majorque en 1321. On a de lui , entre autres écrits : !• une Concordance des Evangiles; — 2° me Somme des hérésie* avec leur réfutation;
— 3» des Statut.', synodaux. Voy. Feller, Bivgr. ttmtm.
PERPLNIAN ou PERPINIEN ( Pierre- Jean ) , savant jésuite « né à Elché , dans le royaume de Valence, en 1530, mort à Paris l'an 1566, proféra l'éloquence à Coïmbre et à Rome , puis l'Ecriture sainte à Lyon et à Paris. Il avait ae- <piw une grande réputation par son éloquence. On a de lui : 1* Oratinnes quinaue ; Rome, 1505;
— 2* De Hetinenda veteri Hehyione et falsa recentium tuereticorum rejieiettda ad Luydunenses, Oratio; Lyon, 1565; — & De Humana divinaque Hilosophta discenda; Paris, 1500, in-8»; — 4e Oratiories sex ; — 6° Orationes duodeviginti ; Rome, 1585; Lyon, 1603, etc» Le P. Lazeri a donné une édition des Œuvres complètes du Père Perpinien; Rome, 1739, in-12. Voy. Moréri , Diction, histor. Southwei, Biblioth. Scriptor. ] Seré/. Jesu t p. 037. Tiraboschi , Sloria délia Irlterût. Itnl., tom. VII, p. 130. Le P. Colonia, IhA. littér. de Lyon, tom. IL Le Journ. des Savants, 1083. Les Mém. de Trévoux , mai, 1754, p. 1072 et suiv. Richard et Giraud. Feller. MichAod, au Suppléai. La Souv. Riogr. génér.
PERP0NCHER (Wi E. de), protestant, né dan* les Pays-Bas, d'une famille noble, mort à Utrecht en 1819, dans un âge fort avancé, outre un volume de Poéstes hollandaises, a laissé plusieurs ouvrages de morale et de théologie fort e>umés des protestants, et parmi lesquels on remarque : ^Observations sur lesÊpitres de snint Puul, avec des notes; — 2* une Traduction en langue hollandaise de l'Ancien Testament de Mi- Lbaèliîi. Voy. Michaud, au Supplém.
PERQUIR ATUR Par ce mot latin, qui signifie littéralement qu'il soit rec/ietxhé , on désigne, dans la daterie de Rome, un ordre ou commission que donne le dataire pour voir si dans les registres il n'a pas été retenu telle ou telle date dans un tel temps. Cet ordre est remis à l'officier ou préfet des petites dates, lequel en conséquence, ou son commis,, cherche dans le mémoire des petites dates si celle qui est contenue au perquirutur a été prise ou non, afin de conformer sa réponse à l'un ou à l'autre cas. Voy. l'abbé André , qui , dans son Cours alpha- W. de droit canon, donne la formule adoptée pour les différentes lettres de la daterie relatives au perquiratur. Compar. nos ait. DATAIRE, n* I. LUte, n»» I cl IL
PERRARIUS (François-Bernardin), docteur du cefiége Arabrosien, né à Milan, vivait au mi» siècle. On a de lui : De Ritu sacrarum Eo rtena catholica concionum Libritres; l>ai is, 1005, in-ë*. lag. le Joum. des Savants, 1605, p. 49, lr* édit , et p. 34, 2» édit.
PERRAY-NEUF f LE), abbaye de Prémontré, située au diocèse a' Angers. Elle fut fondée en 1150 par Robert de Sablé et Pierre de Brion . dans un lieu appelé le Bois-Renou, autrement le Haut. En 1209 elle fut transférée au Perray- Neuf : et on l'appela ainsi à cause de Perrayaux - N' mains , dont l'abbaye était plus ancienne que celle -à. C'est encore pour distinguer ces deux abbayes que celle de Perray - Seuf était appelée le Perray - Blanc , parce que, dans le Permv-aux-Nonàins, il y avait autrefois des bénédictins ou moines; ce dernier monastère fat ovcufé plus tard par des religieuses de
l'Ordre de Cltéaux. Voy. La Martlnière, MM*. géogr. Richard et Giraud.
