‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 628 sur 1294 · PLAN · texte numérisé non relu

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danger de Vépicnréisme te renouvelle dans tous les siècles, une morale austère est la seule qui contienne i tous les temps; il se trouvera toujours assts de voluptueux prêts à la contredire, et de philosophes accommodants disposés à la roitigti. Voy. Bergier, Diction, de théol., auquel m»u» «vons emprunté cet article.

PLANA SILVA . Voy. Plaine-Selve.

PLANAT (Jacques^), docteur en droit canon, était grand vicaire de l'évéque de Béziers en 16ô(3. il est auteur d'un excellent ouvrage ascétique intitulé : Srhola Christi, ou École du Christ. On en a donné une tmduction libre en français ; Péris, 17'.'! , 3 vol in-12. Voy. Feller, Biogr. univers.

PLANATUM. Voff. PLOAGUB.

FLANCHE (Jo*eph\ helléniste, né à Ladinhac, dans le Cantal . l'an 171». mort à Paris en 1H53, te consacra d'abord à l'enseignement, et devint en 1814 conservateur-administrateur de la bibliothèque de la Surbonne. Outre de nombreux ouvrages classiques , il a laissé : Esprit de taint Jton inn/tostomc, de saint (irégoire de Sazianze rt de saint Basile; Paris, 1823, in -12, et 1827. V&i. la Noue. Biogr. génér.

PLANCHETTE (Bernard), bénédictin de la oon.-régation de Saint-Maur, né à Aubigny-lès- Pothées , dans les Ardennes, en 1600, morl à Reims l'an 1680, se livra avec succès à la pré* dicalion. Il a publié : 1» Vie de saint Benoît; Pins , 1562, in-a> ; — 2» Panégyrique des saints ; •bid., 1675, in-8»; — 3» une traduction de l'ouvrage latin intitulé : Histoire des miracles faits è l abbaye de Saint- Pierre-sur- Dire : Caen, 1671, in-12. Vo»f. D. Le Cerf de la Vîéville, Hiô/ioth. et crit. des Aut. de la congrégat. de Saint-

l. PLAJVCI (Gottlieb-Jacob ou Jacques), protestant, né à Nurtin^en, dans le Wurtemberg, en 1751, mort à Gœttingue l'an 1833, professa ■ théologie dans cette dernière ville, où il fut promu en 1805 aux fonctions de surintendant finirai. Parmi ses ouvrages nous citerons : r Anerdotn qwrdam ad htstoriam concilii Tri- Htutmi frtmentia ; Gœttingue, 1761-1801, in-4;

— 4* Histoire de la formation des doctrines profitante* au temits de la réforme; Leipzig, 1781- ItttJ, tt vol. in-8» ; une 2« édit. des trois premiers volumes parut en 17«r1 ; — 3» Sur la Scission met les principales communions chrétiennes . et nv Ici mw/ens de les réunir; Tubingue, 1803, in-0» ; — 4» Histoire de l'origine et au développement de forganisntion de l'Église chrétienne i*<oiï«u commencement du vu» *iêc/e; Hanovre, MHM», 5 vol. in-8»; - 5» Cantidêrutims sur tet changements récents surtrenus dans l'Église catholique en Atlcmugne; ibid., 1808, in-8»; — 6» Sar /« Situation actuelle des communions catholupm et prolestante en Allemagne; ibid., 1816 ,

— 7» // </ <• du christianisme dans sa ttériode de profanation par les apôtres; Ga*t lingue, 1HI9\ m-#; — 8* Sur la Valeur des preuves historiques en faveur de la divinité du christianisme; «bld., 1822, in-8»; — 9» Histoire de la tlufologic pfrfeitnnte jusqu'au milieu du XVllr* *ièe/c ; ibid., 18J1, in-8»; tous ces ouvrages sont en allemand. V*/. la Nouv. Biogr. gêner. Le Diction, de la théol. enthol., qui donne la liste des autres écrits de PWk.

