PLEU
dernes du platonisme. Au reste, les Dot/mata i theologica des PP. Thomassin et Petau, les préfaces des Œuvres des anciens Pères, par les éditeurs si savants et si consciencieux des xvi* et xvii* siècles, sont un arsenal où Ton peut s'armer d'une manière invincible contre les assertions téméraires d'écrivains irréfléchis ou prévenus , et , en tout cas , peu versés dans la connaissance de l'histoire ecclésiastique et des monuments de l'antiquité chrétienne. Voy. encore Bergier, Diction, de théol., où l'auteur montre : Ie combien est erronée l'opinion de Platon touchant la nature divine et la formation du globe; 2° que la Défense des saints Pères accusés de platonisme, par te P. Bal tus, est solide et non insuffisante ; 3° que les protestants n'ont opposé aucune raison solide aux preuves du Père liai tus ; 4» que le nouveau platonisme des éclectiques n'a pat causé dans t Église autant de trouble que Mosheim l'a prétendu. Le Diction, de la théol. cathol., qui cite textuellement les passages des Pères de l'Église relatifs au platonisme. VEncyclnp. cathol., aux mots Platonisme, Néoplatonisme, deux articles excellents. Feller et Michaud, au mot Platon.
PLAUCUM. Voy. PLOCSKO.
PLAZZA ou PI AZZA (Benoit), jésuite , né à Syracuse vers la fin du xvii* siècle, mort, selon les uns, dès 1761, et, suivant d'autres, seulement en 1765. 11 se distingua par ses talents et ses vertus. Après avoir professé plusieurs années la théologie à Païenne, il y fut préfet des études; en lin il devint censeur et consulteur d« l'Inquisition de Sicile. On a de lui un grand nombre d'écrits remarquables par la piété et la science qui y dominent; nous citerons seulement : 1° // Purgatorio, istruxione catechista dello stato e pene del purgatorio e de' rimedi apprestatici da Dio in questa vita. afin di sodisfare si per noi, corne per i nostri defunti al dehito di quelle pene contracte per i peccati, etc.; Païenne, 1654; — 2» Christianorum in sanctos, sanctorum Reginam, eorumque festa, imagines, reliquias, propensa Devotio a prœposterti cujusdam sert [> torts reforma txone , sacra* potissimum antiquitatis monumentis ac documentis vindicata, simul et illustrata, elc; accesserunt Jesu Christ i monita maxime salutaria. de cultu dilectissima mot ri Maria* debito exhihendo , a Duacensi doctore olim proposita; ibid., 1751, in-4»; ouvrage dirigé contre la Regolata Divozione de" christiani, publiée à Venise en 1747, par le célèbre Muratori, sous le nom de Lamindo Pritannio; — 3° Causa immaculatœ conceptionis B. V. sacris testimoniisutrinque allegatis,et ad examen theologico-criticum revocatts,agitata et conclusa;accedit sancti Pétri Argorum episcopi oratio, in conceptionem sanctœ Anna, ex praxis mss. édita; Païenne, 1747; Cologne, 1751; — 4° Lettera al Padre fira Daniel lo Concina, del ordine de' predicatori , in riposta a due impugnazioni da lui faite nelC opéra contra gli atersti; Palerme, 1755, in-4»; Venise, 1756; c'est une réponse à Concilia, qui avait attaqué quelques points de l'ouvrage de Plazza contre Lamindo Pritannio; — 5° Dissertatio anagogica , theologica, parœnetica, de paradiso, opus posthumum, etc.;\accedit Josephi Mariai Gratinée caput quintum et ultimum de electorum hominum numéro, respectu hominum reprobatorum ; Palerme, 1770. Cette addition de Gravina fut prohibée par un décret émané de Rome en date du 22 mai 1772. Voy. Feller, Biogr. univers.
PLEIN DROIT (DE), en latin ipso jure , est une expression qui marque que la peine prononcée par un canon sera encourue par la
position du droit, sansqu'il soit nécessaire de prononcer une sentence. Comjmr. Censure, n° II.