PERPHAou PERTE, ville épisc. de l'Euphrate, au diocèse d'Antioche, sous la métropole île Hiéropolis, située A vingt-quatre milles de Samosate, dans l'itinéraire d Antonio. Selon Richard et Giraud, elle a eu cinq évoques, dont le premier, Jobin, assista au premier concile général de Constantinople, en 381. De Communville et Gaet. Moroni mettent son érection au v* siècle, et ce dernier lui donne six évoques. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. Il , p 943. De Commanville, II» part., p. 269, et ln Table alphabét., p. 185. Gaet. Moroni, vol. LU, p. 112-
PERRIBR (Marie-Victorine-Patras. veuve), née en 1780, morte à Paris l'an 1821, cultiva les lettres, et publia, entre autres ouvrages : Récréation d'une bonne mère avec sei filles, ou Instructions morales sur chaque mois de Tannée , à Tusage des jeunes demoiselles; Paris, 1804, 1 vol. In-12. Voy. Feller, Biogr. mirer*., où oh lit que les Récréations contiennent des leçons d'une saine morale , et qu'elles ont obtenu du succès.
PERRIMEZZI (Giuseppe -Maria), de l'Ordre des Minimes, né à Paula . dans la Calabre, en 1070, mort à Rome l'an 1740, acquit une grande réputation comme prédicateur. Il devint successivement provincial de son Ordre, consnlteut- du Saint -Office et de la Congi épalion de V index t puis évèque de Scala et Ravello, d'où il fut transféré en 1714 dans le diocèse d'Onpido. Le pape Benoit XIII l'ayant honoré du titre d'archevêque de Bostra in partibus , Pen imezzi fixa sa résidence à Rome. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° Panegiriei; Rome, 1702-1703; Naples, 1722.4 vol. in-12; - 2» Vita di 8. Francisco de Paula; Rome, 1707, 2 vol. in-4° ; — 39 Raggionamenti pastorali; Naple«, 1713-1721, 6 vol. in-4°; — 4° In saernm de fh-, scientùtm Dissert, selecttr; ibid, 1730-1733 , 8 vol. in-fol. Voit. Moréri, édit. de 1759.
[, PERRIN (Charles-Joseph), jésuite, n*1 à Paris en 1690, mort à Liège 1 an 1 /08, a laissé : 1° Sermons sur la morale et tes mystères ; Paris. 1708 , 4 vol. in-8» et in-12; — 2« Manuale theulogicum , seu theologia dogmatica et historien . 1710; Paris, 1714. Voy. le Jour, des Savants, 1714, p. 417, 1" édit., et p. 204, 2» édit. Chaudon et Delandine, Diction, histor. univers.
II. PERRIN (Jean-Paul), ministre protestant, né à Lyon, vivait au xvr» siècle. On a de lui : 1° Histoire des chrèttens albigeois; Genève, 1018, in-8°; — 2* Histoire des Vaudois ; ibid., 1019, in-8»; ces deux ouvrages ont été traduits en anglais. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
PERRÏON. Voy. Périon.
PERRON (Jacques DAVT DU), cardinal, né en 1556, dans le canton de Berne, selon plusieurs biographes, mais plus probablement A Saint-Lo, en Normandie, mort à Paris l'an 1618, était issu de parents calvinistes; mais la lecture des Pères, particulièrement celle de saint Augustin et de saint Thomas, le pénétra profondément; il se convertit, et reçut les ordres sacrés. Il sut, par son éloquence, ramener A l'Église un grand nombre d'hérétiques, entre autres le savant Henri Sponde, qui fut depuis évèque de Pamiers. Il devint successivement évèque d'Évreux, cardinal, archevêque de Sens et grand aumônier de France. 11 eut à Fontainebleau une célèbre discussion avec Duplessis- Mornay, sur le traité que ce calviniste avait compose contre l'Eucharistie. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nom
PKKR
PERS
citerons : 1° Traité de i'Eucltarùtie: — 2° Des Caractères de r Église catholique; — 3* De la Confession auriculaire ; — 4° Du Jeûne du carême; — 5° Dm Cèlilutdes prêtres, ei plusieurs Traités contre les hérétiques. Ses Œuvre* complètes ont été imprimées à Paris, 1G20 et 1622, 3 vol. infol. Voy. De Thou, //«*/. Sponde. Richard et Giraud. Feller. Gaet. Moroni, vol. LV, p. H3. La Souv. Biogr. qènér., art. Du PERRON.
