PLAI
diocèse de Bordeaux, dans l'archiprètré de Dlaye. D'après les annales manuscrites de l'Ordre de Prémontré , que l'on conservait dans la bibliothèque de Saint-Jean d'Amiens , celte abbaye reconnaissait pour fondateur Godefroi , archevêque de Bordeaux. Voy. la GntHn Christ.
PLAISANCE (Placeniia), ville épisc. d'Italie, sous la métropole de Bologne, située sur le bord méridional du Pô, à quinze lieues de Parme et de l*avie. On n'en connaît point d'évêques avant saint Victor, qui fut ordonné par saint Sylvestre en 322. On a tenu deux conciles à Plaisance : l'un en 1005, et l'autre en 1132. Voy. Jean de Mussis, Chronique de la ville de Plaisance, depuis l'an 222 jusqu'en 1*02. Ughelli , Uni. Sacr., tom. H, p. 19V De Commanville, /'• Table alphabét., p. 190. Richard et Giraud. PLAISANT. Voy. Placentius.
PLAISIR. Les ennemis du christianisme reprochent à l'Évangile de nous interdire toute espère de plaisir quelconque. C'est une fausseté et un abus grossier des termes. En effet, tout I ce qui est conforme à notre goût , a noire inclination, est un plaisir pour nous. Or, si notre goût et notre inclination ont pour objet une chose bonne, utile, louable; si, par exemple, nous trouvons de la satisfaction dans la pratique des bonnes œuvres, l'Evangile, loin de nous interdire ce plaitir, nous exhorte.au contraire, i nous le procurer. Saint Paul nomme ce plaisir sa joie, et ta poix dans le Saint-Esprit, la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence et tout sentiment. L'Evangile ne nous défend pas non
r>lus les délassements innocents. Jésus -Christ ni-méme ne s'y est pas refusé : il voulut bien assister aux noces de Cana, à la table de Simoi le pharisien, aux repas que lui donnait Lazare. Il se laissa parfumer par la pécheresse de Naiia et par Marie, sœur de Lazare. 11 se promenait avec ses disciples ; il conversait cordialement avec eux. Les pharisiens, censeurs austères et hypocrites, lui (lient un crime de ce.« pluuirt honnêtes, qui étaient toujours pour le Sauveur une occasion d'instruire et de faire du bien ; aussi inéni isa-t-il leurs reproches. Mais tes plaisirs que l'Evangile a défendus, et défendus avec raison , ce sont les plaisirs mondains et dangereux, tels que le jeu , les spectacles, les bals, les assemblées nocturnes, les repas somptueux : 1* parce que chez les païens tous ces plawrt étaient très -licencieux, presque toujours infectés d'idolâtrie, et un foyer d'impudicité ; il n'était pas possible d'y prendre part sans être vicieux. 2° Pour modérer un penchant aussi impétueux et aussi aveugle que l'amour du plaisir, il faut des maximes rigoureuses, la plupart des hommes n!en rabattront toujours que trop; tel est le principe sur lequel les philosophes mêmes ont dirigé leur morale; celle des stoïciens était pour le moins aussi austère que celle de l'Évangile. 3° Jésus - Christ a paru dans un siècle au*si voluptueux et aussi corrompu que le nôtre; l« sadducëisme chez les Juifs, l'épicuréisme chez les païens, étaient la philosophie régnante. Or, pour déct éditer cette doctrine pernicieuse, qui nourrissait la volupté en feignant de la modérer, il fallait poser des maximes directement contraires, et couper le mal â la racine. 4* Dans de: circonstances où les chrétiens étaient exposés tous les jours au martyre, il fallait les y prépa; rer par un stoïcisme habituel; ce n'était pas là le moment d'enseigner une morale indulgente. Aussi Tertullien, fâché contre ceux qui ne voulaient pas renoncer aux spectacles du paganisme, leur demandait si cW au théâtre que l'on fait l'apprentissage du martyre. Puisque I