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Jirerses contrées de l'Europe . et ils ne forent exterminés an 'avec le reste des albigeois. Voy. Pinchinal, Diction, des hérés., au mot Popli- CArss. Le hum. des Savants, 1708, Supplém., p. 7. 8 et wiv.
POPPOR (Saint), abbé de Stavelo, au pays de Liège, né en Flandre l'an 978, mort à l'abbaye de Mirchiennes le 25 janvier 1018 , élait fils de sainte Adelwise. Il porta d'abord les armes, mais il se dégoûta bientôt de cette profession et entreprit le pèlerinage de Jérusalem, puis on voyage à Rome, pour visiter le tombeau des saints apôtres. De retour en Flandre, il prit l'habit religieux dans le monastère de Sajut-Thierri et habita successivement les abbayes de Saint -Vannes de Verdun, de Saint- Vaast d'Arras, de Saint-Wafloy ou Saint-Maurice, au diocèse de Verdun, où il fut supérieur ou prévôt, et enfin de Stavelo et de Malmédi, dont il devint abbé. L'empereur saint Henri le pourvut de l'abbaye de Saint-Maximin de Trêve»; il refusa l'évéché de Strasbourg, mais on l'obligea de se charger des abbayes de Saiut- Vaast d'Arras et de Mirchiennes. L'Eglise célèbre sa féte le 25 janvier. Voy. Bol la nd us, cm Smctorum. au 25 janvier, Richard elGiraud. POPOLICAINS (Populicani). Voy. Popli-
! ou PORCQ (Jean le), prêtre de l'Oratoire, vivait au xviu* siècle. On a de lui : Les Sentiments de saint Augustin sur la grâce oppotà à ceux de Jansenius; Lyon, 1700, in -4°, 2» édit. Voy. le Joitrn. des Savants, 17U0, p. 45, l"éuu., et p. 3G3,2*édit.
PORCACCHI (Tommaso), savant littérateur, né à Castiglione Aretino, dans la Toscane, vers lan I5J0, mort à Venise en 15H5. On lui doit, outre un certain nombre d'écrits purement littéraires, des éditions de plusieurs ouvrages dans lesquelles il a ajouté des préfaces , des notes, etc. Nous citerons seulement : 1" Rac *>lta di prtdicke di diverti illustri predicatori ; 15tJ5, in-80;— 2° Antichtà di Roma de B. Gafliucci; 15ti9, in-4*. Voy. Ghilini, Teatro d'uomini lettfroti. tom. I, p. 217. Nicéron, Mémoires, tom. XXXIV. La Sauv. Bioge. génér.
PORCAIRE ou PORCHAIRE (Saint), martyr et abbé de Lérins, vivait au via* siècle. Les Maures d'Espagne y ayant fait irruption , Por- ■aire assembla sa communauté, composée de cinq cents moines environ, et les exhorta au martyre, qu'ils souffrirent tous, à l'exception de quatre, que les barbares épargnèrent , et d'un autre, nommé Éleuthère, qui se cacha dans nne grotte. La Martyrologe romain a placé au 12 août la féte de ces saints martyrs. Voy. Surins. I). Mabtllon , ///• Sièr/e bénédict.,\'* partie.
PORC ÉPIC (ORDRE DU), en latin Orda %stricts, Ordre militaire qui avait été institué par Louis , duc d'Orléans , fils de Charles V, ù la cérémonie du baptême de son fils Charles, en 139L Cet Ordre fut appelé aussi Ordre du Cornait, ou Camaïeu, ou Camée, parce que le duc d'Orléans donnait avec le collier une ba^ue d'or garnie d'un camoieu ou pierre d'agate sur laquelle ftait gravée la tifrure d'un porc-épic. Louis XII •bolit cet Ordre.