H. PLANCK. (Henri-Louis), protestant, né en 17% a (josUiutçue , où il est mort Tan 1831, était •ls du précédent. Il étudia la théologie sous Staeudlin, Ammon, Eichhorn, et suivit les «•an de philologie de Heyne et de Heeren. Il •^mt en !HÛô et 18U6 les prix de théologie et fc philosophie proposé? par l'université de Gœt-

tingue. En 1806 il devint répétiteur de théologie à l'université en mémo temps que Gesenios. Nommé professeur de théologie en 1810, il enseigna d'abord l'exégèse et l'hébreu , et prépara dès lors ses recherches critiques tnr le Nouveau Testament. Ses ouvrages sont partie en allemand et partie en latin, voici la ll»te qu'en donne Oux dans le Diction, de la théol. cathol.: 1° Observations sur la première Épitrt de saint Paul à Timolhée , en allemand ; Gœttingue, 1808 ; Planclc y défend l'authenticité de cette Épitre contre Schleiermacher ; — 2° Sur la Révélation et l'inspiration , par rapport aux nouvelles opinions de Schleiermacher , en allemand ; ibid., 1817 ; — 3* Dissert, de principiis et causis interpretationis PhiUmiana allegoricae ; 1806; — 4° Ênnii Medea; 1807 ; - 5° Essai d une, nouvelle fusion synoptique des trois premiers Evangélistes . en allemand ; 1809; — 6° De Vera Natwa atqut indole orationis graca N. T.; 1810; — 7» Negatur phWosnphiœ platonica; exstare in Ep, ad Hebra-os; 1810; — 8° Ex^nuntur qucedam de fundamento theol. rrcentioris , ejusque cum doclrina N. T. consensu, 2 p.; 1812-1815; — 9» Quardam de recentisi. Lucay Evang. analysi cri h eu ; 1819; — 10 De Significatu canonisin Ecclesia antiqua; 1820; — l f« Fragmenta lexici S. Script. N. T. recens adornandi ; 181 4 , 1 -25 , 1827.

PLANTAVIT DE LA PAUSE (Jean), évéque de Lodève , né en 1576 au château de Marcagsargues , dans le Gévaudan , mort au château de Margon, près de Béziers, l'an 1651, était issu de parents calvinistes. Il exerça d'abord les fonctions de ministre a Béziers; mais, avant abjuré dans cette ville en 1605, il se livra a l'étude de l'Écriture sainte et de la théologie, et il fut promu à l'épiscopat en 1625. Il a laissé : 1* Chronologia prasuhtm L/idovcntium in Gallia Narbonensi; Arainon, 1634, in-4°; — 2° Planta vitis, seu Thésaurus synanymicus hebruico-chaldaicornbhinicui; — 3* Plorilegium rnhhinicum; — 4* Florilegium biblicum; Lodève, 1611 et 1615, 3 vol. in-fol. Voy. le Journ. des Savants; 1746, p. 218. Colomiès, BibHoth. Orient. Moréri, BiVtion. histor. Poitevin-Peltavi , Notice sur J. Plantant de la Pause; Béliers, 1817, in-8». Richard et Giraud.

PLAT ou PLAET (Josse LE). Voy. Lbplat.

PLATA ou LA PLATA DE LOS CHARCAS

(Argentea, Argentina) ou CHUQUISACA, ville archiépisc. de l'Amérique méridionale , située à quatre-vin^t-dix lieues de la côte de la mer du 8ud. Cette ville fut fondée en 1539 par Fran-

Soia Pizarre, et son premier évéque, Thomas e Saint -Martin, fut sacré en 1553. Elle a été érigée en archevêché l'an 16u8. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LUI, p. 312-313.

PLATANE, village des Sidoniens, près de la ville de Béryte. Hérode v laissa ses deux fils

Kndant qu'il faisait examiner leur cause. Voy. septi, 4ntiq.. I. XVI, cap. nltim.

PLATE A. ville éplsc. de Béotie, située au diocèse de l'Illyrie orientale , sous la métropole de Corinthe. On en connait trois évéques , dont le premier, Athénodore . souscrivit la lettre du concile de Sardique aux églises. Lequien. Orient \ Christ. ,\om. 11 , p. 207. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LUI, p. 313.