I. PERRONEf (Denys), de l'Ordre des Carmes, né à Melun , mort en 1609, se lit recevoir docteur en théologie, et devint successivement vicaire général de la congrégation d'Alby, chanoine de Saint -Avit de Périgueux, puis chanoine, pénitencier et vicaire général d'Auxerre sous Jacques Amyot, évéque de cette église
Perronet a laissé : 1° Sermons pour la déclara- Wmonies de l'Église de Dieu ; Paris ,
tion des cérémonies
1577, m-8"; Rouen, 1686; — 2° Sermons pour les fêtes de Notre - Seigneur Jésus - Christ ; Paris , 1686, in-8°; — 3° Sermons et exhortations catholiques pour les fêtes des saints; ibid., 1584 et 1598; Lvon, 1684: — A* Sermons pour le carême; Paris, 1601 et 1603, in-8°; — 5° Sermons et exhortations catholiques sur les Evangiles dominicales; Paris, 1583 et 1599; Lyon, 1591 et 1606, 3 vol. in-8° ; — 6* Manuel général et instructions des curés et des vicaires; Paris, 1577, in-8°; Rouen, 1589; Anvers, 1582 et 1586, in-12. Il a fait imprimer, en outre, l'ouvrage d'Arnold de Bonneval : De Opère sex dierum; Auxerre, 1609. Voy. la Bibl. Carmelit., tom. I, col. 402.
II. PERRONET, chanoine régulier, né à Paris, vivait au xviu* siècle,, et était prieur-curé de Melun. On a de lui : Élévations du chrétien malade et mourant, conforme à Jésus-Christ; 1756, in-12.
PERROT (Charles), ministre protestant, né à Paris en 1541, mort à Genève 1 anlti08, exerça les fonctions de pasteur à Genève , où il remplit, en outre, les fonctions de recteur de l'Académie et de professeur de théologie. Il prêcha surtout la tolérance, ce qui le rendit suspect à ses coreligionnaires. Il a laissé, entre autres ouvrages : 1° De la Foi; — 2« De Extremis in Eeeles'ia vi tandis. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
PERRUQUE (Coma adscititia . fictitià , sultdititia). On croit qu'en France les ecclésiastiques n'ont point porté de perruque avant l'an 1660. Ils peuvent encore la porter aujourd'hui, mais en cas de nécessité et avec la dispense de l'évéque ; encore doivent-ils la porter fort simple et fort modeste; car rien n'est plus contraire à l'esprit des Pères et des conciles qu'une parure mondaine et affectée dans un ecclésiastique, dont la tète ornée d'une chevelure naturelle ou artificielle, longue, frisée, bouclée , chargée de poudre, parait un monstre à tous ceux qui connaissent les lois de l'Église et l'extrême modestie qu'elle exige de ses ministres. Voila ce que disent Richard et Giraud; mais il faut remarquer que la défense faite aux prêtres de porter une perru^ufs'entend seulement du temps de la célébration de la messe ; car, hors de la , ils peuvent la porter sans avoir besoin d'une autorisation quelconque. Ainsi pour pouvoir célébrer les saints mystères avec une perruque, il faut la même permission que pour les célébrer avec une calotte. Voy. Gaet. Moroni, vol. LI, p. 248-252. Cotnpar. notre art. Calotte.
