‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 572 sur 1294 · PETI · texte numérisé non relu

PETI

connaît dix évéques , dont le premier, Demetrius, ami et défenseur de saint Jean Chrysostome. siégeait au v* siècle. Cette ville est aujourd'hui un archevêché in partibus, qui a pour sulfra gants les évéchés de Pitanissus ou Petinessus, Orcissus et Amorium ou jEorium. Voy. L« quien, Oriens Christ., tom. I, p. 489. De Commanville. P* Table alphabet., p. 186. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LII, p. 219.

PESTE , terme qui, dans le langage des Hébreux comme en tout autre, désigne toutes sortes de fléaux et de maladies contagieuses. L'homme pestilcnt est celui qui, par sa prétendue force d'esprit et ses raisonnements spécieux, est capable de Taire tomber les faibles, de détruire toute une ville et d'attirer sur elle la colère de Dieu. Aussi, lorsqu'il est puni comme il le mérite, est-ce un grand secours pour les faibles et les petits. Voy. Proverb., xv, 12; xix, 25; xxix, 8.

PESTO (Pextum\ ancienne ville épisc. d'Italie dans la Lueanie,dans le golfe d' Agropoli, située entre Salerne et Velia. Les Grecs l'appellent Mosidonia; ce n'est plus aujourd'hui qu'un petit village. Pesto était un des plus anciens évéchés d'Italie. Beaucoup de chrétiens y ont été martyrisés, entre autres Vite, Modeste et Crescence, dont le Martyrologe romain fait mention au 15

I'uin. Pesto a eu six évéques. dont le premier, rlorentius, assista aux conciles assemblés en 499 et en 501 sous le pape Symmaque. Voy. Ughelli, Italia Sacra, tom. A, col. 157. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LU, p. 243.

I. PETAU (Denis), en latin Petarius, jésuite, né à Orléans en 1583, mort à Paris l'an 1052, professa la rhétorique à Reims, à la Flèche, puis à Paris, et occupa ensuite la chaire de théologie positive, qu il garda pendant vingtdeux ans. Sa vaste et profonde érudition lui avait acquis une réputation extraordinaire. Parmi ses nombreux ouvrages nous citerons : i'Orationes; Paris, 1020, in-8»; 1653;— 2° I)e Doctrina temporum: ibid., 1027, 2 vol. in-fol.; — 3° Paraphrasa Psnlmorum omnium neenon Canticorum; ibid., 1637, in-12; — 4" Disserlationum ecctesiasticarum Lib. 11; in quitus de episcouorum dignitateac potestate disputatur; ibid., 1641, in-80; — 5» Tieologica ttoymata; ibid., 1CH-1650, 5 vol. in-fol.; Amsterdam,1700, 6 vol. in-fol.; Venise, 1757, 7 vol. in-fol.; — 6° De la Pénitence publique et de la préparation à la communion; Paris, 1G44, in-4°; 1645, 3* édit.; c'est une réfutation du Traité de la fréquente communion, par Arnauld et Nicole; — 7° De Ecclesiasticu Hiei'archiu; 1045, in-fol.; ouvrage très-savant, bien propre à réfuter des erreurs que quelques faux canonistes tâchent d'accréditer de nos jours. — 8» une édition des Œuvres de St/nesius; Paris, 1612, 1633, 1051, in-fol.; — 9° une édition des Œuvres de saint Èpipluine; ibid., 1622. 2 vol. in-fol. Voy. Nicéron, Mémoires, tom. XXXVII. Moréri, Diction, hùtor. Feller. Michaud. La Souv. litogr. yénér. Le Diction, de la théol. rathnl.

IL PETAU (Paul), antiquaire, né à Orléans en 1568, mort à Pans l'an 1614, était conseiller au parlement de Paris. On a de lui plusieurs ouvrages sur la jurisprudence et des traités sur les antiquités et la chronologie ; parmi ces derniers écrits nous citerons : Dissertatio de epocha annorum incarna tionis Christi, de indictionibus et variif ab annis Christi suppulandi modis; Pans, 1604, in-4°. Voy. Michaud, Biogr. univers. La Nnuv. Biogr. génér.

PETELIA. Voy. Strongou.