PLEIN-PIED (Plenus Pes), abbaye de l'Ordre de Saint- Augustin, dans le Rerry, au diocèse et à deux lieues au midi de Bourges, sur la rivière d'Auron. Elle fut fondée vers l'an 1080 par Richard, archevêque de Bourges, qui y fut inhume dans le chœur.
PLESCOVIA. Voy. l'art, suivant.
PLESKOU ou PLESKOW, PSK0W(P/*tcwia), ville archiépisc. de la Livonie, située près du lac d'où la rivière du même nom prend sa source, à 30 milles de Novogorod et à 60 de Riga. Elle était autrefois fort renommée, et elle se gouvernait en république lorsque le czar Jean Basile la conquit, en 1509. Cest aujourd'hui le siège d'un archevêque russe, qui a aussi sous sa juridiction l'église de Narva. On en connaît deux évèques, dont le premier, Théophane Procopowitz, siégeait sous Pierre I*r, et fut transféré ensuite à l'archevêché de Novogorod ; et le second , qu'on ne nomme point , était fort renommé par son éloquence, suivant les gazettes du 0 juillet 1725 et du 9 décembre 1726. Voy. Lequien , Oriens Christ. , tom. I , p. 1317. De Commanville , /« Table alphabét., p. 190. Gaet. Moroni, vol. LUI, p. 315.
PLESSING (Frédéric-Victor-Lebrecht), protestant, philosophe, né à Belleben, aux environs de Magdebourg, en 1752, mort l'an 1K06, étudia la théologie dans différentes universités, et ensuite la philosophie à Kœnigsberg, sous la direction de Kant; depuis 1788 il enseigna cette science à Duisbourg. On a de lui, entre autres écrits : 1* De la Nécessité du mal et de la douleur chez les êtres sentants; Dessau, 1783, in-8», — 2° Recherches historiques sur la théologie et la philosophie des plus anciens peuples jusqu'aux temps d'Aristote; Elbingen, 1785, in-8«. Voy. la Nouv. Biogr. génér.
h PLESSIS (Michel-Toussaint-Chrétien DU).
Voy. Duplessis , n° I.
H. PLESSIS - RICHELIEU (Armand -Jean DU), cardinal et principal ministre d'État sous Louis XJ1I, né à Paris en 1585, mort en 1642, fut un des plus habiles politiques et un des plus
frands génies que la France ait produits. A Âge de 22 ans il fut reçu de la maison de Sorbonne, obtint de Paul V une dispense pour posséder l'évéché de Lucon, et fut promu au cardinalat par Grégoire XV. 11 a laissé un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Les Principaux points de fa foi catholique défendus contre l'écrit adressé au roi par les quatre ministres de Charenton: Poitiers, 1617, in-8»; Paris, 1618, in-8°; 1629, in-4»; 1642, infol.; Rouen, 1630, in-8"»; trad. en latin; Paris, 1623, in-8»;— 2° L'Instruction du chrétien: Lyon, 1654, in-12, 24' édit.; — 3» Perfection du chrétien; Paris, 1646, in-4»; 1662, m-8»; trad. en latin , 1651 ; — 4° Traité qui contient la méthode la plus facile et la plus assurée pour convertir cewr qui se sont sé {tarés de t Eglise; Paris, 1651, in-fol.; 1547 et 1663, in-4»; — 5» des Lettres; 1696, 2 vol. in-12. Voy. le P. Le Moine, Vie du cardinal de Richelieu; Amsterdam, 1695. Pcrault, Homm. illustr. de la France pendant le xvii* siècle. L'abbé Joly, Éloges. Richard et Giraud.
PLESSIS-PRASLIN. Vou. Choiseul.
