I. POIDS DU ROI. Voy. l'art, suiv
II. POIDS DU SANCTUAIRE ou POIDS DD TEMPLE. Pour fixer et conserver la régularité des poids et des mesures , Moïse en fit déposer de** étalons dans le tabernacle, afin que les prêtres pussent vérifier les autres poids d'après ceux-là, et veiller à leur régularité comme à une chose sacrée. Cet usage existait en Egypte et chez les Romains. Anciennement, chez les chrétiens eux-mêmes, c'était dans les églises que l'on conservait les modèles des poids et des mesures. Ces étalons relatifs aux poids, qu'on pudait d'abord dans le sanctuaire, furent dans la suite transportés dans le temple de Jérusalem, où nous voyons, par le premier livre des Paralipomènes, que les prêtres avaient l'intendance des poids et mesures. C'est pour cela qu'on les a nommés poids du sanctuaire et poids du temple. Il est aussi question dans l'Ecriture .lu poids du roi, parce que c'était aux rois à em-
pêcher toute falsification et toute fraude a est égard. Le temple de Jérusalem avant été brûlé par les Chaldéens sous le roi Sédécias, r^s étalons périrent dans l'incendie; et les Juif», devenus successivement sujets des Perses, des Grecs et des Romains , adoptèrent les poids, les mesures, et la monnaie de ces différents peuples. Voy. Exod., xxx, 13. Lévit., xxvii.35. Clem. Alex., Strom., 1. VI. Justinien, Novclie CXXVIU, ch. xv. D. Calmet, Diction, de la Bible. J.-i:. Glaire, Introd., etc., tom. H, p. 190.
III. POIDS-MONNAIES. Les anciens Hèbreui n'ayant point d'argent monnayé pour leur commerce, divisaient l'or et l'argent en lingots plus ou moins forts, qu'ils mettaient dans uns balance, et qu'ils pesaient avec des pierres; de là l'expression de Moïse , qui , voulant prohiber l'usage des faux poids, dit : « Tu n'auras point dans Ion sachet divers poids, l'un plus gros, et l'autre plus petit, » C'était pour ce motif que le vendeur et l'acheteur portaient toujours i leur ceinture une balance et des pierres d'un certain poids. Voy. Deutéron., xxv, Prowrb., xvi, 11. Michée, vi, n» 7. J.-B. Glaire, JttrW., etc.. tom. II, p. 190.
POINTER. Voy. Poynter.
POINTEUR. Il existe encore aujourd'hui un pointeur dans tous les chapitres canoniquemenl institués, et leurs fonctions sont très-réelles partout où une partie du traitement des cha* noines leur est assignée sous la forme de dis* tributions quotidiennes. Voy. l'abbé André, Court alphaltét. de droit canon.
POINTS- VOY ELLES. Les signes oui peinent les sons et ceux qui représentent les articula* lions sont chez la plupart des peuples les mêmes; on les comprend tous sous la dénomination commune de lettres; maïs les Hébreus, comme les Chaldéens, les Syriens et les Arabes, n'em» ploient les lettres que pour représenter les consonnes, et, quand ils veulent peindre les voyelles, ils ont recours a des figures ëtran. gères à leur alphabet. Ces figures, qu'on nomme pointS'Vityelles , parce qu'elles se trouvent pre-que toutes formées au moyen de points, sont d'une invention moderne. Selon l'opinion la plus probable, c'est au commencement du vr» siècle qu'il faut en chercher l'origine, époque à laquelle les Juifs de Tibériadc, appelés depuis Massurrthes,»* rassemblèrent pour revoir le texte hébreu, mar» quer les principales variantes, etc. Il est très *r*U semblable que ces signes, qui sont aujourd'hui au nombre de dix voyelles, cinq longs et cinqbre'i, et au nombre de quatorze, en admettant quatre voyelles très- brèves, étaient dans l'origine restreints à trois, comme ils l otit été anciennement dans la langue syriaque, et comme ils le sont encore aujourd'hui dans l'arabe. On pense aises généralement qu'avant l'invention de ces pomti, plusieurs consonnes ont fait, au moins en certains cas, les fonctions de voyelles : ce sont sur» tout Vulef, le vav et le yod. Voy. les Grammairet et les Traités sur la langue hébixilqw.D. Calmet, Diction, delà Bible. J..B. Glaire, Introduction, etc., tom. I, p. 260, et tom. II, p. 147. Le Mm. des Savants, août, 175. p. 592.
POIREAU ou P0HHEAU (Portion). On lit dans le livre des Nombres (xi, 5), que les Hébreux se plaignaient, dans le désorl, que la manne leur causait du dégoût, et qu'il» regrettaient les poireaux et les oignons d kgypte. '•»* incrédules se sont inscrits en faux contre le récit mosaïque , prétendant qu'on ne peut *°Um haiter avec tant d'empressement des oigrums, cette plante ne paraissant guère propre à faire naître de si ardents désirs. La léinérité des in-