PERRT (Claude), jésuite, né a Châlons-sur- Saône en 1602, mort à Dijon l'an 1684, suivit d'abord la carrière du barreau, qu'il abandonna
Sour entrer dans l'état ecclésiastique. Pourvu 'un canonicat à la cathédrale de Chàlons, il y renonça pour entrer chez les Jésuites, qui l'en-
voyèrent professer les humanités et la rhétorique au collège de Dijon. Outre un grand nombre de poésies latines , on a de lui : 1° Vie de saint Eustase, abbé de Luxeu ; Metz, 1845, in-12; — 2° Théandre, ou Semaine sainte par dialogues; Lyon, 1653, in-4», et Chàlons, la même année, in-8°; — 3» Extrait d'une Lettre sur la période julienne, dans le Journ. des Savants, 1666. Voy. Papillon, Biblioth. des Aut. de Bourgogne. Richard et Giraurl.
PER SALTUM, expression latine qui signifie par saut, et qui se dit particulièrement de l'acte d'une personne qui a pris des degrés ou les ordres sans observer la gradation prescrite, comme la licence avant le baccalauréat, la prêtrise avant les quatre ordres mineurs. Dans un sens étendu, on dit encore de quelqu'un qu'il a été promu per saltum, quand il a reçu certains ordres sans avoir rempli le temps prescrit pour les interstices. Les canons ont prononcé diverses peines contre ceux qui ont été promus prr saltum, suivant les degrés de malice ou d'ignorance de la part de ceux qui sont tombés dans ce cas. Voy. c. Sicut, dist.48: c. Legimus. dist. 92, tôt. titui. de Cleric. per saltum promot. C. I, de Cleric. per sait, promot., tit. de Eo qui furtive, ord. suscep. per tôt. L'abbé André, au mot Promotion.
PERSANE (VERSION). Voy. Versions de l'Ecriture.
I. PERSE (Persia, Persis). Ce mot, dont l'étymologie est fort obscure, désigne cette vaste contrée de l'Asie qui donna anciennement son nom à l'empire des Perses. Selon Ptolémée, elle avait pour limites au nord la MéJie, au sud une partie du golfe Persique, au levant la Caramauie, et au couchant la Susiane. Dans un sens plus étendu, elle comprenait la Susiane et l'Elymaide, dont le nom vient de E/am ou Œlam, fils de Sem, et qui se prenait anciennement pour toute la Perse, quoiqu'elle ne fut qu'une province de cet empire. Les Perses , devenus fameux depuis Cyrus, fondateur de leur monarchie, s'appelaient d'abord El ami les ou (Elamites. Du temps des empereurs romains on les nommait Parthes; on les appelle communément aujourd'hui Persans. Voy. Richard et Giraud, qui donnent la liste des rois de Perse qui ont eu quelque rapport à l'histoire sacrée et à l'Écriture; nous les avons mentionnés nous -même dans ce Dictionnaire, à leurs articles respectifs. Gaet. Moroni, vol. LU, p. 115-131. Le Dktion. de la théol. cathol.
