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rot opéré, et la fin A laquelle H se rapportait; mais si, au contraire, on a égard à ces circonstances, comme on le doit dans l'examen d*î tout fait historique, il en sera bien autrement. A qui, en effet, paraîtra -t- il naturel que des fléaux si nombreux et si terribles , nui n'ont aucun rapport entre eux, fondent à la fois sur un même pays, et cela dans l'espace de cinq ou six semaines, et que les seuls Israélites, réunis dans la petite terre de Gessen, en soient exempts? Comment, par des moyens naturels, Moïse aurait-il pu prévoir, prédire, produire tous ces fléaux en élevant ou abaissant sa verge, les prolonger à son gré , puis les faire cesser d'un seul mot? Quant a la fin à laquelle ces miracles se rapportaient, elle était vraiment digne de Dieu. Ces miracles devenaient nécessaires pour que Moïse , obtenant de Pharaon la liberté des Hébreux, les formât en un corps de nation, leur donnât des lois justes , et leur enseignât le culte du vrai Dieu. Mais, si d'un côté nous soutenons contre les rationalistes que les plaies d Egypte doivent s'entendre de faits vraiment surnaturels, i de l'autre nous ne voulons pas nier les rapports naturels qu'ont ces plains avec l'état physique de TÉgypte; car ces rapports montrent clairement contre les mythologues que ces terribles calamités ne sont pas des fictions imaginées par un écrivain postérieur. Un poëte étranger à l'événement, et qui aurait vécu longtemps après l'époque à laquelle on suppose qu'il a eu lieu, n'aurait jamais songé . en décrivant ces plaies désastreuses, à faire intervenir les magiciens de Pharaon pour en produire quelques-unes; jamais il n'aurait imaginé le récit de la mort des premiers-nés tel qu'il est raconté dans l'Exode : des traitsde cet te nature ne s'inventent pas. D'ailleurs, tout dans cette narration porte le cachet d'un fait réel et historique , inimitable, parce que tout se trouve en hurmonie parfaite et avec les personnes et leschosesdu pays qui a été le théâtre de l'événemenl.et avec lescirconstances du temps auquel il a eu lieu. Au reste, et c'est un fait rlipine d'attention , ceux-là mêmes qui cherchent à dépouiller le récit de Moïse de tout le caractère miraculeux dont il est pourtant visiblement empreint, sont obligés d'avouer qu'il y a néanmoins dans les dix plaies d'Egypte quelque chose qui surpasse Tordre des phénomènes naturels. Car voici comment s'exprime Dubois- Aymé, un des déistes déclarés de l'école philosophique du xvm» siècle : « Que l'on écarte donc de la description des plaies d'Egypte les exagérations poétiques permises à celui qui décrit avec transport les phénomènes nui ont servi à la délivrance de son peuple , et l'on verra tout prestige s'évanouir; mais le concours de tant d'événements extraordinaires, quoique naturels, et leur résultat sur le cœur endurci de Pharaon pourront néanmoins être considérés comme une preuve frappante de la protection divine. » Voy. Exod., vu, vin, ix. x, xii. Bergier, Diction, de théot. Dubois-Aymé, Notice sur le séjour des Hébreux en Égypte, dans la description de l'Ê-
Sypte, t. l7 Antiquités, Mémoires, p. 307. Ferd. œfer. qui, dans son savant ouvrage intitulé Hist. ae la chimie, tom. I, p. 220 et suiv., Paris, 1812, donne des détails curieux sur fdr/ sacré. J.-B. Glaire , Les Uvves saints vengés, t. Il, p 348-350, où on trouve les preuves détaillées des assertions faites ici dans cet article, et la conciliation des prétendues contradictions où est tombé l'auteur du récit des plaies d'Egypte. PLAIN-CHANT. Voy. Chant, n- III- PLAINE - SELVE (Plana Sitva). abbaye de l'Ordre de Prémontié, dans la Guienne, an