PORCHE, PORTIQUE (Porticus), «alerie couverte. Le mur des parvis du temple, chez les Hébreux, avait des portiques dont chacun était vwtenu des deux côtés par un triple rang de lionnes, et ce triple support était porté luineroe sur quatre autres rangées de colonnes, bot les dernières touchaient à la muraille. On <t>peûit portique de Salomon celui des gentils, fu ouvrait du »ùté de l'orient. C'est sous le
portique du parvis des gentils que se tenaient les changeurs et les marchands de victimes. C'est aussi dans ce parvis que se trouvaient les gardemeubles , et tout ce qui servait à l'entretien et au service du temple. Voy. III Rois, vi, 3; vu, fi, etc. I Paralip., xxvm, 11, etc. Ézéch., xlii , 3, etc. Jean, x, 23. Actes, ut. 11, etc. D. Calmet. Diction, de la Bible, au mot Temple J.-B. Glaire, Introït, histor. et crit.. t. II , p. 305-367.
PORCHERON (David-Placide), bénédictin de la congrégation de Sainl-Manr, né à Châteauroux en 1052, mort a Paris l'an 1091, se livra à de laborieuses recherches sur l'histoire et la géographie. Outre des travaux sur ces matières, il a travaillé avec D. Ruinait aux notes des Acta primorum martifrum , et il a eu part à l'édition des Œuvres de saint Hilaire donnée
Îmt les bénédictins. Voy. le Journ. des Sovants, 088, 1090 et 1703. Moréri, Diction, histor. U Long, Biblioth. histor. Le Cerf, Biblioth. histor. et crit. des Auteurs de la conqr. de Saint-Siaur. Richard et Giraud. Feller. Michaud, Bù*gr.
vers. La Nouv. Bioqr. génér.
PORCHETTI SALVÀGIO (Victorien latin De Silvaticis , ou, selon d'autres, Salvatii (Vittore Porchelto de'), chartreux, né à Genève, mort vers l'an 1315, a laissé : 1° Victoria ad versus impios Hebrœos ex Sacris Litteris, tum ex dictis Talmud, ac cabalistarum , et omnium authorum quos Hebrœi recipiunt. monstratur ver i tas catholicœ fidei; Paris, 1020, in-fol.; l'auteur a pris beaucoup de choses dans le Pugio fidei de Raimond Martin, comme il en convient lui-même; — 2° De Entibus triais et unis; — 3° De Sanctissima Virgine Maria. Ces deux derniers ouvrages sont restés manuscrits; le premier a été publié par Augustin Justiniani, évêque de Nebbio, qui eut beaucoup de peine à le mettre en ordre. Voy. Soprani , Scrittori délia Liguria. Morozzo, Theatrum Chronol. sacri Cartusiensi* Ordinis. Bariolocci , Supplém. ad magn. Biblioth. rabbin. Wolf, Biblioth. Hebrœa, passim. Feller. Michaud, qui donne des détails intéressants. La Nom. Bingr. génér.
PORCQ (Jean le). Voy. PORC.
I. PORÉE (Charles), jésuite, né dans la paroisse de Vendes , près de Caen , en 1075, mort a Paris l'un 1741 , professa la rhétorique au collège Louis le Grand. Outre des tragédies latines, on a de lui : 1° Éloges . Oraisons funèbre" et discourt latins; Paris, 1735, 2 vol. in-12; 1747, 5 vol. in-12; 2° des Catéchismes latins, exhortations
3ue les professeurs de rhétorique fout a leurs isciples la veille des grandes Têtes. Voy. la Vie abrégée du P. Porèe. a la téte du Recueil de ses tragédies latines; 1745.
II. POREE (Charles -Gabriel), oratorien, né à Caen en 1085, mort l'an 1770, se lit recevoir licencié en droit civil et en droit canon, et occupa successivement les cures de Noyant et de Louvigny. Il a laissé quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : 1° Lettres sur tu sépulture dans les églises; Paris, 1743, in-12; Caen, 1745, 1749, in-12: — 2° Examen de la prétendue possession des filles de la paroisse de Landes, diocèse de Bayenx , ou Réfutation du mémoire par lequel on s'efforce de l'établir; Rouen, 1737, in-4°. Voy. le Journ. des Savants, 1748. Quérard, Iji France littér. Feller. Michaud, qui rapporte le témoignage que Voltaire rendait du P. Porée, son ancien maître. La iïouv. Biogr. génér., qui indique un certain nombre d'ouvrages à consulter sur le P. Porée.
