VI. PONS THE0PREDI. Vo„. Pontifroi
P0NSSEM0THE DE L'ÉTOILE (Pierre), chanoine et abbé régulier de Saint- Acheul d'Amiens, mort en 1718, a laissé, outre deux Ororsorts funèbres : 1° J>/rre *ur d'anrieus tombeaux découvert a sous le grand autel de /'église d'Achcul; in-4»; — 2« Réponse à la Diw/ofwn de M. Lestocq sur la translation de satnt Pirmin. troisième évéque d'Amiens, avec une Critique de la Vie de saint Salve, évAjuc de la même tille; Paris, 1712, in-12; — 3» Bnaarques critiques sur te livre de A#. Lestocq : Justification de la translation de saint Firrmn; Reims, 1714, in-V2; — 4° Projet d'un Bréviaire, avec des notes, mscré dans le Joum. des Savants, 1698, p. 488 et suit.
I. PONT, région d'Asie située le long de la côle du Pont-Euxin, qui lui a donné son norn. ou de la mer Noire, depuis le Bosphore jusqu a la Colchide. Le Pont fut érigé en diocèse ou exarchat après la nouvelle division de l'empire d'Orient, sous Constantin le Grand et Constance, son fils, et on lui assigna les provinces suivantes : la Galatie, la Bithynie, la Cappadoce, la petite Arménie, l'Hélénopont, le Poiit-Polémoniaque et la Paphlagonie. Dans la suite, on partagea quelques-unes de ces provinces en deux ou trois, ce qui en augmenta le nombre jusqu'à treize : savoir: la Cappadoce première seconde et troisième ; l'Arménie première et seconde; la Galatie première et seconde; le Pont-Polémoniaque, l'Hélénopont, la Paphlsgonie , l'Honoriade, et la Bithynie première et seconde. La ville de Césarée, métropole de la première Cappadoce, Pétait de tout le diocèse du Pont au milieu du m* siècle. Son évéque, à cause de la dignité de son siège, avait la préséance sur tous les évéques des autres provinces; mais, sur la fin du v* siècle, il fut soumis au patriarche de Constantinople. Le Pont a été éclairé des lumières de la foi du temps des apôtres; mais il parait que ce fut seulement au m* siècle que la religion y fit beaucoup de progrès. L'adresse de la 1" Épitre de saint Pierre donne lieu de penser qu il avait prêché dans celte province et dans celles qui l'avoisiuent. Saint Jérôme met Arioth, roi de Pont, avec Chodoi lahomor et ses alliés, qui vinrent faire la guerre aux habitants de la Pentapole ; mais l'hébreu porte roi d Ella far, et les Septanto ont conservé ce terme de l'original. Le paraphraste chaldéen Jonathan met roi de Thalassur, et le syriaque, roi de Dalasar. Isaie, parlant des enfants d Éden qui étaient à Thalussar, insinue que ce pavs était dans celui d'Ëden ou aux environs, l'oy. Genèse, xrv, 1. Isaïe, Xxxvit,12. D. Calmet, Diction, delà HMt. Richard et Giraud. Le Diction, de la théol.cathol.
II. PONT, lieu situé près de Saintes, où, en P2U4, on tint un concile dans lequel on accorda une décime à Philippe le Bel. Voy. la Gall. Christ., tom. II, p. tÙ76. Pontanum Concilium.
III. PONT (Laurent du), de la congrégation des Clercs réguliers mineurs, né a Na pies en 1575, mort en odeur de sainteté à Alcaia, l'an 1639, illustra cette congrégation par le brilla»! éclat de sa vie édifiante, de son zele et de w doctrine. Il prêcha et enseigna I Écriture sainte avec succès, fut supérieur de la maison de Sainte-Marie-Majeure de Naples, et se relira a Tolède dans une maison de sa congrégation , aiin de s y livrer tout entier à la
PONT
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des choses célestes et à la composition de j quelques outrage», qui sont : 1° Ai D. Matthœi Evangeiium commentariorum litterafium et rno-
ralùm, rtm moralibus additionibus , Tomi duo; Lyon. 16U. in-fol.; — 2° In Sapientiam, t. III, cum hmUiit, diaressionibus scholasticis et paraphrasi; Paris, 1629-1640, 1651 ; — 3» Vita régis Davtdu. Voy. Toppi, Biblioth. Seapol., p. 191. Croovaw, klenchus in Sacr. Script., p. 249. Richard et Giraud.