PLEUREURS, PLEUREUSES. Chez les Hébreux, il était d'usage d'avoir dans les funérailles des pleureurs et des pleureuses à.gage; on y joignait aussi des joueurs d'instruments. Apres avoir prédit quelque malheur, les prophètes ont coutume de composer un cantique
PLOM
PLOW
lugubre comme pour être chanté par les pleureurs et les pleureuses au jour de l'événement. La vallée de pleurs signifie, dans le sens moral, ce monde et les désordres qui y régnent ; mais, à la lettre, cette vallée était assez prés de Jérusalem, et renommée par sa stérilité; elle est nommée aussi le lieu des pleurs. Le Psalmiste marque la disposition d'une âme pénétrée de componction, en disant que ses pleurs lui servent de nourriture. Isaîe, parlant du malheur de Moab, dit : « Je t'enivrerai de mes larmes. » Malachie reproche aux Juifs d'avoir couvert l'autel de larmes, parce qu'ils avaient été cause des larmes de leurs épouses, qu'ils avaient répudiées sans sujet. Voy. Jéréin., IX, 10, 17,18, 20. Ezéch., xxvi, 17; xxvu, 2; xxxii, 2, etc.; Lxxxiu, 7. Juges, il, 5. Psaume lxxix,6; Isaïe, xvi. 9. Malach.,u,13etU.
PLEUVRI ou PLEUVRY (Jacques-Olivier), littérateur, né au Havre en 1717, mort i Pans l'an 1788, a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Sermons sur les mystères et sur la morale; Paris, 1778, in-12; — 2° Sermons sur la morale et Panégyriques ; ibid.. 1780, in-12. Voy. le Journ. des Sa vants, 1747, p. 038. Michaud, Biocr. univers. La Nouv. Biogr. genèr.
PL0AGUE (Plovaca, Pluhium,Pluviume\ Planatum), ancienne ville épisc. de Sardaigne sous la métropole de Torre. Ce siège fut uni à Torre au commencement du xvi* siècle par le pape Alexandre VI. Ploague a eu quinze évêuues, dont le premier, Jacentinus, siégeait en lOUO. Voy. la Sardima Sacra, p. 224. De Commanville, ln Table a/phabét., p. 190. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LUI. p. 315.
PLOCSKO ou PL0CZK0. PL0K0 (Plocum, Ploscum, Plaucum), ville épisc. de Pologne dans la Maso vie, avec titre de palatinat, et située sur la rive droite do la Vistule, fut érigée en évéché au x* siècle, sous la métropole de (înesme; mais, en 1818, le pape Pie VII ayant fait une nouvelle circonscription des évéchés de la Pologne, mit Plocsko sous l'archevêché de Varsovie, Voy. de Commanville, /" Taf*le alplmbét., p. 190. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LUI, p. 315.
PLOMB. C'est un grand principe en chancellerie romaine que les bulles ne sont censées expédiées que lorsqu'elles sont plombées. 11 y a, a cet eflel, un moulinet et un officier qu'on appelle le caissier du plomb, auquel on paie certains droits. Cet officier n'est pas le seul institué pour la formalité du plomb; c'est une espèce de tribunal composé de divers officiers qui tonnent deux classes ; les uns sont officiers du plomb, les autres du registre. Les officiers du plomb sont le président, les collecteurs, les maîtres du gonfalon, qui reçoivent un droit destiné au rachat des captifs; le receveur ou caissier du plomb, et le plombateur, qui dépend du président. A Rome, on distingue le plomb de la cliambre et le plomb de la cltancellerie. Le premier est ordonné et bénit par le pape ; l'autre, par le vice-chancelier ou régent ; il coûte plus cher que le précédent. Ces plombs représentent d'un côté les images de saint Pierre et de saint Paul , et de l'autre celui du pape qui accorde la grâce : Pontificis concedentis, sine quo p/umbo, f/ulla non dieitur ezpediia. Voy. Amydenius, De Stylo Datariat, c. XT, n» 32. Mendosa, Reg. VI II canceil., qu. 3. Rebuffe, Praxis in tert. part, signât. , n. 3.
PLOMBATEUR ou PL0MBEUR {Plombator), officier de la chancellerie romaine qui plombe les huiles, c'est-à-dire qui y met les sceaux. Il
a droit de porter la soutane violette, et il est cependant amovible.