PORI , siège épisc. de la province de Rhodopc, sous la métropole de Trajanopolis. On en connaît un évéque, Xicéphore, qui assista au con-
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elle teno au rx» siècle poor le rétablissement de Photius. Voy. Lequien, Orient Christ., tom. I, p. 1201).
PORMORANT (Alexandre Colas de), né à Orléans an commencement du xvin* siècle, mort l'an !G75, fut cnré de Notre-Dame de la ville de Calais, puis abbé commendataire de l'albaye de la Madeleine de Pleine-Selve, au diocèse de Bordeaux. Il consacra ses talents, sa fot tune et tout sou temps à l'instruction de la jeunesse. 11 nous reste de lui : 1» Ls Triomphe de la charité, contenant l'institution, les règlements et exercices de la compagnie des «lames de la Charité, établie en l'église paroissiale de Calais; Paris, 1t>4H; — 2° M,* ,/g /n Famille de Sttint-Joseph , établie au faubourg de Saint' Virfor de Pans; Paris, 1644, in -1*2. Le but de cet établissement, formé sous la protection du roi et de la reine régente, était de nourrir c haritablement, et d'élever chrétiennement des enfants des nobles et honnêtes familles peu favorisées de la fortune, de retirer ceux qui étaient sans condition . pour en former de bons maîtres d'école ecclésiastiques au service du diocèse. L'abbé Pormorant a publié plusieurs autres ouvrages; mais ils font tombés tellement dans l'oubli , qu'on ignore jusqu'au titre de ces ouvrages. Voy. Keller. Michaud.
PORNID (Pornidium), ancienne abbaye de l'Ordre de Saint -Augustin, située au diocèse de Nantes, dans le duché de lietz, près de la Loire. On ignora dans quel temps, et par qui elle fut fondée.
J. PORPHYRE (Saint), évéque de Gaza en Palestine, né a Thessaloiuqne, en Macédoine, l'an 353, mort le 26 février 420, se consacra an ser-' vice de Dieu dans le monastère de Scélé, en Egypte, l'an 378, passa à Jérusalem en 383, et se retira dans une caverne située près de la rivière du Jourdain, où il passa cinq ans dans de si grandes incommodités qu'il tomba dangereusement malade. Il se fit alors reconduire a Jérusalem , dont l'évéque l'ordonna prêtre, et lui confia la garde de la vraie croix. Nommé évéqne de Gaza en 3UU, il réforma les mœurs des catholiques, confondit les hérétiques, surtout les manichéens, et y extermina presque entièrement l'idolâtrie. H obtint aussi de l'empereur Arcade qu'on y démolirait tous les temples de* idoles. On célèbre le 20 février la fele de saint Porphyre. Voy. Dollandus, Acta Sanctorum, au 26 février.