II. PERSE (Persia, Persis). C'est une tradition constante cher les Orientaux que saint Pierre , saint Thomas, saint Matthieu et saint Jude. apôtres, ont prêché l'Évangile dans les parties orientales de l'Asie , dans la Chaldée, la Mésopotamie et la Perse; que saint Thomas est allé jusqu'aux Indes; que dans la suite les disciple* de ces apôtres ont porté le christianisme dans la Tartarie et jusqu'à la Chine. Joseph-Simon Assémani a donné de cette tradition des preuves telles qu'on ne saurait y opposer aucune raison solide. La Perse est devenue neuvième province du diocèse des Chaldéens, qui comprend tout le pays qu'on appelle le Farsistan, avec la Carrnanie. Sciraz en est la capitale pour le civil, mais on ignore quelle était sa métropole ecclésiastique, quoiqu'on trouve plusieurs prélats sous le titre de métropolitains de Perse , qui n'ont jamais eu peut-être de siège fixe. Bar- Hebrxus nous apprend que les évêquesde Perse, refusant de reconnaître l'autorité du catholique ou patriarche chaldéen de Séleucie, le catholique Timolhée I" les soumit, en '
PERS
PERS
métropolitain de Perse le droit d'ordonner les évèques de sa province. Marc , nestorien, attribue ce {ait, non i Timothée I", mais à Jésuiab III. qui vivait longtemps avant Timothée. On voit en effet , dans l'Histoire monastique de Thomas de Maraga, plusieurs lettres de Jésuiab au sujet de la désobéissance des évéques de Perte. On connaît onze métropolitains de Perse, dont le premier, Mahna ou Maanès, siégeait sous le catholique Jaballaha 1". Un évéque de Perse nommé Jean assista au concile de Nicée, et un autre souscrivit au concile de Chalcédoine ; nuis on ne sait s'ils ont été en même temps métropolitains de Perse. De l'an 409 à l'an C05, six conciles ont été tenus en Perse par les patriarches des nestoriens. L'an 632, les mahométans, devenus maîtres de la Perse, accordèrent d'abord aux nestoriens l'exercice libre de leur religion ; mais quoiqu'ils aient toujours eu moins d'aversion pour les hérétiques que pour les catholique», ils n'ont jamais cessé d'exercer contre les uns et les autres leur caractère oppresseur. De siècle en siècle, le nombre des chrétiens a diminué dans la Perse; les nestoriens y ont été réduits presque a rien , et les catholiques qui s'y trouvent ont été convertis dans les derniers temps par les missionnaires de l'Église romaine. Voy. Assémani, Biblioth. oriental., tom. IV, Dissertation sur les nestoriens oh Chaldéens, en tète du volume. Lequien, Oriens Christ., tom. II, p. «52. Mansi, tom. I, col. 317, «1 , 425 , 457, 450, 465. Richard et Giraud. Bergier, Diction, de théol. Gaet. Moroni , vol. LU, p. 115-116. Le Dtetion.de la théol. catfiol.
PERSÉCUTEUR. On a ainsi nommé les empereurs et les autres souverains qui ont usé de violence contre les chrétiens pour leur faire abjurer leur religion, ou contre les catholiques pour leur faire embrasser l'hérésie. Mais l'on abuse du terme lorsqu'on nomme persécuteurs les princes qui ont employé les lois pénales pour réprimer les hérétiques séditieux et turbulents qui voulaient se rendre les maitres, détruire les lois et la religion établie. Voy. Bergier, Diction, de théol. ComjMir. Martyr, n» I.
I. PERSÉCUTION a été, de tous temps, le partage des gens de bien. Saint Paul assure qu'elle est inséparable de la pratique de la piété, et Jésus-Christ déclare bienheureux ceux qui souffrent pour la justice. Cependant le verbe penéeuter(persequi), dans l'Écriture, ne se prend pas toujours dans ce sens ; il signifie souvent suivre ses ennemis dans leur fuite ou s'attacher constamment à quelque chose. Voy. 11 Timoth., m, 14. Matth., v, 10. Deut., xvi, 20. Psaume -xxiin,l5.
II. PERSÉCUTION DE L'ÉGLISE, temps fâcheux pendant lesquels les chrétiens ont été tourmentés par les empereurs infidèles ou par les hérétiques, appuyés de la faveur des souverains. Le Sauve ur avait prédit a ses disciples qu'ils seraient hais et persécutés pour son nom, et que ceux qui les mettraient à mort croiraient frire une œuvre agréable à Dieu. Le P. Riccioli compte vingt-six persécutions, dont la première ?*t celle qui eut lieu à Jérusalem contre saint Etienne et les nouveaux chrétiens, et la vingtsixième est celle qui commença dans le Japon l'an 1587, et fut renouvelée en 1610, puis en 1631. K«y. Matin., xi, 21 : xxin, 34. Jean, xvi,2, etc. Actes, vu, vu i , xii. Le père Riccioli, Chronologia reformata, tom. III. Richard et Giraud, qui indiquent les vingt-six persécutions de Riccioli. Bergier, qui , dans son Diction, de théol., ote aussi les vingt -six persécutions , et réfute ^^toriensement les raisons que plusieurs pro-
testants ont fait valoir pour justifier les Romains
3ui persécutaient les chrétiens. Hcefier, qui, ans le Diction, de la tlulol. cathol., complète la liste des persécutions fournie par le P. Riccioli, et donne, en particulier, le détail de celles qu'exerce de nos jours l'impie gouvernement de Turin.