PLONGEON, oiseau aquatique qui se nourrit de poissons. C'est le scMldch des Hébreux , le katarraktés des Grecs , le mergulus de la Vuigate. Pour pouvoir mieux plonger et poursuivre sa proie avec succès, il s'élève d abord en l'air, d'où il se précipite dans l'eau avec plus de force, et y pénètre par là même beaucoup plus avant. Voy. Levit., xi,17.Deutér.,xiv,17. J.-B. Glaire, Intwd. histor. et crit., etc., tom. II, p. 80.
PLOSCOM. Voy. Plocsko.
PLOTINOPOLI, siège épisc. de la province d'ilsemimont , sous la métropole d'Haniatropolis. On en connaît deux évéques; le premier, Hiérophile, fut, suivant Socrate, transféré du siège de Trapézopolis, et le second, Georges, souscrivit au septième concile, l'uy. Socr., Hist. ecclés., 1. VU, c. XXXTl. Lequien, Orient ChriH,, tom. Lp« 1185
PLOUCQOET(Godefroi),né d'une famille protestante d'origine française, en 1716, à Stuttgart , où il est mort l'an 1790. Il était étudiant a Tubingue, lorsqu'il se laissa séduire par les écrits de Wolf, à tel point que, sans renoncer absolument à la théologie, il se livra avec ardeur à la philosophie et aux mathématiques. U devint successivement professeur de logique , de métaphysique et d'économie politique à Tubingue, puis il fut appelé à Stuttgart pour faire uu cours à l'école militaire. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, dont les principaux sont : 1 0 Disserta t ioqua Cl. Varignrmii demonstratia gerymetrica possUtilitatis transsubttant., etc.; 1/40; thèse ou U essaie de concilier les principes de Wolt avec les enseignements de la religion chrétienne ; — 2* Pnmtrrta monadologia? captifs , Berlin, 1748, in-4»; mémoire qui lui ouvrit les portes de l'Académie des sciences de Berlin ;
— 3» De Materiatismo; 1750, in-4*; c'est une réfutation du matérialisme ; — 4* Prinnpia de substantiis et phanomenis; Francfort, 1758, in-H»;
— 5° Fundamenta philosophiœ specutatwct ; 1750, in-4°; plusieurs fois réimpr.; c'est une exposition claire et précise du système de LeibniU ;
— 6* Problemata de natwa hominis ante et po*t mortem ; 1766, in-4»; — 7° Institutionet philosophiœ theoretica ; 1772, 1782, in-4»; — 8» Elementa phdnsfrphiœ contemplatwa* , stve de scientia ratiocinandi; Stuttgart , 1778, in-4»: — 9» Variée Q*trstiones metapltysica? ; 1782, in-4». Voy. Michaud, Hu>gr. univers. La Nouv. Biogr. gêner.
PLOVACA. Voy. Ploaguz.
PLOVE (Nicolas), en latin Pknurus. docte nr en droit, né en Flandre, vivait au xv« siècle. U a laissé : 1» Traité des sacrements de t Eglise; — 2* Du Sacrifice de la mette; — 9» De* Heures canoniales; — 4» LV l'Excommunication ; — 5* De Plnierdit et de Cirrégulonté ; ces ouvrages ont paru à Strasbourg, 1498, et à Paris, 1M0. On lui attribue des Sermons; Strasbourg, 1496.
I. PLOWDEN (Charles), jésuite, né en Irlande l'an 1743, mort à Jougne, village dans la Franche- Comté, l'an 1821, professa la théologie au séminaire de Stonyhurst, et fut curé d'une chapelle à Bristol. Parmi ses écrits nous remarquerons : 1» Considérations sur f ennnion moderne de l'rmfaiUibilité du Saint-Siège dont les décisions de* questions dogmatique* ; Londres, 1790, in-8*; — 2" Observations sur tes questions proposées mur. catholiques anglais; 1791 3» Lettre à M. Charir* Butler sur la protestation des cathoàoms; 17l*>, in 8°. Tous ces écrits sont en anglais. Foy. relier. Michaud. La Nouv. Biogr. gêner.
U. PLOWDEN «Francs ). historien et pobliciste irlandais, mort à Paris en 1820, fut élevé