II. PORPHYRE (Saint) . martyr de Palestine, et con inaction de saint Elie. Voy. ÉLIE, n* II.
III. PORPHYRE, célèbre philosophe néoplatonicien, né l'un *J33 de Jésus Chi ist a Batauéa, colonie phénicienne de Syrie , ou â Tyr, selon d'autres, mort à Rome en 304. Sou véritable nom élaitJ/'i/c/<««, c'est-à-dire rot dans la langue syriaque; Longin , son mailre, le changea eu celui de Porphyre, qui sigmlie en grec revêtu de la pourpre. Outre Longin, Porphyre eut aussi Origène pour maître. Il étudia d'abord l'éloquence et la philosophie a Athènes. De la il passa a Rome, où il reçut les leçons de Plotin. Après la mort de ce philosophe il enseigna luimême avec succès, et eut un grand nombre de disciples. Il parait certain qu'il avait embrassé le christianisme , et qu'il le quitta par un motif peu digne d'un vrai philosophe. Sociale l'historien éit formellement que le Platonicien de Itatanée Abandonna le chi isliauisme pour avoir été maltraité par quelques chrétiens de Césarée en Palestine. La plupart de ses écrits ne nous sont pas parvenns;dans les fragments que nous possédons, nous trouvons des idées dignes d'un
philosophe chrétien, malgré l'élément piien qui s'y trouve souvent mêle. C'est ainsi qu il regarde notre séjour ici-bai dan* la mrnton (le corps ) que nou* occupons comme un enrMntemett, et que, pour nous procurer la véritable pli' de lame, il nous conseilla de nous dépouiller, comme de mauvais vêlements, de tous les désirs qui nous portent vers la possession des biens matériels; c c'est, dit -il, nus et sans tunique que nous devons entrer dans la lice des jeux olympiques de l'Ame. » Le plus célèbre de ses écrits est celui qu'il composa, pendant son séjour en Sicile, contre les chrétiens; il était dirisé en dix-sept livres. Nous ne l'avons plus: mais il fallait qu'il fût bien répandu, puisqu'il a élé réfuté par saint Methodius, évéque de Tyr, par Eusèbe, Apollinaire, saint Augustin, saint Jérôme, saiuï Cyrille et Théodore t. La philosophe avait lu l'Écriture pour la combattre; et, en comparant avec les hiatoriens profanes les prophéties de Daniel, il les trouva si claires, si détaillées et si conformes i l'histoire, qu'il s'imagina que Daniel n'en avait pu être I auteur, mais Qu'elles avaient été composées par un écrivain qui avail vécu depuis AiitiochusEpiphanM, et qui avait emprunté le nom de Daniel. On lui démontra le contraire en exposant la tradition constante des Juifs, et la manière dont t'est formé le canon des Livres *anits. Mais celle imagination de Porphyre, outre qu'elle fournit une excellente preuve de la clarté et de l'évidence frappante des prophéties, fut cause qu'on vit les Juifs combattre pour las chrétiens, et la religion de Jésus -Christ avoir pour défenseurs ses plus cruels ennemis. Voy. August., f> Civil. 1. X. Euseb., Prœpar. Evnng., 1. III, c. v ; I. XI , c. xxviii : I. XV, c. X et suiv. Eunape. Vie de Porpliyre. rabricius, BMtoth. grrKO, tom. V, n. 726. Tillemont, Mémotres, tore. III, p. 517-518. Feller. Michaud, Biogr. vniven. La Souv. Biogr. ginér. On trouve dans ces deut derniers ouvrages des détails très -intéressant* sur les écrits de Porphyre.
PORPHYRÉON , autrefois1 Helpha, anjoord'hoi Cayplui , ViUe épisc. de la première Pliénicie, sous la métropole de Tyr, au diocèse d'Anlioclic. On en connaît cinq évêques , dont le premier, Thomas, assista et souscrivit au concile de Chalcédoine. porpliyréon est miintetwnt un simple évéché in portibus sous l'archevêché titulaire de Tyr. Voy. Lequien, Onen* CkrUt., loin. II, p. 8311. De Commanville, /*• TahtealfJw- 6e/., p. 102. Richard et Gitaud. Gael. Moi ou . vol. LIV. p. 137-13*.
P0RPHYRI0N, sorte d'oiseau de rivière ainsi nommé i cause de son bec rouge. Moi** en défend l'usage aux Juifs. Voy. Léviliq., xi.^" Deuter., xiv, 17. D. Calmât, Dictum.de fa HiUt-
P0RPHYRIENS, nom qui fut donné s«i ariens dans le iv* siècle, en vertu d un édit de Constantin, où il est dit : « Puisque A ri us > imité Porphyre en composant des écrits impies contre la religion, il mérite d'être noté d infamie comme lui , et comme Porphyre est devenu l'opprobre de la postérité et que ses écrits ont été supprimés, de même nous voulons qu'Anus et ses sectateurs soient nommés porphyriens* Plusieurs critiques pensent que l'empereur nota ainsi les ariens, parce qu'ils semblaient, à I exemple de Porphyre, autoriser l'idolâtrie en approuvant que Jésus Christ Tût adoré comme Dieu, quoique, suivant leur opinion, ce fût o»e créature. D'autres jugent plus simplement que ce num fot donné aux sectaires d Arius parce que celui-ci avail imité dan» ses livres ht malignité, le liel, l'emportement de Porph y re contre
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la divinité de Jésus-Christ. Vôy. Bergier. Compar. PonPHVRK. n« III.