PERSEIGNE (Perseqnià), ancienne abbaye de l'Ordre de Citeaux située dans le Maine, au diocèse du Mans, entre Alençon et Bellesme. Elle fut fondée l'an 1145 par Guillaume Talvas, comte de Bellesme, de Ponthieu et il Alençon. Vou. la Martinière, Diction, géogr.
PERSEPOLIS, ancienne ville de Perse, et capitale de ce royaume; elle était située sur une rivière que Strabon et Qniute-Curce nomment Tarare*, et Ptolémée Hhogomunes. Antiochus Epiphane en fut chassé lorsqu'il y vint dans le but de piller le temple de la déesse Nannée. Il y a apparence que Persépolis est pris, à cet égard, génériquement pour la capitale de la Perse, plutôt que pour son nom propre ; car, du temps d'Êpiphane , Élymaïs était la capitale de ce pays. On dit qu'Alexandre le Grand la brûla après l'avoir prise ; mais l'abbé Bannier prétend que le palais seul fut consum*'-, et que la ville n'éprouva pas le même sort. Voy. 11 Machab., IX, 1, 2, etc. Bannier, dans son édit. du Voyage de Corneille Bruyn, tom. IV, p. 382; Paris, 1725, in-4°. D. Calme t. Diction, de la Bible. Thomas Hubert, Voyage de Perse. Le Journ.des Savants, 1725. p. 512 et suiv. Richard et Giraud.
PERSÉVÉRANCE. Courage et constance d'une âme qui persiste dans la pratique de la vertu, malgré toutes les tentations et tous les obstacles qui s'y opposent. On nomme persévérance finale la vertu chrétienne qui donne la force de se maintenir dans la voie du salut jusqu'à la tin de la vie, et de mourir dans l'état de grâce sanctifiante. Ainsi il y a deux sortes de persévérance : l'une purement passive, qui est la mort de l'homme en état de grâce; l'autre purement active, qui consiste dans la correspondance de l'homme aux grâces que Dieu lui donne pour continuer à faire le bien et à s'abstenir du péché. Que la persévérance soit une grâce, rien n'est mieux établi sur plusieurs passages de l'Écriture, sur les prières de l'Église , sur le témoi-
Înage des Pères et des conciles. Le concile de rente, en particulier, prononce anathème contre quiconque dira qu'un homme justifié peut, sans un secours particulier de Dieu, persévérer dans la justice qu'il a reçue, ou qu'au contraire il ne le peut pas même avec ce secours. Voy. Ézéch., xvin, 24. Matth., x, 22; xxiv, 13. GalaL, v, 22. August., De Corrept. et tiratia, c. xvi, et De Dono perseverantia*. c. xill. Concil. Arausiens., can. xxv. Concil. Trident., sess. VI, c. xiii, et can. xvi. Le Diction, ecclés. et canon portatif. Bergier, Diction, de théol.
I. PERSIS ou PERS IDE, dame romaine que saint Paul salue dans son Épitre aux Romains, et dont il loue les travaux pour le Seigneur. Koy.Rom., xvi,12.