IV. PONT ou PONTE (Louis du), jésuite, né à Valladolid, mort en 1624, professa la théologie et la philosophie avec beaucoup de réputation, et fat an excellent maître de la vie spirituelle. On a de lui : 1* Expositin mnralis et mystica in Ctntica canticorum; — 2° Traité du sacerdoce et dt fépiteopat; — 3° Traité de la perfection chrét*wte; — 4° un Directoire spirituel; — 5° des M*dttatifm$ ; ces derniers ouvrages sont écrits en espagnol. On a donné un abrégé latin de ses Méditations : Compendium Médit ationum ; l^ns, 1668, in-12. Ses Œuvres spirituelles ont été traduites en français par François du Ros- «et; Paris, 1612. 1613, 1614 et 1617, par René •iauJlier; ibid., 1621, in-fol., et par le P. Jean Bn?non Jésuite ; ibid., 1689,1700, 1703. Richard
PQHTAC (Arnaud de), évéque de Bazas, né a Bordeaux, mort au château de Jouberthes en 1000, assista l'an 1579 à l'assemblée du clergé, et fut choisi par celle de Melun pour faire à 111 des remontrances que nous avons I les Mémoires du clergé. Il a composé , en 1" des Commentaires sur le prophète Abd">< ; 1366, in-4»; — 2» des Notes sur la chronique vKûsèbe; — 3» un ouvrage de controverse contre do PJessis-Mornay. Voy. Possevin, Ai/par. tocer. La Gal/ia Christ.
I. P0NTANUS ( Georges -Barthold de Brailenberg», prélat bohémien, né à Brnx, mort en 1616, acquit beaucoup de réputation comme prédicateur et comme poète latin. Nommé en i >J chanoine a la cathédrale de Prague , il y devint plus tard prévôt et vicaire général, u «erca une grande influence sur les importantes questions religieuses qui étaient alors agitées m Bohême. Il a écrit dans sa langae maternelle quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1» Bibliof/ièque des Prédicateurs, tirée "fel auteurs anciens et modernes ; Cologne , 1608, w-fo|.; — 2* Ln Bo/téme pieuse ; Francfort, 1608, ■n-fol.; recueil des plus remarquables traits de piété des princes et des prélats de ce pays. Voy. la \mm Hioftr.qènér.
H. P0NTANU8 (Jacques^, jésuite, habile humaniste et laborieux philologue, né en 1542 à liruggou Brûck, dans la Bohême, mort à Augshourg l'an 1626, professa les langues anciennes et la rhétorique avec le plus grand succès. Parmi ses ouvrages nous citerons : 1° Collo- (fuiomm iocrorum Libri quatuor curn notis; Augsbourg, 1609, in-8°; — 2» Philocaiiu sire excerpta t sacris et jprofanis auctoribus; Francfort, 16'26, in-fol.; — de plusieurs traductions, entre autres «elle de VHistoérede Jean Cantacuzène, celle de la tVqle chrétienne de Philippe le Solitaire ; celle de la Vie de Jésus-Christ , par Nicolas Cabusilas, etc.; ces différentes traductions ont été insérées dans la Biblioth. magna Patrum. Voy. Michaud, to'*ir. univers.
III. PONT AN US (Roger ou Rover), de l'Ordre des Carmes, né à Bruxelles, vivait au xvi« siè- «le. On a de lui : !• De licous mirabilibus; traité fans lequel il découvre quelques faussetés de •"histoire de Sleidan et de celles d'autres au- — 2» Véritable Histoire de ce
qui s'est passé dans In république chrétienne de l'an 1500 à fan 1559 : Cologne,1550. Voy. Valère- André, liiblioth. Belge.
