II. PONTIFE ROMAIN. roi/.PaPE, n»I
PONTIFES ou FAISEURS DE PONTS, religieux hospitaliers qui furent institués par saint Bénezet à la fin du XII* siècle. Ils furent ainsi nommés parce que le but de leur institut était de prêter main -forte aux voyageurs, de bâtir des ponts ou d'établir des bacs pour leur commodité, et de les recevoir dans les hôpitaux sur le bord des rivièr,s. Voy. le P. Hélyot, Hist. des Ordres monast., tom. II, c. xlii.
PONTIFICAL, nom donné au rituel des évèques ou livre dans lequel sont prescrites toutes les fonctions épiscopales. Vog. l'abbé André.
PONTIFROI {Pons Theofrêdi), abbaye régulière de l'Ordre de Ctteaux située dans la ville de Metz. Elle fut fondée, vers l'an 1321. par Jean Louviat et Ponce, sa femme, bourgeois de Metz. Bâti d'abord à la porte du Pontifroi, ce monastère fut transféré dans la ville en 151 S. Voy. D. Calmet, Hist.de Lonaine. tom. II, p. 490.
PONTIGNY (Po>,tiniacum), célèbre abbaye, la seconde des quatre filles de Citcaux, située au diocèse d'Auxerre, sur les bords de la rivière du Serain; elle fut fondée, en 1114, par Thibaud II, comte de Champagne. Elle était régulière et élective, et elle a eu autrefois une nombreuse filiation en France, en Italie, en Pologne et en Angleterre. Le schisme et l'hérésie lui avaient enlevé les monastères d'Angleterre , les diverses réformes en avaient séparé les monastères d'Italie et de Pologne, de sorte qu'il ne lui restait que les monastères de France, au nombre de quarante environ. Cette abbaye a servi d'asile â plusieurs saints personnages, entre autres de trois archevêques de Cantorbéry : saint Thomas, Elienne de Langton et saint Edme. Voy. Moréri, édit. de 1759.
PONTIQUE (Saint), martyr de Lyon et compagnon de saint Photin. Voy. Photin, n° I.
PONTIUS MEROPIUS. Voy. Paulin, n- III.
PONT-LEROI (Pontilerium), abbaye de l'Ordre de Saint-Benoit située dans un bourg du même nom qui faisait partie d'abord du diocèse de Chartres et plus tard de celui de Blois. Elle fut fondée en 1034 par Gelduin, seigneur de Chaumont et de Pont-Leroi , qui y fit venir des religieux de Saint - Florent de Saumur. Pillée et brûlée en 1562 et en 1568 par les calvinistes, cette abbaye a été rebâtie et réformée par les bénédictins de Saint-Maur, qu'on y introduisit en 1631. La mense abbatiale de Pont-Leroi était unie depuis 1730 à l'évéché de Blois. Voy. la Gall. Cfirist., tom. VIII, col. 1379 et suiv.
I. PONTOPPIDAN (Eric), protestant, évéque de Di ontheim, né à Biergegard, en Fioitie, lan 1621, mort à Drontheim en 1678, remplit d'abord les fonctions de pasteur à Antvorskov et à Kioge. Outre des pièces de poésie, il a laissé : 1° des Thèses sur différentes questions tl léo logiques ou philosophiques: — 2° T/ieo/oqiœ practieaf Synopsis; Sora, 1656, in -4°; ibid., 1673, in-4°; — 3° des Méditations et plusieurs autres ouvrages ascétiques. Voy. Michaud, Biogr. univers. La S'tvv. Biogr. génér.
