‹ Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiquesChapitre 630 sur 1294 · PLUC · texte numérisé non relu

PLUC

pliit

au collège anglais de Saint-Omer, et, lorsque les loi* anglaises s'adoucirent en faveur des catttoliqnes, il fut un de ceux qui profitèrent de la liberté qui leur Tut accordée d'entrer au barreau. Mowden exerça pendant plusieurs années avec beaucoup de distinction les fonctions d'avocat a Londres. Ayant violemment attaqué dans plusieurs écrits la conduite de quelques agents do gouvernement, il fut condamné à une amende qà\l ne put paver; ce qui l'obligea à se retirer en France. On a de lui , outre plusieurs écrits historique- et politiques : 1° L'cgli*e et fÉtat, ou Recherches sur t origine, la na- Jure el I étendue de rautorilé ecclésiastique et civi/e dans te* rapports avec la constitution an* o/ff»V.-1795.in-4»;— S» Subordination humaine; Paris, 1«24, in -8». Voy. Feller, Bittgr. univers.

III. PLOWDEN (François), mort à Paris en t"HKou 1790. était un ecclésiastique originaire «"Angleterre et fils d'une dame d'honneur de la femme du roi Jacques 11. 11 fut élevé auprès de H mère a Saint-Gei main-en-Laye , et placé ensuite au séminaire des Anglais à Paris. Il y lit sa licence en théologie et y reçut les ordres werès. Mais, s étant lié avec le docteur appelant Boursier, celui-ci lui persuada de renoncer au doctorat plutôt que de signer le nouveau formulaire et de donner son adhésion à la bulle Vmyenitu»; ee oui lui ferma l'entrée de toutes les carrières. Plowden se logea dans la maison des doctrinaires de Saint-Charles, à Paris. Il a laissé : 1» Traité du sacrifice de Jésus -Christ . Paris, 1778, 3 vol. in-12; ce livre fit naitre de vives discussions parmi les oppetantt seulement, et donna lieu à des écrits pour et contre; — —.2» Elévations sur la vie et les mystères du Jetus-Chrisf; œttvre posthume; Paris, 1804, 4 tel. in-12; mais tout le monde ne convient pas qoe cet ouvrage soit de Plowden. Voy. Feller. Michaud.

PLDBIUM. Voy. PloagUE.

PLUCHE (Noël- Antoine), littérateur et naturaliste , né à Heims en 1088, mort i la Varenne- Saint-Maur l'an 1701, reçut les ordres sacrés, »t détînt directeur du collège de Laon, place dont il fut forcé de se démettre à cause de son refus d'adhésion à la bulle Vnigenitus. Parmi iges nous citerons : 1» Harmonie des et de f Evangile, ou Traduction des et det Cantiques de F Eglise, avec des Soles relative* à la Vulgate , aux Septante et nu texte hébreu; Paris, 1704, in -12; — 2» Lettre fvr la sainte Ampoule et sur le sacre de nos rois « Reims; Laon, 1719 ; Paris , 1775, in-8° ; — 3» Le Spectacle de la nature; Pans, 1732, 9 vol. in-12; il a été réimprimé un grand nombre de fois ; mais on recherche les éditions les plus anciennes, pour avoir de bonnes épreuves des figares dont l'ouvrage est rempli ; il a été traduit en anglais, en italien, en hollandais, en espagnol et en allemand , et on eu a fait des abrégés; — 4» Histoire du ciel, considéré selon les Hk*s des poètes, des philosophes et de Moïse; faris, 1739, î vol. In -12, flg., La Haye, 1740, même format , l» ad. en anglais et en allemand. * «y- Feller. Mi chaud. La Jfouv. Biogr. génér.