PORRFAU Voy. Poireau.
PORRÉTAINS ( Ponetani), disciplesde Gilbert de la Porrée, évoque de Poitiers, qui, vers le milieu du xii' siècle, fut accusé et convaincu de plusieurs erreurs touchant la nature de Dieu, ses attributs et le mystère de la sainte Trinité. Son défaut, comme celui d'Abailard, son contemporain, fut de vouloir expliquer les dogmes de la théologie par les abstractions et les précisions de la dialectique. l'oy. Bergier, qui, dans son Diction, de théof., cite quelques-unes des erreurs qui ont fait condamner le prélat. Compar. noire art. Gilbert, n» X III.
PORRETE (Marguerite), née dans le Hainaut, morte a Paris eu 1310, débitait des erreurs qui tendaient & soutenir le libre usage des plus infâmes pissions; celle qui fit plus d'éclat consistait à dire que quand l'homme était arrivé véritablement au parfait amour de Dieu, quelque action opposée à la loi qu'il pût commettie ensuite, il n'y avait plus de crime en lui; qu'il devait se tranquilliser et favoriser la nature en tout ce qu'elle pouvait désirer, de quelque genre nue fussent ses désirs. Elle fut condamnée au feu : mais elle mourut pénitente. Vuy. Richard et Giraud.
P0RR0S (Alexis), de l'Ordre des Carmes, vivait au xvr» siècle , et était inquisiteur à Venise. Parmi ses ouvrages, nous citerons : 1* Héflexions spirituelles sur ces paroles de l Ectlétiaste : Vanité des vanités; — ^Oraison sur saint Hyacinthe ; — 3* Discours sur le purgatoire; ces ouvrages ont paru à Parme, 151»; — 4° Réponses sur des questions touchant l'enlèvement de saint Paul; Crémone, 1505; — 5» Traité de r Antéchrist ; — 6° Des Signes et de la mort de Jésus- Christ; Venise, 1507: — 7» Antidote contre les démons; ibid., 1509. Voy. Richard et Giraud.
PORT (Gilles du). Voy. Duport.
PORTA (Henri de la), dominicain et docteur en tliéologie au xvm« siècle, professa les langues orientales à l'université de Pavie. On a de lui : De LinyuatumorientaliuM nd omne doctrines genus Pratstuntia. Accedunt Exerdtationes dua m quorum prima invoentio sanctorum adversus Thevdoricum Hackspanium t in altéra purgatorii Veritas adversus eumdem Hackspanium , Joseph. Binghamum, Isaacum Beausoùnum aliosque , ex pri^ca Patrum et Ecctesiarum traditione, Sacr. Script, documentis opprime consona, atque exJudœorum etiam consensione vindicatur et asseritur; Milan, 1758. ii i-V.
P0RTAGL0RIUM. Voy. Bocillas.
PORTA LEGRE (Par tus Alocri*), ville épisc. de Portugal sous la métropole d'Évora, située â trente-cinq lieues au nord -est de Lisbonne. Paul 111 y érigea un évéché au xvi* siècle, par
I. PORT ALIS (Auguste), homme politique, né à lu Ciotat en 1801 , mort près de Dijon en 1855, a occupé dans la magistrature une position élevée. Un a de lui : La Lil*rU de conscience et te statut religieux; Paris, 1840, 1 vol. in-8». Vou. la Nouv. Biogr. génér.