H. PERSIS. Voy. Perse.
PERSON (Robert), jésuite, né à Somerset, mort à Rome l'an 1610, exerça le saint ministère en cachette dans sa patrie } avec son confrère et compatriote le P. Campian. Celui-ci ayant été découvert par trahison et mis à mort, le P. Person abandonna l'Angleterre pour passer en Espagne, où il fut parfaitement accueilli par le roi Philippe II, qui voulut le proposer pour le cardinalat au pape Clément VIII; mais l'humble jésuite conjura le monarque de n'en rien faire. Quoique éloigné de son pays, le
PERS
P. Person ne cessa de s'occuper de ses intérêts | religieux, soit en établissant en Allemagne et en Espagne des séminaires où de jeunes Anglais étaient préparés au sacerdoce peur re* tourner plus tard comme missionnaires dans leur patrie, soit en composant une foule d'écrits religieux dont il inondait l'Angleterre. Ses principaux ouvrages sont : 1° Hpùloid de pêrttèuitone Anglicnnn; — 2° RupOtUiO ad edictum reyinte Anylitr ; — 3° /Je Cotisa adventus sut in messetn Anyhcanam ; — 4° Directorium hominis Cbristinni; c'est son principal ouvrage, qui porte aussi le titre de liesofutiones; — 5° î)e Tribus Anglia Conversionibtit;—- 6» A/>ologia; — 7° De Disputationibus publias; — 8° Contra Calendarium Pogianum, — 9° Contra iibrum Hastingi; — 10° Contra libros Clarki et Htmmeri; — 44» CoHtra Coquum; — ii^ Contra Braloum. Yoy. le Diction, de la théol. cathoh
I. PERSON A (Christophe), de l'Ordre des (îuillelmites, né à Rome en 1416, mort l'an 1485, devint prieur d» couvent defiainte-Balbine, sur le mont Aventin. Innocent VIII le nomma, en 4484, préfet de la bibliothèque Valicane. Parmi ses ouvrages nous citerons : l8 une Traduction latine des vingt-cinq Homélies de saint Jean Chrysnstmne; Rome, in-4°; — 2e une Traduction de quelques Traités ou Contnientaires de saint Athanase sur les Épitres île saint Paul; ibid., 1477 et 4496, in-fol.; réimprim. dans les Œuvres de saint Ai banase ;Lyon, 4532; — 3° une Trad. des livres dOrigène contre Cehe; Rome, 1184, in-fol.; Venise, 4544, in-fol., et dans les Œuvres ttOrigène; Bâle, 4530. Yoy. la finuv. Biogr. génér.
II. PERSONA (Gobelinus), chroniqueur allemand, né en Westphalie l'an 1358, mort après l'an 4448, entra dans les ordres, et devint successivement recteur d'une chapelle dans la cathédrale de Paderborn, curé de l'église du marché dans cette même ville, et doyen de l'église de Bielefeld. Il se retira dans le couvent de Bodicheim, où il mourut. On a de lui divers écrils, entre autres : 4° Cosmodromium, seu Chronicot» untversale,ab orbe condito ad annum 1418; Francfort, 151*9; réimpr. dans les Scriptor. rerum tjrrntanicarutn, tom. 1 ; — 2° Fie de saint Mainulfe, archidione de Paderborn; 1616. Yoy. Surius, qui a publié cette Vie au5 octobre, avec des changements dans le style. Le P. Brower, qui l a donnée dans son recueil intitulé Sidera tl/ustrivm, telle qu elle est sortie de la plume de Persona. Les Bollandistes, qui l'ont insérée dans le tom. 111, p. 216-225, du mois d octobre, revue sur un manuscrit de Bodeken, par le P. Oeorge Garnefeldt, et accompagné d'un commentaire. Nicéron, qui, dans ses Mémoires, tom. XV, a mis une Fie de Persona , tirée de sou Éloge par Meiborn, qu'ont abrégé tous les biographes. Le Journ. des Savants, 16S9, p. 453, 1" edit., et p. 383, 2* édit. Michaud, liiogr. univers. La Snttv. Bioqr. génér.
PERSONNALITÉ. C'est ce qui rend une substance incommunicable, ou ce qui la constitue dans la qualité de personne. Dans le mystère de la sainte Trinité, ce sont les relations qui font la distinction des personnalité*. Yoy. le Diction, ecciés. et canon, portatif. CuWljWir. PER- SONNE ,n« II.