PLATEL ou PLATELLE (Jacques), jésuite, né à Beisée, dans l'Artois, en 1608, mort à Douai l'an 1681 , professa a Douai la philosophie et la théologie ecolastique. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1» Synopri* cursus theotogici ; Douai , 1651, in-fol.; 1706, 6» édit.; — 2» Auctoritas contra physicam prtsdeterminaHontm diligenter reeognita , et in variis loris hcupletata ■

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CM n< redit synopsis synopseos, aru index cotnpendio exhibens omnes assertiones , probationes et objectionum solutiones, guœ in hac cursus theofo-

Îtci synopsi fusius explicantur; ibid., 1669-1673, vol. in -12. Voy. le Journ. des Savants, 1706, p. 882, I" édit., et p. 514, 2* édit.

PLATINA(Barthél lemy de' Sacchi, plus connu sous le nom de), né a Piadena ou Platina, près de Crémone, mort en 1481. Pie 11 le nomma abréviateur apostolique, et lui donna quelques bénéfices ; mais Paul II ayant aboli cette charge sans rembourser ceux qui en étaient pourvus, Platina lui écrivit une lettre menaçante, et le Pape le lit jeter en prison. Accusé plus tard d'avoir conspiré contre le souverain Pontife, m; le mit à la question, et il ne fit aucun aveu. Enfin Sixte IV le nomma bibliothécaire du Vatican. Outre des ouvrages de morale, on a de lui les Vies des Papes depuis Jésus-Christ jusqu'à Sixte IV, sous le titre de : In Vitas Surnmorum Pnntificum Opus: Venise, 1479; Nuremberg, 1481; Lyon, 1512, avec la continuation d'Onuphre; Lu vain, 1572; Cologne, 1600 et 1610. Voy. Richard et Giraud, au mot Platine. Nicéron, Mémoires, tom. VIII. Tiraboschi, Storia délia letteratura. Ital. Michaud. La Nouv. Biogr. gènér. Le Diction, de la théol. cathol.

PLATNER ( Ernest) , protestant, médecin et philosophe, né à Leipzig en 1741, mort en 1818, professa à l'université de sa ville natale la médecine , la physiologie et la philosophie. Outre des ouvrages sur la médecine et la philosophie, il a laissé : Dialogue sur tatltéisme , en allemand ; Leipzig, 1783, in-8». Voy. la Souv. Biogr. génér.

PLATO (Jérôme), jésuite, né à Milan, mort en 1591, fut secrétaire du P. Aquaviva, général de la société. 11 a laissé : 1° De Bono Statu reliiosi iib. III; Rome, 1590; Ingolstadt, 1590; enise. 1591; Lyon, 1592; Trêves, 1593; Cologne, 1608, in-1°, etc.; trad. en français; Paris, 1607, in-40;— - 2° De Cardinnlis Diynttnte et officia; Rome, 1592, in-4°; Mayence, 1621, in-8°. Voy. la Bihlioth. Script or. Mediolan.

PLATON (Saint), ahhé, né, comme on croit, à Constantinople, mort le 19 mars 813, était issu de parents nobles et illustres par leur vertu. Vers l'an 758, il se retira vers le mont Olympe, en Dithynie, où il se mit sous la conduite de Théoctiste . supérieur du monastère des Symboles. Il v donna l'exemple de toutes les vertus; et, en 770, il devint abbé de cette communauté, qu'il gouverna avec la plus grande sagesse. L'an 782, il se chargea de la conduite du monastère de Saccude ou de Sacudion, près de Constantinople; et, l'an 786, il s'éleva énergiquement contre les iconomaques dans un concile tenu dans cette ville. L'année suivante, il assista au concile œcuménique transporté à Nicée, et y contribua puissamment à rétablir le culte des saintes images. L'an 794, il se démit de ses fonctions de supérieur entre les mains de saint Théodore Studite, son neveu. Ayant refusé d'approuver l'alliance adultère de l'empereur Constantin et de Théodote, il fut jeté en prison. Ce fut seulement en 797 qu'il recouvra la liberté. Il se retira alors dans le monastère de Stude, situé dans la ville de Constantinople, et il fut de nouveau en butte à des persécutions de toutes sortes pour n'avoir pas voulu communiquer avec l'économe de l'église patriarcale, qui avait célébré le mariage de Constantin et de Théodote. Les Grecs et les Latins célèbrent sa féte le 4 avril. Voy. Bollandus, au 4 avril. Richard et Giraud.