II. P0RTAL1S (Jean-Etienne-Marie), né au Bausseï, en Provence, l'an 1715, mort a Paris en 1«07, fit ses études aux collèges des Oraloriens de Toulon et de Marseille, et sou droit a Aix, où il fut reçu au parlement, et où, dès son lébut, il se plaça parmi les jurisconsultes et les orateurs les plus distingués de cette époque.
Au commencement de la révolution, îl se retira à la rompngne; mais les troubles du midi et les préambules des persécutions révolutionnaires le forcèrent d'en sortir. Dans les derniers mois de 1703, il vint à Paris où il ne larda pas à être arrêté; il ne recouvra sa liberté qu'après la chute de Robespierre, et il fut bientôt après obligé de quitter la France. Rappelé dans sa patrie, il y fut chargé en 1N01 de toutes les affaires concernant les cultes. C'est lui qui fit reconduire à Rome le corps de Pie VI, qui èlait resté jusque-là à Valence. Il ordonna d'effacer les inscription* païennes qui étaient sur le frontispice des temples sacrés, fit rentrer en Fiance les évéqnes démissionnaires qui en étaient exilés depuis des années. En 1803, il fut élu candidat au sénat conservateur, et, l'année suivante, nommé ministre des cultes. On a de Portails ; !• plusieurs Mémoires, entre autres s* Consultation sur In validité des mariages pif>testants en France; Paris,1770,in-12; — vDisrourg sur l'organisation des cultes et expr*sé des motifs du projet de lui relatif à ta convention faite entre le Saint -Siège et le gouvernement fmttçais; ce discours, rapporte dans l'abbé André, Cours n(phahét. de droit canon, sous le mot CoNCOnoAT, renferme, aussi bien que le rapport qui le précède, des principes qu'un catholique ne saurait admettre ; — 3° Traité sur f usage et t'ahus de t esprit philosophique pendant te x\ui* siècle, précédé d'une Notice très-intéressante sur l'auteur; Paris, 1840, 2 vol. in-8»;ce livre posthume, publié par le fils de l'auteur, est remarquable par la philosophie religieuse qui y règne, par I esprit de méthode, d'analyse et d'impartialité qui a présidé a sa composition, et par un style noble et élégant; — 4° Discours, rapports et travaux inédits sur le Concordat de 1801 , les articles organiques publiés en même temps que ce concordat, et sur diverses questions de omit public concernant la liljerté (tes cultes , etc.; 1815; 1 vol. in-8*. Ce volume, publié par les soins du petit-fils de l'auteur, est précédé d'une introduction où l'on trouve, contre l'indépendance de l'Église, toutes les préventions des gallicans parlementaires. Voy. Feller. Michaud. L'abbé André. Cours alpltabét. de di'oit canon, tom. VI, p. 476-478. La Saur. Biogr. génér.
PORT ALLIER (Claude- Joseph), ecclésiastique, né en 1788 à Meximicux, diurèse de Lyon, mort l'an 183!,exeiça le ministère à Pnncin.et fut ensuite employé dans les séminaires de Mexlmieux. d'Alix, de l'Argontièro et de Saiiit-lrénée a Lyon. Il fut ensuite chargé par M*' l'évéquc de Delley de tous les soins relatifs a la formation du grand séminaire de son diocèse, qu'il établit a Brou. Le jeune ecclésiastique s'.ic-
auitta de cette charge avec autant de zele que 'intelligence; mais sa faible santé l'ayant empêché de la continuer, il alla à Brou pour diriger le noviciat des sœurs de Saint-Joseph, pour lesquelles il a composé quelques ouvrages, parmi lesquels on distingue : !• le Munuel îles cérémonies lyonnaises; — '2° le Mois de Marie. On â aussi de lui une nouvelle édition do l'Histoire de réalise de Brou. Voy. Feller, Biogr. uuirers.
P0RTAL0P0 (Ignace), barnabite, né à Vigevano, dans le Milanais, I an 170 1, a publié en italien, outre plusieurs autres ouvrages de piété : Des Scrupules et de leurs remèdes: Bologne, 1GÔO, in- 1*2. Voy. Ungarelli, Bibtioth. oamnà. PORT D'ARMES. Voy. ARMES, n« II.