P0NTAS (Jean), célèbre casuiste, né à Saint- Hilaire du Harcooèt, dans le diocèse d'Avranches, en 1638, mort à Paris l'an 1728, se fit recevoir, en 1663, docteur en l'un et l'autre droit, et devint vicaire de la paroisse de Sainte -Geneviève-des- Ardents , i Paris, puis sous-pénitencier de Notre-Dame. On a de lui : 1° Dictionnaire des cas de conscience i l'édition la plus complète de cet ouvrage est celle qui a été donnée à Paris, 1741, 3 vol. in-fol.; — 2* Exhortations aux malades sur les attributs de Jésus- Christ dans i Eucharistie ; 1 vol. in-12; — 8* Exhortations sur le baptême, les fiançailles, le mariage et la bénédiction du lit nuptial; 1 vol. in-12; — 4° Exhortations sur les Évangiles du dimanche, pour la réception du saint viatique et de r Extrême- Onction ; 2 vol. in-12; — 5* Entretiens spirituels pour instruire, exhorter et consoler les malades, etc.; 2 vol. in-12; — 6» Sacra Scriptura ubique sibi constans; Paris, 1698, in-4»; — !• Examen des péchés qui se commettent en chnque état ; ibid., 1728, in-12. Richard et Giraud. Feller. Michaud.
P0NTAULT (Pons Altusj, abbaye de l'Ordre de Citeanx située dans la Gascogne, an diocèse d'Aire, sur le bord de la rivière de Luy, qui sépare le diocèse d'Aire de celui de Lescar. Vers l'an 1115, elle fut fondée pour des bénédictins par Géraud, abbé de Dalon, suivant la chronique de Maillesai, et elle fut unie à l'ordre de Cit'-aux en 1 151. Voy. la Gallia Christ., tom. I.
PONTBRIAND ou P0NTBRIANT(René-François du BREIL DE), abbé de Saint -Marien d'Auxerre. né à Rennes, mort en 1760, a laissé : 1* Projet d'un établissement déjà commencé pour élever dans la piété les petits Savoyards qui sont à Paris; Paris, 1735-1743, 4 part, in-8*; — 2" Pèlerinage du Calvaire sur le mont Valérien: ibid., 1745, in-12; 1751, in-16; 1816, in-12; — 9» L'Incrédule trompé et le chrétien affermi dans la foi ; 1752, in-8»; cet ouvrage obtint un grand succès. Voit. Feller. Michaud.
PONTE. Voy. Pont, n» IV.
PONTE AU DE MER ( P»ns Auâmari), ville de France située en Normandie, on, de Tan 1257 à l'an 1305, on assembla quatre conciles. Vof/. Labbe, tom XI. Hardouin, tom. VIII. Bessin , Concilie Bothomagensis provincial. Richard
P0NTEC0RV0 (Pontis Curvi), ville épisc. des États pontificaux dans la délégation de Frosinone. Elle est enclavée dans la terre de Labour, province du royaume de Naples. Voy. Gaet. Moroni, vol. LIV, p. 94-104.
P0NTEVEZ (M. de ); chanoine d'Avignon , cidevant de la congrégation de la Mission, a laissé : Béftexwns et Élévations pour choque jour de l'octave du soint Sacrement. On en a donné un abrégé dans un livre intitulé La Beligion chrétienne méilitée dans le véritable esprit de ses maximes. Voy. \tJourn. des Savants, 1745, p. 735.
I. P0NTIEN (Saint), pane, né à Rome, mort le 19 novembre 235, surcéda à Urbain 1«« en 231. U fut relégué par l'empereur Alexandre Sévère sur une fausse accusation , dans l'île de Sardaigne,et il expira peu après dans les supplices. Dans l'ancien Martyrologe , sa mort est marquée an 13 août. Saint Antère lui succéda. Voy. Eusèbe, Chron. et Bist., 1. VI. Anastase, Va. Pontif. Baronius, Annal.
IL P0NTIEN , évéque du vi« siècle, a écrit à l'empereur Justin ien nne Lettre contre la condamnation des trois chapitres. Elle a été insérée dans les C«iei7«,tom. V.
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