PLATONISME et NÉOPLATONISME. Ou appelle platonisme U doctrine et le système phi-

Aï

i losophiquede Platon, et néoplatonisme une secte philosophique qui , dans les premiers siècles du christianisme, aspira à former, d'après les idées de Platon, un système réunissant tout ce qui lui semblait vrai dans les autres systèmes. Nous n'aurions rien dit de ces deux systèmes, s'il ne s'était trouvé des hommes, d'ailleurs sérieux et instruits, mais assez aveuglés pour les comparer au christianisme, et même en faire-dé-

j couler les doctrines catholiques ; prétention aussi ridicule que fausse en elle-même. Les notions pures, positives et sublimes des Pères de l'Église, qu'on s'est plu à métamorphoser eu disciples du philosophe chrétien, notions relatives soit à la religion en général , soit a Dieu, soit à l'homme en particulier, surpassent infiniment en élévation et en justesse les affirmations douteuses, incohérentes, contradictoires de Platon et de l'école dite d'Alexandrie, foyer du néoplatonisme. Certainement Platon a écrit sur Dieu des lignes admirables que les Pères ont citées avec éloge et que les siècles relisent encore comme pour se consoler des erreurs du génie humain durant l'ère misérable du paganisme. Mais en même temps il a gravement altéré la notion de la Divinité, eu admettant d'abord des idées absolues, substantielles, indépendantes de Dieu, puis une matière nécessaire, éternelle, et qui échappe ainsi à toute action divine. Quant au dogme de la Trinité, c'est en vain qu'on prétend que Platon y fait quelque allusion : l'incertitude même des commentateurs les mieux intentionnés, qui sont loin de s'accorder sur l'essence et la constitution intime de la trinité platonique, la discussion des textes qu'on allègue, ne permettent pas de penser que le philosophe athénien ait été plus instruit en ce point que les autres philosophes de l'antiquité. Les alexandrins, qui s'agitaient dans l'indépendance de leur raison pour créer un système de doctrine qu'on pùt opposer au symbole chrétien, auraient -ils pu prêter quelque chose aux Pères de l'Eglise? La théorie des attributs divins, telle qu'on peut 1a déduire des Ennéades de Plotinet des écrits de Proclos, est-elle plus élevée, plus pure et plus complète que celle qu'ont donnée nos saints docteurs ? Cette unité primordiale, source et terme de toute réalité, n'esl-elle pas trop semblable, dans l'éternelle inertie qu'on lui prête, au Saturne enchainé de la mythologie grecque, au Brahma des Indous, au By thos des gnostiques? Qu'est-ce que celte triade imaginée tout exprès pour faire concurrence à la Trinité chrétienne, et dont les éléments ne furent jamais assignes et reconnus d'un commun accotd , Alcinoûs, Eumenius et Plotin ayant fourni chacun des indications diverses ? Est-ce autre chose qu'une reproduction de la doctrine orientale des émanations, qui implique nécessairement ou bien la pluralité de dieux inégaux, ou bien la multiplicité des formes purement nominales d'une même substance? Le nouveau platonisme, qui était un perfectionnement de l'ancien, n'a pas même su copier le christianisme : comment donc l'ancien aurait-il pu inspirer et préparer le symbole chrétien? De plus, en matière de dogme. l'Église enseigne, et ne discute pas; elle arrive avec sa richesse originelle, et n'emprunte pas ; comment donc aurait-elle mendié ou même accepté, pour vêtir ses splendeurs, des lambeaux d'un platonisme proscrit par elle? Voy. le P. Baltus , Défense des saints accusés de platonisme; ouvrage dirigé spécialement contre le socinien Jean Leclerc,mais qui contient implicitement la réfutation des admirateurs

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