PORT-MACRICE. Voy. Léonard, n» IV.
1. PORTE. Ches les anciens Hébreux, les maisons particulières, aussi bien que les palais et les temples, avaient des portes à nn ou à
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deux buttants. Les portes des maisons, de même
Sue celles des villes, devaient, d'après Tordre p Dieu, être ornées d'une inscription tirée du texte même de la loi (Deutér., vi, 9). L'Ecriture nous apprend que les portes se fermaient en dedans par le moyen d'une barre ou d'un verrou; celte barre, "qui était de bois ou de métal, s'attachait à la porte avec un lien. Ainsi, pour ouvrir la porte, il f.illait délier les barres et les lien». C'est sans doute à cet usage que font allusion les écrivains sacrés, quand ils se servent, en certaines i ccisions, des mots lier et dklte?, pour exprimer l'idée de fermer, cocher, ouvrir (Daniel, V, 1G. Matth., xvi, 19>. Les livres des Bois Tout mention de certaines chaînes qui servaient à fermer les portes du sanctuaire (Il Rois, vi, 21). Or on voit encore aujourd'hui en Orient l'usage des chaînes pour fermer les portes. Dans l'Ecriture aussi, le nom de porte se trouve souvent employé pour désigner le lieu des assemblées et où l'on rendait la justice. Ce lieu étiit commode, tant pour les habitants des villes, qui étaient pour la plupart employés aux travaux de la campagne, que pour les étrangers, qui, par re moyen, n'étaient pas exposés a perdre leur temps en entrant dans les villes; cette façon de rendre la justice eu retranchait encore les lenteurs On voit des exemples de ces sortes de jugemenis à l'occasion de Huth la Moabite.et de l'achat d'un champ que fit Abraham pour la sépulture de Sara. I.c nom de porte se met aussi quelquefois pour marquer la puissance. Dieu promet à Abraham que sa postérité possédera les portes de ses ennemis, au lieu de dire ses villes et ses forteresses; de même que Jésus-Christ dit à saint Pierre : « que les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre son Église. » Le nom de porte se prend encore pour le médiateur ou le modèle de quelque entreprise, si c'est une personne ; ou le moyen de parvenir à quelque but, si c'est une chose. Jésus-Chiist, par exemple, se nomme lui-même la Porte par laquelle seule on entre utilement dans le sacré bercail, qui est son Église, ou dans le saint ministère. Et, tous les jours, on dit de l'argent ou des assiduités, qu'ils sont la porte de tel ou tel succès. L'Kcriture remarque que les mains de l'idole de Dagon s'étant trouvées sur le seuil de la porte de son temple lorsque cette idole fut renversée par la présence de l'arche du Seigneur, les prêtres «le bagou s'abstinrent, dans la suite, de mettre le pied sur le seuil; et le piophète Sophonie semble faire allusion à celle pratique. Vtm. Juges, xvi, 3. Ruth, iv, 1. Genèse, xxiu, 10, 1»; xxu, 17. Matth., xvi, 18. Jean, x, 7, 0. 1 Rois, v, 5. So-
Ïihonie, 1,9, selon le texte hébreu. Hieronym., n Zachar., vin. D. Calmet, qui, dans son Diction, de la Itible, cite plusieurs exemples du respect des Orientaux pour le seuil de la porte.