PLUIE. D'après quelques expressions de l'Érrrture, il parait que les anciens Hébreux •votaient que les pluies venaient de certains grands réservoirs qu'ils supposaient être ancien* ce que Moïse appelle les ïur es, opposée* aux eaux inférieures, ?n sont celles de la mer. Les auteurs sacrés parlent souvent de la pluie de la nouvelle sai* «a et ée ta pluie de 1 arrière-saison. Les rabfrwa eroienx que la première signifie la pluie

de l'automne, et la seconde la pluie du printemps; mais leur sentiment parait plutôt fondé sur ce que les Juifs commencent leur année à l'automne que sur la véritable signification des mots. Entre les autres avantages que Moïse attribue à la terre de Cbanaan au-dessus de l'Égypte, il ne manque pas d'y mettre les pluies qui y tombaient en abondance à l'automne et au printemps, tandis que l'Egypte n'était arrosée que par les débordements du Nil. Dieu promet les pluies à son peuple comme une récompense de leur fidélité, et les menace de pluies de sable et de poussière, plus capables de dessécher que de rafraîchir la terre, s'ils deviennent prévaricateurs. Les Hébreux comparent souvent la parole et le discours à la pluie. Voy. Genèse, vu, 11. Deut., xi, 14; xïviii, 24; xxxii, 2. Osée, vi, 3. Lévit.. xxvi. 3. Eccl., xxxix.9. D. Cnlmet, Diction, de la Bible.

PLUMARIUS. brodeur. Il en est question dans plusieurs passages de l'Exode, à l'occasion de divers ornements que Moïse fit faire , soit pour le tabernacle, soit pour les prêtres. Le mot hébreu signifie, A proprement parler, un ouvrage de plumes en broderie; cependant il ne parait pas que les brodeurs dont parle l'Écri- I fure aient fait usage de laine, de lin, de coton et | d'or. Ce mot plumnrius parait avoir été pris seu- ' lement à cause de la variété de couleurs qui se trouve dans la broderie , comme dans les plumes des oiseaux, l'oy. Exode , x xvi, 30 , etc.; xxvii, 16; XXXlx, 3, 2X. I). Calm- 1, Comment. \sur r Exode. Cotnpar. Poiamitarii s.

PLUNKET (Olivier), prélat catholique anglais, né au château de Hathmoro, dans le comté de Meath, l'an 1029, mort à Tvburn en Hi81 , I termina ses études à Rome, professa la théolo-

Sie, et fut promu à la double dignité d'évéque 'Armagb et de primat d'Irlande. Son zèle le rendit suspect aux protestants, qui l'accusèrent d'avoir ourdi an complot contre la cour. Malgré sa loyauté bien connue, il fut condamné à mort. On a de lui : Mandements et Lettres pastorales: Londres, 1686,2 vol. in-4». Koy. Feller. Michaud. La Nnuv. Biogr. génér.

PLUQUET (François- André- Adrien), savant ecclésiastique, né a Bayeux en 1716, mort à Paris l'an 1770, se lit recevoir licencié en Sorbonne, professa la philosophie morale au collège de France , et devint chanoine de Cambrai. Parmi ses écrits nous citerons : 1° Examen du fatalisme; Paris, 1757, 3 vol. in-12; — 2» Mémoires pour servir à thistoire des égarements de resprit humain par rapvort à la religion chrétienne, oo Dictionnaire des hérétics , des erreurs et des schismes ; Paris , 1702. 2 vol. in-8° ; Besançon, 1817, 2 vol. in-8». Voy: Feller et Michaud,

?ni donnent quelques détails sur les écrits de lunuet. La !Souv. Biogr. génïr..

PLUTARQUE (Saint), martyr d'Alexandrie, mort vers l'an 304, était frère de saint lléracle, évêque d'Alexandrie, et premier disciple d'Origène. Il fut arrêté pendant la persécution de Sévère, et cueillit la palme du martyre. L'Église honore sa mémoire le 28 juin. Voy. Eusebe , Hist. ecclés., 1. VI.

PLDTUS ( Jérôme) , jésuite italien, a laissé : DeCardmalis Dignilate et officia Hter. Pluti, Presbyt. Soclet. Jesu, Tractatus additionibus ,notis et dtssertationibus opportunis ouctus , ne distinctts capitibus illtus tractatus a Jo. Amli-ca Tria, archvpiscopo Tyri... editio quarto ca>trris exnrtinr, Rom(P,ex typographia Joannis Zempel; 17 ki, ln-4*. Cette quatrième édition du traité du Père Plut u s a si lort augmenté l'ouvrape , qu'il peut passer pour un nouveau travail sur la dignité

POCIÏ

et les fonctions du cardinal. Voy. le Journ. des Savante, 1746, p, 608.