PETSNISSUS ou PITANISSUS, siège épisc.

de la seconde Galatie, sous la métropole de Pessinonte. On n'en connaît qu'un évèque, nommé Pic, qui assista au concile de Chalcédoine. Petenissus n'est aujourd'hui qu'un simple évéché in partibus. Voy. Lequicn, Oriens Christ.. tom. I, p. 493. Gaet. Moroni, vol. LU, p. 244. Comitar. PkssiNONTE.

PETERPT ou PETERFFI (Charles), jésuite hongrois, mort en 1740, enseigna les belleslettres à Tyrnau et la philosophie à Vienne. On a de lui : Sacra Concilia Ecclesiat romance catholicœ in regno Hungariœ, eelebrata ah anm Christi 1045 usque ad annum 1715; accedunt Reynum Hungarve et Sedis apostolicœ legatorum Constitutionesecelcsiastica>;X*resbourç,i i 42. Voy. le Journ. des Savants, 1744, p. 506. Richard et Giraud. Feller, Bi»gr. univers.

PETERS0N (Laurent). Voy. Pétri, n» VI.

PETH0R. selon le texte hébreu, ville de Mésopotamie et patrie du prophète Balaam. Voy. Nombres, xxn, 5. Deutéron., xxm,5. Dans les Nombres, la Vulgate porte devin (ono/um), au lieu de Pethor, et, dans le Deutéronorne, elle j a omis entièrement le mot hébreu. Voy. aussi ! D. Cal met. Diction, de la Bible.

PÉTILIENS, branche des Donatistes. Voy.

Donatistes.

PETINUM. Voy. Pedena.

I. PETIT (Jean), né dans le pays de Caux vers l'an 1300, mort en 1411, étudia le droit civil et canonique, devint licencié dans l'un ot l'autre droit, puis docteur en théologie. Plusieurs écrivains ont prétendu qu'il était cordelier; mais beaucoup d'autres l'appellent docteur séculier. Quoi qu'il en soit, il exerça son talent oratoire dans la carrière du barreau et de û chaire, puis il entra au service du duc de Bourgogne Jean sans Peur, dont il devint l'avocat consultant, maitre des requêtes et conseiller intime. Ce prince ayant fait assassiner son cousin Louis, duc d'Orléans, chargea Jean Petit de justifier ce crime dans l'assemblée qu'il convoqua en 1408; ce dernier s'acquitta de cette tâche, et prononça en faveur de s&n maître un plaidoyer qui parut en 1408, sous le titre de Justification du duc de Bouryoyne, et dans lequel il avança sur le tyrannicidè de monstrueuses propositions qui furent condamnées par la faculté de Paris, par Gérard de Montaigu, évéque de Paris, par l'inquisiteur général de France, et par le concile de Constance assemblé en 1414. Jean Petit a laissé, en outre, plusieurs opuscules qui roulent sur des matières théologique*, et qui n'ont pas été imprimés. Voy. Richard et Giraud. Feller. Michauu. La Nouv. Biogr. génér., qui donne les titres des opuscules inédits de Petit. Quant à son Plaidoyer, Monstrelet l'a inséré dans sa Chronique, 1. 1, c. xxxix, et Dupin l'a publié dans son édition des Œuvres de Gerson,tom. V, p. 15-42.

II. PETIT (Samuel), protestant, né à Nimes en 1594, mort dans cette même ville Fan 1643, fit ses études â Genève avec un succès peu commun. Il remplit les fonctions de pasteur à Nimes, et professa le grec au collège des arts de cette ville, dont il lut aussi principal. Outre le grec et l'hébreu, il savait le chaldéen, le syriaque, le samaritain et l'arabe. On a de loi divers écrits, entre autres . 1° Ecloyce chronologies ; Paris, 1031, 1032, in-4°; il y traite des années des Juifs, des Samaritains et de plusieurs autres peuples; — 2° Yuriarum lec tionum Lib. IV in Ecclesiœ utriusque Foederis scriptores; Paris , 1633, in-4°, et dans les Critici sacri , tom. IX ;

— 3° Observationum Lib. 111; Paris, 1641 , in-4»;

— 4» Diatribe dejurepuncipwn edictis Ecclesir*

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