11. PORTE ( Barthélcmi de la), prêtre, né vers 16VJ à la Ciotat, en Provence, suivant le Diction, de* Anonymes, mort l'an 17t6. H parait que, n'ayant pas voulu signer le Formulai,*, il s était attaché au diocèse de Montpellier, où M. Colbei t lui conféra les ordres. Il parait aussi qu'il est le même que la Porte, qui fut exilé sur une accusation d'Intrigues, en 1741, à Auxerre, et, en 1713, à Bordeaux.Quoi qu'il en soit, l'abbé de la Porte a publié sous le voile île l'anonyme plusieurs ouvrages, entre autres : t" Le Conciliateur pacifique ou Remarques succinctes d'un théologien de province sur ta lettre de Cabbé Joubert au P. de Saint-Gènes sur les Indulgences; 1760, in-12, à l'occasion des écrits d« Mariette sur cette matière; — 2* Lettre d'un
Bordelais sur la Vie et les Mystères de la setnte Vierge, de Lnfitou ;1759, in-12; de concert avec le P. Eymar; — 3° Lettres philosophiques et théologiques, avec ta réfutation (Tune Instruction, pastorale de M. de Beaumont; 17G0; — 4° Inscription en faux contre le texte cité sous le non de Bossue! ann* In réclamation de l'assemblée di clergé de 17C0. 1761, in-12; — 5» Principes t biologiques, canoniques et civils sur T usure: 3 voL in-12; l'ouvrage commence par une Introduction intéressante sur les écnls pour et contre le prêt, et finissent par six Lettres contre le Traité des prêts de commerce; — 0° nouvelles lettres à un ami sur les prêts t/*u< aires de commerce; 1709, in-12; — 7° Lettre instructive d'un théologien romain sur la nouvelle dévotion au Sfjcré-Cœur; 1773; c'est la trad. d'un ouvrage italien publié à Rome; — 8° Le Défenseur de l'usure confondu ou Réfutation de la théorie de rintérét de l'argent; 1782, in-12, avec un recueil d'ordonnances par Moltrot. Voy. Fcller, Biogr. univers.
III. PORTE (Joseph de la), ecclésiastique du xvmi0 siècle, a laisse quelques ouvrages, parmi lesquels : Pensées sur différents sujets de morale et de piété, tirées des ouvrages de Atassilton; Paris, 17 i9, in-12.
IV. PORTE-CLEF (Claviger), nom d'un Ordre supposé dont parle Schoonebeck dans son //< tatrt des Ordres religieux; 1700, 2* édit.
V. PORTE-CROIX, congrégation de chanoines réguliers. Kov.Croisier.
VI. PORTE-CROIX (t rucifer), nom d'un Ordre de chevaliers en Hongrie qui ne subsiste plus, et que l'on dit avoir été institué par saint Etienne, premier roi de Hongrie. Voy. le P. Hélyol, Hist. det Ord. m > ma s t., ton). I, C. XXXIX.
VII. PORTE -CROIX, en terme de liturgie, se dit d'un clerc ou chapelain d'un évéque, archevêque ou primat, qui porte une croix devant le prélat dans les occasions solennelles. Le Pape a une croix qu'il fait porter partout dev int lui. On porte aussi celle d'un patriarche partout devant fui, excepté à Rome. Les primats et métropolitains, et les prélats qui ont droit de t>nllium, la (ont porter devant eux dans tuus les lieux de leur juridiction, si ce n'est en présence des cardinaux. La croix des évéques est simple, celle des archevêques a deux branches en travers, et celle du Pape en a trois. Voy. Mabillon, Acta Sanctorum Ord.S.Bened. sœcut. prun., p. 265. Le Diction, ecclés. et canon, portattfr art. Choix (Portk-).
VIII. PORTE-ÉPÊE(£n*i/er), nom d'un Ordre supposé de chevaliers, nommés autrement G/adiuteurs. Vou. le P. Hélyot, Ptéface, p. 10.
IX. PORTE- GLAIVE (t'nsifer), nom d'an Ordre militaire qu'on appelle autrement les Chevaliers de Livonie. Il lut fondé, en 1201, par Albert ln. troisième évéque de Livonie, pour s'assurer l'acquisition de cette province, et approuvé par Innocent III, selon les règles des Templiers. En 1234 ou 1238 cet Ordre fut uni à celui des Chevaiiers teutoniques; il en fut séparé en 1525, et finit entièrement en 1561. Voy. le
Hélyot, lltst. ttet Urd. monust., tom. III, xvu'et xviii. Donanni, Catulogndegli Ogrtitsi. 37. L'Encychp. cot/iol. Gaet. Morom, vol. L1V,
157, art. Pomta-Spada.