PLUVIAL ( Trabea sacra , pluvialis ) , grande chape que portent les chantres à' la messe et à vêpres , et l'officiant à la procession , et lorsqu'il encense. 11 entoure toute la personne, et est attaché par devant au moyen de deux agrafes. C'était autrefois la chape ou manteau que les ecclésiastiques, ainsi que les religieux, portaient à la campagne pour se garantir de la pluie. Compar. Chape. n° 1.

PLUVIUM. Voy. Ploague.

PLYMOUTH, ville épisc. d'Angleterre, fut érigée en évéché par Pie IX en 1850; cet évéché e>t Muflragant de l'archevêché de Westminster. Voy. Gaet. Moroni, vol. LUI, p. 316.

PNEUMATIQUES , terme grec qui signilie spirituels. On a donné ce nom aux anabaptistes parce qu'ils se disaient éclairés par le Saint- Esprit; ces hérétiques rejetaient l'Ancien et le Nouveau Testament. Voy. Jovet, Hist. des religions de tous les royaumes du monde, tom. I, p. 471.

PNE U M A TOMAQUES , mot grec qui signifie o«i combattent le Saint-Esprit, ennemis du Saint- Esprit ; nom donné aux Macédoniens parce qu'ils niaient la divinité du Saint-Esprit. Voy. saint Ëpiphane, Hêtres. LXXI. Baronius, Annal, ad ann. 373, n° 5. Compar. Macédonien , n» II.

POBLICAINS {Poblicani). Voy. Poplicains.

POCCIANTI (Michèle), de TOrdre des Servîtes, né en 1535 à Florence, où il est mort l'an 1576, acquit de la réputation comme théologien , prédicateur et historien. Ses principaux ouvrages sont : 1° Historia seu Chromcum rerum totius or dinis Servorum Maria? Virginit; Florence , 1567, 1614, in-4« ; — 2» Vite de' Vllbeati Fhrentini, fvndatori del ordine de' Servi; ibid., 1589, in-8°; — 3e Mystica Corona annnrum U. Mario? Virginis numéro LXJII nùraculorum respondentium ; ibid., 1596, in-8°. Voy. Negri , Storia degli Scrittori Florentini. Ghilini, Theatro d'L'omini letterati. Nicéron, Mémoires, t. VIII. Michaud, Biogr. univers. La Nom». Hiogr. aénér.

POCH ( Bernard), prêtre génois , mort à Home en 1785, cultiva les langues orientales avec beaucoup de succès, et s'y rendit très-habile. On a de lui : 1° Del Pentateucho stampato in Napoli tanno 1491, e saggio di alcune varianti lezioni estratte da esso da Libri antichi délia Synagoga; Rome , 1780, in-4° ; — 2° Bouclier de la foi , en hébreu et en italien; c'est une réfutation du livre d'Isaac, rabbin caraïte, livre qui porte le même titre, et qui est dirigé contre la religion chrétienne. Plusieurs savants s'étaient déjà occupés de réfuter cet horrible ouvrage ; mais Poch essaya de le combattre avec plus de force, et il y réussit; tous les hommes capables qui ont connu son travail lui ont rendu cette justice; il parait qu'il n'a jamais été imprimé; — 3° une édition du Pugio fidei de Rai mon Martin , la plus complète et la mieux soignée. Voy. le P. Fabricius, Titres primitifs de la Révélation, t. I, p. 191. Michaud, Biogr. univers.

POGHARD (Joseph), prêtre, né à la Cluse, dans le bailliage de Pontarlier, en 1715, mort à Besançon l'an 1786. professa la théologie dans cette ville, pendant plus de trente ans, aux nombreux élèves attirés par sa réputation de toutes les parties de la Franche - Comté , de l'Alsace, de la Suisse et de la Bourgogne. Plus tard il fut nommé supérieur du séminaire de ce diocèse. On lui doit la révision du Missel et du Bréviaire du diocèse de Besançon , que l'on regarde comme des modèles en ce genre , et il a eu la plus grande part à l'ouvrage d'Urbain Grisot ,

PODE

intitulé : Méthode pour la direction des àmet; Neuchàteau, 1772, 2 vol. in -12; ouvrage qui a eu de nombreuses éditions. Voy. le Journal etclés, de l'abbé Barruel, mai 1788. Feller. M ichaud.

