‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 571 sur 1294 · PE8C · texte numérisé non relu

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mission. Chaque personne divine a plusieurs noms qui lui sont propres; ainsi on nomme la première Principe, Auteur, Bonne, Source, Chef, Père, Incréé; la seconde Verbe, Fils, Sagesse, Image du Père: la troisième Esprit-Saint, Don, Amour. Voy. le Trotté de la Trinité' dans les théologiens. Le Diction, ecclés. et conon. portatif. Bergier, qui, dans son Diction, de théot., réfute les objections des incrédules et des sociniens contre le mot Personne, en tant qu'appliqué a Dieu. Compnr. notre art. Trinité.

PERTÂ ou PERTE , et par corruption Phria, ville épisc. de la province de Lycaonie, sous la métropole d'Icomum, au diocèse d'Asie. Elle a eu trois évéques, dont le premier, Léonce, assista au pn-mier concile général de Constantinople. Voi/. Lequien, Uriens Christ., tom. I, p. 1088. De Commanville, ln Table alphabet., p. 185. Richard et Giraud.

PERTE,ville épisc. de l'Euphrate. Voy .Perrha. 1. PERTH (Perthum). ville d'Ecosse appelée aussi Saint Johnstown. On y a tenu orne conciles de l'an 1201 à l'an 1436. Voi,. Labbe, t. XL Hardouin, tom. VI. Henri Spelman, Concilia magna Britonniœ et Hibemire. tom. Mil, edit. de Dav. Willkins. Richard et Giraud. Gaet. Moroui, vol. LU, p. 131.

IL PERTE, ville épisc. de l'Océanie dans la partie appelée Australie occidentale. Elle dépendait d'abord du vicariat apostolique de Galles, mais Grégoire XVI l'érigea, le 6 mai 1845. en évèché suflragant de Sydney. Voy. Gaet. Moroni, vol. LU, p. 131-193.

PERTUSATI (François), comte, né à Milan en 1741, mort l'an 1834, resta toute sa vie trèsattaché aux jésuites, chez lesquels il avait été élevé. L'invasion des Français lui suscita des persécutions. Pertusati ne s'est pas illustré par des actions d'éclat, mais il a rendu sa vie trèsutile par ses œuvres de charité ; il a contribué surtout à répandre de bons livres de morale et de piété; il en a même traduit beaucoup du français en italien; nous citerons : A" La Consolation du chrétien . par le P. Doissard , jésuite; — 2° les Circonstances de la mort de Voltaire; — 3° des Pensées chrétiennes tirées du Trésor du chrétien, par l'abbé Champion de Pontarlier; — 4° Pieux soliloques sur les souffrants de Notre- Seigneur, par le P. Compans; — 5° Mentor des enfants, de l'abbé Reyre ; — 6° La Vérité défendue et prourée par des faits contre les calomnies anciennes et nouvelles , gui est une apologie des jésuites; Reggio, 1810; — 7e Exercices pour la communion, du P. GrilTet; — 8° Le Chrétien catholique fermement attaché à la religion , par le P. Diesbach. Voy. Feller, Uioqr. univers.

PÊRDSSEAU ou PÉRDSSEAUT (Silvain), jésuite, mort en 1751 ou 1753, prêcha le carême devant le roi en 1731. Un a Je lui, outre une Oraison funèbre du duc de Lorraine et un Pané-

fyrigue de saint Louis, prononcé en 1797 devant Académie française : Sentions choisis: 1758, 2 vol. Ces Sermons ont souvent touché les cœurs et produit des conversions. Voy. le Diction, portât, des prédicat. Feller, liiogr. univers.

PESARO (Pisaurum), ville épisc. d'Italie dans le duché et sous la métropole d'Urbin, située à trois lieues de Fano. Le lé„-at du Pape pour le duché d'Frbin y fait sa résidence ordinaire. On ne connaît point d'évéque de Pesaro avant Florentius, qui siégeait en 247. Voy. Ughelli, Itaf. sacr., tom. II. p. 857. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LU, p. 180-207.

PESCHERIA (Le bienheureux ANDRE DE).

Y«jj. André, n» XXX.