IL PONTOPPIDAN (Eric), protestant, évéque de Bergen, né à Aarhus, dans le Jutland.en 1698 , mort à Bergen en 1764, était petit-neveu du précédent. Il exerça d'abord les fonctions de pasteur à Makenberg, devint prédicateur de la cour à Copenhague, où il professa la théolo-
3ie, fut promu à 1 épiscopat en 1748, puis à la ignité de vice -chancelier de l'université de Copenhague. 11 a laissé dans sa langue maternelle un grand nombre d'ouvrages, parmi lesquels nous citerons:!0 Dialogue sur la religion
et la pureté de la foi; Flensborg ,1727, in-4»;
— 2° Clair Miroir de la foi; Francfort, 1727, 3 part. in-8°; — 3» Histoire abrégée de la riforme de C Église danoise ; Lubeck , 1734, in-8»;
— 4° La Force de la vérité employée à In réfutation de l'incrédulité des athées et det partisans de la religion naturelle; Copenhague, 1758, trad. en allemand ; — 5" Trotte de l'immortalité de fdme et de son état après la mort; ibid., 1762, in-8°; trad. en allemand; — 6» Anniles Eccleàa Danicœ diplomatki ; ibid., 1741-1752, 4 vol. in-4». Voy. la Souv. Biogr. gêner.
P0NT0UX (Claude de), littérateur, né à Chàlons-sur-Saône vers l'an 1530, mort en 1579. On a de lui quelques ouvrages, parmi lesquels : 1° Harangue de saint Basile sur la lecture des livres grecs des auteurs profanes, trad. du grec; 1552, in 8°; — 2° Huictains français pour l' interprétation et l'intelligence des figures du Nouveau Testament; Lyon, 1570, in -8°. Voy. la JVow. Biogr. génér.
PONT-POLÊMONI AQUE , province du diocèse du Pont, ainsi nommée de Polémon, ancien roi de ces contrées; elle avait pour métropole la ville de Néocésarée. Dans la suite, l'empereur Justinien n'en fit qu'une même province arec l'Hélénopont; mais cet arrangement ne changea rien à la disposition des provinces ecclésiastiques à l'égard des droits métropolitains; car la ville d'Araaséa demeura toujours métropole de l'Hélénopont, et Néocésarée fut aussi celle du Pont-Polémoniaque. Compar. Polemomcm.
PONTRON (Pons Ortrandî), abbaye de l'Ordre de Ctteaux située au diocèse et à quatre lieues d'Angers, sur les confins de la Bretagne; elle avait été fondée en 1134.
PONT - YON , maison royale située a dem lieues de Vitri-le-Brùlé, dans le diocèse de Chàlons-sur-Mame, en Champagne, et qui est célèbre par le concile que Charles le Chauve y fit tenir en 876. Voy. Labbe, t. IX. Hardouin, t. [?•
PONZETTI ou PONZETTA (Ferdinand), cardinal et évéque de Molfetta, né à Naples Tan 1436, mort à Rome en 1527, a publié : 1° Traité de l'origine de F âme; Rome, 1521; - 2» Traité des sacrements: ibid., 1522; - 3» une Somme de théologie: ibid.; — 4° une Phiiofoph* morale; ibid., 1524. Voy. Richard et Giraud. Gaet. Mornni, vol. LIV, p. 133.
POOL, POOLE. Voy. Pôle.
POPAYAN (Popayanum), ville épisc. de l'Amérique méridionale, sous la métropole de Santa-Fé, située à quatre-vingts lieues environ au nord-est de Quito. Son premier évéque, Augustin de Corugnan, mourut vers l'an 1580. Foy. Richard et Giraud. Gaet. Moroni, vol. LIV, p. 134-135.
POPLICAINS ou POBLICAINS, P0POU- CAINS et PUBLICAINS ( Poplicani, Pobtkata, Populicani , Publicani ) , hérétiques manicliéens et albigeois qui parurent en France vers 1 an 1195. On est fort partagé sur leur origine; les uns prétendent qu ils sont sortis des Puulkie**, et que le peuple les a appelés Pophcains , par corruption du mot Pauliciens; les autres croient
2u'on leur donna le nom de Poblkains ou Pulicains, parce que ce n'étaient que des gens de la lie du peuple qui avaient embrassé les erreurs des albigeois pour se livrer plus hardiment â leurs brutales passions Ils prétendaient qu'il ne fallait ni baptiser les enfants, ni prier pour les morts, ni invoquer les saints, ni se marier; qu'il n'y avait point de purgatoire; qoe ce monde visible était gouverné par Iwg apostat; que tous les hommes seraient sauves à la lin des siècles, etc. Ils se répandirent dans