‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 625 sur 1294 · PLA · texte numérisé non relu

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n'a plus qu'un office particulier , (Me. quorum* dam locorum. En général elle se célèbre le vendredi après le mercredi des Cendres. Voy. Bened. XIV, De Cnnonizat. sanctor., t. IV, part. II , c. xxxi , n. 18. Grancolas , Comm. in Brev. Rom., c. xliv, p. 274; Venise, 1734. Le Diction, de la théol. cnthol.

IL PLAIES D ÊGTPTE. On nomme ainsi les fléaux par lesquels Dieu , à la parole de Moïse , punit le refus obstiné de Pharaon et de ses sujets , qui ne voulaient pas mettre les Israélites en liberté. Ces plaies sont au nombre de dix : la première fut le changement des eaux du Nil en sang; la seconde fut la quantité innombrable de grenouilles dont l'Egypte fut remplie; la troisième , les moucherons qui tourmentèrent cruellement les hommes et les bêtes; la quatrième, les mouches qui infestèrent tout ce royaume ; la cinquième, une peste subite qui tua "la plus grande partie des animaux; la sixième, des ulcères pestilentiels qui attaquèrent les Égyptiens; la septième, une grêle épouvantable qui ravagea les campagnes, excepté la terre de Gessen, habitée par les Hébreux; la huitième, une nuée de sauterelles qui achevèrent de détruire les fruits de la terre ; la neuvième , des ténèbres épaisses qui couvrirent l'Egypte pendant trois jours; la dixième fut la mort des premiers-nés des Égyptiens, frappés par un ange exterminateur. Cette pluie vainquit enfin la résistance des Egyptiens et de leur roi ; ils laissèrent partir les Israélites. Pour retenir plus aisément ces dix plaies, on les a renfermées dans les cinq vers suivants :

Prima rubens unda est; ranaruin plu^a secunda ; Inde culex terris, post musca nocentior istis, Quinta pecus stravit , anthraces sexta creavit ; Post sequitur grando , post bruchus dente nefando: Noua tegit solem, primam necat ultitna prulem.

Les rationalistes n'ont pas manqué d'objecter que ces différentes plaies ont été considérées à tort comme de vrais miracles, attendu que les magiciens de Pharaon n'ont pu faire de vrais miracles , et que cependant , d'après le récit biblique même, ils ont eux aussi changé leurs verges en serpents et l'eau en sang, et qu'ils ont même produit des grenouilles. D'où il résulte que les prétendus prodiges opérés par Moise ne sont pas plus réels. Les rationalistes ont ajouté qu'il n'est pas une seule de ces plaies qui ne soit en elle-même un fait purement naturel, surtout si l'on considère l'état physique de l'Egypte. Disons d'abord que rien n'empêche d'accorder aux rationalistes que les effets étonnants produits par les mages de Pharaon n'étaient réellement point miraculeux ; d'autant plus que le texte sacré dit expressément que ce ne fut que par des enchantements qu'ils changèrent leurs verges en serpents (Exod., vu, 11); et que d'ailleurs la connaissance de l'art sacré, qu ils possédaient, pouvait leur permettre au moins d'imiter jusqu'à un certain point, dans leurs opérations, les vrais miracles. On peut même leur accorder que les trois premiers prodiges, c'est-à-dire le changement de la verge d'Aaron en serpent, celui des eaux en sang ou en un liquide de couleur sanguine, et enfin la production des grenouilles, prodiges opérés par Aaron et Moïse , n'étaient que des effets purement naturels, comme nous avouons sans peine nousméme que , dans toutes les autres plaies , il se trouve ues faits qui ne sont point surnaturels, si on les considère uniquement en soi , et chacun pris séparément, en faisant abstraction de ses circonstances , telle que la manière dont il

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