PERSONNAT (Pn sonatus), bénélice qui donne quelque prérogative, séance ou prééminence dans une église ou dans un chapitre, mais sans juridiction. Les mots personnat et dignité, pris dans un sens étendu, sont synonymes, et l'on
communément qu'on appelle pnsonnats, lans plusieurs chapitres, les dignités qui n'ont aucune administration dans l'église; de sorte
qu'il faut entendre le terme de personnat 1 usage de chaque église. Il y en a où l'on donne ce nom aux archidiacres et aux archiprétres; on le donne, en d'autres, à tous ceux qui ont quelque prérogative dans le chœur ou dans le chapitre au-dessus des autres chanoines, soit dans les processions, suit dans les options, soit dans les suffrages ; eniin il y en a où l'on donne ce nom à de simples curés, et d'autres à des curés primitifs. On ne Voit point qu'il soit fait mention de personnat avant le tV siècle, temps auquel on a commencé à appeler persvnna* les ecclésiastiques qui , ayant des cures, en abandonnaient le spirituel à d'autres, et en conservaient seulement les revenus temporels, avec quelques prérogatives d'honneur, tels que sont les curés primitifs; ce qui s'était aussi introduit dans les chapitres et dans les monastères. Voy. c. l. De Consuetwl. in 6"; c. il, Dtéwm* de Ele» t. RebutTe, Sur le Cmmrdat , ttt. de Collation, au mot Personatus. La Combe , Becueil de jurtsprud. canoniq., au mot Personnat» Denisart, Cnllect. de jurispntd., au même mot. L. Ferraris, Prompta Btbltoth., ad voc. Beneficium , art. i, num. 27. D. Macri Hierolexicon.
I. PERSONNE, dans le droit canonique, se dit de tout homme sans distinction aucune. Les personnes peuvent, d'après les saints canons, se diviser: i* en fidèles et infidèles; 2° en clercs et laïques ; 3° en orthodoxes et hétérodoxes. Les clercs se subdivisent : 4° en clercs majeurs, comme sont les évéqucs; 2° en réguliers, qui vivent dans Un cloître, et séculiers, qui vivent hors du cloître; 3° en clercs proprement dits, et ceux nui ne le sont qu'improprement et qui portent 1 habit clérical sans être tonsurés. Dans cette classe de clercs improprement dits, on range des f>ersonnes qui jouissent des privilèges de la cléricature. Tels sont les moines proies, quoiqu'ils n'aient reçu aucun ordre; les convers et les tertiaires vivant en communauté ; les religieuses avec leurs novices et leurs converses. Toutes ces personnes ont les privilèges cléricaux du for et du canon. Voy. l'abbé André, Cours alphabet, de droit i tinon.
IL PERSONNE DIVINE. En théologie aussi bien qu'en philosophie, on entend généralement par persijnne une substance individuelle, raisonnable, complète et incommunicable a toute autre personne. Ainsi l'idée de personne ou la personnalité ne convient ni aux accidents, ni aux êtres privés de raison, ni aux uuiversaux, ni à l'essence divine qui est communiquée aux trois personnes divines réellement distinctes, ni à l'humanité do Jésus-Christ, parce qu'elle subsiste par la personne du Verbe ; ni à l'âme raisonnable, parce qu'elle est incomplète* La foi nous enseigne qu il y a trois personnes divines, le Père, le Fils, et le Saint-Esprit; que ces trois personnes n'ont qu'une seule et même essence ou nature; que cette essence n'est point distinguée des permnnes; que ces perrrinnes sont réellement distinctes. Quoique l'essence ou la nature divine, considérée en soi ou absolument, ne soit point une )tersonnei cependant considérée relativement au Père, au Fils, et au Saint-Esprit, elle constitue trois personnes consubstantielles et réellement distinctes. La personne du Père ne peut, à raison de sa paternité, être communiquée au Fils. La personne du Fils ne peut, 4 raison de sa filiation, être communiquée au Saint-Esprit, etc. C'est cette unité d'un Dieu en trois personnes qu'on appelle le mystère die tn sainte Trinité. Les théologiens remarquent quatre propriétés des personnes divines : l'appropriation, la circumincession , la notion et la