POCIEY (Hypatius), prélat russe, né à Rojanlsé en 1541, mort à Vladimir en 1613, occupa une grande place dans l'histoire religieuse de la Russie par la part qu'il prit en 1516 au retour des provinces occidentales de cet empire à leur foi primitive. Il fut député à Rome ponr faire acte d'obédience au Saint-Siège entre les mains de Clément VTIl , et il devint évéque de Vladimir et de Bresc. Nous avons de lui : l' un grand nombre d'Homélies, qui ont été publiées par Léon Kiszka ; Suprasl , 1714, in-4» ; — 2* L'Union, exposé des principaux articles qui concernent l'union des Grecs avec l'Eglise romaine; Wilna, 1595; — 3° Relation de t ambassade fie les Ruthènes envoyèrent en 1476 à Sixte /F. ibid., 1005; — 4° Privilèges accordés aux Vniaies par les rois de Pologne: ibid., vers 1705. Voy. U Nouv. Biogr. gènér.

I. POCÛCK (Richard), anglican, né à Southampton en 1704, mort l'an 1765 à Mealh, dont il venait d'être nommé évéque , a laissé une relation de s es voyages en Orient intitulée : A Detcription oftlie East, and of some other comtriei; Londres, 1743-1745, 2 t. en 3 vol. in-fol , avec 179 planches ; trad. en français sous le titre de : Voyages en Crimée; Paris, 1772-1773 , 7 vol. in-12. La description de la Terre-Sainte , de la Syrie et de la Mésopotamie contenant des documents utiles pour l'intelligence de certains passages de la Bible. Voy. Michaud, Biogr. unittrt. La .Vomi». Biogr. génér.

IL POCOCK (Edward), anglican, théologien et orientaliste, né à Chivaly. dans le Berkshire, en 1604, moi t à Oxford l'an 1691, entra dan< les ordres en 1629, et fut nommé successivement chapelain de la factorerie anglaise d'Alep.pms professeur d'arabe et d'hébreu à Oxford. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° une traduclioo arabe du Traité de la vérité de la religion chrétienne de Grotius; — 2° des Notes sur les Epitres de saint Pierre, de saint Jean et de saint Jude; — 3° Commentaires sur Osée , Joël , Michéc et Malachie; ces notes et ces commentaires ont été imprimés avec quelques autres ouvra^ de théologie, sous ce titre : Theologicul Il or**," Londres, 1740, 2 vol. in-fol.; — 4» Porta Mom: Oxford , 1655, in -4°; c'est un ouvrage de Maimonides, imprimé en caractères hébreux, et accompagné a'une traduction latine et de note». U a pris en outre une grande part à la Pofy* glotte de Wallon ; on lui doit les parties de la version syriaque du Nouveau Testament, qu'il a accompagnées d'une version latine et do note* Vossius a publié ce travail • Leyde, 1630, in-4». Voy. Wood, Athènes Oxomens. Richard et Giraud. Feller. Michaud. La Nouv. Biogr. qetttr.

III. POCOCK (Thomas), fils du précédent, a traduit en anglais un traité hébreu de Maiu» sès-Beu-lsraël , qu'il a publié sous ce titre : 0/ the terrn of life ; Londres , 1699, in-12. Voy. M»chaud. La Nouv. Biogr. géttér.

PODALÊA ou PODALIA, PO DALLA, ville épisc. de la province de Lycie , sous la Métropole de Myre, au diocèse d'Asie, située près des sources du fleuve Xantus. On en connaît quatre évéques, dont le premier, Calliniius , assista au premier concile général de Conslantiuoplç. Voy. Lequien, Oriens Christ., tom. I, p. 973. Oe Commanville, Table alphabét., p. 190. Richard et Giraud.

PODERIS, terme qui signifie, à proprement parler, une robe traînante ; cependant on l'ero-

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