PESCHITO. Voy. Versions de l'Écriture.

PESGIA ( Pisria ), petite ville épisc. d'Italie dans la Toscane , située sur la rivière du même nom, entre Lucques et Pistoie. L'an 1519, Léon X accorda la juridiction spirituelle au prévôt de la collégiale de celte ville sur plusieurs paroisses des environs, qui, ainsi que la ville de Pescia , dépendaient auparavant du diocèse de Lucques. Cette prévôté fut enfin érigée en évèché par Renoit XIII, dont le bief, daté du 17 mars 172(3, déclare ept évèché immédiatement soumis au Saint-Siège, comme il l'est encore aujourd'hui. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LU, p. 207-210.

PESENTIUS DE BERGAME (Elisée), capucin de la province de Hrixen, mort en 1037, enseigna l'arabe avec succès pendant trente an*. L'étendue de ses connaissances dans la langue sainte lui procura l'avantage de convertir un nombre extraordinaire de Juifs. On a de lui une multitude d'ouvrages dé philologie hébraïque justement estimés, entre autres : 1° Sal Ehsti viri divini , sire Dictionarium hebraieum , etc., in-fol. ; — 2° Favus mellis ex fîoribm delibatus horti clau/ti,seu Grnmmatica hebrteo, in-fol.; — 3° Anutomia alphabeti hebraici, In-fol.; — 4"f>rtiones de antiquitate , nobititate, nécessita te , ac fncilitnte sanctee linguœ; un vol. Voy. Feller, Biogr. univers.

PESSANS (Pessaniim), abbaye de l'Ordre de Saint -Renoit située au diocèse et près de la ville d'Auch. Elle existait dès le ix» siècle, puisqu'on la trouve parmi les abbayes de Gascogne dans le règlement qui fut fait touchant les monastères par le concile d'Aix-la-Chapelle, en 817. Vog. la Gullia Christ.

PESSE (Nicolas LA), jésuite de la province de Lyon, vivait du xvii* au xviii» siècle; il se livra spécialement à la prédication. On a de lui des Sermons: Lyon, 1708, 15 vol. in-12. Voy. le Diction, portât, des prédicat.

PESSELIÊRE ou PASSELIÊRE (Pierre), moine de l'abbaye de Saint-Germain d'Auxei re, fut prieur de cette maison depuis l'an 1544 jus-

Ïu'en 1597. Parmi ses ouvrages nous citerons : 0 une Traduction du Traité de saint Jean Chrysostome Ouod tiento lœditur nisi a seipso; Paris, 1543, in-8*; — 2° une édition du Commentaire de Claude de Turin sur YEpltre de saint Paul aux Gâtâtes. L'abbé Papillon lui attribue le Livre des Miracles de Saint Germain, publié par le P. Labbe dans sa Bib/ioth. des manuscrits, tom. I, p. 53 1 ; mais ce livre, dit l'abbé Lebeuf, est sûrement du moine Héric. Voy. Papillon , Hiblioth. dcsAul.de Bourgogne, tom. IL Lebeuf, Mémoires pour servir à THist. ecclés. et civile (fAuxerre, tom. I; tom. II, p. 505, in-4°. Richard

PESSIER (Jean LE), jésuite, né à Tournay en 1590, mort dans la même ville l'an 1646, professa longtemps les belles-lettres et la philosophie à Douai, et dirigea le collège de Cambrai. Outre trois Dissertations astronomiques relatives à la lune, il a laissé quelques ouvrages religieux, parmi lesquels on cite surtout : huitatio ad amplerum Crucis; écrit composé des paroles de l'Imitation de Jétus-Christ. Voy. >Ioréri, édit. de 1759. Alegambe, Biblioth. Scriptor. Societ. Jesu, p. 263.

PESSINONTE ou PESSINO. PESSINUNTE (Pessinus), ville épisc. de la Galatic située au-

Ïrès des fleuves Sangari et Gallus. L'empereur héodose le Grand ayant divisé la Galatie en deux provinces, la ville de Pessinonte devint métropole civile et ecclésiastique de la seconde Galatie. Elle est maintenant ruinée, et ou voit à sa place un village nommé Pesséne. On en

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